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Full text of "Dictionnaire des patois romans de la Moselle"

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University of Toronto 



http://www.archive.org/details/dictionnairedesp01zl 



PUBLICHTIONS DE LK FACULTÉ DES LETTRES 
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG 

;———---—-———-——--——-----——- Fascicule iO 



LÉON ZELIQZON 

Professeur honoraire au Lycée de Metz 



DICTIONNAIRE 



DES 



PATOIS ROMANS 

DE LA MOSELLE 



PREMIERE PARTIE 

A - E 




EN DÉPÔT: 

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition 

Strasbourg, 15, rue des Juifs — Pabis, 57, rue de Richelieu 



BRITISH ISLES, BRITISH EMPIRE 

Oxford Universiïy Press 

Amen Corner, London E. C 4 



UNITED STATES of AMERICA 

COLUMBIA UnIVERSITY PrESS 

Columbia University, New- York 
1922 

Prix^ fr. 



LE DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS 
DE LA MOSELLE 

est publié avec le concours de l'Université de Nancy 

et de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz. 

Il bénéficie d'une subvention du Conseil Général de la Moselle 

et de la Fondation Kunitz. 

L'ouvrage sera complet en trois volumes de dimensions 
à peu près égales qui paraîtront: 

Le Tome II au printemps de 1923. 
Le Tome III vers la fin de cette même année. 



AUTRES OUVRHGES EN PRÉPHRHTION. 

P. ALFARIC, Simon le Magicien. 

Marc BLOCH, Les rois thaumaturges. 

E. CAVAIGNAC, La population du monde antique et les 

statistiques de démographie moderne. 
HUBERT GILLOT, La querelle des Hnciens et des Modernes 

en France, de Perrault au Romantisme. 

E. HOEPFFNER, La Poésie des Troubadours: Études 
littéraires. 

M. LANGE, Étude critique sur le comte de Gobineau. 

G. MAUGAIN, Dante en France au XIX' siècle. 

P. MONTET, Études d'égyptologie. 

Chr. PFISTER, de l'Institut, Un mémoire inédit de l'Inten- 
dant Colbert sur l'Hlsace au XYII* siècle. 

E. PONS, Le thème et le sentiment de la nature dans la 
poésie Hnglo-Saxonne. 

P. ROUSSEL, Les fragments d'Euripide : Études littéraires 
et mythologiques. 

E. VERMEIL, La Constitution de Weimar. 







, n •:•, ^ 





Mariée lorraine 



1 lu 11.- l'HII.I.Ol. MpU. 



DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS 
DE LA MOSELLE 



DU MÊME AUTEUR: 

Lothringische Mundarten (Supplément I à ÏAnnuaire de la 
Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889). 

Aus der Wallonie (Supplément à VAnniuiire du Lycée de 
Metz, 1893). 

Die Mundart von Malmédy (Zeitschrift fiïr romanische Phi- 
lologie t. XVII, 1893, p. 419 et suivantes). 

Glossar liber die Mundart von Malmédy (Zeitschrift fiïr ro- 
manische Philologie, t. XVIII, 1894, p. 247 et suivantes). 

Mundartliches aus Malmédy (Beitrâge :ur romanischen Philo- 
logie, Festgabe fi'ir Gustav Gniber, Halle 1899). 

Patoislieder (Uts Lothringen (Annuaire de la Société d'Histoire 
et d'Archéologie lorraine, XIII, 1901, p. 124 et suivantes). 

Textes pcdois recueillis en Lorraine, en collaboration avec M. 
G. Thiriot (Supplément IV à l'Annuaire de la Société 
d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1912). 

Zur lothringischen Volkskunde (Annuaire de la Société d'His- 
toire et d'Archéologie lorraine, XXV, 1913, p. 67 et suivantes). 

La Famille ridicule, comédie messine en vers patois du 
début du XYIIP siècle, nouvelle édition (Supplément V 
à VAnnuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie 
lorraine, 1916). 



Cet oiwraf/e est sorti des presses 
de ;• IMPRIMERIE A. FUCUS, 
à SAVERNE, le ï«r octobre 79'i2. 
// a été tiré à 1500 exemplaires. 



Droits de tradoclioii et de reproductioi 
réserfis pour tous lei piji. 



PUBLICATIONS DE LH FACULTÉ DES LETTRES 
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG 

~ Fascicule 10 
LÉON ZÉLIQZON 

Professeur honoraire au Lycée de Metz 



DICTIONNAIRE 

DES 

PATOIS ROMANS 

DE LA MOSELLE 

PREMIÈRE PARTIE 

A ■ E 




EN DEPOT: 

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition 

Strasbourg, 15, rue des Juifs — Paris, 57, rue de Richelieu 



BRITISH ISLES, BRITISH EMPIRE 

Oxford Univehsity Press 

Amen Corner, London E. C 4 



UNITED STATES of AMERICA 

CoLUMBiA University Press 
Columbia University, New- York 



1922 



Ouvrage publié avec le concours de l'Université de Nancy, 

de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz, 

avec une subvention du Conseil général de la Muselle 

et de la Fondation Kunitz. 






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^*-^":onfo, O- 



. - . ( 



«Et si de ç' que j'à dit is sont tortus contants, 
«Je s'râ pèyè d'niè pwinne et n'regrèt'rà m' mo tams. 
(Lo bètome don piat fè d'Chan Henriîn, 464—465). 



PREFACE. 



La Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine s'est 
occupée dès les premiers moments de son existence de l'étude 
de nos patois. Fidèle à ses principes et pour sauver de 
l'oubli un langage qui se perd *), elle a décidé de publier 
un Glossaire des patois romans de la Moselle et nous a fait 
l'honneur de nous charger de ce travail, qui était achevé 
en 1914, lorsque la guerre éclata. La crise du papier et de 
la main-d'œuvre en empêchèrent l'impression. 

Notre Société n'aj^ant plus, hélas ! de fonds disponibles, 
la Faculté des Lettres de Strasbourg a bien voulu prendre 
à sa charge la publication de notre ouvrage ; je l'en remercie 
de tout mon cœur. 

Voici comment nous avons procédé dans notre travail. 
Depuis plus de trente ans, nous nous sommes voué à l'étude 
des différents idiomes romans parlés dans notre pays, cher- 
chant entre autres choses à former un recueil de mots et de 
locutions patoises. C'est notre travail personnel qui forme la 
partie fondamentale du dictionnaii'e. En second lieu, nous 
nous sommes servi des travaux de nos devanciers, parus sous 
forme de glossaires^). Toutefois nous avons dû constater qu'il 
ne faut faire usage qu'avec précaution de celui de jaclot de 
SAULNY, tandis qu'on peut, en général, avoir confiance dans le 
travail de rolland. Le glossaire du patois messin de lorrain 
ne répond pas exactement à son titre, plusieurs groupes de 
patois s'y trouvant mélangés ; il contient un certain nombre 
de mots empruntés à des chroniques messines. L'abbé vion a 

') Austrasie, 1841, t. IX, p. 351—377. 

") Voir la liste des ouvrages utilisés, p. XII. 



- VI - 

laissé dans ses papiers des travaux préparatoires pour un 
dictionnaire du patois mesxin. Il forge de nouveaux mots 
empruntés au français, pensant sans doute que le dialecte 
devait être assez riche pour traduire même les pensées les 
plus abstraites ; mais son travail a le mérite de nous avoir 
conservé un grand nombre de vocables que nous n'avons 
pas trouvés ailleurs. 

Les écrits patois publiés depuis le XVIII* siècle*) cons- 
tituent une autre source à laquelle nous avons largement 
puisé. Là aussi, la plus grande circonspection dans le choix 
des mots s'imposait, les auteurs de ces écrits, sans aucune 
exception, donnant simplement une forme dialectale à un mot 
ou à une locution franc^aise quand le terme patois leur 
manquait. 11 a été fait abstraction de la Grosse Emvaraije 
et du Dialogue facétieux, le langage de ces morceaux étant 
tout dilTérent de nos patois parlés actuellement. 

Il serait trop long et trop fastidieux d'énumérer les 
textes patois de moindre importance, trouvés par-ci par-là 
dans les journaux, dans les feuilles volantes ou ailleurs, où 
nous avons glané tantôt un mot, tantôt une locution ou un 
proverbe. 

Tous les matériaux dont nous venons de parler et ceux 
qui sont énumérés plus bas ') étaient loin de suffire. 
Un appel fut lancé à tous ceux qui s'intéressaient à nos 
patois et un questionnaire idéologique fut envoyé à toutes 
les personnes disposées à prendre part aux travaux prépa- 
ratoires du Dictionnaire. Les réponses allluèrent. Dans la suite, 
bon nombre de nos eollalioratcurs changèrent de méthode 
de travail ; ils prirent un dictionnaire français ou un glossaire 
patois et traduisirent dans leur langage les vocables qu'ils 
connaissaient. 

Bien souvent les matériaux (pion nous envoyait étaient 
sujets à caution, mais, grâce à ceux provenant de localités 
voisines, il était d'ordinaire possible, par voie de compa- 
raison, de corriger ce qu'ils avaient de fautif ou de défec- 
tueux. Souvent ces matériaux ont pu être contrôlés sur place. 

Le choix des mots à admettre dans le (îlossaire pré- 
sentait une grande dilliculté. N'y ont été introduits que 
ceux qui ont une forme franchement patoisc. 

') Voir la liste des ouvrages consultés, p. XIII. 



- VII - 

Les locutions et les proverbes qui figurent dans le corps 
du travail ne sont pas particuliers à un groupe de patois; 
on les retrouve dans presque tous; ils sont publiés sous la 
forme qu'ils revêtent dans le patois messin. Ceux qui ne 
sont propres qu'à un seul groupe sont désignés comme tels. 

Les recettes de cuisine, qui figurent à certains endroits, 
seront aussi, croyons-nous, les bienvenues; car, si le nom 
d'un mets est intéressant, il l'est encore davantage d'apprendre 
comment ce mets se préparait autrefois. 

Nous avons cru bon aussi d'ajouter quelques illustrations 
représentant certains objets qui ne se retrouvent plus guère 
que dans des musées ou peut-être dans des villages très 
reculés. 

Selon le désir formel exprimé par le Comité de la So- 
ciété d'Histoire et d'Archéologie lorraine, le Dictionnaire ne 
doit pas seulement s'adresser aux dialectologues, mais aussi 
aux personnes qui portent quelque intérêt au vieux langage 
de notre pays. C'est pourquoi il a été jugé nécessaire d'em- 
plo5^er deux graphies : l'une, à la portée de tous, pour le 
mot qui se trouve en tète, est celle de la Société liégeoise 
de littérature wallonne ; une seconde notation, entre crochets, 
est strictement phonétique. Il ne nous a pas été toujours 
possible, hélas ! de mettre d'accord la première transcrip- 
tion avec l'étymologie, surtout pour les sons AU (0) et 
E (EU) ; on voudra ne pas nous en tenir rigueur. 

Passons maintenant à la disposition matérielle du dic- 
tionnaire. 

Lorsqu'on fait l'inventaire d'une langue possédant plu- 
sieurs dialectes, il faut prendre un de ces dialectes comme 
point de départ du travail. Nous avons choisi le patois messin, 
qui s'imposait par le seul fait que la presque totalité des ou- 
vrages publiés jusque dans ces derniers temps l'ont été en 
cet idiome. Mais il faut se demander: quel patois était 
parlé dans la ville de Metz même? — Si l'on envisage la 
phonétique du langage populaire tel que le parlent encore 
les Messins de vieille souche, on constate qu'elle concorde 
avec celle du patois parlé au nord-est et qui s'étend presque 
jusqu'aux portes de la ville. Les divergences que l'on ren- 
contre dans les villages de la plus proche banlieue s'ex- 
pliquent d'une manière naturelle par une infiltration venant 



\ Carte des Pdtois Romans 

de la Moselle 




'WaxAltMw/ ■ N 



i£% AacAurrs 



^ront-tn liitfijuttqut d morts T/n 



VIII 



du groupe dialectal parlé au sud-ouest et se borneut en 
somme au traitement des terminaisons latines -ARE et -ATA. 

Le vocable qui se trouve en tête de chaque article appar- 
tient donc au patois messin. Entre parenthèses se trouve le 
même mot, suivi des formes telles qu'elles se présentent dans 
les autres groupes, cette fois dans la transcription de Bœhmcr. 
Pour ne pas trop surcharger le Dictionnaire, nous nous bor- 
nerons, quand les divergences ne sont pas trop prononcées, 
à transcrire la forme messine en caractères phonétiques. Les 
linguistes sauront trouver dans les ouvrages indiqués dans 
la bibliographie toutes les explications qui concernent les 
désinences telles qu'elles se présentent dans les groupes 
de patois antres que le messin. Cependant, les mots qui, 
par leur initiale ou leur terminaison, diffèrent sensiblement 
de la forme messine, ainsi que ceux qui commencent ou 
se terminent par CH ou J, correspondant à HH ou à H 
sonore, initiale ou finale, se trouvent à leur place alpha- 
bétique avec renvoi au mot type. Nous voulons par là 
éviter des difficultés au lecteur. Pour assigner un mot à 
un groupe de patois, il fallait qu'il fût en usage dans plu- 
sieurs localités de ce groupe, situées dans plusieurs di- 
rections. 

La majeure partie des mots se rencontre dans tous les 
groupes de patois. Si un mot représenté dans un ou plu- 
sieurs groupes ne se trouve pas noté pour les autres, c'est 
qu'il ne nous a pas été communiqué ou que nous ne l'avons 
pas rencontré lors de nos recherches faites dans la contrée. 

Dans chaque groupe de dialectes, nous avons pu nous 
assurer le concours désintéressé de collaborateurs des plus 
zélés. Qu'il me soit permis d'exprimer ma reconnaissance 
en première ligne à mon ami, M. l'abbé Thiriot, qui a mis 
de riches matériaux à ma disposition et qui a revu tout le 
travail avant l'impression. Pour le groupe du nord-ouest, 
M. Leclère, de Fontoy, et M. Perruchot, d'Aumctz, nous ont 
fourni des notes très précieuses. Pour le patois du Pays- 
Haut, M.Viville, ainsi que M. L. Maujean, nous ont communiqué 
des matériaux considérables, et ce dernier nous a documenté 
en outre sur le parler de son village natal, Destry, et sur le 
patois si intéressant de Landroff. A M. Dosdat, qui a relu 
aussi une partie du manuscrit, nous devons de nombreux 



^ tx ^ 

renseignements sur le patois de la Nied ; nous en devons aussi 
à M. Renaud sur celui de Pontoy. Le D"" de Westphalen 
nous a fourni une ample moisson de vocables appartenant 
aux cantons de Verny et de Gorze, et a enrichi notre ouvrage 
de termes concernant la faune et la flore de notre contrée, 
ainsi que d'un grand nombre de locutions. Lui non plus n'a pas 
reculé devant la lourde tâche de revoir tout le dictionnaire 
avant l'impression. M. Brod a eu l'amabilité de mettre à notre 
disposition de nombreuses notes qu'il avait recueillies dans le 
Saunois, et M. Paul Buzy, d'Attilloncourt, a rassemblé dans la 
même contrée un nombre considérable de mots, de locutions 
et de proverbes. Il a revu en outre le Glossaire pour la partie 
du Saunois. La regrettée M"' Winkel, de LafrimboUe, et 
M. Rudeau, de Réchicourt, nous ont communiqué de nom- 
breuses notes sur le patois parlé dans la partie vosgienne ; 
elles ont servi à compléter les contributions de haute valeur 
qui nous avaient été gracieusement fournies par M. J. Callais, 
en plus de ses notes sur le patois d'Ommeray; il a bien 
voulu les revoir au cours de l'impression. MM. E. Hœpffner 
et A. Terracher, professeurs à l'Université de Strasbourg, ont 
revu les épreuves et se sont ingéniés à y relever les 
moindres erreurs. Last not least, M. Ch. Bruneau, professeur 
à l'Université de Nancy, nous a aidé à corriger les épreuves 
et nous a suggéré de nombreuses et utiles corrections. A 
tous ces collaborateurs, ainsi qu'à tous les autres, très 
nombreux, qui ont contribué, pour peu ou pour beaucoup, 
à l'achèvement de notre travail, nous disons ici un cordial 
merci. 

Léon ZÉLIQZON. 



INTRODUCTION. 



La partie du département de la Moselle sur laquelle ont 
porté nos investigations est comprise entre la frontière lin- 
guistique tracée par This ^) et la frontière politique qui sé- 
parait jusqu'en 1918 la Lorraine de la F'rance. Ce territoire 
peut être divisé en différents groupes dialectaux qui se dis- 
tinguent rigoureusement entre eux. 

L Le langage parlé au nord-ouest de Metz, dans la vallée 
de la Fensch et plus au nord, est désigné par la lettre F. 

2. Celui du Pays-Haut est parlé sur les hauteurs qui 
s'étendent à l'ouest et en aval de Metz jusque vers l'Orne; 
nous le dénommons P. 

3. L'idiome parlé entre Moselle et Seille et un peu plus 
à l'est de cette dernière rivière s'étend dans la vallée de 
la Moselle environ jusqu'à Richemond ; il est désigné par 
/, initiale du nom anciennement porté par une partie de 
cette contrée, l'Isle. 

4. Le patois messin parlé sur la rive droite de la Mo- 
selle, au nord-est de Metz, nous le nommons M. 

5. Le groupe désigné par la lettre N est traversé par la 
Nied. Il se divise en deux parties qui se distinguent par cer- 
taines particularités du vocalisme. Voir F. Dosdat, op. cit., p. 2. 

6. Un groupe dialectal situé au sud et au sud-est du 
précédent, le Saunois, est désigné par la lettre S. Il s'étend 
jusqu'à la chaîne des Vosges. 

7. Le Vosgien, séparé du groupe précédent par la mon- 
tagne dont il tire son nom, est représenté par la lettre V. 



') THis, c. Die (leutsch-franzôsisclic Spracligrenzc in Lolhringen, 
fasc. I des Beilràge zur Landes- und Volkskiuidc. 



— XI - 

Ces sept groupes sont séparés entre eux par des fron- 
tières naturelles. Là où la nature n'intervient pas, il existe 
une sorte de marche neutre où l'on parle un langage mixte, 
formé d'emprunts faits à l'un et à l'autre groupe. Cette 
marche est particulièrement étendue entre A'^ et 5 ; elle est 
formée de deux parties plus ou moins grandes, selon que les 
particularités de l'un de ces dialectes sont plus ou moins pré- 
pondérantes. La carte ci-jointe fournit les précisions néces- 
saires. 

Le vocabulaire est à peu près le même dans M, I, P, N; 
celui usité dans F et S est différent et présente des divergences 
plus prononcées encore avec F qui, de son côté, a beaucoup de 
mots communs avec S. Il existe entre F et S, pour certaines 
terminaisons ainsi que pour le vocabulaire, une affinité que 
je ne puis encore expliquer. Il faut aussi faire remarquer qu'il 
y a bien plus d'infiltrations de mots français dans le langage 
parlé dans F que dans tous les autres groupes de patois 
de notre pays. 



- XII - 



Documents qui ont été mis à contribution. 
I. 

BIBLIOGRAPHIE. 

LECOUTEUX, E., Rccherchrs bibliographiques et liltériiircssiir les ouvrages 
écrits ou publiés en patois de la Lorraine en général et thi ]>iujs 
messin en particulier. Manuscrit 1408 de la Bibliothèque muni- 
cipale de Metz. 

Notes ajoutées au livre d'Oberlin, Essai sur le patois lorrain. 
(Se trouve également à la bibliothèque municipale de Metz). 

II. 
LEXIQUES. 

JACLOT DE SArLNY, Yocabulaire patois du pays messin, Paris, 1854. 
ROLLAND, E., Yocabulairc du patois du pays messin (Romania, II, 1873, p. 

437 sqq.; et V, 1876, p. 189 sqq.). 
LORRAIN, D., Glossaire du patois messin, Nancy, 1876. 

III. 

ÉTUDES. 

HORNING, A., Die ostfranzôsischen Ostdialckte zwischen Metz und Bclfort, 

Heilbronn, 1887 (Franzôsische Studien, V, 4). 
THis, c, Die Mundart der franzôsischen Ortschaften des Kanlons Falken- 

berg, Heitz, 1887. 
ZÉLIQZON, L., Lothringische Mundarten (Supi)lènient I à l'.Vnnuaire de la 

Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889). 
CALLAis, J., Die Mundart von Hatligng und die Mundart von Ommeray 

nebst lautgeographischer Darstellung der Dialekigrenze zwischen 

Vosgien und Saunais (Annuaire de la Société d'Histoire et 

d'Archéologie lorraine, XX, p. 302 sqq., 1908). 
DOSDAT, F., Die Mundart des Kantons Pange (Zcitschrift fur romanische 

Philologie, XXXIII, Halle, 1909). 
BROD, R., Die Mundart der Kantonc Chàteau-Salins und Vie in Lothringen 

(Zcitschrift fur romanische Philologie, XXXV, XXXVI, 1911-1912). 
HORNINO, A., Glossarc der romanischen Mundarten von Zell (La Baroche) 

und Schônenherg im Breuschtal (Belmont) in den Vogesen (Bei- 

hefte zur Zcitschrift fur romanische Philologie, Heft 65, 1916). 

IV. 
TEXTES. 

BONNARDOT, K., Trois tcxtes en patois de Metz: Charte des Chaiviers : la 
Grosse Enwaraye; une Fiauve récréative (XVf-XVII« siècle). 
(Études romanes dédiées à Gaston Paris, Paris, 1891). 



— XIII — 

ZÉLIQZON, L., La famille ridicule, comédie messine en patois du début 
du XVIII" siècle, nouvelle édition (Supplément V à l'Annuaire 
de la Société d'histoire et d'archéologie lorraine, 1916). 

BRONDEX, A. et MORY, D., Chan Hearlin, 6^ édition, Metz, 1865. 

MORY, D., Lo baitomme don piat fei de Chan Heurlin, nouvelle édition 
par J. Th. Baron (Annuaire de la Société d'Histoire et d'Ar- 
chéologie lorraine, 1908, XX, p. 121 sqq.). 

MORY, D., Les Bucaliqnes messines, Metz, 1829. 

MORY, D., Lo P'tiat Ermoneck Messin po iennaye 1817, 1S18 et 1819. 

JACLOT DE SAULNY, Le LoiTain peint par lui-même, Metz, 1853 et 1854. 

Petit almanach mosellan, Strasbourg, 1876. 

Lo pia Ermonèk loûrain, Strasbourg, 1877, 1878 et 1879. 

DE LAz.-VRQUE, E.-A., Cuisine messine, Nancy, 1892. 

L. ZÉLIQZON et G. THiRiOT, Textcs putois recueillis en Lorraine (Supplé- 
ment IV à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie 
lorraine, Metz, 1912). 



ABRÉVIATIONS 



adj. 


— adjectif. 




m. — 


■ masculin. 


adv. 


— adverbe, adverbial. 




n. pr 


. — nom propre. 


arr. - 


— arrondissement. 




num. 


— numéral. 


Bue. 


— Bucaliques, voir p. 


XIII. 


ord. 


— ordinal. 


C. H 


— Chan Heurlin. 




part. 


pass. — participe passé. 


cond 


— conditionnel. 




pers. 


— personne. 


conj. 


— conjonction. 




pi. - 


- pluriel. 


déf. - 


— défini. 




poss. 


— possessif. 


dém. 


— démonstratif. 




prép. 


— préposition. 


ex. - 


- exemple. 




prés. 


— présent. 


ext. - 


- extension. 




pron 


— pronom, pronominal. 


f. - 


féminin. 




qqch 


— quelque chose. 


fut. - 


- futur. 




qqn. 


— quelqu'un. 


gén. 


— général (se rencontre dans 


rel. - 


- relatif. 




tous les groupes). 




s. — 


substantif. 


imp. 


— imparfait. 




sing. 


— singulier. 


ind. 


— indéfini, indicatif. 




subj. 


— subjonctif. 


inf. - 


- infinitif. 




tr. — 


transitif. 


inter 


— interrogatif. 




V. — 


verbe. 


inter 


. — interjection. 




viU. - 


— village. 


intr. 


— intransitif. 




. 


— voir les terminaisons 


lang. 


pop. mess. — langage 
laire messin. 


popu- 




divergentes dans les ou- 
vrages spéciaux énumérés 


loc. - 


- locution. 






plus haut. 



XIV - 



SYSTÈME DE TRANSCRIPTION. 

1° Orlhographc adoptée par la Société de Littérature wallonne. 

I. 

VOYELLES. 

a représente, suivant les contrées, un son intermédiaire, tantôt entre 
a et é: anglais m an, tantôt entre a et o. 

a' est un a après lequel on entend résonner un ijod. 

c, à la médiane, correspond à l'c français dit muet (e sourd). Il peut, 
comme lui, disparaître dans la prononciation; e muet final ne 
se fait point sentir. 

é équivaut à IV fermé français, è à l'c ouvert: dé, père. 

eu correspond à un son intermédiaire entre eu dans chaleur et eu dans 
feu. 

eiï est fermé comme dans le français feu, il est plus long. 

i conserve sa valeur française. 

o oscille entre o fermé et o ouvert : m o de, v o s. 

5 représente un son fermé et lonj^. 

u correspond à la voyelle française u : n u. 

au, ou se prononcent comme en français: chevaux, cou. 

ou est long comme dans l'allemand (/ u n). 

am suivi d'une labiale se prononce comme en français: champ. 

an, in, on ont la même valeur que les sons français; quand ils sont 
à la pause, on entend une résonance nasale comme dans l'alle- 
mand: long, ging. Voir J. Callais, op. cit., 5—7. 

tn est un i nasalisé suivi, à la pause, d'une résonance nasale. 

y, sauf quand il est emploj'é comme adverbe, est un i consonne ou 
yod : fi lie . 

II. 
CONSONNES. 
Les consonnes ont en général la même valeur qu'en français. 

Exceptions. 
h est fortement expiré, 
h, ti l'intervocalique, est la sonore de hh. 

hh se prononce à jieu jirés comme ch dans le mot allemand Bach. 
w a la valeur du iv anglais (français ou i.) 

Remarques. 
gn se prononce comme en français: agneau. 
De deux nn suivant une voyelle, la première indique que cette voyelle 

doit être nasalisée, l'autre conserve son articulation : pétitionne = 

pèhhon-nc. 



- XV - 

Une consonne finale se prononce sourde à la fin du mot ou devant une 
consonne initiale sourde: don bwin froméje (prononcez froméchc), 
lo froméjc (prononcez froméche) qu'at bwin. 

Le pluriel est indiqué par la consonne s qui ne se prononce pas. 

L'apostrophe (') placée après une consonne indique que cette consonne 
conserve son entière valeur; dans d'autres cas, elle marque la sup- 
pression d'une voyelle. 

Le signe - surmontant une voyelle ou une diphtongue indique que 
l'une et l'autre sont longues. Le même signe placé à la fin d'une 
phrase indique que l'exemple suivant appartient à un patois autre 
que le patois messin. 

— surmontant une voyelle indique que celle-ci est brève. 

- indique qu'il faut suppléer le mot dont on vient de donner la 

signification. 

Remarque. Ce système est employé dans la notation des exemples. 



11° Orthographe phonétique notée entre crochets []. 



a correspond tantôt au son français de patte, tantôt au son français 
de p d le. 

a' est un a après lequel on entend résonner un yod. 

à se prononce comme a dans le mot anglais m an. 

à est une voyelle nasale (= français: ch an t) après laquelle on entend 
légèrement résonner un n vélaire, quand elle se trouve à la pause. 

(30 marque un son intermédiaire entre a et o. 

e se prononce comme e dans just e ment. 

ç = è français: père. 

f' = è français après lequel on entend résonner un i. 

p' = è français long après lequel résonne un ('. 

e = é français : d é. 

ë = é français long. 

ë' est un e fermé long après lequel on entend résonner un i. 

ê équivaut à la nasale in dans v in. 

I est un i nasalisé, qui .se prononce, à la pause, à peu près comme 
dans le mot allemand ging. Voir J. Callais, op. cit., 5—7. 

o est un o fermé : chev au x. 

o est bref et ouvert : c o rps, cependant il incline très souvent vers 
l'o fermé. 

ô est un o fermé long. 

ô" est un o fermé long après lequel résonne légèrement le son ou. 

ô est un o nasal français (s on), après lequel, à la pause, on entend ré- 
sonner un n vélaire. Voir J. Callais, op. cit., 5—7. 

œ ^ eu français fermé: feu. 

œ ^ eu français ouvert : chai eu r. 



- XVI - 

œ a le même timbre que Feu du mot français feu, mais il est long. 

« = ou: c ou. 

û = u français : n u. 

g ^ g dans gare; il ne se prononce jamais comme la lettre française y. 

X est une fricative vélaire cjui se ])rononce à |)eu prés comme ch ilans 
le mot allemand Bach. 

Y, à l'intervocalique, est la sonore de X' 

n = n mouillée: agneau. 

s = ch français: chapeau. 

w = w anglais: français oui. 

y est un / consonne ou yod: soleil, fille. 

— surmonte une voyelle longue, - une voyelle brève. 

Toutes les autres lettres se prononcent comme dans rorthograi)he 
usuelle française. 

Remarque. L'accent tonique se trouve en général à la même place qu'en 
français: nuhàte, peuy ùt. La pénultième longue est accentuée 
quand elle est suivie d'une syllabe brève: bihicu, m eu laie. 



PARADIGMES 

Nous nous liornerons à donner les types des dilTcrentes classes de verbes, 

laissant aux linguistes le soin de se renseigner plus amplement dans les 

études énumérées p. XII. 

I. 

CONJUGAISON RÉGULIÈRE. 

1« classe. 

Inf. rfp/ê'') . . gén., craindre. 
Indic. prés. sing. dot. 

pi. 1. dota M, I, P, A', dotù F, S, V. 

2. dol(r M, I, P, \, dota' F, dotc-dotô S, dote V. 

3. (/()/ .V, /, /', X, dpiô F, S, V. 

Inip. sing. dol(v M, I. P, N, dotiv F, dolô . . S. dolôr-dçlêy V. 
pi. doll . . gén. (dpten-dol<rn Y). 
Fut. sing. 1. dpirâ . . gén. (dptre Y). 
2. dotre . . gén. (dotnv F). 

X dptre M, I, P, S, dptrtc F, dptrœ X. dptre Y. 
1)1. 1. dptrà M, I, P, X, dptrô S, F, Y. 

2. dotrœ M, I, P, X, dptrai F, dpirô . . S, dplrâ Y. 
'.i. dptrô gén. 
Cond. sing. et pi., voir les terminaisons de l'imp. (sing. â Y). 

Subj. sing. dolies .U, /, /'. /■", (Iptes X, dptis-dot(ys S, dotcf^-dotax Y. 

pi. dplïx . . gén. [dptèx Y). 
Part. pass. dptêi . . gén., f. dotdy., gén. 



') Nous ne donnons que les formes indispensables, à l'aide des- 
quelles on pourra trouver les autres. 



- XVII — 

2« classe. 

Inf. vât gén. (vôt V), vendre. 

Ind. prés. sing. vâ-v5; pi. vâdà-vâdô-vôdô. 

Fut. vàdrâ-vôdre. 

Part. pass. vàdû-vôdi. 

3e classe. 

Inf. niri (nyeri V), nourrir. 
Ind. prés. sing. niir-nyër; pi. nûrâ-nûrô-nyerô. 
Fut. nûrrâ . . (nyerre). 
Part. pass. nùri-nyeri. 

II. 

CONJUGAISON IRRÉGULIÈRE. 

le classe. 

Inf. far . . gén. (fer V), faire. 
Ind. prés. sing. fà . . gén. {fç V); pi. feyà-fçyô (3« pers. fçyâ-fô-fôn N). 
Fut. frâ . . gén. (frq V). 
Part. pass. /n . . gén. (/e V). 

2" classe. 

Inf. dir M, I, P, N, S, der-dïr F, dyer V, dire. 
Ind. prés. sing. di ; p\. dieVfà M, I,P,N,dijô F, de)yô S, ¥.(3" pers. din P). 
Fut. dïrà . . gén. (dyerç V). 
Part. pass. di. 

Se classe. 

Inf. bwêr (bwor V), boire. 
Ind. prés. sing. ba>e M, I, P, F, S, bwœ-bwo N, bwo V ; pi. bovà M, 
I, P, N, buvô F, bûvô-bwçvô S, bovô V (bivçn M, 
I, P, bwœn-bwon N, boivent). 
Part. pass. bti M, I,'p, F,N, S, bi V. 



A [â-âo S, â V], s. m. Ail. Voir flu. 

Hbâbi [abâbi S], adj. — Ébaubi. 
Voir flmbaubi. 

Hbachemant [abasmà F], s. m. — 
Abaissement. Voir Èbèhhemant. 

flbachi [abasi F], v. tr. — Abaisser. 
Voir Èbèhhieu. 

fibacova" [abakpvw F],v. tr. — Atta- 
cher deux chiens ensemble par la 
queue. Voir flnquawer. 

flbandounai \abâdunŒ F], y. tr. — 
Abandonner. Voir Èbandoncr. 

Rbauhi[abôbi F], adj. — Ébaubi. 
Voir Ambaubi. 

Hbauchi [abôsi F], v. tr. — Ébaucher 
une pièce de bois. Voir Èhhbieucheu. 

ÂbG [ap M, N, âp I, P. F], s. m. 

— Arbre. Voir flrbe. 

flbèhhi [cibçxi S], v. tr. — Abaisser. 
Voir Èbèhhieu. 

ilbéti [abêti F], v. tr. — Abêtir. 
Voir Èbétieu. 

flbile [abïl S, FJ, adj. — Habile. 
Voir Kubile. 

Abîn [âbî S], n. pr. — Aubin. Voir 
Aubin. 

Hbitïde [abitît V], s. f. — Habitude. 
Voir Èbitûdc. 

Abitouwai [abiluiva' F], v. tr. — 
Habituer. Voir Èbituer. 

Ablate.Âblote [àblatS, âblot F], s. f. 

— Ablette. Voir flubate. 
Hblowtai [ablçwtw F], v. tr. — 

Eblouir. — Voir fl.mbiawter. 
ilblowtemant [ablowtmà F], s. m. 

— Éblouissement. Voir Hmbiawte- 
mant. 



Abolètriyé [aboletriye, -yœ V], s. m. 

— Arbalétrier. Voir Huboletri. 
flbourdai [aburdw F], v. tr. — 

Aborder. Voir Èborder. 

flbourna' [aburna' F], \. tr. — 
Aborner. Voir Èboûncr. 

Hbrassâde [abrasât F], s. f. — 
Embrassade. Voir Ambrèssâde. 

Hbrassi [abrasi F], v. tr. — Em- 
brasser. Voir Hmbrèssieu. 

Abre [âbr S], s. m. — Arbre. Voir 
flrbe. 

Abréchwîl [âbreswil F], n. pr. — 
Abreschwiller, vill. de l'arr. de Sarre- 
bourg. ~, is n'oténent que cinq chaw- 
rosses et 'l ovénent cheus chawés. A., 
elles n'étaient que cinq laveuses et 
elles avaient six lavoirs. (Allusion à 
la prononciation ch au lieu de hfi 
usitée dans le Vosgien). 

Abrepïnc, Abrepînk [âbrepïn S, 
abrepTk F], s. f. — Aubépine. Voir 
flubcpeune. 

Hbrom [àbrçm . . M, I, N], n. pr. 

— Abraham. S'emploie surtout en 
parlant d'Israélites. Ç'at i fieus d' ~ , 
c'est un fils d'A. 

flbroYa' [abrpvœ . . F, S], v. tr. — 
Abreuver. Voir Êbreuver. 

fie [ak . . M. I, P, N], interj. — 
Expression de dégoût. -! ç'at don 
tron, R ! c'est de la saleté. 

Acabla» [akablw F], v. tr. — Acca- 
bler. Voir Ècâbieu. 

flcacac [âkàkàk M], interj. — 1» Cri 
de douleur quand on se brûle. 2° Cri 
d'éloignenient pour détourner un en- 
fant d'une vilaine chose. 

1 



flCE 



— 2 — 



HCR 



Accdant [àsdâ . . M. I. P. X], s. m. 
— Nom d'une pomme très acre qui 
agace les dents. — Dans \ on dit 
aussi Nâccdant. 

Âccr, voir Âcieu. 

Achalate [ascilat S],s. f. — Kchalottc. 
Voir Èchalatc. 

Hchaucena' [asôsna' F], v. tr. — 
Chauler. Voir Hnchauccner. 

Achavasse [àsaims . . S], s. f. — 
Échoveau. Voir Èchèvate. 

Rche, voir Âhhe. 

Achc [fis M], s. m. et f. - Céleri 
sauvage, usité en médecine populaire. 
Voir Chèyeri. 

flchenau [asnd F], s. m. — Chénau. 
Voir Chenau. 

Acheta' [cislcv F], v. Ir. - Acheter. 
Voir Ècheter. 

Achetant [âslà S], adv. — Autant. 
Voir Aussetant. 

Acheté [âslC" M], s. f. — Aise. Voir 
Ahhcté. 

Hchetow [aslow F], s. m. — Ache- 
teur. Voir Èchetou. 

Achi [n,<( F], s. m. — Essieu de 
voiture. Voir Èhhi. 

Achourdi [asiirdi F], v. tr. — As- 
sourdir. Voir Èhhoder. 

Achpac [aspak . .S. dspok V], n. p. 
Aspach, vill. de l'arr. de Sarrebourg. 
Vè l'an è ~ waç que lés chins chijiont 
di vahh tabac', va-t'en à \. où les 
chien ch.... du vert tabac (sobriquet 
de Condrexange). 

Acieu [âsijœ M, âsyç l, P. agasi 
F, àsyœ-nâstiœ N, nâsi . . S, V], v. 
tr. — 1° Agacer. Lo hnil d'ic saye 
m'âcTe lés dants, le bruit de la scie 
m'agace les dents. — Lés k'niols (/né 
n'sot méyis nâçoiit lés donts, les 
pommes qui ne sont pas mûres 
agacent les dents V. On entend 
aussi Âccr M. — 2" Attirer par des 
minauderies, faire la coquette. 

Acis [àsi M], s. m. |)1. — Vers qui 
s'engendrent dans la viande et les 
matières corrompues. 



flcod)è(s*) [akçdje . ■ S], v. pron. 

— S'accorder. Voir Ècodieu. 
Acohhi [akçxiS], v. tr. — Écourter. 

Voir Ècohhieu. 

Acôle [iikôl S], s. f. — École. Voir 
Ècoîjlc. 

Acolé [akçlê S], s. m. — Écolier. 
Voir Ècalicu. 

Acoléje \âkolcsS], s. m. — Écolage. 
Voir Ècaléje. 

Acoler [âkôlc . . S], s. m. — Éco- 
lier. Voir Ècalieu. 

Acompègni [akâprni S], v. tr. — 
Accompagner. Voir Ècompègneu. 

Acôrd [akôr S], s. m. — Accord. 
Voir Ècoûrd. 

Acotè [likolç S], V. tr. — Accouder. 
Voir Ècotieu. 

Acouchi [akusi F. S], v. tr. et intr. 

— .\ccoucher. Voir Ècouchicu. 
Acoumouda' \akunuida' F], v. tr. 

— Accommoder. Voir Ècomoûdieu. 
Acourdai (s') [akiirda' F], v. pron. 

— S'accorder. Voir Ècoûrder. 
Acoutai \akiila' . . F, .S"], v. tr. — 

Écouter. Voir Écouter. 

Acoutes [(ikiit S], s. f. — Écoutes. 
Voir Écoutes. 

Acou va', Acover (s' ) [akmm' F. âkorr 
S], V. pron. ~ S'accroupir. Voir 
Ècover. 

Acramyi [nkranu/i F], v. tr. — 
Emmêler. Voir Ancrebieu. 

Acrawa' [akrau>w],\. tr. — Enche- 
vêtrer. Voir Ancrawer. 

Acrâyi [akrâyi F], adj. — Ecarté. 
Voir Ècrâycu. 

Acrebieu [àkrçhyœ . . M. I. P, X], 
interj. — Espèce de jurement pour 
éviter de dire sacrebleu. - , corne 
is landint l'doûs d':os le yrale. sa- 
pristi, comme ils tendaient le dos 
sous la grêle. 

Acrcûre, Acrôrc [akrœr F, akrôr 
S], V. tr. — Accroire. Voir Ècreûrc. 

Acrochi [akrçsi . . F. S], v. tr. — 
Accrocher. Voir Ècrachcu. 

Acroupsi (s') [aki-tipsi F], v. jiron. 

— S'accroupir. Voir Ècreupsieu. 



flCR 

flcrous [akrii M], adj. — Laid. - 
corne lo péché. 

Hcuvela' [akûvlœ F], v. tr. — En- 
tasser le linge dans la cuve à lessive. 
Voir Hnkeuveler. 

flcwintyi [àkivèlyi S], v. tr. — Ac- 
coutumer. Voir Ècwintieu. 

Adance [àdàs . . M, I, P, F, N, âdijâs 
. . S, V], s. f. — Aide prolongée, 
soutenue. J'n'â pwint d~ d'més 
afants, je n'ai point d'à. de mes en- 
fants. 

Âdâwe, voir Rde. 

Me [àt . . M, I. P, F, ât-âdâw N. 
m . . S, V], s. f. - Aide. Çat 'n 
bone ~ que ç guèhhon le, c'est une 
bonne aide que ce garçon là. Dans 
M on dit aussi Rdiâwe. 

Rdé [àdêi M, N, adye-edije S, edye V], 
s. m. — Adieu, au revoir. 

Hdeurai [adœrœ F], v. tr. — En- 
durer. Voir flndcurieu. 

Âdeuyerasse [àdqeyrasM.N.ndeijros 
I, P, àdJras . . S, âdîros V], s. f. — 
Personne qui aide. 

AdiâwG, voir Âde. 

Rdié, voir Rdé. 

Adieu [Myœ M, N. âdye L P. 
âdî F, àdji-âdyi S, âdye, -ycë V], v. tr. 

— Aider, secourir. 

fldîncot [âdîkç . . M, I, P, N], n. pr. 

— Adaincourt, vill. de l'arr. de 
Boulay. 

Âdiou [àdyu . . M, I, P, N, âdow F, 
àdyii . . S, V), s. m. — Celui qui aide. 
Adirasse, voir Adeuyerasse. 
Âdji, voir Adieu, 
fldofe [àdçf. . M, /, P, N], n. pr. 

— Adolphe. 

Adossa' [adçsai F], v. tr. — Cultiver 
un champ en dos d'âne. Voir Rn- 
dossener. 

Adourmeur [adurmœr F], s. m. — 
Flatteur. Voir Andreumou. 

Adous [adu F], adj. — Endormi, 
engourdi. Se dit particulièrement 
de la jambe. J'â la jambe adoûse, 
j'ai la jambe engourdie. 



3 — 



AFI 



Adow, voir Adiou. 

Adrassi [âdrasi S], v. tr. — Adres- 
ser. Voir Èdrassieu. 

Adre [âdr P], s. m. — Étendue de 
terre, emplacement d'un bâtiment. 

Adreût, Adrôt [adrôé-àdrô S], adj. 
— Adroit. Voir Èdreût. 

Afance [afàs M, N.F,S, çfâs I, P, V], 
s. f. — Enfance. 

Afant [afâM,N.F, S, ofâ I, P, F], 
s. m. — Enfant. I vyint ~, il devient 
e., il tombe en enfance. V'ateûz 
mont ~ d'vos chègriner anlè, vous 
êtes bien enfant (sot) de vous cha- 
griner ainsi. Piats ~ , piats maus, 
grands ~ , grands maus, petits e., petits 
maux, grands e., grands maux. Quand' 
i ~ atfâl, fat inûri, quand l'e. est fait, 
il faut le nourrir (quand on a fait une 
bêtise, il faut en subir les consé- 
quences). Vaut mieus i-n-a. qu'i vé, i 
n'è m' besan d'coûde, vaut mieux 
un e. qu'un veau, il n'a pas besoin 
de corde. Vaut mieus lèhhieu V - 
mochou que d'il râyeu l'néz, vaut 
mieux laisser l'e. morveux que de 
lui arracher le nez (vaut mieux 
supporter un moindre mal que 
d'être obligé d'en souffrir un plus 
grand). — Quand' tràh ofants v'nont 
à monde dons le même s'mene, 
n-in-n-é înk dés trâhh que moûrt, 
quand trois enfants viennent au 
monde la même semaine, il y en a 
un des trois qui meurt V. 

/Ifantiyéje [afâtiyês M, N, S, çfàtiyês 
.. I, P, V, afàliyas F], s. m. — Enfan- 
tillage. 

Afâtri [àfatri S], adj. — Affamé. 
Voir Èîôtri. 

Afètai [afetai F], v. tr. — Affubler. 
Voir Èfutieu. 

Afèquot [afçko F], s. m. — Affi- 
quet. Voir Èfiquot. 

Aîeu [âfœ S], s. m. — Morceau de 
lard ou de viande pour faire la 
soupe. Voir Aufu. 



R¥\ 



— 4 — 



HHH 



Hfichi [afisi F], v. tr. — Afficher. 
Voir Èfichcu. 

Afond [â/5], adj. — Profond. Voir 
flufond. 

Rfondra' \afôdra' F], v. Ir. — Voir 
ilnfondrer. 

Afontou [afôtu S. Y] , s. f. — Pro- 
fondeur. Voir Hufontou. 

/Ifrércr [âfrêre ■ . S], v. tr. — Mettre 
un étranger au rang de frère. Voir 
Èfrérieu. 

/Vgacia [âgâsyâ . . gén.], s. m. — 
Acacia. 

flgaji [ngaji F], v. tr. — Engager. 
Voir ftnguèjeu. 

flgasse \agas F], s. m. — Pie. Voir 
Èguièsse. 

Agate [âgal], s. f. — Coccinelle. 
Voir ftugate. 

Hgné Inné F], s. m. — Agneau. 
Voir Ègné. 

Âgnèsse, Agneusse |n/îo?,s M. \, ânes 
P. V\, s. f. — Femme de peu de 
jugement. 

Agotc, voir Hugate. 

flgrachi \agrasi F], v. tr. — En- 
graisser. Voir Hngrèhhieu. 

Agrâyi {agmyi F\, adj. — Qui est 
tombé, les jambes écartées. 

flgrous [agru M, ogru, ûrœ I, tirçw 
P, F, awru-ô>'gru X, œrii S, œre-ovru 
V|, adj. — Heureux. Ç'at. ma fri. tés 
Jans lés pus ~ don monde, c'est, ma foi, 
les gens les plus h. du monde. - corne 
dés groûsses fèves, h. comme des gros- 
ses fèves. -S'emploie aussi dans le sens 
de heureusement: Ica beun ~ qn'i 
n'y è m' pus d'mmi, encore bien 
h. qu'il n'y a pas plus de mal. — 
Bèn-ovrou qn'i n'olôr mi tolè, heu- 
reusement qu'il n'était pas là \'. 

Agroîiscté [(ujrnste' M, ô"grûstê' N, 
çgrûstê' . . S], s. f. — Bonheur, béati- 
tude. 

Aguète \rigçlF\, s. f. — Coccinelle. 
Voir Hugate. 

Aguiâyc [agyây F\, s. f. — \i- 
guillée. Voir Èguiayc. 



Aguinchi [agèsi F], adj. — Habiller. 
Voir Èguîncheu. 

Aguion [agyô F], s. m. — Aiguillon. 
Voir Éguion. 

Agûye \aguy F], s. f. — Aiguille. 
Voir Ègûye. 

Ahan \âhà M], s. m. — 1° Respi- 
ration pressée. 2" Labeur, peine. 

Âhance [Shâs . . gén.], s. f. — 
Aisance. 

Ahant \âhâ Gorze), adj. — Com- 
mode. L al beun' ~, il est bien c. 

Ahèdjeu [âhfdjcp S], adv. — Au- 
jourd'hui. Voir flujdu. 

Ahelatlây/aSliS. m. — Petite auge. 
Voir fluhelat. 

Aheura' \ahcera' F\, adj. — .\huri. 
Voir flnheuricu. 

Ahhâfi [àxâft S\, adj. — Echauffé. 
Voir Èhhaufieu. 

Ahhâfûre [cix<if''r S], adj. — Échauf- 
furc. Voir Èhhaufûre. 

Ahhe \âx N], s. m. et f. — Labiée 
à petites fleurs violettes. Les feuilles 
sont tiéchiques. 

Ahhe [àx M\, s. f. — Amorce, 
appât. 

Ahhe [âx ■ ■ , après voyelle : yâx 
gén.|, adj. — .\ise, qui est à l'aise, 
heureux, content, joyeux, satisfait. 
Is sont tortus beun' -, ils sont tous 
bien aises. — J'os si ynhhe I je suis 
si content! X. — Voir Pâhhe. 

Ahhedeu, Ahhedieu [âxdœ (Avri- 
courl), âxdyœ (Inville)], adj. — Au- 
jourd'hui. Voir Aujdu. 

fthhener [axnê' . . M, X, çx"Ç ^> 
oxnç' P]. v. tr. — Ourler. Voir Orlcr, 
Rahhener. 

Ahheraye [axrny M, N, çxrçy I, 
P], s. m. — 1" l->able champêtre. 
2" Viorne pour vanniers (espèce de 
cornouiller). .3" Mauvais bois de 
chauffage dont un proverbe dit qu'il 
laisse mourir de froid sa mère au 
bois. Voir Hhrauye, Mahhcrâye. 

Ahheté [âxlè' . . M. I, P. X, S], s. f. 
— Aise. Beun-û.. contentement. 



KMH 



— 5 — 



Kji 



Hhheu \axœS], adv. — Hier. Voir 
Èhheu. 

Ahhi, voir flhhli. 

/Ihhin [àxë . . S], n. pr. — Acliain, 
vill. de l'arr. de Château-Salin. 

/Ihlili [axli M, N, çxH I, P, âxi Gorze, 
el-{ëi . . S\, s. m. — 1" Vase à vinaigre 
que l'on emportait aux champs pen- 
dant les grandes chaleurs. On mélan- 
geait le vinaigre avec de l'eau pour 
se désaltérer. 





2" Un des petits langes, mis en pointe, 
qui servent à emmailloter un nou- 
veau-né. 

Ahhon [axô M, N, çxô I, P], s. m. 
— Ourlet. Voir Rahhon. 



ilhhons [axôN], s. m. pi.'— Pousses, 
par ex. sur de vieux choux, au 
printemps. 

Ahhouter (s') [axutë' . . S], v. pron. 
— S'asseoir. Voir Èhhicutcr. 

flhhouteii [âxulœ S], s. m. — Banc. 
Voir Èhhieutu. 

Ahhtant [âxtà S\, adv. — Autant. 
Voir flussetant. 

Âhieu [àyyoe M, N, âyye I, P. 
âji F, àyi S, V], adj. — Aisé. 

Âhieumant [àxyœmà M, N, âxyf- 
mà I, P, âjimà F, àfimâ . . S, âfimô 
V], adv. — Aisément, facilement. 

Hhimant, voir Rhieumant. 

fihion [ayï/ô LandrofT], s. m. — 
Noyau. Voir Nawion. 

Âhodé Ahodié, Âhodjeû, Âhogucïi 
[âhode - âhodye V, âhçdœ-ïihodjœ- 
âhogœ S, V], adv. — Aujourd'hui. 
Voir flujedu. 

Ahonchi [ahôsi F], v. tr. — Em- 
poigner. Voir flnhoncheu. 

flhota' \ahç>tw . . F, S\, v. tr. — Em- 
bourber. Voir flnhater. 

Âjancc, voir Âhance. 

fljanci [ajàsi . . F, V], v. tr. — Entre- 
prendre. Voir Èjanccner. 

iijancicr [ajàsye,-yœ V], v. tr. — 
Agencer. Voir Èjanccner. 

fljavcla' [ajavlw F], v. tr. —Mettre 
les javelles en gerbes. Voir Anjè- 
veler. 

Aje [as S], s. f. — Auge. Voir Huje. 

Rje [as . . gén.], s. f. — Age. £une 
bêle ~ , un bel à. 'Le V ~ d'i vé, tos 
lés-ans dôze mwos, il a l'âge d'un 
veau, tous les ans douze mois (ré- 
ponse à un indiscret). 

Rjedcu [â°jdœ S], adv. — Aujour- 
d'hui. Voir flujcdu. 

Âjelat [âjla S], s. m. — Petite auge. 
Voir Auhelat. 

fljenouyi (s') [ajnuyi F], v. pron. — 
S'agenouiller. Voir ilnjenayeu. 

Ajiè, voir Âhieu. 

Ajiète [âjyçt V], loc. adv. — Le 
jour précédent ; plus tôt. J' m'in 



vrè -, je m'en irai plus tôt, pour 
arriver à temps. 

Âjimant, voir Âhicumant. 

Ajola' [ajolw F\, v. intr. — Geler. 
Voir Hnjaler. 

/Ijolûre [ajplùr /•'], s. f. — Enge- 
lure. Voir /Injalûre. 

Âjoncot [âjôko . . S\, n. pr. — Voir 
flujoncot. 

i\ju [ajii F), s. m. — Enjeu. Voir 
flnju. 

ilkdicion [akdisyô F), s. f. — Ad- 
dition. 

flkdiciona' [akdisionœ F], v. tr. — 
Additionner. 

Hke \âk . . gén.], s. m. —Acte, pièce 
légale qui constate un fait. 

flkeula' [akcelw F), v. tr. — Ecu- 
1er. Voir Èkculer. 

flkeuron [aka-rô F), s. m. — Vxu- 
reuil. Voir Ècriyeu. 

flkcuvela' [akcvvlœ F], v. tr. — En- 
cuveler. Voir AnkGuvcler. 

Âklîn, Âkyi [iiklî-àkyi . . M, I, I', 
N, àtyi S\, s. m. — 1" Chantier; 
espace de bois confié à un bûcheron 
pour le couper. J'â âtreprins i grons 
~ iènâye ceu, j'ai entrepris un grand 
travail sur un chantier, cette année. 
2» Compagnie, réunion, ensemble 
de personnes, p. e. qui prennent un 
repas à la même table, qui travail- 
lent ensemble dans un même chan- 
tier, etc. 

fllan [alà M. S. S,olù I. P. F],s.{. 

— Élan, mouvement, etlbrt subit en 
avant. Tôt d'ciiii - a., tout d'un élan 
(vivement). 

fllanl, [alà M, S, S. olà I. P\, adj. 

— Avenant ; agréable. Fiine fome 
niante, une femme avenante. 

Riante [alât S], s. f. — Alêne. Voir 
Hloûne. 

flianto, ftlantou \niiito ■ . S, alâlii F), 
adv. — Alentour. Voir Èlantor. 

fllanut [alanfi F\, s. m. et f. — Le 
soir. Voir Èlènul. 



KLH 

Alate \rdat S, V], s. f. — Ailette. 
Voir Hulatc. 

Alâye [(dcii/ M, S. oirii/ I, P. F, alcij 
S.olciJ V|, s. f. — 1» Allée, corridor. 
2" Départ. 

Aie [«/... S, V|,s.f.— Aile. Voir Aule. 

Aleduc |n/(/(iA-. ..S|,s.m.— Aqueduc. 

Alèfant [alefà Saulny], s. m. — 

Éléphant. 

ftlemand [(dmii M. X, S. olmû I, P. 
\'\, s. m. — Allemand. Ché: (dans) 
lés - , en Allemagne. 

flléni [alcni F\, adj. — Alfamé; 
épuisé. Se dit surtont du bétail. 

Rler \aW . . M, N, S. oie . . I. P, F. 
\'|, V. intr. — Aller. 'L an va, il 
s'en va. Lé chète oâ au rau, le chat 
va au matou. Le vèche va au 
wèré, la vache va au taureau. 
(Se dit de bêtes en chaleur). An-n- 
tder, être au-dessous de ses affaires; 
dépérir, se mourir. 

flleû (sint) |n/<7' M, A'], n. pr. — 
Saint Eloi. Lo mau d' Sint-Aleû, le 
mal de Saint-Éloi, sorte de maladie 
des chevaux (humeur au poitrail). 

flleuma' [alœma' F\, v. tr. — Al- 
lumer. Voir Èlemer. 

Aleumote \alœmol F\, s. f. — Allu- 
mette. Voir Èlcmate. 

fllcune [alœn F\, s. f. — Alêne. 
Voir illoûnc. 

Hleuta' [alœta' F], v. intr. — Faire 
(les éclairs. Voir Anloûder. 

ftleva' lalva< F\, v. tr. — Enlever. 
Voir Hnlcver. 

Alhate {àlyal M, X, âlfol I, ûiyot 
P, osœy, arlos F, elyat -œ^î, S, alfot 
V ), s. f. — 1» Oseille. - de ch'vau, 
o. sauvage. - de but, o. de cra- 
paud. cê-(i d' hoc, plantain. On en 
trouve trois espèces en Lorraine: 
Plantage major, planlago média, 
plantago lanceolata. Ç'ut /ieuhh corne 
(/' /' ~ , c'est sûr comme de l'o. J' 
l'anvcreûs byin è i ~ , je l'enverrais 
bien à l'o. (je l'enverrais bien pro- 
mener). 



flLH 



ALW 



fllhaye ]al-{a!i V], s. ni. et f. — 
Lézard. Voir Èrhaye. 

fllhi [alji M], n. pr. — 01g}, vill. 
de l'arr. de Metz. 

Alhon [a/yôA''], s. m. — Sortilège. 

Âlhote, voir Hlhate. 

flliate [àlijal . . M, N, S, ahjot I, 
P], s. f. — Alizé. 

flliati [alyati M, N, ahjçti I, P, 
alijatê . . S], s. m. — Alisier. 

Alîncot [îilinkç S, Y], n. pr. — 
Alaincourt. Voir Hulîncot. 

Altndièsse, voir fllînguièsse. 

Altnguièsse [alignes M, ollgiiçs . . I, 
P, alîgyes-alîdijes N, îdyçs S, çll V]. 
s. m. — Alun. 

fllinne [alên M, olên I, çlën P, olçri 
F, alën-alên N, alën S], s. f. — Ha- 
leine, respiration. 'L at cohh d'~, 
il est court d'h. (il a la respiration 
courte). 

Aliotc, voir Hliate. 

fllivate [cdivat M, çliuçt F, S, aliiml- 
aUvel N], s. f. — 1" Chose de peu 
d'importance. 2" Calembredaine, 
niaiserie. 

fllîve [aiïf M, N, olTfI,P, olTs F], 
s. f. — Olive. De t'ofde d' ~ , de 
l'huile d'olive. 

Alivète, voir Alivate. 

fllivîre [alhnr M, N, oUuTr I, P], 
s. f. — Champ d'oliviers. 

Aljate, voir Alhate. 

Almègne, voir fllmèle. 

fllmèle, fllmeugnc [almcl-ûlmcen- 
çrmel-Iàrmœn M, çlmçl-olmen I, P 
(emël RombasJ, almen-dlmqen-ûrmçn 
N, almel-armêl S], s. f. — Lame de 
couteau. 'L eu chinjeii s' coûté po 
'n' ~, il a changé son couteau 
pour une 1. (il a fait un mauvais 
marché, un échange désavantageux). 
Voir Lemèle. 

fllogne, fVlonde, Aisne [aloiï-cdôt- 
alôn S], s. f. — Alêne. Voir flloûnc. 

Hlondrèle [âlôdrel-ûrôdrçl M, erô- 
drel-arôdrë' I, P, arôdal-arôdrçl F, 
ulôdrel - àlôdrê' - frôdel N, aràdrël . . 



eràdrël S, çrêdrël V], s. f. — Hiron- 
delle ; engoulevent. Cheûr dans eune 
inaahon corne eune ~ dans eune 
cheum'nâye, tomber dans une mai- 
son conmie une h. dans une che- 
minée (tomber quelque part comme 
un chien dans un jeu de quilles). 
Ç n'ai m' eune ~ que fïil l printams, 
ce n'est pas une h. qui fait le prin- 
temps. — Lés-èrindréles volant bèhh, 
ferons d' l'ûte toms, les h. volent 
bas, nous aurons de la pluie V. 

Alongne, voir AloiîiTc. 

Alonje [rdùs S, VI, s. m. — Côté. 
Voir /lulonje. 

Alonji [alôjiF, S], v. tr. — Allon- 
ger. Voir Èlonjeu. 

Alonne, voir Aloïine. 

Alonzéne [cilôzên . . S], s. f. — Pièce 
de bois qui, dans une voiture, relie 
le train de devant à celui de der- 
rière. Voir Lonzinne. 

Alotc |(7/p/ V], s. f. — Petite aile. 
Voir Aulatc. 

Alou [alu M, N\, s. m. — Celui 
qui va. Ne s'emploie que dans l'ex- 
pression a/ou au toils(bois),boquillon. 

Alou [alu M, jV], s. m. — 1» Oiseau 
pour porter le mortier. 2" Échafaud. 

Alouda' [aludai], v. intr. — Faire 
des éclairs. Voir Anloûder. 

Aloûde [alût F], s. f. — Éclair. 
Voir Anloûde. 

AloQne [alan-alôn M, olûn-çlôn I, 
olûn P, alœn-alûn F, al6n-alû''n-alûn 
iV, alun- alàl - alçïi-alôt . . S, olôt V\, 
s. f. — Alêne. Ç' at pwintu corne 
eune ~, c'est pointu comme une a. 
Ce s' cwèche corne eune ~ dans i sèc, 
cela se cache comme une a. dans 
un sac (se cache de manière à ce 
qu'on ne puisse le trouver). — On 
r pèrç'rôt avo ène alonde, on le per- 
cerait avec une a. (tellement il est 
maigre). 

Alowète, voir fllwate. 

Alwate [alwat M, N, çlwçl I, P, 
alçwft F, alwat-elwal S, elwçt-çlwçt 



RMR 



8 — 



AMB 



V], s. f. — Alouette. - dés prés, ])lpit. 
Pietid d' ~ , pied d'à. (fleur des champs 
de la famille des renonculacées). 
Sope d' ~ , soupe d'à. (soupe que l'on 
porte aux champs pendant les tra- 
vaux). Mèlinoiis corne i~, matinal 
comme l'a. — Si lo ciel chéjiôr, li- 
erai tôt pyin d'oliDotes prises, si le ciel 
tombait, il)' aurait beaucoup d'alou- 
ettes prises V. 

Âmârc [Crmûr S\, s. f. — Armoire. 
Voir flumâre. 

flmbabliner \àbabliiu'i . . M, N, àlio- 
blinç . . I, P, àbobinç . . S, èbobine V], 
V. tr. — Embobiner, enjôler, allé- 
cher, tromper. 

flmbâde \àbàt . . gén. (àbârF)], s. f. 

— Aubade. 

Hmbagaji, Hmbaguèji [àbagaji F, 
ûbageji S], v. tr. — Emménager. Voir 
Ambèguèjeu. 

Ambâlou [àbâlu . . M. I. P, N. S], 
s. m. — 1" Emballeur. 2" Hâbleur, 
trompeur. 

Ambané [àbânê' . . M, I, P,N], adj. 
- Débraillé, mal vêtu. 'L è l'èhhto- 
mçk tôt ~ , elle a la poitrine toute 
découverte. 

Ambaquowa' [âbakoivai F\, v. tr. 

— Essayer d'arracher une plante de 
terre de façon qu'il n'y ait que les 
feuilles qui restent à la main. Voir 
flnquawer. 

ftmbârc, voir flmbâde. 

Hmbarjcu [àlmrjw . . iM, I, P, N, S, 
çbarji F\, adj. — Desséché, dis- 
joint. .Se dit d'une futaille ou 
d'une scille dont les douves sont 
disjointes par l'action du soleil. 
S'emploie au.ssi dans le sens de cre- 
vassé, gercé, en parlant des mains, 
de la figure. 

flimbarji, voir Hmbèrjeu. 

Ambaubi [àbôbi M, I, P, X, abôbi 
F, àbâbi . . S, çbîdii V], adj. — Ébaubi. 
Voir Èbaubi. 

Ambauchcu [âhôSœ . . M, I, P, X, 
êbSSye, -yœ \'|, v. tr. — 1» Embau- 



cher. 2" Aplanir, dresser une pièce 
de l)ois V. 

ftmbèche, voir flmbeuhhe. 

Ambègneu {ùbenœ M, X\, adj. — 
1° Embarrassé, embrouillé. Fuite ré- 
ponse ambètjnâye, une réponse em- 
brouillée. 2" Mal velu. 

Ambèguèjeu [àbfyejœ . . M,I,P,N, 
àbagaji F, àbagçji S], v. tr. — Em- 
ménager. 

flmbèhhlè [àln'xte . .I,P], adj. - 
Qui a perdu sa force au contact de 
l'air. Se dit des liqueurs. 

flmbèner [àbeniH . . M, I, P, X], 
V. tr. — Mettre un terrain en pâ- 
turage, en défens. 

flmbènèye [Cûnniêy M, I, P\, s. f. 

— Lieu mis en jjâturage commun ; 
terrain interdit. 

Ambèrboyeu \àberboy(e M, X, àbâr- 
boyi . . S], v. tr. — Embarbouiller. 

flmbèrès \ùbere gén. (èlmro V)], 
s. m. — Embarras. 

flmbèrèssieu [âberesyw M, X, àbe- 
rçse . . I, P, àbçresi S, èborçsç Y], 
V. tr. — P Embarrasser. — Part, 
pass. f. : enceinte. 'L at ainbèrèssâye, 
elle est enceinte. 2" Obstruer. 3" 
v. pron. S'inquiéter. 

ftmbèrïche, ftmbèrïhhe \âberTs-àbe- 
rïx gén.|, s. f. — Embérize. 

Ambèrjeu lùbçrjce M, àbârji S\, v. 
intr. — Se déjeter, se gaucliir, en par- 
lant d'un cuveau, d'un tonneau. 

ftmbèrlicotou, voir flmbcurlicatou. 

Hmbèrlificotè.voirAmbeurlificater. 

flmbèrlondcu [âberlôd(v X], adj. 

— Embarra.ssé, éperdu, tpii ne sait 
plus ce (ju'il fait. 

Ambèrnikiè \(U)çrnikyc .Mariculles|, 
adj. — Enchifrené. 

flmbesagncu [àb(ç)zanœ M, X, àbç- 
zçne I, P\. adj. — Occupé. 

flmbètes [àlKt I\, s. f. pi. — Dé- 
part, sortie, absence. 

flmbeuche, voir rtmbeuhhc. 

Ambeugneu (s') [ùbwnœ . . M, I, P, 
X], V. pron. — 1' Se heurter, se 



KMB 



flMB 



faire une bosse à la tête en se 
lieurtant. 2° S'embarrasser. 

Ambeuhhe [àbœx M, I, P, N, àbiis 
F], s. m. — Récipient quelconque; 
panier très profond. 

flmbcuhhe [àbœx M, I, P, N, àbçx 
S, ëbçx V], s. m. — 1° Qui est em- 
barrassé d'un rien et qui empêche 
les autres de travailler au lieu de 
les aider. 2" Maladroit. 

flmbeurlicater [àbœrlikatë' M, èbçr- 
likçtç V], V. tr. — Fasciner, éblouir, 
enjôler. 

HmbBurlificater [àbœrlifikatë> . . M, 
N, àberlifikçtç . . I,P], v. tr. — Em- 
brouiller, emmêler. 

flmbeurlificatou [ûbœrliflkatii M, N, 
âbçrlikçtu . .1, P\, s. m. — Enjôleur. 

ilmbcurloûdé [àbœrlûdê' . . M, I, P, 
âbœrl6<'dœ - âbœrludœ N ] , adj. — 
Étourdi, embarrassé, éperdu, effa- 
rouché, qui ne sait plus ce qu'il fait. 

Hmbiawtemant [âbijaivtmà-àbijpwt- 
mâ M, N, àbyçwtmà I, P, àblçwlmà F, 
àbyawtmà S\, s. m. — Éblouisse- 
ment. 

Ambiawter [àbyawtê'-âbgçwtê' . . M, 
N, àbyçwte . ■ I,P, ablowUv F, àbyawtç 
. .S], V. tr. — Eblouir. / m'è flanqué 
'n' mornife qu' m' è fût veûr Iranle 
hhis chandvles, fan sus ica tol-am- 
biawté, il m'a flanqué une gifle qui 
m'a fait voir trente-six chandelles, 
j'en suis encore tout ébloui. 

Hmbicious [âbisyu M, I, ùbisyow 
Pj,adj. — Ambitieux. Dans lelP, on 
dit aussi Hmbicionous. 

Hmbiéver [dbyëvë . . gén.], v. tr. — 
Emblaver. 

flmbièviire [âbyçvûr . . M, I, P, N, 
S\, s. f. — Emblavurc. 

Ambiowtemant, Hmbiowter, voir 
flmbiawtemant, flmbiawtcr. 

flmbistouycu [âbistuyœ . . M, I, P, 
N], V. tr. — Détourner du chemin ; 
mettre dans l'erreur. 

Kmbléme [àblëm Azoudange], s. f. 
— Détour, subterfuge. 



Hmboblinè [àbohline I], v. tr. — 
Embobiner. Voir flmbabliner. 

ilmbofumè [àbofumq Marieulles], 
adj. — Se dit d'une escarre qui 
suppure. 

Ambohaté, voir flmbosaté. 

flmbôleu [àbô"lqe N], v. tr. — Em- 
mêler. Voir flmboûler. 

/Imbonner [âbônê'-àbûnê' M, àbônç 
I, àbûni" P, àbûnwF, àbônç . . S], v. tr. 

— Aborner. Voir Èboïiner. 
Ambosaté [àbçzalê' . . M, N], adj. 

— Se dit des enfants qui ont des 
croûtes de lait sur la tête. Voir 
Ambohaté. 

flmboiîler [àbCdê' . . M, I, P,N],\. tr. 

— Embrouiller, emmêler; éparpiller, 
répandre, verser. 

flmboïiner, voir Rmbonner. 

Rmbracheu [âbrasœ . . M, iV, S, 
àbrçse . .1, P, F|, v. tr. — 1» Em- 
brocher, percer d'outre en outre. 
J' l'a ambracheu pè le panse, je 
l'ai percé de part en part par la 
panse. 2" Mettre une broche à un 
tonneau. 

RmbrâhGr [àbrâxê' . . M, I], v. tr. 

— Embraser. On entend aussi Rra- 
brâhieu. 

flmbrâJBU, voir i\mbrâher. 

flmbrawâye [àbrawày-àbrçwày M, 
N], adj. — 1" Se dit d'une personne 
qui a de gros mollets. 2" Se dit 
également d'une poule dont la tête 
est garnie d'une grosse houppe. 

ftmbrawer [âbruwëi-àbrowëi . . M, 
àbrçwe . . I, P, àbrawœ-ùbrawo N, 
àbrawe . . S, èbrâwe V\, v. tr. — 
Elmbarrasser, embrouiller, mettre 
en désordre. 

flmbrawtâye [àbrawtiiy - âbrowtdy 
il/, iV], adj. — Femme qui a noué 
sous le menton les cordons de son 
bonnet. 

Hmbrepinke [àbrepëk Fribourg], 
s. f. — Aubépine. Voir Aubepeune. 

flmbrèssâde [àbrçsàt M, N, abrasât 
F\, s. f. — Embrassade. 



HMB 



10 



AMM 



Rmbrèssicu làtyrcsiifr . . M, I, P, N, 
ahidsi F, àbrçsi S, cbrçsi/e, -yœ \'\, 
V. tr. — Embrasser. 

Ambrèssou {àbresii M, N\, s. m. 

— Qui c'uibnisse, qui aime donner 
(tes b::isers. 

Ambricaler [àhrikcilc' . . M, X, àhri- 
kçlç . . I, PU V. tr. — Mettre la 
bricole à un cheval, à une vache. 

Hmbroblé [libroblfi . . M, I, P, X], 
adj. — Se dit du foin souillé de 
vase par les débordements. 

flmbrochè, voir Hmbracheu. 

flmbrouyi [âbruiji F, .S], v. tr. — 
Embrouiller. Voir Hmbrûycu. 

fimbrowè, Hmbrowo {àbrowêi P, 
àhrowo X\, v. Ir. — lùnbarrasser. 
Noir flmbrawer. 

flmbrûmcr [ùbriimc' . . M, I, P, X ], 
V. tr. — Assombrir. 

flmbrûseneu, voir flmbrïisieu. 

flmbrîisieu {àbriizyw M, àbriizije- 
(ibrnse I, àbrùzyç P, âbrùzuœ-âbriiziKr 
X, âbrfine . .S], v. intr. — Brouir. 
Part. pass. : attaqué par la rouille. 
Se dit du blé. 

Rmbrussemant.Hmbrusserèye [àb- 
riisnià, (ibnisrrfi, ùbriisFir . . M, I, /',.V|, 
s. f. — Houille, maladie (]ui attatfue 
les blés après de longues pluies. 

Hmbriisser, voir Ambrîisieu. 

AmbrussQre, voir Hmbrussemant 

fimbrûyeu \àbrii!/(f . . M, I, P, X, 
âbrnyi F, S\, v. tr. — Embrouiller, 
troubler. Més-euys sonl anibrriyctis, 
mes yeux sont troubles. 

Ambuche \àbiis F\, s. f. — lléci- 
picnt de cuisine, tel que tasse, bol, 
etc. Voir flmbeuhhe 

Hmbujau [àhiijO F, S\, s. ni. — 
Mannequin; personne sans énergie. 

Rmbuler \àbûlê' . . M, X], v. tr. — 
Endiarrasser. 

Ambwâscr [àbwtizê' C. Il], v. tr. 

— 1" Aniuser. 2" Tromper, duper, 
repaître de vaincs espérances. 

Ambwése [âbwës C. H\, n. j)r. — 
Anibroise. 



/Imbwètcr \àbii>çlci . . M, X],\. Ir. 

— 1" Emboîter, enchâsser, mettre 
une chose dans une autre. 2" Rem- 
plir. Xale In'iye ambii'cle tolc l'ètaube, 
notre truie rem|)lil t(mle l'étable. 

Âme |(im . . gén.|, s. f. — Ame. 
Jo (It-s-ânies, jour des morts. ~ de 
fèhhiii, menu bois qu'on met au 
milieu du fagot. / siuègne miens 
s'oante que s'n -, il soigne mieux 
son ventre que son âme. Lo bnnii 
Du è iîinie de lu, le bon Dieu a son 
ànie (il est mort). 

Âme \cini . . gén.|, s. f. — Cuvier 
de vendange. 

Amelète \andçt X], s. f. — Ome- 
lette. Voir Èmelète. 

Ameûla' [amœlw F\, v. tr. — 
Mettre les denrées en meule. 

Âmicu [àmyœ . . M, I, P\, s. m. 

— Homme de peine qui recueille 
les marcs de raisins dans le pres- 
soir. Voir Ânieu. 

Âminchi [amèsi F\, v. tr. — Em- 
mancher. Voir Amminchcu. 

Âmîsè [ânûzc V|, v. tr. — .Amuser. 
Voir Humûsieu. 

Âmîsote [ânûzot Y \, s. f. — Jouet. 
Voir flumûsète. 

Âmîsou Innirrij Y], s. m. — Qui 
amuse, qui divertit une société. 

Âmmâhé [âmà-{ë' M\, adj. — Em- 
bourbé. 

Ammaler [àinaW . . M, X, ample 
. . I, I'\, V. tr. — Emmêler. 

flmmawé [àmawê'-àmpwêi M \, adj. 

— Surpris. 

Âmmègnotè lùmcnole /], adj. — 
Amignarder. 

Ammenwatâye [âme nuxVâyX], ad]. 
f. — Se dit d'une jeune fille qui a 
été gâtée, choyée par ses parents. 

Âmmeréle |«;)i;t/ A'],s. f. — Plante 
parasite des céréales. 

Hmmeuyater [t'wuvyatê'.. M, X, àmç- 
yolç . . I, P], V. tr. — 1" Emmailloter. 
2° Flatter. 



flMM 



- 11 — 



AMP 



flmmiatcr [âmiiatê' M], v. tr. — 
Émiettcr. Voir Èmiater. 

Ammincheu [ùinèsœ . . M, I, P, N, 
umêsi F, èinèstje V], v. tr. — 1" Em- 
mancher. 2" Concerier. 

ilmmohhieu \àmoxijœ . . M,I, P,N], 
V. tr. — Amorcer (au fig.), enjôler. 

flmmohhiou [àmçxiju ■ ■ M, I,P, N\, 
s. m. — Enjôleur. 

flmmôhhyi, voir flmmoiïhhieu. 

flmmolè, voir i\mmaler. 

flmmor [àmor M, I, P, N, amùr 
S, V], s. m. — Amour. Fâre V~, 
faire la cour. Cornant vont lés ~ ? 
— Tôt di long d' le Icheiiche, ce n' 
pèsse meu lo j'noii. Comment vont 
les a. ? — Tout du long de la cuisse, 
ça ne passe pas le genou. Voir Èmor. 

Hmmorce [àmnrs P], s. f. — 
Amorce. Voir Èmorcc. 

Jîmmorci [àmorsi P\, v. Ir. — 
Amorcer. Voir Èmorcieu. 

Ammorous [àmoru . . M, I, P, anni- 
rçw F, âmoni - emoru N, amoru- 
amiirii-emiirii S, V], s. m. — Amou- 
reux. 

flmmorvUre [àiiiçrvur . . M, I, P,N], 
s. f. — Rhume de cerveau. 

flmmoîlhhieu [àmûxyce M, N, àmô- 
Ziji S], V. tr. — 1» Entortiller. 2" 
Amouracher. 

Ammouna' |à/77Hn«' F], v. tr. — 
Emmener. Voir fVmmwinner. 

Kmmowé, voir flmmawé. 

Ammwènè, voir iïmmwinner. 

flmmwinner [âmwënc' M, àmwêne 
I, (univcnB P, àmuncv F, âmwènq'- 
âmwënce N, àmwene . . S,ènmne V], 
V. tr. — Emmener. / n'animwène 
meu atrôt, il n'en mène pas étroit 
(il veut faire le riche). / n'amni- 
wène meu lûhhe, il n'en mène pas 
large (il n'est pas fier S). 

flmolète [amolçt X\, s. f. — Ome- 
lette. Voir Èlemète. 

flmolucion [amolmijô F], s. f. — 
Munition. Voir Èmonicion. 



Âmonde, Amené [âmôt S, V, âmçn 
Gondrexange], s. f. — Aumône. Voir 
flumonde. 

flmorci [amorsi F, S\, v. tr. — 
Amorcer. Voir Èmorcieu. 

Amouna', voir Ammwinner. 

Amourous, Amourow [amuru S, 
amurow P\, s. m. — Amoureux. 
Voir Ammorous. 

Ampâchi \àpâsiS\,\. intr. — Em- 
porter de la boue à la chaussure 
en marchant sur le sol mouillé ou 
humide. Voir Pauchon. 

Ampafer [àplifê' . . M, I, P\, v. tr. 

— EmpitTrer. 

Ampâlou [àpàlii . . M, I, P,N], s. m. 

— Entremetteur de mariages. 
Ampanre [àpàr M, I, P, N, S, apùr 

F, ëpàr V], V. tr. — Allumer. ~ le 
iniîre, allumer la lumière. Dans 
les environs de Metz, on entend aussi: 
Amprinde. 
Ampaulé [àpôlë' . . M,' I, P], adj. 

— 1" Qui a l'épaule démise. 2" Qui 
a mal au bras pour avoir beaucoup 
travaillé. 

Ampaumâye [âpômâij . . M, I, P, 
A^], s. f. — Souftlet appliqué avec 
la paume de la main; souvent aussi 
tape légère. 

Ampawtau [àpawtô-àpçmtô M, N, 
àpowtô I, àpowtô - epoivtô P, apawtô 
F, âpaivlâ . . S, pçwëtâ V], s. m. 

— 1" Epouvantail ; personne dont 
on a peur. 2" Personne niaise ou 
gênée, qui ne sait comment se tenir 
ni se tirer d'affaire. 

Ampéche [àpês . . gén.), s. f. — 
Empêchement. P'ter ~ , porter e., 
empêcher, mettre des bâtons dans 
les roues. 

Ampéchieu [àpësyœ . . M, I, P, F, 
N, S, ëpësyà, -yœ V], v. tr. — Em- 
pêcher. 

Ampfegnc, voir Ampeugne. 

Ampèler [àpelê> . . M, I, P, N], 
V. tr. — 1" Faire flamber. 2" v. intr. 



AMP 



12 



AMP 



Se dit du coiiiljiistible ([iii coiii- 
nience à brûler. 

flmpéne, voir Ampcugne. 

Amperoa(r) \ùprû(r) M, I, /', A', 
àprcJ-r S, àprêr V\, s. m. — Kinpereiir. 

Ampeser \àpçzè' . . M, I, P, iV, i>, 
êpezç V\, V. Ir. — Kmpescr. On-n 
-impésôr Ics-égosses dés léts qu'ont 
dés rimpiémes ouon di père, pou l'ni 
lés piémes. On empesait les taies d'o- 
reiller (jui ont des (cremplunies» avec 
de rein])ois, pour tenir les plumes \'. 

flmpèter [(;/'(■/<'' W], v. tr. — Mêler. 
Lés eûtes sont uiitpètâycs, les cartes 
sont mêlées. 

flmpèteuricu \âpctcerijce . . M, I, P, 
N, itpalriyi F, àpçtri-àpetritji S, 
èpetriye, -yœ V], v. tr. — Hntraver; 
enrouler, au pâturage, une corde au- 
tour de la jambe du cheval pourreni- 
pècherde s'éloijjncr. Voir Lpètriyeu. 

Ampètri, Ampètriyi, voir Ampè- 
teurieu. 

Ampeugnc [«î/kc/I M, àpçn I, P, 
âpœn-âpen N, àpcii V], s. f. — Peau. 

— don cul, peau du c. (fond de cu- 
lotte). 'L è le yueCde d' ~ , il a la 
langue bien pendue. 

Ampeunâhi [àpwnufi . . S\, adj. — 
Se dit d'un champ qui est plein de 
mauvaises herbes. Voir Ampusiaté. 

Ampeunâji, voir Ampeunâhi. 

Ampiâdieu \àpyudy(x' . . M, I, 1', A'], 
v. tr. — Attaipier en justice. 

Ampiâte [àpral . . M, I. /', A', .S", 
àphlt F, cpyât V\, s. m. et I'. — 
1" Emplâtre. Ç'tit comc runr ~ sus 
'n' Jambe de hoûs, c'est comme 
un e. sur une jambe de bois (c'est 
un remède sans ellicacilé). 

Ampiayeu [ûpyuytç M, A', àpyoyç 
I, P, ùpymji S, èpyoye, -yœ V\, v. tr. 

— 1° Kmployer. — 2» v. pron. Se don- 
ner de la peine V. 

Ampiète \(il>yet C. II, l'iplçl F\, s. f. 

— Kmiiletle. Ole aus-uniplctcs, aller 
aux e. (aller acheter les habits de 
noce). 



Ampioyè, voir Ampiayeu. 

Ampogneu [àpoi'Ky . . M, I, P, N, 
apuiîi F, S, èpuùe, -l'uv V\, v. tr. — 
Hmpoigner. 

Ampotè, Ampôter, voir Ampoïitcr. 

Ampougni, voir Ampogneu. 

Ampoukè, Ampourta', Ampoutchè, 
voir Ampoiiter. 

Ampoiiter [ùp(ii)të> . . M, A', /, P, 
àpurtw F, àpote-àpulsç'-('ipuke' .. S, èpu- 
tye-êpule V), v. tr. — Emporter. 
/ promut tojos, mus austunt uii-ii- 
(impoûle lo iHint, il |)romet toujours, 
mais autant en emporte le vent. — 
Part. pass. : crotté. Tés butines sont 
ampontâyes (crottées). 

Ampowtau, voir Ampawtau. 

Ampoycu [ùpnyty . . M, I. P, A'|, 
V. tr. — Garnir. Se dit des em- 
bhivures. Xote bié s'ampoye bramant, 
notre blé se garnit bien. S'ein|)loie 
également d'un pré qui se garnit 
bien d'herbes, d'arbres chargés de 
branches ou de l'ruits. Eune sau 
ampoyâyc, un saule chargé de 
branches. 

Ampratcr, voir Ampreuter. 

Amprcume [àpnrm M. I, P, S\, 
loc. adv. — Seulement, à présent, 
à la minute, il y a un instant. \"èri- 
vcûz - , vous arrivez seulement 
(vous êtes en retard). 

Ampreuter lô/Jra- /("'.. M,I,K. àprœtè'- 
àprèlr P, ùprute . . S. èprète V \, v. tr. 
— Emprunter. 

Amprihoncr \àpriyonê' . . M, I, P, X, 
S... àprizunii' F\. v. tr.— Emprisonner. 

Amprinde [àiirèt .V], v. tr. — Al- 
lumer. Voir Ampanre. 

Amprînses \ài>rîs . . gén.|, s. f. |)l. — 
Petits brins de bois (ju'on allume 
à l'entrée du four pour voir clair 
avant d'enfourner. 

Amprinter, voir Ampreuter. 

Amprintow, [àprctow P], s. m. — 
Emi)runteur. 

Amprisouna", voir Amprihoner. 



RMP 



13 



RNC 



flmpusiaté, flmpuyaté [àpûzyatB- 
âpûyatê' . . M,N], adj. — Qui est plein 
de mauvaises herbes. Voir i\m- 
peunâhi, Ampwètchiné. 

flmpwè [àpive M, N], s. m. — 
Emploi. 

Ampwèhencr [àpwexnë' . . M, I, P. 
àpwçzimw F, àpwçfnce-âpwçfnœ N ], 
V. tr. — Empoisonner. 

flmpwèjener, voir flmpwèhener. 

Ampwése [àpwës M, I, P, N, àpcës 
S], s. f. — 1» Empois de tisserand. 
2" Colchique d'automne, dont on se 
sert pour jaunir et durcir la toile 
d'un lit, de manière à ce que la 
plume ne passe pas à travers. 

flmpwètchiné [âpwetsinë' . . M, I. P, 
S, àpivotsinœ N], adj. — Se dit d'un 
champ rempli de mauvaise herbes 
(pwès d'chîn). Voir Ampusiaté. 

flmpwinter [âpivètê' . . M, I, P, iV], 
V. tr. — Appointer, aiguiser. 

flmpwohencu, voir Rmpwèhener. 

flmpwotchineu, voir Ampwètchiné. 

Ampyir [àpijîr M, N\, v. tr. — 
Emplir. Voir Rampyir. 

Amusa', AmiîsGr, voir flumiîsicu. 

flmïisate [amïizat S\, s. f. — Amu- 
sette. V.oir flumiâsète. 

flmïisemant, voir Aumiisemant. 

An [à gén.], s. m. — An. Au no- 
vèl an, lo pès d'eune jeumanl, au nou- 
vel an, le pas d'une jument (les 
jours croissent d'un pas d'une ju- 
ment). 

fln [à M, I, P, F, X, S, è V\, pron. 
- En. 

Rn \à M, I, P, N], pr. — On. 
An-:-ont dit, on a dit. Est ordi- 
nairement suivi du verbe au pluriel. 

AnatG [ânat .. S], s. 1'. — Épingle. 
Voir Nonnate. 

Knâyc [anûii F\, s. f. — Année. 
Voir Ènâye. 

flnâyi (s') [anâyi F], v. pron. — 
S'ennuyer. Voir Annayeu (s'). 

Anca [âk(a) M\, adv. — Encore. 
Voir Èca. 



Ançançu, Ançançwêr {âsâswër M, 
I, P, N, àsâsû F], s. m. — Encen- 
soir. Hhofieu dans V - , souffler dans 
l'e. (boire). 

Ancarté [àkartë'M], adj. — Écarté, 
seul, à l'écart. 

Ancâté [àkâtêi M, âkàte I], adj. — 
Ne s'emploie que dans l'expression 
été mail ~ , ne pas avoir de bonnes 
cartes, ne pas avoir de bon jeu. 

Ancepandant [àspâdà Famille ri- 
dicule], adv. — Cependant. 

Ancèrvelé [àservelê' . . M, I, P, N, 
eservela' F], adj. — Écervelé. 

Anceu \àsqe iV, N, S, àse I, P, F, 
êsi V], adv. — 1" Ainsi, de celte ma- 
nière. 2° Ici, de ce côté-ci. 

Ancèy \àsêij M, I, P], n. pr. — 
Ancy, village du Val de Metz. 

Anchâcenéje [ûxâsncs S, V), s. m. 

— Chaulage. Voir Anchaucenéje. 
Anchâcener [àsûsne . . S\, v. tr. — 

Chauler. Voir Anchaucener. 
Anchahouré [àsàhoiirë' . . M, S\, adj. 

— Eclievelé. 

Anchalandé [àsâlàdëi ..M, I, P, N ], 
adj. — Achalandé. 

Anchalandéje [àsalàdës . . M, l, P, 
N], s. m. •— Achalandage, clientèle. 

Anchancrer |«s«A-rë' . . M, K\, v. tr. 

— Échancrer. 

Anchancrûre [àsàkrilr M, I, P, N], 
s. f. — Échancrure. 

Anchanté [àsâtêi . . M, A' ], adj. — 
Ne se rencontre que dans l'ex- 
pression: Pin ~, pain cacheté. 

Ancharlatan, voir Anchèrlètan. 

Anchaucenéje [àsôsnês . . M, I, P, 
N, àsâsnës . . S], s. m. — Chaulage. 

Anchaucenemant {àsôsçiimâ M, I, 
P, N], s. m. — Chaulage. 

Anchaucener [àsôsnê' . . M, I, N, 
àsôsnê' - esôsnë' P, asôsnw F, àsûsne . . 
S], V. tr. — Chauler. 

Anchawlè, voir Anchawté. 

Anchawté \âsaivtë'-àsnivtë' . . M, 
N, àsçwle . . I, P, àsawle . . S], adj. 



ANC 



- 14 — 



ANC 



— 1" Echevelé, cbourifTé. 2» Che- 
velu. Voir /Inhheuvelé, Dèchovoûlè. 

flnche \às il, I, P, F, N, S, ôs\'\, 
s. f. — 1" Robinet de cuve, de ton- 
neau. 2" Embouchure de flûte. 

Anchèchcler, flnchèchcu |ô.sVs/("', 
âsrstr . . M, I, 1', \, asasi F, â.sesi 
S, èséslf V\, V. tr. — Mettre en sac, 
presser, tasser. On n' peûl m pinirlw 
in sac mau asachi, on ne peut porter 
un sac niiil lassé F. Voir Hnchèteler. 

flnchemèler, voir flnhhemèler. 

Anchèpé, voir flnhhèpé. 

ftnchèrjeu (s') \àserjti' . . .V, /, /', 
X], V. pron. — Se charger. J' m'an 
chèrje d'ii foule se pile, je me ciiarj^e 
de lui donner une volée de coups. 

flnchèrlètan, ftnchèrlètou \àserl(i('i, 
àsrrlelit . . M, I, P, X, S), s. m. - 
1" Rateleur. 2" Flatteur. 

flnchèrwer [àsçrivê' . . M, I, P, X, 
S], v. tr. — Recouvrir des graines 
semées à l'aide d'une lioue ou d'une 
herse, après les avoir piochées. 

ilnchèrwèyeu |(i.sV;'H'f'//ci? M, X], 
v. tr. — Voiturer. 

Anchèteler |«.s('//ê' . • M, X], v. tr. 

— Entasser, par rangs, des ol)jels 
les uns sur les autres; remplir par 
dessus les bords. J'â rawptji lo 
b'chal d'grond'bJres,j'lés-â anchèriées, 
j'ai rempli le bichct de pommes 
de terre, je les ai eni|)ilées. 

flncheuz [àsir M, X\, pré|). — 
Chez. Voir Cheuz. 

flnchevatemcnt lâs(e)vatmâ M, .V, 
àsfi'olmà I, P\, s. m. — État d'un 
cheval pris dans le licou. 

Anchevater \âs(e)i>alê' . . M, X, às(ç)- 
vole . . I, P\, v. tr. — Mettre le 
licou aux chevaux. 

Anchevela' \(lsrpla' F\, adj. — 
Echevelé. Voir Anhhevelé. 

Anchevelé, voir Anhhevelé. 

Anchevotcmant, voir Anchevatc- 
mant. 



Anchiate [âsi/a/ M, N], s. f. — 
Espèce de croc où l'on suspend les 
cochons saignés et blanchis. 

Anchifeurné \àsif(frnc' . . M, I, P, 
X, S\, adj. — Enchifrené. Voir 
Inchnoupè. 

Anchiîeurniirc [àsifœrnûr . . M, I, 
P, X, S], s. f. — Enchifrcnement. 

Anchinje [àscs M, I, X, escs S], 
s. f. — Change. Voir Chinjc. 

Anchinjcu \âsi'jœ . . M, I, X], 
V. tr. — Échanger. Voir Chinjeu. 

Anchombyi, voir Anhhombyi. 

Anchoubiè |àvi(/),(/<' /, P\, adj. — 
Qui a des fourmillements dans le 
bras, la jambe. 

Anchowtè, voir Anchawté. 

Anchtâlc [âstâl . . S\, s. m. — Em- 
barras. 

Anchute, voir Anhhute. 

Ancîve [âstf M, I, P, X], s. f. - 
Gencive. 

Ancleume, AnciTme [âklœm F, 
ùk-nm .\vricourt|, s. f. — Enclume. 
Voir Ankieume. 

Ancloûre [àklCir F], v. tr. — En- 
fermer. Voir Ankioûre. 

Ancloûs {('ildi'i F\, s. m. — Enclos. 
Voir Ankioûs. 

Ancocomiau |rtA-oA-o/?i//ô M, X\, s. 
m. — Commérage. Voir Cocomiau. 

Ancônër, voir Ancoûncr. 

Anconncr, voir Ancoûner. 

Anconte \àl;ôt S\, prép. — Contre, 
auprès. El-, à la rencontre, au 
devant. 

Ancoplé [àkoplêi . . M, /, /', X\, adj. 

— l'iein jusqu'au bord. 
Ancorèjeu {àkoreJ<r . . M, I, P, X, 

S, ùktmiji F, èkiiréJue, -ijœ V], v. tr. 

— Encourager. 

Ancoûner \âkoûnêi-àkônê' . . M, X, 
àkônv I, àkoûnê' P, âkônç . . S], v. 
tr. — 1" Encorner; garnir de cornes; 
blesser à coujis de cornes. 'L è élu 
(incorinruic pè /' iiutc, elle a été en- 
cornée par le taureau. Xale vèclie 



ANC 



15 - 



HND 



at beun' ancoûnâye, notre vache est 
bien encornée. 2" Fatiguer par le 
bruit d'un instrument de musique. 

Ancouraji, voir flncorèJGu. 

flncraler [âkralë' . . M, N, S, àkrçle 
. . I, P, èkrole V], v. intr. — En- 
foncer dans un terrain humide, dans 
la vase, dans un marécage. — Part, 
pass. 1° Enchevêtré, embourbé. 
2» Endetté. 

Ancrater (s') [àkratê' M, àkrote . . 
I, P\. V. pron. — 1" S'encanailler. 
2" Part. pass. : Arriéré. 

Ancrawer, flncrawieu {âkraivëi- 
àkrowê' . . , àkrawyw-àkrowijae M, N, 
àkrowe . . I, P, akrawcv F], v. tr. 

— Accroclier; enchevêtrer, emmêler. 
Ancrâyi [âkràyi . . S], adj. — 

Emmêlé. Voir flncrebieu. 

Ancré [àkrêi . . M, I, P, F, N\, 
adj. — 1" Lié inséparablement avec 
qqn. 2" Embourbé dans un mau- 
vais pas, incapable d'avancer ; en- 
gagé dans une mauvaise affaire. 

flncrebieu [àkrebyœ . . M, âkirbije 
I, P, N, âkrâyi S, akramyi F], v. tr. 

— Emmêler, enchevêtrer. / s'aiicre- 
beiiye lés chciwes an s'gvètant, il s'em- 
mêle les cheveux en se grattant. 
Se dit aussi du fil; des céréales en- 
chevêtrées par une averse. Voir 
Crebieu. 

ftncrehalé [àkvehalë' . . M, K, 
àkrçhole . . I, P, èkrehale . . S], 
adj. — 1" Enchevêtré, embarrassé 
dans les branches d'un arbre. 2° 
Suspendu en équilibre, par ex. à 
un arbre. Se dit de personnes. 3" Qui 
est plongé dans les ennuis. 

Ancremicu {àkrçmyqe . . M, I, P, 
N], adj. — Embrouillé, emmêlé. Se 
dit d'un écheveau de fil, de cheveux, 
de céréales, etc. 

AncrGuhhclé [âkrœxlê' . -M, N], 
adj. — Entrelacé. Voir flncrehalé. 

flncritôle, voir Ancritoiile. 



flncritoûlG \âkritûl M, I, P, âkritfd- 
âkritô"l- âkretô"l N, àkritôl S], s. m. 

— Encrier. 

Ancrolè, voir flncraler. 

flncrotè, voir flncrater. 

flncrûjyi, flncrûhyi [àkrrijyi-àkra- 
yyi . . S\, adj. — Qui est tombé les 
jambes écartées. Voir Ancwincheu. 

flncugneu [âkûùœ . . M, I, P, N], 
V. tr. — Mettre dans un coin ; en- 
tasser, serrer, presser fortement, 
par ex. de la pâte, de la terre, etc. 

flncuhcné \àkûj(e)nê' . . M, N ], 
adj. — Assaisonné. 

Ancujené, voir Hncuhcné. 

Jlncwâhieu (s') \àkwœ[yœ . . M, I, P, 
àkwà-(yœ-ekwï:i'!y(je N, âkiuâyi . .S], 
V. tr. — Encroiser. — V. pron. S'ac- 
croupir, se baisser, écarter les 
jambes. 

Ancwincheu \àkwèsœ M, N], adj. 

— Qui est tombé les jambes écartées. 
Voir flncruhyi. 

Andânieu \âdunœ . . M, I, P, jV], 
V. tr. — Donner le vertige. 

Andater [àdatê' . . M, N, S, àdote 
. . I, P, cdnle V|, v. tr. — Endetter. 

Andeura' {àdo'rcv F\, v. tr. — En- 
durer. Voir flndeurieu. 

ilndeuriant {àdœryà M,I,N], adj. 

— Aimable, affable, Ç'at le mioa 
bâcèle qu'an s'rînt veûr, mâsèle n'ai wâ 
andenriante, c'est la meilleure fille 
qu'on pourrait voir, mais elle n'est 
guère alTable. 

Andeurieu [âdœryœ M, N, àdœryç 
I, àdœrçi P, àdœra'-âdœrai F, àdûri 
S, êdTrye, -yœ V\, v. tr. — Endurer, 
souffrir, tolérer. / faut ~ çou qu'an 
n'pcwjent ampi'cheu de uni, il faut e. 
ce qu'on ne peut empêcher devenir. 

flndeûyèsse [àdâêyes I, P], s. f. — 
Infiammation au doigt. 

Andiâler [àdyâlë' - àdydlë' M, àdyâlf 
. . I, P, àdyâlœ N], v. intr. — En- 
rager, être furieux. 

Andiârer (s) [àdyàre . . S\, v. pron. 

— S'égarer. 



HND 



— 16 — 



ANE 



Rndiauler, voir rtndiâlcr. 

Andieu [âdiifr . . gcn.\, s. m. — 
Landier. 

/\ndin |ârfê M, l, N, âdâ - àdê P, 
âdô F, êdœ S, ède V|, s. m. — 
l"Aiid;iiii, l'c qu'un faucheur abat sur 
une ligne, traînée d herbe qu'il laisse 
derrière lui. 2» Enjambée /, P. 

flndîve [ôf/T/'oén.], s. f. —Endive. 
Le l'ai/e de le Trinilc, 
Lés-andîi'es i faut pimitcr. 
La veille de la Trinité, les endives 
il faut planter. 

ftndon \âdôF\, s. ni. — l'Andain. 
2" Portion de forêt que doit exploiter 
et façonner chaque bûcheron. 

Hndôsse, voir Andoûse. 

flndosseler, voir /Indosser. 

i\ndossener,/\ndosser|«(/fi.'î/i("'-«rfo- 
sc' . . M, I, P, S, adnsa' F, àdox(e- 
àdnsky X, èdôsc \'|, v. tr. — La- 
bourer un champ pour la troisième 
fois, en rejetant la terre vers le mi- 
lieu. Voir Èdossieu. 

flndotè, voir /Indaté. 

Andoiise |fî(/(w .1/, /, /', ôf/HS-àrfô"s 
\, àdôs S], s. f. — Frais. Pèijeii 
r ~ , payer les frais, les pots cassés. 
P'Ier /'-, supporter les frais. R'do- 
bieu /■-, redoubler les frais (recom- 
mencer). 

Rndoyatc {(Idniial. M, X. ùdmiot 
/, /'|, s. f. - .\n(louilletle. 

/\ndoye [ôr/o;/ M, /, /', .V, àdny S, 
V|, s. f. — 1» Andouille. 2» Personne 
faible, sans vigueur, maladroite. 

flndoyote, voir Tlndoyate. 

Andreumîn \àdr(ymi . . M, /, /', 
A", àdnrmi S, rdrcnii V\, v. tr. — 
Endormir, .l'a lt:s hrvs andremninx, 
j'ai les bras endormis (engourdis). 
[ndri'ini lè mci(ini(Hi(', serrer faible- 
ment le frein trune voiture V. 

Andrcumou [àdnynui . . M, I, /', 
A', udunud'r /•'!, s. m. — Flatteur. 

Andreumoûse [«(/rfrmds M, I, X, 
âdnrmows P\, s. f. — Herceuse, 



chanson pour cndoririir les enfants. 
])('), dô mincie, 
Xole chèle è t/wèle pètes, 
Xole chin an-ri-c doits, 
Ce fût hhihh antre zous dons 
Do, do, minète, notre chat a quatre 
pattes, notre chien en a deux, ça 
fait six entre eux deux /. 

Andreût \àdrœ M, I, P, X, àdrô- 
âdrow-âdrô-îdrô S, êdrâ V], s. m. 
et f. — 1° Endroit, lieu. Lo piat -, 
le petit endroit ilieux d'aisances). 
Fane firoâssc ~ , un gros e. (endroit 
où il y a beaucoup de passage). 2" Le 
beau côté d'une étofTe. 

fVndreût \àdrw M, I, P], prcp. — 
.Auprès de, vis-à-vis de. ~ cheuz nos, 
vis-à-vis de chez nous. 

Andrichon (è 1') [àdrisô M, I, P, 
X], loc. adv. — Accroupi sur ses 
talons (locution marquant la pos- 
ture du magot), ./'(dans <iainsiea 
{hliani/ca) v /'-, nous allons glisser 
étant accroupis. 

Andrôt, voir Andreût. 

Andu, Anlu (de, que) |(«/iï A/, âlii, 
I, P, X\, prép. et conj. — 1" Au 
lieu de. 2" .\u lieu (pie (tandis que). 

Anduchieu, voir Anduhhieu. 

Anduhhieu [âdiiyji(f . . gén.|, v. Ir. 
— Entlurcir. 'L al anduhhieu au 
fu, il est endurci au feu. Voir 
Èduhhicu. 

AndCiri [àduri S\, v. tr. — I-juliirer. 
Voir Andeurieu. 

Âne \ân S, \'|, s. f. — .Vune. Voir 
Aune. 

Âne [an . . gén.|, s. ni. — 1" Ane. 
Antôté conte i-it-âne roje, entêté 
comme un à. rouge. Bête conte cJiâ 
d' ~ , battre comme chair d'à. .S'(i;i- 
ii-aler ~ et r'v'nin haudal, s'en aller 
à. et revenir l)au(let. 'L at ans' licle 
que r ~ de nate ntolin, i! est aussi 
bête que l'a. de notre moulin. On 
II' piciit fâre Inncre i-n-â. qii' n'è m' 
seû, on ne peut faire boire un à. 
(pii n'a pas soif. /,' - (pie s' trcuijc 



flNÉ 



— 17 



HNF 



è sovant dès craies au cul, l'a. qui 
s'étrille a souvent des crottes au c. .. 
Lès-â. que s'tremjent zous inimmes n' 
sont wâ ireuyeus, les â. qui s'étrillent 
eux-mêmes ne sont guère étrillés. 
Voir Rèté. 2» Chevalet sur lequel les 
scieurs de long fixent la pièce de bois 
qu'ils doivent débiter. 

i\né [anë F\, s. m. — Anneau. 
Voir Èné. 

Hnèbotisse [anèbotis V], s. m. — 
Anabaptiste. Hâle guèys, anèbotisse. 
que gvète ses pices (allusion aux 
anabaptistes qui demeurent dans 
la ferme appelée Haute Guèys 
(Haute Chèvre), près de Lorquin, 
arr. de Sarrebourg). 

ilnècdake \anej<dak M, N\, s. f. — 
Anecdote, aventure. 

Ânerèye [ànrêij M, N\, s. f. — 
Un rien, très peu de chose. 

Anéte [anêt M, çnët I, P, N, S, 
unel F], adj. — Honnête, aimable, 
poli, raisonnable, convenable. 'L è 
i-n-a. guêje, il a des gages conve- 
nables. V'atefiz beun ~ , vous êtes 
bien aimable. 

flneut [anœ F\, adj. — Aujourd'hui. 
Voir Enut. 

flnèvrisse [ançvris M \, s. m. — 
Coup de sang. 

ilnéye [anëy F\, s. f. — Année. 
Voir Ènâye. 

Ânéye [ânëij S, V\. s. f. — Aune. 
Voir Aune. 

flnfé [àfêi M. I, P, N, S\, s. m. - 
Enfer. Lo fi va an-n-a., le fil va 
en e. (il saute hors du crochet du 
rouet). N'awer pas pus d'repoûs 
qu'eune jans an-n-anfé, n'avoir pas 
plus de repos qu'une personne en 
c. On dit aussi souvent Nanfé. 

flnîèmer [àfemêi . . M, I, P, N \, 
V. tr. — Avoir faim. Vaut niions 
fUre 'i bivin r'pès qu' d'an-n-anfènier 
dous'. il vaut mieux faire un bon 
repas que deux où l'on ne mange 
pas assez. — Part pass. : affamé, fa- 
mélique, glouton, gourmand. 



Afèraché làfçrasë' M], adj. — De- 
venu farouche. 

Hnfèrènè, Hnîèreuner [àferœnê' M, 
âfçrçne . . I, P, âfeixnœ-àferœnœ N], 
V. tr. — Enfariner, saupoudrer de 
farine. 

ilnfèrnawé [àfernaivêi-âfqrnowë' M, 
fej-nowa' F], adj. — Noué par tous 
les bouts, diflicile à défaire, en dés- 
ordre. Se dit surtout du fil, de la 
ficelle, etc. 

flnîeumer [âfœmê' . . M, I, P. N], 
V. tr. — Fumer, par ex. un porc. 

flnîeurhalé [ùfœrtalë' M], adj. — 
Qui a un grief contre qqn. 

Rnfeurnâhieu [àfœrnâyyœ M, N, 
àfernâ'njq . . I, P, F, âfœrnàyi-âfœr- 
nâyi S, êfnrnœ(ije,-\]œ V], v. tr. — 
l" Tourmenter, faire endêver. - Part, 
passé: qui s'emporte vite, endiablé, 
forcené, suppôt du diable. 2" v. intr. 
Etre pressé, affairé, vouloir faire son 
ouvrage trop vite. 

AnfeurnâjiGU, voir flnfeurnâhieu. 

Anîeutener, ftnf eutieu, ftnfeutriycu 
[àfœtnëi . . , àfœtijœ, àfœtriyœ . . M, 
I. P, N\. V. tr. — 1" Exciter une 
personne contre une autre. 2" v. intr. 
Envenimer, en parlant d'une plaie. 

flnfeuyemant [ àfœymâ M, N, àfçy- 
mà, I, P, fi/T/îKÎ S, ôfîniô V], s. m. 
— Gonflement. 

flnîeuycu [ àfœyœ-àfoyce M, àfœyç 
I, P, àfoyœ N], v. tr. et intr. — Gar- 
nir de feuilles. Val lo bous qu'anfeuye, 
voilà le bois qui se couvre de feuilles. 

Anîèyemant, Anlîemant, voir ftn- 
îeuyemant. 

Anîicu [àfyœ . . M, I, P, N, S, 
àflœ F, ôfyç V], v. tr. — Enfler. 

Anîlemant, voir flnfeuyemant. 

Anîihhnè [ àfixnç Marieulles ], v. 
tr. — Panser, guérir. 

Anîilâye [ âfdày . . M, I, P, N, S], 
s. f. — Rangée, bande. E r~, à la 
file, sans désemparer. 

Anfiler [àftW . . M, I, P, N], v. 
tr. — Enlever le morfll. Voir Refiler. 

2 



/INF 



— 18 - 



HNG 



flnfilou [àfilu . . M. I. P. X], 
s. m. — Grippc-sou. 

/Infiou I âfi/u . . M. P, N, S, àfijii- 
àftjur I, Ciflûr F \, s. f. — 1" Flnfliirc. 

— d'gosieu, enflure de gosier (an- 
gine). 2» Inflammation. - dés-euys, 
inflanmiation des yeux. 

flnfiiire, voir Hnfiou. 

ilnfla', voir flnfieu. 

flnfochencr, voir Anîohhener. 

Anfohhcner ( àfçxnc' . . M, I, P, N, S], 
V. intr. — 1" Enrager, pester. 2» Etre 
ardent au travail, travailler avec 
ardeur. 

Anfoncieu | àfôsijœ . . M, I, P. F, 
N. S. èfôfii/c.-i/a' V|, V. Ir. — lùifoncer. 

flnfonçûrc | àfôsùr . . M. I, P, X], 
s. f. — Trou, cavité. 

flnfondrcr [ àfôdrêi . . M. I. P. X, 
S. afôdrw F], v. intr. — S'elTondrer, 
enfoncer. 

Anf endure \ àfùdilr M], s. f. — 
Eboulcmcnt. 

/Infoner | âfoim . . M. I. X. S. 
çfornçi P, àfiirnw F, èfimç V), v. tr. 

— Enfourner. 

flnforce, Anfôrt, voir ftnfoûche. 
flnfoûcelé | àfTislë' Landrotl' |, adj. 

— Qui a perdu la tèle. 
flnfoûche, flnfoîihhc, /Infoûrce 

[ à/Tirs. i'iffix M, I. P. à/o<'rs-à/ïïrs X. 
âforS], s. f. — Fiffort, mal qui vient 
d'un cfTort, d'un mouvement brusque, 
par ex. une entorse, une hernie. 

flnfourna', voir Anfoncr. 

flnframer | ùfraïuc' . . M. X, S, 
àfrçmç . . [, P, rafruina' F, èfromç 
V], V. tr. — Enfermer. 

flnfreuchè, Anfreuhhè | àfrirsç- 
(ifr<y/x I. P I, adj. — lùnijrcssc. 

Anfreumieu | ùfrwnujœ . . M. 1. 
P, N, àfra'mc F, frermi/i S, fremijc. 
-yœ V], V. intr. — l-^prouver des four- 
millements. Voir Frcumicu. 

Hnfreumion [ ùfnniuiô M], s. m. 

— l'ourmillcmenl, picotenienl. 

/Infromè, voir /Inframé. 

flnglésc I (/(//(''.s gén. |, s. f. — Es- 
pèce de bouteille à ventre renflé, 



contenant 'U de litre, on l'appelle 
ainsi pour la distinguer de la bor- 
delaise. 

Angola ( àgçlu-àijorii . . M. I. P, 
V], s. m. — Chat angora. 

flngoler [ àgolë' . . M, I, P, X, S, 
àgula' F. ègolç Y], v. tr. — 1» Man- 
ger avidement, engloutir. 2" Déro- 
ber quelque chose dans le champ 
de son voisin. 

flngolevant [ âgolvâ M, X |, s. m. 
— Engoulevent. 

Angolou [ àgolu . . M. I. P. X ), 
s. m. — Qui mange goulûment. 

Angomicheu \ àgomis<i' . . M, I\, 
v. tr. — Soustraire à quelqu'un, par 
de belles paroles, ce qu'il avait de 
plus cher. Voir Ègomicheu. 

i\ngon [àgô X\, s. m. — Graisse 
de voiture. 

flngon ( àgô gén. |, s. m. — Gond. 

O ! lo chin. tés lo ki fié dés , oh! 

le chien, tu as le c . . hors des gonds 
(tu ne te possèdes plus) V. 

Hngongriyeu | âgôgriyœ . . M, I. 
P. X. S I, adj. — Invétéré. Se dit 
d'un mal. 

rtngonnc, voir Angoûne. 

flngonîes [àgoulg M, I, P, X, S], 
s. f. pi. — .\gonie. L'at dans lés — , 
il est dans les a. (il agonise). 

flngoniser ( àgonizci . . M, I. P, 
çg(>iiiz(y . . X, S, Y], v. intr. — Être 
à l'agonie. 

i\ngoniser (de satîses) \àgoni:êi 
. . M. I. P. çgonizœ X. agpnizç . . S], 
V. tr. — Agonir de sottises. 

Angora, voir Angola. 

Angoula', voir Angoler. 

Angoûne \ âgrin-àgôn M \, s. m. — 
l'.scargot (terme enfantin). Voir Ès- 
kèrgat. 

Angoyeu [ ngai/œ . . M. I, P, X ), 
adj. — Habillé. Se dit en mauvaise 
part. .1/(111 ~ , mal vêtu. 

Angrachi, voir Angrèhhicu. 

Angrachieu, voir Angrahhicu. 

Angrahhicu ( àgrâyi/œ . . M, I. P, 
N, ), v. tr. — Se dit des poules qui 



flNG 

étendent la terre, le sable, en grat- 
tant. — Lés payes angrahheiujent 
nate fomereii, les poules grattent 
notre fumier. 

flngraler [ àgraW . . M, N, àgrçlq 
■ . I, P], V. intr. — Grêler. 

Angran [àgrà S], adj. — Avide. 

flngrèchieu, voir PLngrèhhieu. 

ilngrèhhieu [ àgrçyyqe . . M, 
I, N, çgrexe-egrçxi P, agrasi-àgrasi 
F, âgrqyj S, êgrçxye,-yœ V], v. tr. — 
Engraisser. — An n'angrèhhent meu 
lés p'hhés èva d'I'âwe kiére, on n'en- 
graisse pas les porcs avec de l'eau 
claire. Voir Rangrèhhieu. 2" Fumer 
les terres. 

Angrevieu [ âgreuyœ M, N ], v. tr. 

— Préparer le linge pour faire la 
lessive, le démêler. 

AngrTlcr, voir Hngrulcr. 

flngrinjeu [àgrèjce . . M, I, P, N, 
S, ragrèji F], v. tr. — Engranger. 

flngrinner [ àgrênê' . . M, I, àgrê- 
nê' . . P, S, ëgrênç V ], v. tr. — 
Introduire la gerbe dans la ma- 
chine à battre. 

flngrûler [ àgrûlêi . . M. I, P, N, 
àgrûlç-àgnlç . . S, ëgrîle V], v. intr. 

— Grelotter de froid. 

Jlnguèjeu [ àgçjœ . . gén. (aga- 
Ji F)], V. tr. — Engager. 

flnguèjure ( àgejiir . . M, I, P, N], 
s. f. — Gage. 

flngueuhhe [ àgqe-i . . M, l. P, N], s. 
f- — Angoisse. Ne s'emploie que 
pour désigner deux sortes de poires 
(pwére d' ~ ): 1» une espèce qui n'est 
bonne que dans sa maturité; la chair 
en est si douce qu'elle mollit de bon- 
ne heure ; — 2» une autre sorte qui 
gratte le gosier et qui ne peut se man- 
ger que blette ou cuite, aussi appelée 
pwére trangnante (étranglante). Ja- 
dis, des poiriers sauvages étaient 
plantés sur le territoire de chaque 
village; les fruits en étaient parta- 
gés entre les habitants. 



19 — 



flNH 



Angueuye [ âgœy M, N, âgçy I, P], 
s. f. — Anguille. ~ d'ciwe, anguille 
d'eau. ~ d'Iuiye, anguille de haie (or- 
vet). — / n'y è qiièque ~ sos Jus, il y 
a quelque a. sous jus, sous roche. 

flnguiès \âgye M, I], n. pr. — 
Anglais. 

Anguietére [àgyetêr . . M, I, P, N\, 
n. pr. — Angleterre. 

flnguîre [ àgîr M], s. f. — Aiguière, 
vase, cruche. 

flnhalé ( àhalëi . . M, S, ], adj. — 
Embarrassé, encombré, gêné. 

Anhalé [àhalc' M], adj. — Dessé- 
ché. Se dit des tonneaux, etc., dont 
la sécheresse a disjoint les douves. 

Anhambieu [ âyàbyœ . . M, I, P, 
N, S. êhàbi V], v. intr. — 1" Faire 
de grands pas. Dans M et N, on dit 
aussi flnhamber. 2° v. pron. Se ha- 
sarder : Je rim'inhambe mi dons wète 
chemin le, je ne me hasarde pas dans 
ce sale chemin V. 3° v. intr. Se hâ- 
ter, en marchant ou en travaillant. 

flnhanter [àhàtêi . . M, N], v. 
tr. — 1° Enjamber. 2" v. intr. Faire 
de grands pas. 

Anhaté [ àhatê' . . M, N, S, àho- 
te . . I, P, ahçlai F], adj. — Être 
arrêté par un obstacle, empêché, 
accroché, embourbé, embarrassé. 
Se dit par ex. d'une voiture qui ne 
peut plus avancer, d'un chanteur, 
d'un orateur qui restent court. 

Anhène, voir flnhcunc. 

Anhène [ ô/içn M, N], s. f. — Se- 
maine. 

Anhèné [àhqnê' . . gén. (ëhqnçV)], 
V. tr. — Ensemencer. 

Anhèrbé [àhçrbëi . . gén. {ënçrbç) 
V], adj. — Plein d'herbe. 

KnhèrdiGU (s') [ àhqrdyœ . . M, 
I, P, N, S\, V. pron. — S'enhardir. 

ilnhèrheuler, flnhèrholè [âhçrhœ- 
lëi . . M, P, N, àhçrhole I, êhçrhçlç 
V] , V. tr. — 1" EfTaroucher. 2" Exci- 
ter S, V. 



ANH 



— 20 



flnhèrnichcu [ àliçritisnp . . M. I, 
P. .V, harnasi F. vhornisije.-tiœ V|, 
V. tr. — Harnacher. 

Knheugneu [àlKriVc M. X ], adj. 

— Mal lavé. Se dit du lin^'e. 
Hnheule («/;«■/ M. I. /'. A'), s. f. 

— Bourrasque. 

flnheuler | àhq'lî" . . M. I. /'. A' |, v. 
intr. — Souiller en bourrascjue. Se 
dit du vent. 

flnheune | àh<yn M, N, (iheii I. P. 
àhc S, èhïm M, V|, s. m. et 1'. — Kni- 
barra.s, entrave, empêchenient. — 
Ç n'ol m' qu'ène inhTiitc, !o i/ohhon 
Ir. ce n'est ([u'embarras, ce .^ar^on- 
là (il gène partout). Fârc ~ , l'aire 
la mauvaise tcMe, bouder. 

flnheuré \ àlia'rci . . M, A'|, adj. 

— Entêté. 

/Inheuricu | âh(frt/<e . . M. l, /', 
A', (thcfi-w F. ehûri-elûri S. çhlri V|. 
adj. — .\huri. 

flnhèver [ àhçi>c' . . M. I. P. A' |, 
V. tr. — Knlevcr ce qui tient au sol. 

Anhhemeler | (ixniçlê' . . M. I. P. 
\. rnsmçla' F. n;ymçle . . S], v. tr. 

— Mettre des semelles. 
Anhhèpé \ ùyj'pc' . . M. /, /', A'|, 

adj. — l-^nchevètré. 

Anhheûte, voir flnhhute. 

flnhhevelé ( (lyçiilc' . . M. I. P. X. 
(isçpUi' F], adj. — Échevelé. qui a 
les clieveux ébouriU'és. 

flnhhombyi (s') \ ày/ibi/i S \, v. 
pron. — S'emparer. 

flnhhoûbiè ( àyjihtiè Xovéant], adj. 

— Qui a des fourmillements dans les 
jambes. 

Anhhtyin {('r/Ji/r X \, s. m. et adj. 

— Imbécile, maladroit. 

Knhhute | àyiH M. I. P, X. àyjî'l S\, 
adv. — Knsuite. 

Anhin | ri/ic .S |, s. m. — lùubar- 
ras. Voir Anheunc. 

Anhinchi \àltèsi LandrofV |, adj. - 
1" Déhanché. 2" l-jubarrassé dans 
\in vêtement trop lourd et trop 
am|)le ; mal vêtu. 



ANJ 

Anhonchcu [ àhnsrp . . M, I, P, F, 
X. S. chôsi/c-iia' Y], v. tr. — 1" F.m- 
poif^ner, saisir, serrer, introduire 
avec force. 2" Uossor. ;{" .\ttra]>cr. 

— cime (ic/lu.rion d'chhlomèr'. a. une 
fluxion de poitrine. 4" Apostropher 
«rossièremcnt. 

Anhonté | àhôlci M 1, adj. — I-".honté. 

Anhortemant | àluirlçmâ M. I. X |, 
s. m. — Kxhortation. 

Anhotè \àlwte . . I. P], adj. — 
Fmpêcbé. Voir Anhaté. 

Anhoyeu | ûliou'i' ■ ■ -W. /. /'. X, 
.S|, adj. — Maliiabillé. 

Ânieu | «/H/cr . . M. I. P. X\, 
s. m. — Homme de peine cpii re- 
cueille les marcs de raisin dans le 
pressoir. Voir Âmieu. 

Ânièsse ( àni/es M, X |, s. f. — 
.\nesse ; femme de lien d'intelligence. 

Anîn I uni M. X. onî-nni l ], n. ))r. 

— Orny, vill. i)rês de Metz. 
Âniou I "w/ii M. I. P. X], s. m. 

— .\nier. — Lès (lannit/es sont chères, 
lcs-(i. sorti n'nins. les denrées sont 
chères, les a. sont venus. 

Anjaler | àjalci . . M. X. S. àjole 
. . I, P. (ijplw F],\. infr. — Geler. 

— L'âme anjale d'Ié Vfii, l'eau gèle à 
côté du feu (tellement il fait froid). 

— 'L è lés pèles ittijdlâ'/es conw i 
(/ron (l'chin. il a les jiattes froides 
comme le museau d'un chien. — 
l'art, pass. . : Qui a des engelures. 

Anjalieu | àjah]<v M. X. (ijolyç I, 
P |, V. tr. — Kmbellir, décorer. 

Anjalûre | àjalnr . . ,U, X, S, 
ùjolfir I. àjolîir-qjoKir P. ajolftr F, 
('ijalùr-cijalœr X ], s. f. — Knge- 
lure. 

Anjambâye | Ajàlnui . . M. /. /', 
A'. .S". (ïjàhiiçn X. Jàtyê;/ V|, s. f. — 
lùijambéc. 

Anjambèsse | ôjàhes M. I. P. X |, 
s. f. — llnjandiée. 

Anjartè | àjàrlç S |. adj. — Fatigue 
d'être assis. Voir Anjèrlé. 



ANJ 

Anjc [àS gén. ], s. m. — Ange. — 
Vôr lés-a., voir les anges (l'échap- 
per belle) S. 

ftnjclat [àjla M, X. àjlç I, P \, s. 
ni. — Angelot. Sorte de fromage 
ayant une odeur très prononcée. 

Anjélus' [ àjêliis M, I, P, N, àjêli.s- 
âjëlis S, V], s. m. — Angélus. 

Anjenayeu, flnjenoyè (s') ( âjnaijœ 
M, N, àjnçyç I, P, cijimtji F, S\, v. 
pron. — S'agenouiller. 

Anjeque [ àske . . M, I. P, S, àske- 
eskç K \, prép. — Jusque. 

i\njeu [àjœ M, N], v. tr. — Com- 
muniquer la contagion à quelqu'un. 

flnjèrber [àjerbêi . . M, I, N], 
V. tr. — Mettre en gerbes. 

Anjèrté | q/V/'/ë' . . M, I, P. X. 
âjarte . . S. vjortq Y |, adj. — 
1" Fatigué d'être assis. Qui a des 
crampes dans les jambes. Se dit 
spécialement des porcs dont les 
jambes sont paralysées par suite 
d'une longue station dans une écu- 
rie humide. 2" Empêtré P, F. 

ftnjèveler ( àjevlë' . . M. I. P. X, 
S, ajcwlw . . F, S. èjçvlç V\, v. tr. 

— 1° Mettre les javelles en gerbes. 
2" Se pommeler, en parlant du ciel. 

AnjimèlG, flnjimoûle | àjimîil M, I, 
P. âjimql X. âjimcl S, V\, s. f. — 
1» Étourderie. 2" Grimaces, manières. 
3" Personne peu dégourdie, mala- 
droite, encombrante, agaçante. 

Anjolfe \ àjole . . I. P], v. intr. 

— Geler. Voir ilnjaler. 
Anjôlè, voir Anjoûler. 
/Injôlerèye, voir Anjoiîlerèye. 
Anjoliè [àjolije I, P], v. tr. — 

Embellir. Voir flnjalieu. 

Hnjolûre [ àjoliir I, P \, s. f. — En- 
gelure. Voir Anjalûre. 

Anjoûler [ âjâlêi . . M, I, P, àjûlœ- 
àjô'^lœ X, âjôlç . . S, êjôlç V], v. tr. 

— Enjôler. 

Rnjoûlerèye [ âjûlrçy M, I, P, àjûl- 
rëy-âjô-'lrëy X], s. f. — Action d'en- 
jôler. 



21 — 



HNK 



Anjoiilou [âjûlu . . M, I, P, àjûlu- 
àjô^lii X], s. m. — Enjôleur. 

flnju [ àjii M. I, P, X, S, ajû F. 
àjë V], s. m. — Enjeu. 

Rnke [àk M, I. P, X, àk,àkœr S, 
V\, s. m. et f. — Encre. 

Ankèmûre [cikemûrl, P\, s. f. — 
Entamure. 

Ankeugnater, [àkœnalê' . . M, X, 
âkqeÙQte . . I, P, ràkiinatç S\, v. tr. 
— Rencogner. 

Ankeugneu [ âkqsftœ . . gén. (êkë- 
ni Y) I, adj. — Mal lavé. 

Ankeugnotè, voir flnkeugnater. 

Ankeulé | àkœlë' . . M. I, P, X ], 
adj. — 1" Cagneux. 2" Ereinté. 

Ankeuler [àkœlê< . . M, I, P, X], 
V. tr. — 1" Se dit proprement des 
rapports contre nature. 2" S'unir, en 
parlant de l'homme et de la femme. 

Ankeure, voir i\nke. 

Ankeuveler [ àkœvlë' . . M, I, P, 
X, S, akiivlw F, èkevlç V ], v. tr. — 
Préparer le linge pour la lessive, le 
tasser dans une cuve. 

rtnkiape ( àkyap-àky(fp M, ùkyap- 
âtyap, àkyœp-àtyœp X, âlsœp-çtycep- 
etsœp S, ckyep Y \, s. f. — 1» Cour- 
roie qui sert à accoupler le cheval 
de dehors avec le cheval qui est à 
la main. 2" Groupe de chevaux at- 
tachés les uns aux autres à l'aide 
d'un licou. 3" Entrave. 

Ankiaper ( âkyapê' . . M, àkyapqe- 
àtyapcf, âkyœpœ-àlycepoe X, àklœpe 
Landroif, ejyœpç-etsœp<^ S, èkyepe Y\, 
V. tr. — Attacher deux bêtes ensemble. 

Hnkeuser [àkœzë' M], v. tr. — En- 
jôler. 

flnkiawer [ âkyawë' - àkyowë' M, 
àkyowq . . I, P, àkyawœ-àtyowœ 
X, àkyawç-àtsawe-àtyawe . . S], 
V. tr. — 1" Enclouer, en parlant des 
chevaux. 2" Estropier. 

flnkieume [ àkyœm M, I, P, àklqsm 
F, âkyœm-âtyœm X, àtsœm-àlyœm- 
àtSïm-âtyûm-âtsùm S, èklîm (âktim 
Avricourt) V\, s. f. — Enclume. 



— 22 — 



flNK 



HNN 



Ankicupe, Hnkieupeu, voir /\n- 
kiape, Ankiaper. 

rtnkikiner [àkikinv' . . M. /, .S' |, 
V. tr. — Embarrasser, ennuyer. 

flnkioûrc [ àkyûr M, I, P. ùkirir F, 
àk-yCir-ùlyûr, àkyô<'r-ûliiû"r N. âlyôr- 
âtsôr S. èkyôr \ |, v. tr. — En- 
fermer. 

rtnkioûs ( àkyCi M, I, P, àktû F, 
àkyû-ùlyû, âkyôw-àtyôw N, ûtsô-àtyô 
S, èkyd V], V. tr. — Enclos. 

Ankleuper \àkkfpèi Landroll'], v. 
tr. — Attacher deux bètes ensemble. 
Voir flnkiaper. 

Hnkyi [âkyi M], n. pr. — .\ntilly, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Anla, voir 7\nlè. 

Anlâhieu ( ô/âr.'/'.'' ■ ■ ^f- l- P- 'V. 
S|,v. tr. — Epandre. — Vanlalwiiy- 
reùz V foinereu j'qu'è sus l'iaron, 
vous épandrez le fumier jusque de- 
vant la maison. 

Hnlâhhieu | ûlâyji(f. . . M. I. P. 
N ], V. tr. — Enlacer. 

Aniè \àlq M, I, P. N. S. àla F. 
ëlq V], adv. — Ainsi, de cette façon. 
S'emploie quelquefois conjointement 
avec Daceu. — 'L è anlè. elle est 
ainsi (elle est enceinte.) 

Anlècieu [ àlçsycv . . gén. (êlçsye 
\) I, V. tr. — Enlacer. 

flnlcmîn [àlnn F, M ), s. m. — En- 
nemi. Voir Ènemi. 

flnleumer | ùl(œ)më' M |, v. tr. — 
Allumer. Voir Èlemer. 

flnlevéje ( àli'ï's M], a. m. — Elevage. 

Anlever [ àloc' . . gén. (èlvq Y) ), 
v. tr. — Enlever, emporter. 

flnlcver \àlv& . . M. I. P. N\, v. 
tr. — l*;iever, nourrir. 

Anlevîn [àlvî . .M, I, P\, s. m. 

— 1" Alevin. 2" Cochon «le lait. 
3" S'emploie souvent dans le sens 
d'écolier, d'élève (familier). 

Anlirc I anr M, I. P, N. S |, v. tr. 

— Choisir, trier, démêler. — Qu' 
chivèsil Irap, anlit mau, ([ui choisit 
trop, choisit mal. 



flnlode, flnlodè, voir Anloûde, 
rtnloûder. 

Anlôde | àlôl S], s. f. — Courbature. 

Anlondeuyerèye | àlôdœyrçy M, 1, 
P], s. f. — Courbature. 

flnloûde [àlùl M, I, P, alûl F, 
àlûl-àlO"! A'j, s. m. et f. — Éclair. 

— Vif coinc V ~ , vif comme l'éclair. 

— 'Le pèssé conie i-n-a., il a passé 
connue un éclair (très vite). — Lé 
joîiye que prodiil l' ~ don boneûr, 
la joie qui produit l'éclair du bon- 
heur, C. H., I, 96. 

ftnloûdé I àlndc' . . M, I. ùlûdc' 
P, (diidw F. àlûdœ-âlô''d<r X, ûlôd<; 
. . S\, adj. — Qui a une courba- 
ture, qui a mal aux reins. 

ftnloûdcr [ àlùdê' . . M. I. P, 
ùlndœ-àlôudœ N, aludw-alœlw F ], 
V. intr. — Faire des éclairs. 

flnlu de [à/(ï M. I. P, N\, prép. 

— Au lieu de. Voir /Indu. 
Anlûné [àlûnêi . . M, I, P. A'), 

adj. — Lunatique, maniaque. 

Annalâye | ànaluy M, \, S, ânolûy 
/, P], s. f. — Départ. 

ilnnârieu (s') | ûnùryqe . . M. 1. 
N \, V. pron. — S'élever dans l'air. 

— L'alwale s'annârle. l'alouette s'é- 
lève dans l'air. 

Annarmant [àncirmà N], adv. — 
Entièrement. 

flnnawicu (s') ( ànawyœ-ânowyœ 
M, ânçivyç I, P, onpyi F. aiu'iyi S |, 
v. pron. — S'emplir d'eau, devenir 
aqueux par l'effet de la pluie, en 
parlant des légumes. — Nas groiid'- 
bîres ne valent ryin, èles sont loles 
annawiâyes. nos pommes de terre 
ne valent rien, elles sont toutes 
devenues aqueu.ses. 

Annayancc | ânayâs M. N. ànoyàs 
I, P, anoyâs F, ènoyàs V], s. f . — 
Ennui. 

Rnnayant | ànuyà M, N, S, ànoyù 
l, P, anoyâ F, ênoyà V |, adj. — 
Ennuyant, ennuyeux, fâcheux. 



i\NN 



25 - 



ANR 



flnnayemant [ ànaijmà M, N, S, 
ànçymà I, P, anoymâ F ], s. m. — 
Ennui. — Aiver de i ~ , avoir de 
l'ennui ; s'ennuyer. 

Rnnayeu [ ànaijœ . . M, N, S, 
àiiçyç I, àno!jç-çnoij(i P, anoyi F, 
ënçye,-yoe V], v. tr. — Ennuyer. — 
Quand-an trèvèije, on-n-al qaite de 
s' ~ , quand on travaille, on est 
quitte de s'ennuyer (on ne s'en- 
nuie pas). 

flnnayous [ ânaijii M, N, S, ànçgu 
I, ànoyoïi! P], adj. — Ennuyeux. 

Annèrbè [ànçrbç V], adj. — Plein 
d'herbes. Voir flnhèrbé. 

Anneuhh [ànœ-/^ N \, s. m. — In- 
dividu dont on ne [jcut se débar- 
rasser, importun. 

flnnipé \ànipci M], adj. — Équipé. 

flnnolaye, voir fi.nnalaye. 

ftnnôlieu, voir flnnoulieu. 

flnnoûlieu | ânrdi/œ . . M, I, P, 
ànô"lyœ-ànîihjœ jV], v. tr. — 1" En- 
duire d'huile. 2° Donner l'exUênie- 
onction. 

Annovré [ ânçvrc' . . gén. (anu- 
vrw F, cnovrç V) ], adj. — Qui a 
du travail à faire, qui est occupé. 

— y ateûz moût ~ , vous êtes très 
occupé. 

flnnoyance, voir flnnayance. 

/Innoyè, voir flnnayeu. 

Annuhhner (s') [ ànii-inf . . S], 
V. pron. — S'approvisionner d'une 
chose, mais en petite quantité. — J'n'a- 
vûs pus d' salade, on m'an-n-è bèyi 
po m'an-n-a., je n'avais plus de sa- 
lade, on m'en a donné pour en 
avoir une petite provision. 

flnnut, voir flnnayance. 

flnnutieu (s') [ ànûtyœ N \, v. pron. 

— S'attarder pendant la nuit. Voir 
Ènutieu. 

Annoyous, voir Hnnayous. 

flnonci [ anôsi F, S], v. tr. — An- 
noncer. Voir Ènoncieu. 

Ânôs [ànô S], n. pr. — Aulnois. 
Voir fluneiîs. 



/Inouvra', voir flnnovré. 

flnoyant, voir Annayant. 

flnoyemant, voir /Innayemant. 

Anoyi, voir i\nnayeu. 

Jlnquawé [ àlcaïuë'-âkçwê' . . M, 
N, àkowç . . I, P, F\, adj. — Accou- 
plé. Se dit de deux chiens. 

flnquawer [ àkawê'-àkowè' M, àko- 
we . . I, P, àkowa' - àbakçwa' F, 
âkawç . . S\,\. tr. — 1" Arracher 
une plante de terre de manière 
qu'il n'y a que les feuilles qui res- 
tent dans la main. — Le porate al an- 
quawâye, le poireau est mal arra- 
ché. 2" Casser un couteau de sorte 
que l'on n'en retient que le manche. 

Anquower, voir rtnquawer. 

/Inqwèteliïre [ àkwqtlûr . . M, I, 
P, N I, s. f. — Ensemble de quatre 
bâtons qui servent au tisserand à 
monter si pièce. — Ele prins dans 
lés-a., être embarrassé, ne pouvoir 
se débrouiller, ne pouvoir se tirer 
d'affaire. 

Anrayeu [ ârayœ . . M, N, S, 
âroyç I, P, aroyi F\, v. tr. — 1" Com- 
mencer à labourer une pièce de 
terre, faire le premier sillon. 2» Com- 
mencer une besogne, un ouvrage 
quelconque. 

Anrayi [ àrayi 5 1 , adj . — Embourbé. 

Anrayu [ àr«i/(ï M], s. m. — En- 
rayure, appareil qui sert à enraj'er 
une voiture. Voir Èrayu. 

i\nrèjeu [ àrçj'qe M, N, àrçji-çrçjç- 
çroji P, araji F, àraji-àrçji S, èrejye, 
-yœ V], v. intr. — Enrager. 

Anréne [àrên N \, s. f. — Partie 
du harnais que l'on place sous la 
queue. 

fVnrené [ ârnêi . . M, I, çrnê' P ], 
adj. — 1" Qui a mal aux reins, qui 
est fatigué, éreinté. 2° Mal bâti ; es- 
tropié. 3" Enrhumé. 4» Amaigri. 

flnréte [ àrêt gén. (âryçt V) ], adj. 
— 1° Impatient, pressé. 2» Obstiné, 

entêté. corne i baudat, e. comme 

un âne. 



24 



ANR 



HNT 



Anrcûdieu | ùrœdijœ . . M, I, P, 
A', àrôih/i S], v. tr. — Haidir. — J'û 
les deCn/s (inrcûdictis d' frcûd, j'ai les 
doigts raidis de l'roid. 

Anreumé ( ùrœmê' . . M, I, P, 
F, N, ùrirnç . . S, crime V\, adj. 

— Enrhumé. 

flnrcunè (s') \ ûrfrnç / |, v. pron. 

— Se ruiner. N'oir ftnrîiner. 
Rnreuyeu | àrœijœ . . M, I, P, 

N, arfijii F, ('roi/e,-fja.' V|, adj. — 
1» Rouillé. 2" Qui a une extinction 
de voix, enroué. 

Anribandcr [ àribùdë> . . M, /, /', 
N ], V. tr. — Enrubanner. 

Anribatou [ àribatii M, ,V, àrihaloti 
. . /, P|, s. m. — Ivi'ogne. 

ilnrimè, voir i\nrcumè. 

ftnrinté | ôtrtc- . . M, /, /', F, X \. 
adj. — Ereinté. 

flnrôdyi, voir AnreUdieu. 

Anrôkieu, voir Hnroukieu. 

Anrôtyi, voir flnroûkieu. 

flnroûbaté \ ànilnitP' . . M, I, I> \. 
adj. — Habillé d'une blouse. 

flnroiikieu | ùrrikt/a- . . M, I, ]\ 
ùrô"kijœ-ârrikiia'-ârûlyci; K, ârôtyi S \, 
v. tr. — Enrouler, entortiller, en- 
trelacer. 

Anroijtieu, voir Anroûkieu. 

Hnroûyè | àrûiiçl ], adj. — Enroué. 

Anroûyeu ( àrmicy . . M, I, P, 
F, ârriijii'-<'irô"!ia' \ ], v. tr. — l"n- 
rouler, entortiller. 

flnroyè, voir rtnrayeu. 

ilnrôycu, voir flnroiîyeu. 

/Inrûner ( àrûnc' . . M, I, P \, v. 
tr. — Huiner. Voir /Inreunè. 

flnsagne | àsan M, N, dson I, 1' \ 
s. r. — lùiseigne. 

Ansagne | â.s«;î M\, s. 1'. — Siyne 
attaché aux jjattcs d'une poule, d'un 
porc, etc. pour les reconnaître. 

AnsanG | Cixan A/, N, àson I, P, 
ason-iisqn F, (isân-ùsan S, Psôn V \, 
adv. — Ensendile. 

Ansangolant {âsûyolùM, l \, adj. 

— Ensanglanté. 



Ansaucener [ âsôsnP' . . M, I, P, 

\,S,(isë:itii<v F|,v.tr. — Assaisonner. 

Ansaucieu ( àsôsyœ M, N ], v. tr. 

— .\ssaisonner. 

Ansaulc | âsôl M, N |, s. f. — Cy- 
lindre de métier à tisser. 

Ansauver (s') | âxôpêi . . M, I, P, 
N \, V. pron. — Se sauver. 

Ansawé | àsawê'-àsowê> . . M, X ), 
adj. — Qui a les pieds liés ensemble. 
Se dit des animaux. 

Ansèchi | mçsi S |, v. tr. — Mettre 
en sac. Voir Ansècheler. 

Anseuti | l'tstyli S |, v. inlr. — lùi- 
dèver, avoir grand dépit, se fâcher. 

— / /■(' frd ~ , il l'a fait endèver. 
Ansolemant | à.s'(j/;ji(i M, I, P, N \, 

s. m. — .\ssolement. 

Ansone, voir Ansane. 

Ansowé, voir Ansawé. 

Ansoyc 1 àsoy M, I, P\, s. ni. — 
Sot, étourdi. 

Ansrevèle | àsrçvcl M, X, ûsreni;! 
/, P \, n. pr. — Ancerville, vill. de 
1 arr. de Metz. 

Ansu lô.siï M, /, /', .V], adv. — 
Loin, au-delà, outre. — J' sus bcim' 
~ de /' fâre, je suis bien loin de 
le l'aire. 

Antahhelè, voir Antèhhelcr. 

Antande | ùlàl gén. (ètôl Y) \, v. tr. 

— Entendre. Voir Oûyi. 
Antarer, voir Antèrcr. 
Antassi, voir Antèsser. 

Antayi | âlàyi . . S |, adj. — lùn- 
bourbé. — Zout' ché al ~ , leur 
voiture est embourbée. 

Antayi | âlayi S ], v. tr. — Mettre 
une taie à un édredon, un oreiller. 

Antchawè | lilsaioe S |, v. tr. — 
Enclouer. Se dit des chevaux. Voir 
Ankiawer. 

Antcheu, voir Antieu. 

Antchcume | ùlsirni' S |, s. f. — 
Enclume. Voir Ankieumc. 

Antcheupe | ('ils(t]> S |, s. f. — Li- 
cou. Voir Ankiape. 

Antchîme, voir Ankieutne. 



RUT 



— 25 



TÎNT 



flntchôre, Rntchôs, voir Ankioûre, 
i\nkioûs. 

flntchûrae, voir flnkieume. 

Ante, voir flnteur. 

flntècheu [âtqsœ . . M, I, P, N], 
V. tr. — Tacher, salir. 

Antècheler, voir ftntèhheler. 

flntecrit [ àtkri M, I, P, N\, s, m. 

— 1" Antéchrist. 2" Enfant turbu- 
lent, jeune vaurien. 

Antèhheler làtçxlê' . . M, I, P, 
N, àlaxlq ■ ■ S, ëtoyje V], v. tr. — 
Entasser des gerbes. 

ilntèmer [ àlçmêi . . M, I, N, S, 
t^lemê' P, atamiv F, è terne V], v. tr. 

— Entamer. — Faut fâre eune crus 
sus i pin d'vanl que d' V ~ , il faut 
faire une croix sur le pain avant 
de l'entamer. 

flntèmïirc [ àtçmPir - àtçmcjer . . 
M, I, P, X, âlqinCir-ùteimr S, èteiiûr 
V], s. f. — Entamure, le premier 
morceau coupé dans une miche de 
pain, généralement à la baisure. 

flntenôsse [àtnôs S], s. m. — 
Mouton de deux ans. 

ftntèr, voir /Inteur. 

Hntèremant ( àtçrinà gén. (ètôrmô 
Y ) ], s. m. et f. — Enterrement. 

Rntèrer [ àlejêi . . M, I, P, F, N, 
âtarq . . S, êtorc V\, v. tr. — En- 
terrer. — Je n' vieus m' nï ~ por 
lu, je ne veux pas m'e. pour lui (je 
ne veux pas me sacrifier pour lui). 

Rntèrîonciè, voir flntGurfoncieu. 

flntèrpanrc, voir Anteurpanre. 

Antèrtènîn, voir Anteurtenîn. 

Antèsser [ àtqsêi . . M, I, P, X, 
alasi F, âlasi- nfe.se . . S], v. tr. — 
1" Entasser. — Antésse beun' lés 
r'hîns dans le haie po qu 'l an t'neusse 
dèuantêje, entasse bien les raisins 
dans la hotte pour qu'elle en con- 
tienne davantage. 2" Encuver le 
linge pour la lessive. 

fl.nteur [ àtœr, àl M, N, S, àlej- I, 
P, F, ëler V], prép. — Entre. — 
~ dous', entre deux (entre chien et 



loup). — ~ lo zisl' et r zèsf, ni 
bien, ni mal. 

flnteurchèt [àtœrse M, I], s. m. — 
Entrechat. — 'L at l' preinîn don 
v'iêje po r ~ , il est le premier du 
village pour l'e. (c'est le premier 
danseur du village). 

Anteurîoncieu [ âtœrfôsyqe M, N, 
àtqrfôsije I, P ], v. tr. — Défoncer. 

flnteurpanre [ àtœrpàr M, N, àtqr- 
pàr I, P, àtrepàr S], v. tr. — Entre- 
prendre. 

flnteurpreneûr, i\ntcurprenou 
[âtœrprenôêr-âtœrprenu . . M, I, P, 
N, àtreprenu S], s. m. — Entre- 
preneur. 

Anteurtenîn [ àtœrtenî M, N, àlçr- 
tçnî-àtertqnè-àtretni . . I, P, F, 
âtçrtqni S, ètqrteni Y], v. tr. — En- 
tretenir. Voir flntretenîn. 

Antiape [ àtijap S], s. f. — Licou. 
Voir Ankieupe. 

Antiapeu \ ùtijapœ N], v. tr. — 
Attacher deux bêtes ensemble. Voir 
ilnkiaper. 

flntiawè [ ùtyawe S ], v. tr. — En- 
clouer, en parlant de chevaux. Voir 
flnkiawer. 

flntidu {àtidû X], part. pass. — 
Tordu. Voir Antûde. 

Antieu [ àtyce . . M, I, P, F, X, 
S], s. m. — Cheval entier, étalon. 

Antieume [àtijœm S], s. f. — En- 
clume. Voir Ankieume. 

Antieupe ( âtyœp S ], s. m. — Li- 
cou. Voir Ankieupe. 

Antieupeu [àtyœpœ X], v. tr. — 
Attacher deux bêtes ensemble. Voir 
Ankiaper. 

Antiôrc, voir Ankioûre. 

Antiôs, Antioiîs [àtyô S, àtyû X], 
s. m. — Enclos. Voir AnkioQs. 

Antioûre [àtyûr X ], v. tr. — En- 
clore, enfermer. Voir Ankioûre. 

Antiiime, voir Ankieume. 

Anto [âtç X], prép. — Avec. — 
~ meu, avec moi. 



26 



ANT 



RUT 



flntokicu ( àl^kyw . . M, I, P, N, 
àloti/i S 1, V. tr. — 1" Entourer, en- 
tortiller, envelopper. 2» Tourner la 
vis (lu pressoir ])our le serrer. Voir 
Rantokieu. 

Antômiot \ àlônujo F\, s. m. — 
Personne niahuiroite. 

ilntone [àlçn M, I, P, \], s. f. — 
Commencement d'une antienne ; 
commencement d'un récit. 

Antône, voir flntoîîne. 

ftntoneu | ûtoiue S], s. m. — litour- 
neau. Voir Ètoné. 

flntoneu, voir flntonu. 

Antonu [ ûlonii M, S, P, \, àlimii 
F, àtonwç-àlonœ S], s. m. — En- 
tonnoir. 

Antonwè, voir Antonu. 

Antor 1 àlçr gén.|, prép. — .Vutour. 

— É l' ~ , à l'entour. 

Antorcr [âtorêi . . M, I,P, F, N], 
V. tr. — 1» Entourer. 2" Faire une 
clôture. — ~ l' me, entourer le 
jardin d'une petite palissade. 

Antornûre [ àlornilr M, I, P ), s. f. 

— Entorse, foulure. 

Antotieu, Antotyi [àloti/cf ..M,I,N, 
çlçrtçyq P, àtorluji F, ùtoliji S, èlo- 
Uje,-lloe V|, v. tr. — Entortiller. 

Antoîïne ( àtûn M, I, P, àliin-àtô"n 
N\, s. m. — Bêta, étourdi, imbécile. 

— N' fâs m' r - , ne fais pas l'im- 
bécile. 

Antounu, voir Antonu. 

Antoûtené | iitûtnê' . . M, I, P, 
A'I, adj. — Engourdi. .\u figuré: peu 
intelligent. 

Antoïiyi, voir Antroûyeu. 

Antraper, voir Antrèpcr. 

Antrâye {âlrày . . gén. (ôtrvtj \')\, 
s. f. — lintrée. 

Antrechète | à/rçsç/ M, I, P, A'], 
s. f. — Planche de séiiaration dans 
une caisse, une malle. 

Antredcvér' \àlrçd(e)vtT M, I, P, X, 
S\, V. tr. — Entrouvrir. 

Antrefâte | àtrefâl . . gén. |, s. m. 

— 1» Espace de temps. — - d'ciine 



oûre, espace d'une heure. 2" His- 
toire, aventure. Voir Èstrefâte. 

Antrèfener | àtrqfnê> . . A/, /, /', 
A'I, V. tr. — Cultiver en trèfle. 

Antreîoncieu ( àlrefôsi/œ . . M, I, 
P, X ], V. tr. — Défoncer le sol. 

Antrcmaler [ àlrçmtilêi - âlrinuilci 
. . M, X, ùlrçmçlç-àlrimolç . . I, 
P, âtrçmalê' . . S, êlremolç V ), v. tr. — 
lùnmèler. 

Antrcmeume \ àlrrmcfm M, A'|, 
s. f. — Pièce de fer qui relie les 
mancherons de la charrue. 

Antrèmwè [àlrçnnuç S\, v. tr. — 
Préparer un terrain pour planter 
des betteraves. 

Antrèpcr | àlrçpë' . . M, I, P. X, 
âtrapç . . S, ëtropç V \, v. tr. — 

Embarrasser, entraver. ich'rmi, 

attacher le bout du licol d'un che- 
val à une jambe de derrière pour 
l'emiK'cher de marcher. — Lo ch'ixiu 
(it anirèpc, le cheval est pris dans 
ses traits. J' m'a antrèpé dans léx 
rort/i/ie5, je suis resté accroché dans 
les ronces. 

Antrcpèles [ûlrçpçt X \, s. m. et 
{. pi. — Dillicultés. 

Antrer [àtrêi . . M, I, P, X, S, 
ôtrç V], v. tr. — Entrer. 

Antrctenîn [ ùlrçlnî . . M, I, P, 
X, âtrelni S, êtrclni l'|, v. tr. — 
Entretenir. Voir Antcurtenîn. 

Antreuselcr | àlrcyzlêi . . M, I, P, 
X 1, V. tr. — Mettre en tas, en par- 
lant des céréales. 

Antrevèrncr | âtrçrçnici . . M, 
P\, V. tr. — Retourner les chaumes. 

Antrèvou [àlriiim . . M, l, P, X], 
s. m. — Au plafond, espace qui 
sépare deux solives. 

Antrèye ( âtrçy I, P\, s. {. — En- 
trée, arrivée. 

Antrèyîn 1 àtrçyi . . M, I, P, X. 
ùlrî S I, s. m. — Entrain. 

Antrimalcr, voir Antrcmaler. 

Antrîn, voir Antrèytn. 



flNT 



— 27 



KNW 



Hntripoyeu [ âtripçijœ . . M, I, 
P, N\, V. tr. — Emmêler, entortiller. 

Antrouwander [ àlriiwâdê' . . M, 
I, N], V. tr. — Rendre paresseux. 

Antroûyeu [ âlrûyct; . . M, I, P, 
N, àtûyi S, ètûye,-yœ V], v. tr. — 
1» Emmêler, entremêler. — L'èhhé- 
vote dé fi ol intoûyée, l'écheveau de 
fil est emmêlé V. 2» Égarer. 

HntûdG [ âtût M, I,P,N], v. tr. - 
Tordre. — Part. pass. antidu N, tordu. 

flntûdi [àtiidi N], s. m. — Mau- 
vais sujet. 

Antûnâd [àtùnâ . . gén. ], adj. 

— Importun. 

ilntûner [ àtunê' . . gén. ], v. tr. 

— 1° Étourdir, assourdir par une 
conversation trop bruyante, par le 
bruit; importuner, ennuyer. 2» Eni- 
vrer. Part. pass. : Qui a perdu la 
tête pour avoir trop bu. 

Antûse [âtiis M, I, P, N\, s. f. — 
Prétexte, tournure mensongère. 

Antwène [ âlivçn gén. ], n. pr. — 
Antoine. 

È le Sint-Aiitiuène, 
Lo r'pès d'i mwène, 
È le Sinte Luce, 
Lo saut d'eiine puce. 
A la St-Antoine, (les jours augmen- 
tent) du repas d'un moine, à la 
St-Luce, d'un saut d'une puce. 

i\nut [aiiû F], adv. — Hier. Voir 
Ènut. 

flnvanter (s') [àvâtë> M], v. intr. — 
S'éventer. Se dit des liqueurs. 

flnvaye [àvay M, N, àvçy I, P, 
avoy-avuy-àvuy F, âvçy-àvôy-âvuy S, 
èwey-èwçy V ], loc. adv. — En 
route, dehors, parti, disparu. 

flnvayeu [ àvayœ M, N, àvoyç I, 
cwçyç-qvçyç P, avçyi F, àvayi-àv(u)yi 
S, êvuye,-yœ V\, v. tr. — Envoyer. 

ilnvayu [ àvayû M, N, àvçyii I, P], 
s. m. — Nom que les écoliers don- 
nent au bâtonnet pointu aux deux 
bouts, qu'on lance au moyen d'un 
coup sec donné sur un de ces bouts. 
Voir Beuye. 



Jlnvéch, voir PLnvéhh. 

flnvéhh [âi'fx M, I, P, N, èvêt- 
Ti'ëx S, êvyçx ^'1> s. m. — Envers, 
l'opposé de l'endroit. — An-n-invéhh, 
è r'iinvièhh, à l'envers. Voir Ranvéhh. 

Anvelemé [ ùoelinc' . . gén. (ëvçl- 
inq V)], adj. — Enragé, endiablé, 
animé d'une ardeur extrême. 

Anvèye [àvçy M, I, P, N], s. m. 
— Envi. — Is vont d' ~ , ils vont à 
l'e., à qui mieux mieux. 

flnvèyc [ àvçy M, I, P, N], s. f. — 
lo Petit morceau de peau qui se 
soulève à la naissance de l'ongle. 
2» Petit filament en spirale qui croit 
sur certaines plantes, par ex. la 
vigne. 3" Tache naturelle sur la 
peau. 

flnvieu l ttuya- . . gén.], v. tr. — 
Envier. 

Hnvieus [ âvyœ . . M, I. P, N ], 
s. m. — Envers. — L' ~ at pus bé 
qii iandreût, l'envers est plus beau 
que l'endroit. 

flnvieus [ àvyœ . . M, I, P, N, 
êwâ V], prép. — Envers, à l'égard 
de. ~ la, envers lui. 

flnvious [àvyii . . gén.], adj. — 
Envieux. Lés a. ne sont Jèmâs con- 
tants, les e. ne sont jamais contents. 

Anvioiiseté [ àvyïistê' . . gén. (ê- 
vyûstç V], s. f. — Envie, convoitise. 

flnvouye, voir Anvaye. 

Hnvouyi, voir Anvayeu. 

flnvoyc, Hnvoyè, voir flnvaye, 
ilnvayeu. 

Hnvoyu, voir Anvayu. 

flnwârâye (Le groiîsse) [ âwâray 
M\, s. f. — Titre d'un ouvrage en 
patois messin, imprimé en 1615 par 
A. Fabert. Pour les uns, a. signifie- 
rait « énamourée », pour d'autres, 
une a. serait une forte fille de cam- 
pagne, bien charpentée, une grosse 
mafïlue ; a. signifierait aussi : vache 
en fureur qui va au taureau, 

Anwî [ âwï V], n. pr. — Angwil- 
1er, vill. de l'arr. de Sarrebourg. 



— 28 — 



HOU 



AR 



Août. Voir 



7\out \(iii y], s. m. 
Out. 

Apâhi, Apâji 1 (ii>ilfi-apïiji S \, v. 
tr. — Apaiser. Voir Èpâhicu. 

flpala' [apcilw F], v. Ir. — A|)|)c'- 
1er. Voir Èpeler. 

Apâlc I (ipâ"l S |, s. f. — Épaule. 
Voir Épaule. 

Apanre [ (i/M'ir I', S |, v. Ir. — Ap- 
preiulre. Voir Èpanrc. 

Apanre | apàr /•" |, v. tr. — Allu- 
mer. Voir Ampanre. 

Apârer [âpàrv . . S, F], v. tr. - 
.\pp:irier. Voir Èpârieu. 

Aparô, flparwa | ûpârû S, apiirwa 
F\, s. m. — Cloison d'écurie. Voir 
Èpèreû. 

Apas \âpa S], lulj. — Hpais. 
Voir Pas. 

Apassi \iipaxi S \, v. tr. — Epais- 
sir. Voir Passieu. 

Apassou [âpasu S], s. f. — Epais- 
seur. Voir Passou. 

Apatriyi [upalriiji F], v. tr. — 
Entraver. Voir Ampëteurieu. 

Apawtau [ «/«kc/ô /•"], s. m. — 
Épouvantait. Voir Èpawtau. 

Apèrceûr \ (ipçrxirr F], v. tr. — 
.\pereevoir. Voir ÈpèrccQr. 

Apèrfondi [(iperfôdi F\, v. tr. — 
Creuser. Voir Èpèrfondir. 

Apokè, Apotè, Apotiè, Apoukè, 
Apoutchè, Apoutiè, voir Èpoûter. 

Apougni \tipiirii /•'], v. tr. — Iju- 
poi^iier. Voir Ampogneu. 

Apouvante, Apoyante | apiu'ùl F, 
iiporàl S 1, s. f. — Épouvante. Voir 
Èpovante. 

Apovanter, \ apovàlq . . S\, v. tr. 
— l-^pouvanter. Voir Èpovanter. 

Apoyi I apoi/i F], v. tr. — .Vppu\er. 
Voir Èpayeu. 

Apoyon, Apoyu | apotiô-apoijû F], 
s. ni. — Appui. Voir Èpayate. 

Aprantisséjc i apràtisPs S ), s. ni. — 
Apiirentissage. Voir Èprantisséje. 

Aprater \ ûprale S \, v. tr. — Ha- 
biller. Voir Èprater. 



Après I <"i/);-ç .S|, ])rép. — .\près. 
Voir Èprès. 

Aprochi \ uprosi /•", .S'|, v. tr. — 
.Vpproeher. Voir Lpracheu. 

Aprover | âprooe S \, v. tr. — Es- 
sayer. Voir Èprover. 

Âque I «A-, yiik . . , yak M, I, 
âk-iiûk P, F, vk-yck S, V ), pron. 
ind. — Quelque chose. / n'y è 
mont ~ , il n'y a pas grand chose. 
Ç' nul ni' pou ~ , ce n'est pas peu 
de chose. Toi pyin ~ , beaucoup de 
choses. 'L è M'a -, il a guère (peu) 
de choses. — Pis aine, |)lus île 
choses. Tant equc, tant de choses. 
/ piol éque, ène piotc eipie, une pe- 
tite quantité. Pou ryin né pou ?qne, 
])our rien, ni pour quelque chose 
(à aucun prix) X. 

Aquowa' | ukoww F | , v. tr. — 
.\rraclicr la tige d'une plante. Voir 
Anquawer. 

Âr [ (/r . . gén. ], s. m. et f., 
le plus souvent f. — 1" Air, vent. 
- </o/i fu, a. du feu (chaleur). - don 
jo, a. du jour (aube, pointe du jour). 
/ [ire bone ~ , l'a. est bon. L ~ Cire 
duhh Cdurj, il fait grand vent. 
/ haut ~ , une boullée d'à. L' ~ i>â, 
il l'ait <lu vent. L' ~ al pesante, il 
fait lourd. Bèyenz v' i poû d' /' - , 
donnez-vous un peu d'à. (attendez, 
patientez un peu). — 
Hone âr, 

Fnûre tè zos mes yârrs, 
(irand tnhlie, 

Foûre le zos mè ch'nûhlie. 
Bon air, fourre-toi sous mes jupons, 
bonne bi.se, fourre-toi sous ma che- 
mise V. 2" Finnamenl, ciel. // - al 
eonri, le ciel est couvert. L' ~ so fâl 
nefir, le ciel se fait noir, '.i" Nuage. 
Lés ~ vont vile, ç' n'ai m' bwin sine, 
les nuages vont vile, ce n'est pas 
bon signe. 

Ar \(ir . . gén.|, s. m. — 1" Ma- 
nières, façons, mine. 2" Apparence. 
Awer r ~ , avoir l'air, paraître. 



flRH 



— 29 — 



ARI 



T es r " de V counahhe ans babeu- 
nes dés vèches, tu as l'air de te 
connaître aux lèvres des vaches 
(on dirait que tu peux résoudre 
cette question). 

Arabe [arâp S], s. f. — Érable. 

flrachi { arasi F], v. tr. — Arra- 
cher. Voir Èrècheu. 

Araji [ araji F], v. tr. — Enrager. 
Voir ftnrèjeu. 

flran [arà Château-Salins], interj. 
— Allons! en avant ! 

ilrandrèle \ arùdrel S\, s. f. — 
Hirondelle. Voir fllondrèle. 

flranji | iirùji . . F, S |, v. tr. — 
Arranger. Voir Èranjeu. 

/Iranteûle, ftrantôle, flrantwalc 
[ arâtœl-arâtival F, ciràtôl S], s. f. — 
Toile d'araignée. Voir Èrantcîïle. 

Rraye \ aray M, N, oroy I, P, F, 
aray-arây-cirâoy-çray S, oroy Y ], s. 
f. — lu Oreille. 'L at dans lés dates 
Jusqii'aus- ~ , il est dans les dettes 
jusqu'aux oreilles (il est très endet- 
té). Quand' lés chètes passent lés pètes 
pa d' sus lés-a., ç'at sine de piâwe, 
quand les chats passent les pattes 
par dessus les o., c'est signe de pluie. 
2» Branchies, ouïes. 

Arayc d'âne [aray d'an M, N \, 
s. f. — Oreille d'âne (grande con- 
soude). 

Araye de bèrbis [ aray de berhi 
M, iV I, s. f. — Oreille de brebis 
(grande centaurée). 

H.raye de rète [ aray de ret M, N\, 
s. f. — Oreille de rat (piloselle, chi- 
corée). 

ilraye de seuris | aray de s'ri M, 
N], s. f. — Oreille de souris (ger- 
mandrée). 

flrbe [ àrp-àp . . .1/, /, P, F, N, 
5br-âbr-ap-âp-arp-arp-erp-êp S, âbr 
V], s. m. — Arbre. Anteur V ~ et le 
paloûhhe, i n' faut m' mate lo deûy, 
entre l'a. et l'écorce, il ne faut pas 
mettre le doigt. 2" Arbre de moulin, 
de pressoir. 



flrbolète ( orfcp/çf V], s. f. — Arba- 
lète. Voir Èrbeulate. 

Ârcôlisse ( cirkôlis S ], s. m. — 
Réglisse. Voir Regôlisse. 

Ârdéne [ ârdên S], n. pr. — Ar- 
denne. Voir Êrdinne. 

Hrdwése [ ârdwês . . M, I, P, F, 
X, ârdiuâs-arduiês . . S, V], s. f. — 
Ardoise. 'L at sus /' ~ , il est sur l'a. 
(il est débiteur d'un aubergiste). 
/ n'ai m' pèrmîns aus crèpaus d' mon- 
ter sus i teût d' ~ , il n'est pas permis 
aux crapauds de monter sur un toit 
d'à. So vante n'at m' fût an-n a., lés 
crépauds y montent, son ventre n'est 
pas fait en a., les crapauds y mon- 
tent (elle mène une vie dévergondée). 

Are ( âr-àryéy M, N, arï F, eryây- 
eryêy S], s. f. — 1» Aire. 2" Airée, 
quantité de gerbes qu'on étale dans 
l'aire pour être battues. 

Are [ïir V], s. m. — Atre. Voir Ate. 

Arègne [ areji F], s. f. -• Araignée. 
Voir Èreugne. 

Ares \&r . . M, I, P, F, N, cr 
S, V], s. f. — Arrhes. 

Arèye \ àrêy M, N ], s. f. — Sillon 
tracé par la charrue. Voir Erîe. 

Argue [ ark M, N, ork I, P, S, V, 
ûrk F\, s. f. — Orgue. 

Argou [aryu M \, s. m. — Orga- 
ni.ste. 

Arhote [ârhot P], s. f. — Oseille. 
Voir Alhatc. 

Arias \àrya M |, s. m. pi. — Ennuis, 
dillicultés, embarras. 

Ariate [ aryat M, N, çryot I, P\, 
s. f. — Oreillette. Champignon qui 
pousse sur le tronc des hêtres en 
décomposition. 

Ariate | âryat M ], s. f. — 1» Ariette, 
chansonnette. 2" Aubade. 

Arîe, voir Are. 

Arîe [ ârîy . . M, I, P, N, S |, s. f. 
— Plate-bande. 

Ârieu [ àryo' . . gén. |, v. tr. — Aérer. 

Arieu [âryœ . . M, I, P, N ], v. 
tr. — Donner des arrhes. 



- 30 



HRI 



Arieu lân/cp . . M, I, P, ^'\, ndj. 
— F"ané, flétri. 

Arièye, voir Are. 

Arièye ( àryêy M, X ], s. f. — Air 
de musique. Le jwè eiine -, il a joue 
un air. 

Hrinta' | arèlw F], adj. — Kreinté. 
Voir Anrinté. 

Rriva' \ arii'w F\, \. intr. — Arri- 
ver. Voir Èriver. 

Arîyc I àn(y) . . gén. ], s. f. — 
1" .Sorte, espèce, par ex. de pommes 
de terre. 2" Race. 
Lègnévevlle, 
Pèle vîle, 
Pèles Jans, 
Pèle arttfe d'ofanlu. 
Laneuveville (vill. de Tarr. de Sar- 
rebourg), vilaine ville, vilaines gens, 
vilaine race d'enfants (sobriquet) V. 

Hrjant \ ârjà S], s. f. — Argent. 
Voir Èrjant. 

Arlinje | «;■/(".<■ S], n. pr. — Ar- 
lange, vill. de l'arr. de C.hàteau-Salins. 

flrloche \arlos F], s. f. — Oscille. 
Voir Âlhate. 

Armanac', voir Èrmonèc'. 

Armâre \ârmârS |, s. f. — Armoire. 
Voir Aumâre. 

ftrme ( arm M, orm I, P |, s. f. — 
Orme. 

flrmélc I anncl Y], s. f. — .Vrnioire. 
Voir flumâre. 

ilrméle, ftrmène ( armêl S, arinçn 
N], s. f. — Lame de couteau. Voir 
flimèle. 

flrmeunèc', voir Èrmonèc'. 

Arméyc larmêi/ S, l'|, s. f. — 
.\nnée. Voir Èrmâyc. 

flrmon j arma M, A' |, s. m. — Poi- 
trine, poitrail. J'â mnii è l' ~ , j'ai 
mal à la poitrine. 

flrmonèc', voir Èrmonèc'. 

Armouwè {arnnui'ç Ciondrexangc], 
v. tr. — Hcmucr. Voir Rcmouwer- 

Arnichau \ arnisô F\, s. m. — 
Hanneton. Voir Heulat. 



ART 

Rrnjcot \arniko M, K], n. pr. — 
Hcrnicourt, ferme située près de 
Herny, arr. de Boulay. 

Arondale, arondré, arondrèle | arô- 
dal F, arôdrêi I, P, arôdrçl M, F], 
s. f. — Hirondelle. Voir fllondrèlc. 

flrondyi | drôdi/i S ], v. tr. — Ar- 
rondir. Voir Èrondieu. 

ftrosatâye [ urozatài] S |, s. f. — 
Contenu d'un arrosoir. Voir Èro- 
satâye. 

Arosate |;(ïror(i/ .S), s. f. — Arro- 
soir. Voir Èrosu. 

Aroser ( dz-prç S ], v. tr. - Arroser. 
Voir Èroser. 

flrosu [arçzïi F], s. m. — Arrosoir. 
Voir Èrosu. 

Ârou [ ârii . . S, Y], s. m. — Peur, 
horreur. Éle in-n-ârou, avoir peur. 

Arousa' [arusœ F\,\. tr. — Arro.ser. 
Voir Èroser. 

Arousu \aruzii F\, s. m. — Arro- 
soir. Voir Èrosu. 

Arouyi \annji F|, adj. — Enrouillé. 

Arouzwa ( arnziini F |, s. m. — Ar- 
rosoir. Voir Èrosu. 

Arôye 1 nrôi/ V), s. f. — Oreille. 
Voir Araye. 

Arôye [ «rô// V], s. f. — Arroche 
comestible. 

Aroyè, Aroyi [aroyç P, aroiji F\, 
V. tr. — Tracer un sillon avec la 
charrue. Voir Anrayeu. 

Arpyi | (nv);// F], v. tr. — Herser. 
Voir îrpieu. 

Artichoût [arlisn P, F\, s. m. — 
Artichaut. 

Artifaycs \ artifaij V], s. f. pi. — 
(^olilichets. 

Artihon | or/i'yô S ], s. m. — Arti- 
son. Voir Èrteuhon. 

Artihoncr | âW/Ypnç . . S|, adj. — 
Rongé par les miles. Voir Èrleu- 
honé. 

Artike [ ïtrtik . . gén. ], s. m. — 
Article. 

Artisse | àrtis . . gén. |, s. m. — 
Artiste. 



hro 



— 31 



RTE 



flruyi [ arûiji F], adj. — Enrhumé. 
Voir flnreuyeu. 

As' [as M, N, çs I, P, F, S, V], 
s. m. — Os. J' n'a qu' le pé et lés-as', 
je n'ai que la peau et les os (je suis 
extrêmement maigre). J'ter i-n-as' 
dans le gueule di loup, jeter un os 
dans la gueule du loup. 

Rs [à . . M, I, P], n. pr. — Ars, 
bourg de l'arr. de Metz. ~ Lakeun'hi, 
A. Laquenexy, vill. de l'arr. de Metz. 

Ascayî [ôskayî S], s. m. — Esca- 
lier. Voir Èscalicu. 

ilscouyate [àskuijat S], s. f. — 
Panier à salade. Voir Caye-salâde, 
Pèssu. 

Plscûser [askâzë' M],v. tr. — Ex- 
cuser. 

fisoudonje [ azudôs V], n. pr. — 
Azoudange, vill. de l'arr. de Sar- 
rebourg. 

flspèrjèsse ( aspçrjçs F, S], s. f. — 
Goupillon. Voir Èspèrjèsse. 

Âss' I as V], adv. — Aussi. Voir 
ilusseu. 

Hssa' [ asw F], adv. — Assez. Voir 
Èsséz. 

flssachi [ asasi F\, v. tr. — Mettre 
en sac. Voir Anchècheler. 

fl.ssâne [asân S], adv. — Ensemble. 
Voir flnsane. 

i\sselat [asla M, N, oslo I, P \, s. 
m. — Osselet. 

Assène [a,sçn F], adv. — Ensemble. 
Voir Ansane. 

Âsserôs [âsrôSj.s. m. — Auxerrois 
(espèce de raisin). Voir flussereûs. 

ilssésouna' [asëzuna' F], v. tr. — 
Assaisonner. Voir Ansaucener. 

Assetant [âslà S], adj. — Autant. 
Voir Aussetant. 

Âssi [âsi Y], adv. — Aussi. Voir 
Ausseu. 

Assièta' [asyçtai F], v. tr. — As- 
seoir. Voir Èssieuter. 

flissiéte [asyët F, âsït S], s. f. — 
Assiette. Voir Èssieute. 

Assieute, voir Èssieute. 



Assicutu [asyqetû F], s. m. — Banc. 
Voir Èhhicutu. 

Assises [asîs P, F], s. m. pi. — 
Vers qui se forment dans la viande. 
Voir Èssîses. 

Assita' [asitw F], v. tr. — Asseoir. 
Voir Èhhieuter. 

Assîte, voir Assiéte. 

Âssitôt [ ûsitô S ], adv. — Aussitôt. 
Voir Aussctoût. 

Assone \asçn F], adv. — Ensemble. 
Voir Ansane. 

Assouma' [ asumw F] , v. tr. — 
Assommer. Voir Èssomer. 

Assûri [ asiiri S ], v. tr. — Assurer. 
Voir Èhhiîricu. 

Assûrou [ âsuru S ], s. m. — Agent 
d'assurances. Voir Èhhiiriou. 

Astomèc [ àstome S], s. m. — Esto- 
mac. Voir Èhhtomèc'. 

Astomèkè [âstomçkç . . S],v. tr. 
— Estomaquer. Voir Èhhtomèkcr. 

Astropyi [àstropyi S], v. tr. — 
Estropier. Voir Èstropieu. 

Ata [âta M], interj. — Cri de 
menace pour arrêter les animaux. 

Atâbe [âlâp S], s. f. — Étable. 
Voir Ètaube. 

Atachi [ atasi F], v. tr. — Attacher. 
Voir Ètècheu. 

Atalâye | âtalày S ], s. f. — Attelée. 
Voir Ètalâye. 

Atalè [àtalç . . S|,v. tr. — Atte- 
ler. Voir Étaler. 

Atama' [ atamw F|, v. tr. — Enta- 
mer. Voir Antèmer. 

Atanre [atâr F], v. tr. — Étendre. 
Voir Ètande. 

Atassi [ atasi F], v. tr. — Entasser. 
Voir Antèsser. 

Atâyi 1 àtâyi S\,\. tr. — Attabler. 
Voir Ètauyeu. 

Ate [ât S, V], adj. — Autre. 
Voir Aute. 

Âtefwès [âtfiuç S, V], adv. — 
Autrefois. Voir Auteîwès. 

Ateura' [atœrw F\, v. tr. — En- 
terrer. Voir Antèrer. 



/ITE 

flfèyes, Atîycs [âtëii . . .V, /, P, 
X, âlcjj-âlct/ S, âlli; V ], s. f. pi. — 
Façons, manières, grimaces, céré- 
monies, airs précieux. Fâre (/c.s-â., 
fiiirc (les manières. 

Rio [('ilo .S'|,a<tv. — .Vutoiir. N'oir 
Auto. 

fltolâyc [ (itolilti F\, s. f. — Attelée. 
Voir Ètalâyc. 

fltola' I nlolii' F\, V. tr. — .Mteler. 
Voir Étaler. 

fltolûre \(ilplfir F], s. f. — .\tte- 
lage. Voir Ètalûre. 

rttonde \ (ilôl Ciondrexanf^e I, V. Ir. 
.Vltendre. Voir Ètande. 

fltôyi fs') I alni/i F], v. pr. — S'at- 
tabler. Voir Ètauyeu. 

fltrapa' [atra/xv F\, v. tr. — M- 
t râper. Voir Ètrèper. 

Atrapc, fltrapow {(ilrcip S, dlriipoii) 
F], s. f. — Piège. Voir Ètrèpate. 

Atrapou | âtrapii S |, s. m. — 
.Mtrapeur. Voir Ètrèpou. 

Âtremant, Âtrémont | âlirnui S, 
('ilrcmô rj.adv. — .\utrenient. \'oir 
flutrcmant. 

Atrèye | âlrçu . . M, I, P, .V, Cilrâi 
. . S, V\, s. m. — (".imetière. /•■(>/"/;• 
il' ~ , fleur (le e., tache de vieillesse 
(exiravasion de .sang par suite de la 
rupture de jjetits vaisseaux). 

Âtri \rilri S, V\, pron. indéf. — 
.\ulrui. Voir Autru. 

Àtron \nin) . . M, I, P, A'|, s. ni. 
— 1» Bousier. 2» Knfant délicat. 
3" Chat maladif (|ui ne peut (piitler 
le coin du feu. 

Atrot liilm S], adj. — Htroit. 
Voir Treiît. 

Âtyi I âli/i S |, s. m. — Compagnie. 
Voir Âkyi. 

Au \ô M, I, P, F, \\ â . .S, V\, 
art. contracté. — \u. S'eni|)loie 
après certains verbes où nous em- 
ployons d'ordinaire en français la 
préposition à: .S'male an rire, se 
melire à rire,' rie au râler, èlre à 
grommeler (toujours g.). 



32 



AUB 

Au I ô .V, /, P, F, X, r,o-â . . S, V, 
gén. I, s. m. — Ail. Le genre ail est 
représenté en Lorraine par onze va- 
riétés différentes : 1* .\llium porrum 
(poireau^; 2" a. satirum (ail comes- 
tible); 3° a. rotundum; 4» a. spha-- 
rocc|)halum; .")" a. vineale; 6° a. as- 
calonicum; 7" a. ccpa ; 8" a. pistri- 
losum (ces trois dernières espèces 
sont comestibles); 9" a. aleraceum; 
10° a. schd'uoprasum (ciboulette); 
11" a. ursinum. 

Aubané | ôbcinc' . . M, X \, adj. — 
Débraillé. Fime fnmc anlmntuie. une 
femme débraillée. 

Aubate | ôhal M, ôbol I, ôlml-ôbUtt 
/*, ùbat-ôhkit N (ôbi/cit LuppyA 
âblal S, îihlot V|, s. f. — 1» Ablelle. 
IJx minjom d' ~ de Lonj'vèle, les 
mangeurs d'à. de Longeville (sobri- 
<piet des habitants de ce village, 
ainsi que de celui dWube). Voir 
Grèvelote. 2" Chose de peu de va- 
leur. Se dit surtout au jeu de 
caries. .'5" Fennne de peu de sens. 

Aube \ôp gén.|, n. pr. — .\ubc, 
vill. de l'ai-r. de Metz. An vtd //)/>• 
(/(;■('■ pèsxr i ni </' /' ~ , en voilà un 
(|ui a passé la rivière de ï.\. (c'est 
un malin, il sait se tirer d'alfaire). 

Aubecot \ôpk(> gén.], n. i)r. — .\u- 
becourt, vill. de l'arr. de Metz. 

Aubène [ôbeii P, /•"], loc. adv. — 
.\ découvert. 

Aubéne, voir Aubinne. 

Aubenîn [ôbnï .)/, /, /', A'|, n. pr. 
— .\ubigny, château situé dans 
l'arr. de Metz. 

Aubepeune, Aubrcpîne (ô/)( (')/)«■;! - 
âurrpien M, ôhrepçi l, P, ôhrepln F, 
nbrepeii-ôbrcpiyii X, âbrepin-àbre- 
})èk-ûbrepln S, dbrepilc V\, s. f. — 
.Vubépine. 

Aubèrjisse [ôbçrjis gén.], s. m. — 
.\ubergislc. 

Aubèrliques jô/.çWiA- .1/, /, P, X], 
s. m. f. - 1" .\lli<iuets, alfutiaux. — 
2" Parties sexuelles. 



flUB 



53 



AUG 



Aubeusson [ôpsô M, I, P, N, S], 
s. m. — 1" Champignon blanc, — 
2" Espèce de petit poisson blanc. — 
3° Homme rabougri. 

flubiate [ô'-bijat Luppy], s. f. — 
Ablette. Voir flubate. 

Aubieu [ôbyœ M, N, ôbye I, P], 
s. m. — Viorne. 

Aubîle [ôbil M, I, P, abil F, ôbîl- 
ebïl N, ûbïl-âobll S, âbJl V], adj. — 
Habile. 

Aubîn [ôbî . . M, I, P, N, ùbî . . S], 
n. pr. — Aubin. 

È le Sint-Aiibîn, 
È le chèrâwe das /' mèlin, 
à la St. -Aubin, à la charrue dès le 
matin. 

Sint-Aiibin, 
Mâhhe au mètîn, 
St. -Aubin, mare ("pluie) au matin. 
Quand i pienl è le Sint-Aubin, 
I n'y è ni pèije ni fwin. 
Quand il pleut à la St. -A., il n'y a 
ni paille ni foin. 

flubîn [ôbî M, I\, s. m. — Espèce 
de raisin (vert auxerrois). 

Aubinne [ôbèn M, I, ôbën P, ôbën- 
ôbèn N], s. f. — Aubaine. J'â èrivé 
po le bone -, je suis arrivé pour 
la bonne a., j'ai eu un profit inat- 
tendu. 

Aublate, Aublote \dblal M, ôblçl P\, 
s. f. — Ablette. Voir Aubate. 

Auboletri [ôboltri M, N], s. m. — 
Lourdaud, rustre, escogriffe. 

Auboncot [ôbôkç M, I, P, N], n. pr. 
— Aboncourt, vill. de l'arr. de Thion- 
ville et de Château-Salins. Lés profiles 
rf'~, les prophètes d'A. (sobriquet). 
_ Aubori [ôbori M, I, P, N], s. m. — 
Eglantier. Sobriquet des habitants 
de Servigny-lès-Ste-Barbe. 

Aubote [ôbol I, P\, s. f. — Ablette. 
Voir Aubate. 

Aubrepeune [ëbrepœn N], s. f. — 
Aubépine. Voir Aubepeune. 

Aubreuvu [ôbrœvû AI], s. m. — 
Abreuvoir. Voir Èbreuvu. 



Aubricaté [ôbrikatê M\, adj. — 
Qui a la couleur de l'abricot. Voir 
Èbricaté. 

Aubricoût [ôbrikîi M], s. m. — 
Abricot. Voir Èbricoût. 

Aubriyaus \5briyô M], s. m. pi. — 
Colifichets; coiffure chargée de ru- 
bans et de fleurs ; affaires de femmes. 

Auchèté [ôsçtê' M, /], n. pr. — 
Achàtel, vill. de l'arr. de Metz. 

Aucon [ôkô M, I, P, N], s. m. — 
Nase, sorte de poisson. 

Audeû [ôrfcë M, I, owdû F], n. pr. 

— Audun-le-Tiche, vill. de l'arr. de 
Thionville. 

Audîncot [ôdTko M, I, N], n. pr. 
— Adaincourt, vill. de l'arr. de Boiilay. 

Aufond [ô/ô M, I, P, F, N, âfô . . 
S, V], loc. adv. — Au fond; profond. 
Le cave at ~ , la cave est profonde. 

— Lés c'motières ont èti plantés àfond, 
les pommes de terre ont été plantées 
profondément V. Voir Pèrfond. 

Auîontou [ôfôtu . . M, I, P, N, 
âfôtu . . S, V], s. m. — Profondeur. 
Voir Pèrfondou. 

Aufu [ ôfû M, /, P, F, N, âfiï . . S, 
âfë F], s. m. — Morceau de lard ou 
de viande pour faire la soupe. 

Augate, Augote [ ôgat M, N, ôgçt 
I, P, cujiit F, âgat S, âgçt V],n. pr. 

— 1" Agathe; sainte Agathe, patronne 
des fileuses. È lé Sinte ~ , ç'at le 
fête des feulerasses, à la Ste-A., c'est 
la fête des fileuses. 

Sinte Augate, 
Nèfi, nèfiate, 
I n'eu m' de si manre feulerasse 
Que n' feulèsse ca se peugnate. 

Ste-A., , il n'y a pas de si 

mauvaise flleuse qui ne file sa petite 
poignée de chanvre. 
Sinte Augate, 

Le chèrâwe dans lé rayate. 
Ste-A., la charrue dans les raies 
(à la Ste-A., il faut commencer à 
labourer les champs). 

Sinte Augate, 
Lés jos crahhent lo saut d'eune bocate. 

3 



flUG 



— 34 



Rim 



(A la) Ste-A., les jours croissent le 
(du) saut d'une chèvre. 
Sinte Annale, 
Lâche (es mohhates. 
Slc-A., lâc'lic tes petites mouches 
(dites Agathcs). — 

È le Sinle Agate, 
Le charùe è le rayale. 
Si èle n'y al m', 
Fût l'y mate. 
A la Ste-A., la chnrrue au sillon, 
si elle n'y est pas, (il) faut l'y mettre S. 
È le Ste Auyate, lés-alwates coman- 
cent è chanter, à la Ste-A., les 
alouettes commencent à chanter. 
2" Coccinelle, bête à bon Dieu. 
Quand on attrappe une c, on la 
met sur l'index en prononi,-ant les 
paroles suivantes: Mèyale, aiigale, 
(bis), monteur meu d' quel coté je 
m' mèrlrâ, petite Marie, Agathe, 
montre-moi de quel côté je me 
marierai. Ou bien on dit aussi: 
Augate, augate, monteur meu tè ticlc 
cote! Coccinelle, coccinelle, montre- 
moi ta belle robe. 3° Jeune fille 
bornée. 

i\uguîrc \ôgîr M], s. f. — Aiguière. 
Portoûsc d' ~ , porteuse d'à., fennue 
avec une cruche d'eau qui marchait, 
avec les musiciens, en tète du cor- 
tège qui se rendait, dans l'ordre 
traditionnel, à l'éj^lise, pour faire 
procéder à un l);\|)tcmc, coutume 
qu'on voyait encore dans nos cam- 
pagnes, il y a cinquante ou soi- 
xante ans. 

AuguissG, /lugussc I ô(/(ï,s M, I, P, 
F, A', S, agis V \, n. |)r. — Auguste. 

ftuhelat I ôyla M, X, ô-{lp /, /', âjln- 
â<'-(la S\, s. ni. — Petite auge. 

Auhemô |ÔYç;nô M |, s. m. — Us- 
tensile de ménage. 

Jluhhc I ôx M, I\, s. f. — .\morce. 

i\ujc |ô.s" .1/, /, P, K, ris-â"s S, ûs \'|, 
s. f. — Auge. 

flujcdu I ôjdii (ôjçrdii) M, I, P, A', 
âxdyœ .luville, âydii'-ôJdtr-âjdtr-tV'j- 



dtr-âhedjce-ahndjœ-ahogre . . S, â-f/lre. 
(Avricourt^, rdwdê-nhodye-îiwodê V], 
adv. — Aujourd'hui. Voir Ènut. 

flujelat, voir Auhelat. 

Aujoncot ( ôjôko M, /, P, X, âjôkç 
S, V \, n. pr. — Ajoncourt, vill. de 
l'arr. de Château-Salins. 

flujordu, voir Aujedu. 

flulate I ôlat M, X, ôlot I, P, âhit 
. . .S", âlot V],s. f. — 1» Petite aile; 
bout d'aile d'un volatile, .servant 
à èpousseter. 2" Porte-crochet en- 
tourant la bobine du rouet. '.V Hou- J 
leau pour étendre la pâte à gâteau. 1 
4" Petite pèlerine de femme V. 

flule |ô/ M, I, P, X, âl-âol . . S, V\, 
s. f. — Aile. 

Aulémont | ôlêmô M, I, P, X |, 
n. pr. — ,\lén)ont, vill. de l'arr. de 
Metz. 

Aulhou [ ôlhu M, I ], s. m. — 
Lierre terrestre. 

flulîncot [ôlîko . . M, /, P, X, 
(diko S, y\, n. pr. — Alaincourt, 
vill. de l'arr. de Château-Salins. 

AuHvète [çlii'çt F], s. f. — Niai- 
serie. Voir fllivatc. 

ftulonje I ôlnx M, I, P, X, cdôs . . S, 
V|, s. f. — Côté, partie, endroit 
(pielconque. Ammwinner eune ~ , 
enuiicner un côte (travailler une par- 
tie du champl. È V ~ , à côté. Cheûr è 
r ~ , londier à côté (ne pas réussir). 

ftulté [l'tllèi M], s. m. — Pièce 
d'un tour à liler. 

Aulto I (Vlç M, I, P I, n. ()r. — 
Altroff, vill. de l'arr. de Thionville. 

flulusse I ôUis-ôlœx M, I, P, X |, 
s. f. — 1" Conte ; sottise, baliverne, bê- 
tise, sornette; manie, lubie. 2' Chose 
faite en cachette. L'an-n-è fat dés-a., 
il en a fait des cho.ses en cachette ! 
/•' /■ ~ , en cachette. Is t'ont bctieu 
(■/'-, ils l'ont baptisé en cachette. 
l):ins certains endroits du pays mes- 
sin, on dit aussi Laulusse. 

Aumanvelcrs {omài'lê' P\, n. pr. — 
.\manvillers. Voir Èmanvclcrs. 



HUM 



- 35 



HUT 



flumârc [ ômâr M, N, ômâr I, P, 
F, â(r)nmr-îfimâr S, (drmwer Verga- 
ville, ermêr Conthil, ënifr Marthil, 
çmêr Juville), (irmel V \, s. f. — 
Armoire. 'L è i dons corne eiine ~ , il 
a un dos comme une a. (il est 1res 
large d'épaules). 

Aumenicot [ôinniko M, I, N], n. 
pr. — Amelécourt, vill. de l'arr. de 
Château-Salins. Lés rayons d' plate 
d' ~ , les arracheurs de plâtre d'A. 
(sobriquet). 

Aumère, voir Aumâre. 

Aumètenâye [ âmejnai] . . M, I, P, 
N, ômatnây F], s. f. — Matinée. 
Dans i ~ , dans la matinée. 

ilumètîn [ômetî . . M, I, P, N], 
s. m. — Matin, matinée. 

ilumeune [ômœn M], s. m. — 
Niais. 

flumnévèle [ômnêvel M, I, P], n. 
pr. — Amnéville, hameau situé près 
d'Hagondange, arr. de Thionville. 

Aumonde [ ômôt M, I, P, F, N, 
âmôt . . S, V (ïimôn Gondrexange)], 
s. f. — Aumône. 

flumiîsGmant [ ômîlzmà M, I, P, N, 
âmilzmà-àmîzmà S, âniîzmô V], s. m. 

— Amusement. On entend aussi 
souvent Èmiîsemant. 

i\umûsète | ëimizel M, I, P, N, 
amfizot F, âmiizcd S, âmizçt V\, s. f. 

— 1" Plaisanterie. Voir Èmiîsfete. 
2" Jouet. J'â èiii ans fwêres, j'â un 
dés-a., j'ai été à la foire, j'ai vu 
des jouets. 

Âumûsieu (s') [ômùzyqe . . M, I, 
P, N, amiizai F, ânuize . . S, «nn'cç 
V], V. pron. — S'amuser. / s'annnise 
è dés chichàyes et dés rêvâtes, il 
s'amuse à des niaiseries. Voir 
Èmûsieu. 

flunâye [ônây . . M, I, P, F, N]. 

— Aunée. 

flune [on M, I, P, N, an . . S, V], 
s. f. — Aune. On s'en sert pour 
mesurer des tissus. Qnand-an sin- 
nent ç' qn' an vant i ~ , fanl-z-y 



mate lo pris, quand on sait ce qu' 
en vaut l'aune, il faut y mettre le prix. 

Aunéje [ônës . . M, I, P, N], s. 
m. — Aunage. 

fluneûs [ônœ M, I, N, ânô . . S], 
n. pr. — Aulnois, vill. de l'arr. de 
Château-Salins. Lés fjhhs meusés d'A., 
les fiers museaux d'A. (sobriquet). 

/lupèni [ôpeni M, /, P\, s. m. — 
Age d'être sevré. 

Aupétit [ôpêti M, /, P, N, âpëti 
. . S, V], s. m. — Appétit. 'L è pus 
d' ~ que d' vèrtn, que d' dèvôcion, 
il a plus d'à. que de vertu, de dévo- 
tion (il n'est pas vertueux, pas dévot). 

Aupétihant, flupétijant [ ôpêtixà- 
ôpêtijà M,I, P, N], adj. — Appétissant. 

Aupiâhi [ ôpyâyi M, N, ôpyà-(i I, P], 
loc. adv. — Au plaisir, adieu. 

Huque [ôA- M, I], pron. ind. — 
Quelque chose. Voir Aque. 

Auquînques [ôkîk . . M, I,P,N], 
pron. indéf. — Quelques-uns. 

/lurilasse (È 1') [ôrilas M], loc. 
adv. — En abondance. Awer è V ~ , 
avoir en abondance (à ne plus sa- 
voir qu'en faire). 

flurmwére, voir flumâre. 

flussereïis | ôsrœ M, I, P, N, âsrô 
S], s. m. — 1" Auxerrois, espèce de 
raisin couleur d'oignon. 2" Vin fait 
avec le raisin du cépage qu'on ap- 
pelle auxerrois. 

flussetant [ôstâ M, I, P, F, N, 
âstà-â<'stà-âxtà-â.''xtô S, âxtâ V], adv. 
— Autant. 

Aussetoïit [ôstn M, /, P, N, àsitô 
. . S, V], adv. — Aussitôt. 

flusscu [ ôs{œ) M, N, 5s(e) I, P, N, 
âsi-â^si S, ds(i) V], adv. — Aussi. 
Ans' beun', aussi bien. Awer aus' 
cheu, avoir aussi cher (aimer autant). 

Aute [ ôt M, I, P, F, N, ât-âot . . 
S, V], adj. indéf. — Autre. An v'iè 
beun' d'i-n-a., en voilà bien d'une 
autre (c'est autre chose). È d' ~ , 
à d'autre! (cri, au pressoir, quand 
il s'agit de le dévisser). 



flUT 



- 36 



flute-ceul, Rutc-ceut' (1') {ôt scel 
(s(et) X, ût-â<'t (sœt) S, fit sit V\, 
pron. déni. — Celui-ci, celle-ci. Voir 
Cit'-cèl. 

Ruié {Ole' M, I, I', A'. '■'/''' Sy ^'1, 

s. m. — Autel, reposoir. Voir Oûtèl. 

ïïutcfwès [ ôtftvq M, I, P, F, ëtfwo 

N, àtfwii-âHfive S, ûtfwç V], adj. — 

Autrefois. 

Aute-èle, Aute-lèle, Hute-ète (1') 

[0/ el (Içl) M, I, P, ôt çl (et) N, ût- 

âot (çO S, ât (el, çt. Içt) Y\, pron. 

déni. — Celle-ci, celle-là. Voir Cit'-cèl. 

Auteurmant | ëtœrnià M, N, ôlrçmà 

I, P, F. âlremà . . S, ntremô V|, 

adv. — Autrement. Dés-âlrénionts, 

des choses faites d'une autre façon Y. 

flutioncot [ôlilôko M, ('ttuôko S\, 

n. i)r. — .Mtilloncourt, vill. de l'arr. 

de Chàleau-Salins. Les foutus bétes 

(/' ~ (sobriquet). 

Hutône|ô/ôngén. |,s.f. — Automne. 

flutor I ôtor-ôto M, I, P, ôtii F, ôto 

N, âlo . . S, V\, prép. — Autour. 

flutru I ôtrii M, I, P. F, N, (itrii-âtri 
. . S, âtri Y], |)ron. indéf. — Autrui, 
fluvèrnat \ ('wcriul M], s. m. — 
Raisin noir. 

ftuvieumcneuye | ô(i;/«';/i;h?;/ ,1/, I\, 
s. f. — Antiquaille, vieillerie. 

fluvisieu \5inzijni' . . M, I\, adj. — 
Avisé, intellii^cnt, prudent, circon.s- 
pect. Voir Èvlsieu. 

Huvîsion I ôinzijô M, / |, s. f. — Idée, 
cai)ricc. Voir Èvîsion. 

Auvrcgnât | ôurrrui M, A', ôi'rqnâ 
I, P\, n. pr. — Auverj^nat. 

fluvrcpeune lôi'rejxrit M\, s. f. — 
Aubépine. Voir Aubepcune. 

ftvanci \(ti>âsi F, S\, v. inlr. — 
Avancer. Voir Èvancieu. 

Avant \atHÏ F, , S |, prép. — Avant. 
Voir Èvant. 

Avantaji (s') \ai'àlnji F\,\. pron. 
— S'avantaf^cr. Voir S'èvantèjeu. 

Avantéje {('wôlcs .S'|,s. m. — Avan- 
tage. Voir Èvantéje. 



AWR 

i\vant-z-iér \avâziicr F], adv. — 
Avant-hier. Voir Èvant-z-iér. 

Avant-ocheu \ai>àlosœ F], adv. — 
Avant-hier. Voir Èvant-èhhcu. 

Avantûre (d') \(h'àlnr .V/oudanse], 
loc. adv. — Étonnant. Ç'al l)in d' ~ 
si èle n'y at m', c'est bien étonnant 
si elle n'y est pas. 

Aveu, Aveuc \<iv(r-ai'cyk F\, prép. 
— Avec. Voir Èva. 

Avcûle [avœl F\, adj. — Aveugle. 
Voir ÈvQle. 

Avision \avisyô F\, s. f. — Caprice. 
Voir Èvîsion. 

Avo |fn'p.S|,prép. — Avec. Voir Èva. 

Avoji \âvoji M\, n. pr. — Avigy, 

ferme près de Sillegny, arr. de Metz. 

Avolu |fl('o/iï /•"!, s. m. — Gosier. 

Voir Èvalu. 

Avoye, flvouyc |(i(w;-ni'ii//F|, loc. 
adv. — Parti. Voir Anvaye. 

Avouyi, Avoyi | riciH/i-ocoi/i F], 
V. tr. — Knvoyer. Voir Anvayeu. 

Âvricol [âvriko V|, n. pr. — .\vri- 
courl, vill. de l'arr. de Sarrebourg. 
Avûle \nviil F\, adj. — Aveugle. 
Voir Èviile. 

Avwone [ainnoii Iniling ], s. f. — 
Avoine. Voir Awinne. 

Awan I nivà I, P\, s. ni. — Savoir, 
prévoyance ; confiance. / n'ij è pwinl 
(/' - (' In, on ne |>eul avoir conliance 
en lui. 

Âwate \rmHil-(tnnil M, owol I, P, 
ûwat S\, s. f. — Produit non recti- 
fié de la distillation. A Corny, on dit 
Piote auyc, petite eau; en Vosgicn, 
Âwe blanche, eau blanche. 

Awâyc I âwîni-owài] M, N, owâij l, 
P, nux'iti F, âoiiHiii-ân>ê!i-('i''ii>rii S, 
âwëu Y\,s. f. — 1" lîaux grasses de 
cuisine; nourriture des porcs. Ce 
sont, en général, des poninics de 
terre, des betteraves, du seigle cl 
(lu son cuits cnsemhle, que l'on 
donne chaud aux animaux iiour 
les engraisser. 2" Flaque d'eau. 



AWB 



37 — 



flWI 



flwbrepinc [awbrepin S], s. f. — 
Aubépine. Voir Aubrepeune. 

Âwc [âw-oiv M, iV, çw I, P, âw F, 
âow-âw S, âw V\, s. f. — Eau. Awe 
sècrûye, eau sacrée (eau bénite). 
~ d' vîe grasse, première eau de la 
distillation. ~ foûrt, solution qui 
sert à arroser la vigne; en général, 
toute solution chimique. J'ier d' 
r ~ bénite, avoir l'air maladif. Ç'at 
i ~ au vin, c'est dill'érent comme 
l'eau et le vin. / péd sés-àwes, il 
perd ses eaux (il a une maladie de 
la vessie). Èlc ponte V ~ et V fa 
dans se maie, elle porte l'eau et le 
feu dans sa poche. 'L at nieur 
corne lo p'hhon dans /' - , il est 
nourri comme le poisson dans l'eau 
(il est bien nourri). / set byin 
flrieu V ~ es' molin, il sait bien tirer 
l'eau à son moulin (il sait bien tirer 
profit d'une chose). - On lif'râtècrâre 
qii' l'âwe monte liât, on lui ferait 
accroire que l'eau monte haut (telle- 
ment il est sot) y. Pèssè l'âwe sons 
momjen ses pieuds, passer l'eau sans 
mouiller ses pieds. 'L eu ùlihtant fini 
qu' l'âwe n'eu sa, il a aussi faim que 
l'eau a soif (il est rassasié). / n'y eu 
m' si kiére âwe que n so trobieasse, 
il n'y a si claire eau qui ne se 
trouble (Gondrexange). 
L'âwe dreumante, 
Ç'at le pus trompante. 

L'eau qui dort est la plus trom- 
peuse S. 

Âwebènitieu [ âwbenityœ-owbeni- 
tyœ M, N, çwbçnityq I, P, âwbçnityi- 
â'wbçnityi S, V], s. m. — Bénitier. 

Awéne, voir flwinne. 

Awer, Awér' [ awë'-çwê' M, owe I, 
owç'-owër-ejvçr P, owër F, awœ-awç- 
çwœ N, awe-awqr-awër S, çwor V\, 
V. tr. — Avoir. ~ mis' cheu, avoir 
aussi cher (aimer autant). - m' cheu, 
a. mieux cher (préférer). Et pas 
qu'on-n-è, et pus qu'on vût awer', et 
plus on a, et plus on veut avoir S. 



Awcr [âwq . . S ], v. tr. — Abreuver 
Fonténe, âwe meu, que j'ayâwèsse 
mo piat jalal que va trâgner d'i cra- 
fayat, fontaine, abreuve -moi, que 
j'abreuve mon petit coq qui va 
étrangler d'une coquille (Fable). 

Aweu, voir Rwi. 

Hweuye [ aivœy-owœy (egûy Bue) 
M, oivêy I, P, awoy N, awêy S, ovîiy 
y\, s. f. — Aiguille à coudre. 

Aweuyeu [aw(œ)yœ-çw(œ)yœ M, N, 
çwyq I, P], v. tr. — 1" Mettre le fil 
dans l'aiguille. 2" Poser les aiguilles 
du pressoir à bascule. 3" Planter 
la vigne. 

Âwéye [âwëy S, V\, s. f. — Eaux 
grasses de cuisine. Voir Âwâye. 

Rwi [âwi-çwi M, N, çwi I, P, âwi 
F, âwœ S ], s. m. — 1" Évier. 2" Dres- 
soir à vaisselle. 

Âwieûs [âivyœ-owyœ M, oivyœ I], 
adj. — Aqueux. 

flwièye [ âwyêy-owyçy M, N, owyêg 
I, P, âwyT(y) S, çvlî V], s. f. — Ai- 
guillée. ~ de trouwande, a. de par- 
resseuse (grande aiguillée). 

Awinne [ awèn-çwën M, çwèn I, 
oivën P, awên-awen F, aivèn-aïuên- 
çwën N, awçn-awën S, owçn V 
(avwon Imling)], s f. — Avoine. 
Guingneu s' n' ~ , gagner son a. (ga- 
gner sa vie). ~ de kèpucîn, coups de 
fouet donnés à un cheval pour le 
faire marcher. ~ de prête, scorso- 
nère. Lés-a. ne sont m' le cause si 
lés blés restent au champ, les a. ne 
sont pas la cause si les blés restent 
au champ (une fille cadette ne doit 
pas refuser de se marier sous pré- 
texte que sa sœur aînée ne l'est pas 
encore). Ç' n'at m' tojos lo ch'vau 
que guingne V ~ qu' le minje, ce 
n'est pas toujours le cheval qui 
gagne l'avoine qui la mange. Hène 
tés-a. an fèvriyeu, ç'at d'V ~ po V ron- 
cin, sème ton a. en février, c'est de 
l'a. pour le roncin (c'est en février 
qu'il faut semer l'a.). — Lés — d'évrï. 



AWI 

ç'at po lés bérbis, les a. d'avril, c'est 
pour les brebis (il est trop tard de 
semer l'avoine en avril) S. On wèt 
bin qui minjc d' l'mvone dé kiré, on 
voit l)ien qu'il m;inge de l'avoine 
de curé (Gondrexange). Qiiand-i n'è 
pus d'awêne dans lé crapc, lés ch'ixius 
s' bèlont, quand il n'y a plus d'à. 
dans la crèche, les ciievaux se 
battent S. 

Awion \(iwijô-oii>!;û X\, s. ni. — 
Aiguillon. Voir Nawion. 

flwiu [awijii-owyù M, N. owgn I, 
P\. s. m. — Pièce de pressoir. Voir 
Chaucul. 

Awjîre ( âwjïr-owjïr M, N, owjîr 
I, PL s. f. — Aiguière. 



38 - 



flYO 



flwodé \aiiiode V], adv. — .Aujour- 
d'hui. Voir flujedu. 

ftwoye, voir Aweuye. 

ilwrous \aivru X], adj. — Heu- 
reux. Voir flgrous. 

flwyîe, voir ilwièye. 

Ây I ûy-au M, F, S. V, çy I, P], 
l)art. allirniative. — Oui (marque la 
familiarité). Wèy et la forme fran- 
çaise, marquent le respect. 

Ayâwer, voir Awcr. 

i\ydc \ayt Novéant], s. m. — Pre- 
mier versement que l'on l'ait aux 
vignerons. 

ftyow [(tyow /•'), adv. — Où. Voir 
Èyou. 




I-iK- 2 



BA 



— 39 — 



BAC 



B 



Ba [bu S\, s. m. — Premier lait 
que donne la vache après avoir 
vêlé. On le donne aux vaches, aux 
porcs. Voir Baba, Boc. 

Bâ { bâ . . gén], s. m. — Bouche; 
baiser (terme enfantin). Bèijeu ~ sus 
le jâwe, on n'c m' besan d'ûwe, don- 
ner un baiser sur la joue, on n'a 
pas besoin d'eau (lionni soit qui 
mal y pense). — Bei/e mé lo ~ , donne- 
moi ton baiser (ta bouche, ton bec)V. 

Baba \ bâbâ M\, s. m. — Lait de 
la première traite après que la vache 
a vêlé. Voir Boc. 

Baba (È) [babii . . M. I], loc. adv. 
— A califourchon. 

Baba (È) \bàbâ . . gén.], terme 
enfantin qui signifie: à boire. 

Bâbate, voir Bâbète. 

Babâye \babây M], s. f. — Niaise, 
sotte. Fàre le ~ , faire la sotte, rester 
bouche bée. 

Bâbe [bcip . . S], s. f. — Barbe. 
Voir Barbe. 

Bâbète [bàbet . . gén.), n. pr. — 
1" Barbe. Ce nom se rencontre sous 
les formes suivantes: Bâbate, Bâ- 
biche, Bâbon, Bèbèche, Bibate, Bi- 
bète, Bibi, Bibiche, Bichate, Bichon. 
2" Personne maladroite. 3" Bonne 
de curé V. 

Babeune [babœn M, bçbçn I, P, 
babçn-babœn N, babîn S\, s. f. — 
Babine, grosse lèvre. Se dit tou- 
jours en mauvaise part. / s'an foûre 
pyin lés ~ , il s'en fourre plein les 
babines (il mange beaucoup et avec 
avidité). T'neûz Jeute vate ~ , tenez 



juste votre b. (n'en dites pas trop). 
/ r'moûwe lés ~ corne i lèpîn, il remue 
les babines comme un lapin. 

Babeune [ babcyn M, bobçn I, P, 
baben-babœn N, bobin . . S, V\, s. 
f. — Bobine. 

Bâbi [ bâbi . . S, V\, loc. adv. — 
Ne s'emploie que pour marquer le 
doute. Bâbi! s'i vanrè mo pârin, je 
me demande si mon parrain viendra. 

Babiâd | babijCi . . gén. ), s. m. — 
Babillard. 

Bâbiche, voir Bâbète. 

Babiéje [bàbyês-babyês . . gén.], 
s. m. — Babillage. 

Babiole, Babioûlc ] bàbijûl . . M, I, 
P, bâbijiil-bâbijôul N, bâbijôl . . S, V], 
s. f. — Babiole; historiette enfantine. 

Baboche [bûbos M, N, bâbiis F\, 
s. f. — Babouche, pantoufle. 

Bâbon, voir Bâbète. 

Bâbon [bâbô S], s. m. — Salive 
glaireuse qui s'écoule des lèvres. 

Bâbonou [bâbçim . . S], s. m. — 
Qui bave. Voir Bèvâd. 

Babouyâd [babmjâ F\, s. m. — Ba- 
billard. Voir Bèrboyâd. 

Babré [babrê' . . M, iV, S, bobrB 
I, P\, s. m. — Gamin, morveux. 
Coiihhe to. manre ~ , tais-toi, vilain 
morveux. 

Babu [bàbu M\, s. m. — Gobelet 
à boire. 

Babyi [babyi F, S], v. intr. — Ba- 
biller. Voir Bèbieu. 

Bacale ] bakal-bakay M, bçkol I, 
bekçl-bokol {bakayo Novéant) P, bç- 
kçl-bikçlçt F, bakal N, bakay Land- 



40 



BftC 



rolï, /K./.0/0; VI, s. f. - Belette. J to 
fvâpamx pè le -, je te ferai prendre 
par la 1). Se dit pour faire peur 
aux enfants. Civèchertz l'ux poijes, k 
~ ai tolè, cachez vos poules, la b. 
est là (faites attention à vos jeunes 

lilles). 
Bacanâl [bakamll /•],». m. - l.e- 

pas de baptême. 

Bacara [bakura l)clnie|, s. m. - 
Hanneton. Voir Heulat. 

Bacaré [ bakarêi . . M, N, bokorc 

. I, P\. adj. — Qui est marqué par 
la petite vérole. Voir Debacaré. 

Bacat \bttka M, .V, S, boko /, P. \ 1, 
s m. — 1° Excédent ou fraction in- 
divisible après partage (ce qu'un 
préféré reçoit en plus qu'un autre 
lors d'un partage) ; de trop, en plus 
du compte. 2» Petit morceau \ . In 
- d' pin bénit, un morceau de pain 
bénit ; in ~ </' séoe, un morceau de 

sucre. 
Bacâye (kiAdy S], s. f. - Becquée. 

Voir Becâye. 
Bacaye, Bacayot, voir Bacale. 
Bac-bôs, voir Bache-bous. 
Bâcclate [bâslat M, N, bâslot I, P, 
(hàsnal Villers-aux-Oies)l,s. f. - Ba- 
chelette, petite lille (terme d'amitie). 
Bâcèle [bMql . ■ M, I, P, F, N. 
bâsêl . . S, bâscl V\, s. f. - Jeune 
fille, reu f fus priijen corne cime 
bile ~ , tu te fais prier comme une 
belle fille. Le pus bclc ~ n piciil 
bèijeu que ç' qu'èle è, la plus belle 
fille ne peut donner que ce qu'elle a. 
Eiuic ~ , /'<"'''■ - ■ 
Dons ~ , csscz (/' - .• 
Tietls ~ , trap d' ~ : 
Qiuèle ~ èl le merc. 
Cinq' diâlcs conlc lo pci'C. 
Une f., belle f.; deux f., assez de f. ; 
trois f., trop de f. ; quatre f. et la 
mère (sont) cinq diables contre le 
père. — Le ~ è manque, la jeune lille 
a eu un enfant S. Dons le inlc, li-s 
— tonont lo ki corne dés zwoyes que 



BhC 

vont â mirqnèt, dans les villes, les 
f. tournent le c. comme des oies 
qui vont au muguet. Mèrièz toutes 
nos ~ in-n-»londonl qu lés pèles 
vonroni bêles, mariez toutes vos 
lilles en atlendant que les laides 
deviennent belles V. La jeune (ilk- 
est d'abord Bâcelîn, puis Bâcelon, 
ensuite Bâcelate, enlin Bâcèle. 

Bâcelcr [Imslêi . . M, L P, ^'1- v- 
i„t,.. _ Courir les lilles. 
Bâcelîn, Bâcelon, voir Bâcèle. 
Bâcenate, voir Bâcelate. 
Bacheboûs [basbû M. bosbn I, bos- 
bu-bçkbô P, baslni-bdsbow \, bakbo 
S, bokbô VI. s. m. - Pivert. 'Lot 
méqne come i - , il est maigre com- 
me un pivert (il est maigre comme 
un clou) V. 

Bacheu \bas(r M, \\ bo^f l- ''• 
bosi F, basi S, bosqc-ija V|, v. tr. — 
1» Frapper, heurter. - è ieulih. frap- 
per à la porte. '2» Piocher 5, V. 
3» Part. pass. : Toqué, braque. 

Bachi 1 basi S\, v. tr. - Bêcher. 
Voir Bécheu. 

Bachique [bâsik M, N], adj. - 
Hxlravaganl, grotesque. 

Bâchon [bitsô . ■ S, Y], s. m. — 
1" Bois ronds qu'on met en travers du 
chemin pour pouvoir schlitter B. 
Signifie aussi la grosse planche 
ciui sert à l)arrer l'eau, soit dans la 
Sarre soit lUuis un ruisseau de iirai- 
rie qu'on veut irriguer. Voir Bau- 
chou. "2" Homme chauve. 

Bâchonè \bàsne . ■ S, Y \, v. tr. 
- Couvrir, garnir de planches. 

Bachou I basu M, A', i'. '".«" ■ • '■ 
P, F, V|. s. m. - 1" Ouvrier qui 
dirige le marteau dans une forge. 
2» Ouvrier qui pioche la terre S, \. 
Bachtyin, voir Bahhtyin. 
Bachu [basû M. N, bosû /, P], s. 
111 — 1" Petite pelle servant à tas- 
ser le fumier sur la voiture. 2» Maillet 
pour battre le chanvre. 3» Banc 



BflC 



41 - 



BflH 



sur lequel on place la lessive pour 
l'y battre. 

Bacolote, voir Bacale. 

Bacon [ bakô M, N, S, bokô I, P, 
F\, s. m. — 1" Lard. (Les Lorrains 
de l'est n'estiment que le lard fumé, 
ceux de l'ouest le préfèrent salé). 
Coûhhe de ~ , bande de lard. Tant 
le chète va au ~ qii'èle so fat panre, 
le chat va tant au 1. qu'il se fait 
prendre. 2" Jambon A'. 3° Le sept 
et le huit du jeu de cartes, qui est 
toujours atout. 

Bâcot [bàko . . M, N, S], n. pr. — 
Bacourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Bacille [bakiil S], s. f. — Poutre 
placée sur un puits. Voir Baucule. 

Bâculer [bâkûlëi . . M, N, S\, v. 
tr. — Prendre qqn. d'un côté par 
les pieds, de l'autre par les bras et 
lui frapper le derrière contre la 
terre. 

Bâdat [bùda S], s. m. — Baudet. 
Voir Baudat. 

Badiâd [badyâ S], s. m. — Bègue. 
Voir Baguiâd. 

Badon [badô M], s. m. — Abatis. 

Bâdrecot, Baudrecourt (vill.), voir 
Baudrecot. 

Badyi, voir Baguieu. 

Baîandiirc [bàfàdiir M], s. f. — 
Étoffe mal teinte. 

Baîrat [bâfra S], s. m. — Toit à 
porcs. 

Bâfrât [bâfra . . S, bûfro V], s. m. 
— Ouverture pratiquée dans le mur 
du grenier et servant à engranger. 

Bafrèye [bûfrêy . . M, I, P, N], s. 
f. — Débauche, orgie, ripaille. 

Bâfrot, voir Bâfrât. 

Bâîrou [bâfra . . M, I, P, F, N], s. 
m. — Qui mange goulûment. 

Bagni [bani F], v. tr. — Baigner. 
Voir Bingneu. 

Bagnus [bànû M[, n. pr. — Ba- 
gneux, ferme près de Vernéville, 
arr. de Metz. 



Bagoulâd ( bâgulâ M, N], s. m. — 
Diseur de fadaises; celui qui bre- 
douille, qui est bègue. 

Bagouter [ bcigutë' . . M, I, P, N], 
V. intr. — Bavarder. 

Baguéje [beiges . . S], s. m. — 
Bagage. Voir Bèguéje. 

Baguer [bàgê' M[, v. tr. — Don- 
ner une bague à sa fiancée. 

Bagueuyemant [ bagœymà M, N, 
bogeijmà I, P[, s. m. — Bégayement. 

Baguiâd [ baggâ M, N, bogyâ I, P, 
begijd F, badyâ . . S], s. m. — Bègue. 

Baguieu [bagyœ M, N, bogye I, P, 
begi F, badyi S], v. tr. — Bégayer, 
bredouiller. 

Bahcula' [ bahœlw F], v. intr. — 
Tousser. Voir Bèheuler. 

Bahhtyin [bâxtyè . . N, bâxtî . . S], 
n. pr. — Bastien. 

Bâhieu [blixyœ . . gén.], v. tr. — 
Baiser, embrasser un objet sans vie, 
une personne morte. Ne s'emploie 
ordinairement qu'en mauvaise part. 
T' pieus ~ r cal d' nate chète, tu 
peux b. le c . . de notre chat. ~ eune 
bocate anteur lés dons coûnes, h. une 
chèvre entre les deux cornes (être 
maigre à pouvoir embrasser une 
chèvre entre les deux cornes). Voir 
Bicheu, Rambrèssieu. 

Bahou [balm /], s. m. — Puceron. 

Bahoû (au) [ bûhû M, bâhôu-bâhû N], 
loc. adv. — 1° Au grand air, en 
plein vent. L'euhh at au ~ , la porte 
est grande ouverte. T'es lèyeu nate 
mauhon au ~ , tu as laissé notre 
maison ouverte au large. 2" Au 
diable. 3" Extrémité d'un jardin qui 
n'est protégé que par une haie, qui 
n'est pas enclos par un mur. Zous 
jèrdins au ~ sont savant rèvèjeus, 
leurs jardins qui ne sont pas pro- 
tégés sont souvent ravagés. C. H., 
IV, 331. 

Bâhûre [ bahûr . . M. I, P, F, N, S, 
bâliir . . V], s. f. — Baisure. 



B/IH 



- 42 - 



BHL 



Bahuti I baluili M], s. m. — Ouvrier 
qui fabrique des bahuts, des coIVres. 

Bâji, Bâjieu, voir Bâhieu. 

Bâjote [bâjot F\, s. f. — Danse du 
baiser. On l'annonce comme telle, 
lorsque danseurs et danseuses ont 
pris leurs places. Alors le danseur 
a le droit d'embrasser sa danseuse. 
Je diins'rons la ~ assone, nous dan- 
serons la Bâjote en.semblc. 

Baké [bakêi I\, s. m. — Sorte de 
maladie du blé. 

Baké [ bakc' . . M, jV, boice . . I, P, 
bakç-batsç-batiiç . . S, buke V\, adj. 

— Boiteux. Voir Bakèsse. 
Bakenâd [baknà . .S], s. m. — 

Celui qui fait sa besogne à moitié. 

Bakenè [bakne . . S\, v. inlr. — 
Faire sa besogne à moitié. 

Bakenïre | biiknir . . M, N, S\, s. 
f. — 1" Chambre à grande cheminée 
où l'on fume le lard. Voir Sachwér'. 
2" N'ieille maison en ruines. 

Baker | biikê' Landrolf ], v. intr. — 
Boiter. Voir Bakèsser. 

Baker [ bakci . . M, N, S, bokç . . I, 
P\, V. tr. — Tinter. Se dit d'une 
cloche qu'on sonne seule, d'une ma- 
nière continue, en tirant la corde 
à petits coups secs, par ex. |)our 
un incendie, pour annoncer la pe- 
tite messe, pour aller se confesser. 

Bâkcr \ bâkr-b(l"ke . . S], v. intr. 

— Hester bouche bée. Voir Bauker. 
Bakèsse [bakcs S\, s. I'. — Bécasse. 

Voir Bèkèssc. 

Bakèsse | bcikçs M, A', bokçs /, P], 
adj. et s. — Hoiteux. Voir Baké. 

Bakèsser, Bakèssieu | bukespi-bcikc- 
syœ . . M, N, b^kesç . . I, P, V, bu- 
kfsi-batseai S], v. inlr. — Boiter. 

Bakèssieu \ b(ikçsi/(r M, iV|, v. tr. 

— Hefouler, recourber. 

Bakeû [bakœ A'], s. m. — Tocsin. 

Bakéye [bakêii S\,ii. {. — Becquée. 
Voir Bècâyc. 

Bakhoûse {bakhû.i M (passini)], s. 
f. — Chambre à four. 



Bakiâd [bakyû M, N\, s. m. — 
(À'hii t|ui frappe. 

Bakiâtc [bakfiul Ilèmilly), s. f. — 
Breloque. 

Bakieu [baki/œ .V], v. intr. — Frap- 
per à petits coups. Voir Baker. 

Bakieu \bakijœ M], v. intr. - Tra- 
vailler du métier de bûcheron. - au 
bons, aller travailler au bois. 

Bakîle | bakîl S, V], s. f. — Poutre 
placée sur un puits, à laquelle on 
attache un seau. Voir Baucule. 

Bâklèsse | bûkles M, \, (bôlçs Fon- 
toy), bâles S], s. f. — Dégât que l'on 
fait dans un champ en s'y couchant. 
Voir Bâlèsse. 

Bakté [baktèi M\, s. m. — Bro- 
chcton. 

Bal \bùl . . gén. 1, s. m. — Bal. 
Is-ont pètjeu i ~ èl J'èvans pètjcu 
lés vlalons, ils ont payé le b. et nous 
avons payé les violons (nous avons 
contribué tous les deux). 

Balan \ bàlà . . M, X, F, S\, s. m. 

— 1" Battant d'une cloche. 2" Klan, 
elfort, impulsion, mouvement de 
projection en avant. Eté sus l ~, ne 
savoir quel parti prendre. 2" Etre sur 
le point de faire quckpie chose. Is 
soiil sus r ~ de s' mcrieii, ils sont sur 
le point de se marier. 

Balance [bâlàs . . M, N, S], s. f. 

— Partie de la voiture. Voir Ché. 
Balanci [bàlàsi . . S], v. tr. — Ba- 
lancer. Voir Bèlancieu. 

Balançwére [ bâlàsiin-r . . gén. 
(balâsc V) |, s. f. — Balançoire. 

Baie \bal /''Kadj. - Belle. Voir Bé. 

Baie |/>(î/ . . gén.|, s. f. — 1" Grande 
boîlc cjue |)ortaicnt anciennement 
sur le dos les marchands ambulants ; 
ballot de marchandises. 2" Balle, 
boule de plomb, pelote à jouer. 

Balcr |/><(/c' . . M, X, bole . . /, P, 
baie . . S\. V. intr. — Fouler aux 
pieds, piétiner, marcher sur. AV 
baie meu sus niè roûhe, ne marche 
pas sur ma robe. Voir Boler. 



ËAL 



43 



BHN 



Baie - Seûr [bal sœr F], s. f. — 
Belle-sœur. Voir Bèle-Sieu. 

Bâlèsse [bûles S], s. f. — Dégât 
que l'on fait dans un champ en s'y 
couchant. Voir Bâklèsse. 

Balhé [haUiëi M], s. m. —Balourd, 
pataud (sobriquet donné aux habi- 
tants de Vittoncourt, arr. de Boulay). 

Balièsse, Baliiîrc [bcilyes, bàlyiir M\, 
s. f. — Balayure. 

Balieu [bàlyœ . . M, N, S], y. tr. 
— Balayer; mettre qqn. à la porte. 

BaliîssGs [bâliis N\, s. f. pi. — 
Table de communion à l'église. 

Balwate [balwat M, S, balwat- 
belwat N, bolwot I, P], s. f. — 
Charançon, moucheron. Voir Bawatc. 

Bamblo-lachè [bàblo lase Pontoy], 
s. m. — Jeu de colin-maillard. 
Voir Qwètrebeusse. 

Bambô, Bambôs, voir Bamboiî, 
Bamboiâs. 

Bambochou, Bambouchou [bàbosii.. 
M, I, P, N, bàbusu S, V], s. m'. — 
Débauché, ivrogne, viveur. 

Bamboiî [bàbû M, I, P, bâbû- 
bâbô" N, bàbû F, S], s. m. — Église 
(terme enfantin). V'nans, m'n afant, 
J'alans an ~ , viens, mon enfant, 
nous allons à l'église. 

Bambouche [bàbiis F], s. f. — 
Babouche. Voir Babochc. 

Bamboiâs [bàbû M, I, bâbû-bàbô'^ N], 
s. m. — Bois mis en ban, en défens. 

Ban [bà gén.], s. m. — Territoire 
communal. - jwindant. S'emploie 
des communes, des bans qui sont 
voisins, qui « se joignent ». 

Ban [bà M], s. m. — Amas de 
nuages à l'horizon. / n'y è i groîis 
~ au s'ia meussant, il y a un gros 
nuage au soleil couchant. 

Banc' [bàk M, I, P, F, N, bà S, V], 
s. m. — Banc. 

Bancrache, Bancroche [bâkrasM, N, 
bàkros I, P], adj. — 1° Boiteux. 
2" Mauvaise plume. 



Bande {bat gén.], s. f. — Flèche 
de lard. 

Bandé [bàdê' . . gén.], s. m. — 
1° Bandeau. Lo ~ sus lés-euys, avoir 
le b. sur les yeux (être aveugle). 
2" Bande, partie du maillot. 

Bandéje [bâdës . . gén.], s. m. — 
Bandage, surtout bandage herniaire. 

Bandeler [bàdlê' . . gén.], v. tr. 

— Bander. 

Bandeliére [bàd(e)lyêr M, F, N], 
s. f. — Echarpe du maire. 

Bandercuèye, Banderèye, Bande- 
riyâye, Banderiyèye [ bàd{e)roeyêy- 
bàd(e)rêy-bàd(e)riyây-bàd{e)riyçy M, 
iV], s. f. — Bande de gens, d'hommes, 
femmes, enfants, animaux. 

Bandereuyeu [bâdrceyœ . . M, I, P, 
N], V. intr. — Flotter en l'air, vol- 
tiger. Se dit par ex. d'un drapeau 
qui claque au vent. 

Banderoye [ bàdroy M, I, N], s. f. 

— Banderolle, chiflbn qui flotte au 
vent. 

Bandiére [bàdyêr M, I, P], s. f. — 
Bannière, étendard. 

Banète [banet F], s. f. — Gros 
tablier de travail. Voir Bènète. 

Bangarde [bàgàrl M], s. m. — 
Garde-champêtre. Voir Banwâd. 

Baniche (an) [bânis . . M, I, P, 
N, S, panis V\, loc. adv. — En 
chemise. Voir Cubaniche. 

Baniôle, Banioïile [bânûl . . M, I, 
P, bàrnd-bànô''l X, bànôl-banôl . . 
S, V], s. f. — Mauvaise charrette. 

Banon [banô S, bord V], s. m. — 
Hangar à côté de la grange, où 
l'on entasse les céréales en gerbes; 
fenil. Voir Bènon. 

Bans [bà gén.], s. m. pi. — Publi- 
cation de mariage à l'église. Is sont 
dans tous ~ ils sont dans leurs b. 
(on a fait la publication de leur 
mariage) F. 

Banse [bas F[, s. f. — Panier rond 
en osier, à deux anses. 



- 44 — 



BAN 



BHR 



Banwâd [hàii>a . . f^én.l, s. m. — 
Garclo-Lhampc'lio. Voir Wèjou. 

Baquâye [bdkiui-lmkëij S], s. f. — 
Béquée. Voir Bequâyc. 

Baquè [bake S, bokç V], v. tr. — 
1» Béqiicter, mordre. Lés jUiies bo- 
quonl lo biè, les poules béquètent 
le blé V. 2" Mordre, mordiller. Voir 
BequiGU. 3» Heurter l'. 

Baquion, voir Baquiou. 

Baquiou \bakijii M. bokfiii . . I, l', 
bakiiù-bakim X, bokijô-bptsô S, bokyô 
V], s. m. — Boquillon; d'ordinaire 
on dit: — au bous. Voir Bohhelat. 

Baqyi [hakiji], v. tr. - Béqueter. 
Voir Bcquieu. 

Bâran (an) \bàrù . . M, I. P], loc. 
;ulv. _ i:n forme de croix. 

Baranje 1 barùs il. X, S. boràs I, 
P, baràkS, boràk Vl,s. 1. — l"('.rosse 
perche ou planche servant de sépa- 
ration entre deux bêtes dans l'écurie. 
2" Montant de bois auquel on attache 
les bestiaux. 3» Lit à ciel soutenu 
])ar quatre montants. 

Baranke, voir Baranj«2. 

Barau [barô F], s. m. — Bélier. 
Voir Berâd. 

Bârau [bârô . . M, I. P, /■", .V|. 
s. m. — Tombereau qui bascule 
sur deux roues. 

Barbate [bûrbat M, X\, s. f. — 
Centaurée bluet, appelée vultjaire- 
ment casse-lunettes (j^uérirait les 
maladies de la vue). 

Barbe [bûrp . . M, I, P, l\ biirp- 
bçrp N, bâp-barp-biip-biirp-bçrp S, 
burp-bûp-bgrp V], s. f. — Barbe. 
- de hoc (bouc), scorsonère, sal- 
sifis ; - de chiére, pustule sur la 
lèvre V; ~ de (/ai/s', clavaire; reine 
des prés; spirée; - de kèpucin, 
chicorée sauvage; - de mwinne, 
cuscute; - de r'iuid, astragale; - 
èspai/itolc, bluet. 

Barbelin \burbrlê français dialectal 
messinl, s. m. — Fruit api)elé ail- 
leurs épine vinette. Ce fruit pend à 



de petites branches ((ui ressemblent 
à une espèce de barbe. 

Barbis \barbi /•']. s. f. — Brebis. 
Voir Bèrbis. 

Barbosè [barbose . . S\, v. tr. — 
Barbouiller. Voir Bèrboser. 

Barbou {hiirbii M, X, barbu . . I, 
P], adj. — 1" Barbu. 2" S. m. -Vieil 
honmie. 

Barbouyâd [bnrhiuia . . S\, s. m. 

— Barbouilleur. Voir Bèrboyâd. 
Barbouyaje, Barbouyéjc \barbunas 

F, barbiii/rs S], s. m. — Barbouil- 
lage. Voir Bèrboyéje. 

Barbouyemant Ibiirbunmâ . . S\, 
s. m. — Bégayement. Voir Ba- 1 
gueuycmant. 

Barbouyi [barbiii/i F, S], v. tr. — j 
Barbouiller. Voir Bèrboyeu. f 

Barbouyou \b(irbii:;ii . . S], s. m. 

— Barbouilleur. Voir Bèrboyeu. 
Bàréje [bàrcs . . M, I, P, X\, s. m. 

— Barrage. 

Bârer \h(irêi M\, v. tr. — Guérir 
une maladie soit chez les bonnues, 
soit chez les animaux, au moyen de 
conjurations ou de secrets. - le 
mâye, guérir la conjonctivite. 

Barèssè (s') [barese V], v. pron. 

— S'embarrasser. Voir Bèrèsser. 
Barétât [barta S\, s. m. — Petit 

baril. 

Bariat \barya S\, s. m. — Barillet. 
Voir Bèriat. 

Bâriau [bûryô . . M, I, P. X, 
baiijfi . . S\, s. m. — Barreau de 
fenêtre. 

Baricatè, Baricolè \biirikate . . S, 
barikole V], v. tr. — Barricader; 
attacher avec des cordes, enchaîner. 
Demande: Quoi ç'qué ç'ot d'ç'lè? 
Se (■■ n'otéyc mi si bin baud'lè èl 
si bin fari baricolè, ç pédral se 
band'tire et se fari baricotîre. Qu'est- 
ce que c'est de (que) cela"? Si ce 
n'était pas si bien bandelé et si 
bien enchaîné, cela perdrait sa b... 
lîéponse: L'œuf. (Oevinetle). 



BKR 



- 45 



BRS 



Barieu {barijœ . . M, I, P, N, S], 
V. tr. — 1" Taper, frapper à coups 
précipités. 2" Secouer une porte 
pour l'ouvrir. 3" V. intr. Piétiner, 
remuer continuellement. Se dit par- 
ticulièrement du cheval. 

Baril [bâri . . M, I, P, N, bâri- 
bari S, bori 1^, s. m. — 1° Baril. 
2° Baratte. 3" Personne obèse. Que 
groCis ~ quel gros tonneau. 

Barje [bars M], s. f. — Dé à 
coudre, sans fond, qui a la forme 
d'une large bague. 

Barje [bars . . M, I, P], s. f. - 
Hachette qui sert à tailler les pains 
de marc qui se trouvent sur le pres- 
soir. Voir Dolûre. 

Barnabâs [barnâbà . . gén.], n. pr. 

— Barrabas. 'L at con'hha d'tol 
l'monde corne ~ è lè passion, il est 
connu de tout le monde comme B. 
à la Passion. 

Barnabe [bàrnâbê' . . gén], n. pr. 

— Barnabe. E lè Sint Barnabe, lo 
onze don mwès, lés jos sont an pus 
long de Vêlé, à la St-B., le onze du 
mois, les jours sont au plus long 
de l'été. 

È Sint Barnabe, some tés nèvèts. 
Et t'as hhûr qu't'an-n-èrés. 
A la St-B., sème tes navels, et tu 
es sûr que tu en auras. — 
È lè Sint Barnabe, 
Some tés nèvèts. 
Si f lés vus pus gros, 
Some lés pus tôt. 
A la Saint-B., sème tes navets, si 
tu les veux plus gros, sème les plus 
tôt S. 

Bârô [bârô F], s. m. — Bélier. 
Voir Berâ. 

Baroche [bciros . . S], s. f. — Pa- 
roisse. Voir Bèrache. 
Baron-jaune [bârô jôn M, N[, s. m. 

— Narcisse des prés. 

Baronète [bûrçnçt . . S, F], s. f. 

— Grenouille qui annonce le temps. 
Bas-cul [bà kâ M], s. m. — Basset. 



Bas-di-cul, Bas-du-cul [bâdùkû . . 
M, I, P, N, bâdikù S[, s. m. - Petit 
homme dont les jambes sont trop 
petites pour la taille. 

Bâseler (se) [bâzlêi M], v. pron.— 
Se ballader (terme de refus em- 
ployé pour renvoyer quelqu'un ou 
ne pas l'agréer quand il se présente). 
Qn"l aleusse s' ~ èyou, qu'il aille se 
ballader ailleurs. 

Basilidion [bâzilidijô . . M, I, P\, 
s. m. — Onguent cérat servant à 
guérir la gale. 

Basouyéje [bazuyês /], s. m. — 
Sorte d'étolfe. 

Basquine [bâskin . . M, I, P, N], 
s. f. — 1» Pan d'iiabit. 2° Jupon de 
femme. 3" Corsage avec basques. 

Basse [bas M, bos I, P\, s. f. — 
Bosse. Eune de bosse, un(e) par 
dessus le marché. 

Basse [bas S, bos Y], s. f. — Bêche. 

Basse [bas . . M, I\, s. f. — Basse, 
instrument de musique. An-n-éle po 
dés ~ , en être pour des b. (à payer), 
en être pour sa peine. 

Basseler [hasl& M], v. tr. — Bos- 
seler. 

Bassenai [basnay F\, v. intr. — 
Faire un charivari. Voir Bèssener. 

Bassenaje [basnas F] , s. m. — 
Charivari. Voir Bèssenéje. 

Bassieu [basijœ M[, v. tr. — Bos- 
suer. Voir Cubassieu. 

Basson [bàsô . . |, s. m. — Chauve. 
Voir Blasse. 

Bassotè [basçte . . S], v. intr. — 
S'amuser à de menus travaux. Voir 
Bèssater. 

Bassu [ basii M, N, bçsû I, P, F, 
bosi-bosû S, bpsi V[, s. et adj. — 
Bossu. Awer d'Vèsprit austant qui ~ , 
avoir autant d'esprit qu'un b. Lo 
monde at moût ~ quand-i s'bèsse, 
le monde est très b. quand il se 
baisse. 

Bastringue [bâstrèk . . gén.], s. m. 
— 1° Bastringue. 2» Bruit. An font 



BAS 



— 46 — 



BRU 



» dans Vèconle, on fait <hi liriiit 
(iiiiis l'école. 

Bastyin [bâstijè . . gén.|, n. pr. — 
St'l);istien. Voir Bahhtyin. 

Bat \ba M, N, S, ho [, P, V], s. m. 

— 0;i|nui(l. Anfu'U corne i ~ cnllé 
comme un e. (très fier). — FCire dcs- 
euijs corne i ~ d'zos 'n' ofiyèsse, faire 
des œils comme un c. sous une 
motte P. On injinl fou an minjant 
dés ~ , paç' que ç'ol di venin, on 
devient fou en mangeant des c, 
parce que c'est du venin (croyance 
populaire;. - so/iè, crapaud souillé 
(très gros) V. 

Batarda' [batardw . . P, S\. \. Ir. 

— Abâtardir. Voir Èbètèrdcr. 
Batchèssi [halsçsi S], v. intr. — 

Boiter. Voir Bakèsser. 

Batchc [hâls-bats . . M, /, P, X], 
intcrj. — Bah ! 

Batchè [batsç S\, adj. — Boiteux. 
Voir Baké. 

Batchi [bfilsi S\, v. Ir. — Baptiser. 
Voir Bèticu. 

Batchi \bcilsi . . S\, v. tr. — Hàtir. 

Bâte \bul Héniilly], interj. — Xe 
s'emploie que dans certaines locu- 
tions: ~ audiùlc, ~ mis-aulcs, va te 
promener, etc. Voir Bote. 

Bâté \bâlê' . . gén.|, s. m. — 1" Lit 
improvisé par terre. 2» Lit très l)as 
où l'on couchait les enfants et qu'on 
glissait, le jour, sous le grand lit. 
Voir Lit. 

Batelé \ballë' . . M, I, 1>, \ \. ;idj. 

— Henversé, couché. Se dit des 
récoltes. 

Batcnè [/'(;/;;;■ . . .S'|, s. m. -- l'a- 
lonnier. Voir Lemé. 

Batcrie fftf(/n F|, s. m. — Machine 
à ballre. Voir Bètéje. 

Batiji Ihdiiji F\, v. Ir. — Baptiser. 
Voir Bctieu. 

Bâtisse [bdlis . . gén.|, n. pr. — 
Baptiste. 

Bâtisse |/>((//.s- . . /'. .S'|, .s. f. — 
Petit lait. Voir Bètisse. 



Bat-quawé [ hakmvê'-bakowl' (bis- 
kiUDCi Peltre^ M, bokoivç-brikowe . . I, 
P, bikaivœ-bikowo N, bikawe-buka- 
wc . . S, bokowe V\, s. m. — Têtard 
de batracien. Ce n' s'rât m' co èssèz 
pour zôls d'été noyés dons l'ûiue dés ~ , 
ce ne serait pas encore assez pour 
eux d'être noyés dans l'eau des t. 
(désir de vengeance) V. 

Batiâre [balûr F], s. f. — Battoir 
de laveuse. Voir Bètîire. 

Bat-volant | bu nota M, bo l'olà I, P\, 
s. m. — Chauve-souris. Voir Bat, 
Chaute-seuris, Crèpaud. 

Batyè [batije . . .S'|, s. m. — Boi- 
teux. Voir Baké. 

Batyi | />((///( S|, v. tr. — Baptiser. 
Voir Bètieu. 

Bauche |/'(w .1/, /, /', X\, s. f. - 
Bâche. 

Bauchon ( bôsô M], s. ni. — Barre 
d'écluse. Voir Bâchon. 

Baucule | bôkiU M, 1, P, N, bàkiil 
S, hûkîl Y], s. f. — Foutre placée 
sur un puits, à la(|uelle on attache 
un seau cpii fait l)ascule. (La veille 
du jour de l'an, au coup de minuit, 
on y susiHMulait autrefois des rubans 
et des œufs. Le gardon qui arrivait le 
|)remier jiour cette opération croyait 
être sûr de se marier dans l'année). 

B au dût [bôda M, N, bôdo I, P, 
bâdii S\, s. m. — 1" Baudet. Voir 
Anréte. 2" Chevalet à l'usage des 
scieurs de long, des cardcurs de 
laine. 

Bau-d'èté |/>() d'èlë- . . gén.), s. m. 
— I''il:indre, appelé vulgairement, 
dans notre pays, lil de Notre-Dame, 
ailleurs, lil de la Vierge. 

Baudrecot \bôdrrko M. \, hûdreko 
S\, n. pr. — Baudrccourl, vill. de 
l'arr. de C.hàteau-Salins. 

Baudriâyc | bôdriijâtj M], s. f. — 
drande cpianlité de choses qui s'of- 
frent successivement à la vue, comme 
des pommes, des poires ou des noix 
ipii sortent d'un sac percé, île l'ar- 



BflU 



— 47 



Bnw 



gent qui s'écoule d'une bourse 
percée, etc. 

Baugrenè [bôgrene Sablon], v. 
intr. — Maugréer. 

Bauguc [bôk M], s. f. — Bague. 
Voir Bègue. 

Bauhhtyin [bôxtijè N], n. pr. — 
Sébastien. Voir Bahhtyin, Bastyin. 

Bauker [bôkê' . . M, I, N, bîik^- 
bâokç . . S], V. intr. — 1" Rester 
bouche bée. Que qui bauke tolè, 
pourquoi est-ce qu'il reste bouche 
bée ici? 2" Guetter, espionner. 
3° Viser S. 

Baulate [bôlal M, N\, s. f. - Ba- 
leine de parapluie, de crinoline. 
Voir Baulinne. 

Bauléne, voir Baulinne. 

Baulèsse [bôles Pontoy], s. f. — 
Dégât qu'on fait dans un champ en 
s'y couchant. Voir Bâklèsse. 

Baulinne [bôlèn-bdlën M, I, bôlën 
P, hôlën-bôlên N, bûlcn-bâolên S], s. 
f. — Baleine. Voir Baulate. 

Baume [bôm M, N], s. m. — Men- 
the aquatique, particulièrement l'o- 
rigan. 

Bausin [bôzè Béchy], n. pr. — 
Bazin. Voir Bèsîn. 

Bauté [bôtê' . . gén.], s. m. — 
Beauté. ~ sans bonté n' vaut m' eune 
sope au lacé, b. sans bonté ne vaut 
pas une soupe au lait. 

Baution [bôtijô M, N], n. pr. — 
Sébastien. Voir Bastyin, Bahhtyin. 

Bauyâd [bôijà . . M, I, P, N, bciyâ- 
bâijà . . S, V], s. m. — Criard. 

Bauyat [bôga M, N, bdyç I, P, baya 
S, bâyo V], s. m. — Bâillement. 'L è 
fut r dâryin -, il a fait le dernier 
b. (il est mort). 

Bauyat [bôya M, N, bôye V], s. m. 
— Coin, instrument de fer en angle, 
qui sert à fendre le bois. 

Bauyâyc [bôyày . . M, I, P, F, N, 
bâyëy . . S, Y]', s. f. — Cri, hurle- 
ment. 



Bauyè, voir Bauyat. 

Bauyèsse [bayes M, I, P, F, N, 
bâyes-bâoyes S, bâyqs V], s. f. — Cri 
violent. 'L è fté eune -, il a jeté 
un cri violent. 

Bauyeu [bôyœ . . M, I, P, N, bâyi- 
bâoyi S, baye, -yœ V], v. intr. — 
Bâiller. Lés hhalats bamjent, les noix 
bâillent (elles sont prêtes à tomber.) 
/ bauye è so d'hhorieu lés potes, il 
bâille à se déchirer les lèvres. — Bâyi 
le bouche corne i pohhon pèmè, ou- 
vrir la bouche comme un poisson 
qui se pâme S. 

Bauyeu [bôyœ . . M, I, P, N, bâyi- 
bâoyi S, bàye,-yœ Y], v. intr. — Crier. 
7 bauye corne i-n-èvûle qu' è pedu 
s' bâton, il crie comme un aveugle 
qui a perdu son bâton. 

Bauyon, Bauyu \bôyô, bôyû M, I, 
P, N], s. m. — Bâillon. 

Bavai [bavw F], v. intr. — Baver. 
Voir Bèver. 

Bavcrote [baurot F|, s. f. — Rabat 
du prêtre catholique. Voir Bèverate. 

Bawâd [bawà-bçwâ M, N, bowâ I, 
P, bawâ . . S, boivct V], s. m. — Qui 
jappe, qui aboie. 

Bawate [bawat-bowat M, N, bçwçt 
I, P \, s. f. — Roquet; petit chien 
qui aboie toujours. 

Bawate [bawat-bçwat M, N, bowçt 
I, P, V, bawat S], s. f. — Fosse de 
cimetière ; ornière profonde ; en 
général toute espèce d'excavation. 

Bawate [bawat-bowat M, N, bçwçt 
I, P, F, V\, s. f. — Charançon du 
blé, moucheron, puceron, insecte 
qui nage sur les mares de fumier. 
Tiè, r'ot sine de ploCwe, vol lés bo- 
wotes qui vont sus l'âwe, tiens, c'est 
signe de pluie, voilà les moucherons 
qui vont sur l'eau F. Voir Balwate. 

Bâwe \bâw-bow M, N, bow I, P, 
bâw S, bow V],s. f. — Fosse, trou; 
flaque, marc, fossé bourbeux, or- 
nière profonde, enfin toute espèce 
d'excavation. Cheûr dans lé ~ , tom- 



— 48 



BHW 



ber dans le trou (mourir). Été danx 
le ~ , être dans la fosse (èlre mort). 
Note ti gole-l-i dans 'n' ~ d'âivc. 
notre toit dégoutte-t-il dans une 
mare d'eau? (jeu de mots). Voir 
Bawate. 

Bawemant [bawmà-boivmâ M, X. S, 
bowmà I, P], s. m. — Aboiement. 
Bawer | bawê<-bowi" M, bowç . , /, 
P, y, bdwo-bawœ \, bawe . . S\,\. 
intr. — 1" .\boyer. 2° Se dit d'un 
ol)jet creux qui résonne quand on 
frappe dessus. 

Bawetè [baivlç \'],v. intr. — (-ii- 
gnoter. Voir Biaweter. 

Bawêye Ibaivëij-boiiiçy M. X, bo- 
wêy I, P], s. f. — Petite armoire 
pratiquée dans le mur. 

Bayâd [baya V], s. m. — Mala- 
droit, nigaud. 

Bâyâd Ibciyà . . S,Vl,s. m. — Criard. 
Voir Bauyâd. 

Bâyat \bâya S], s. m. — Bâille- 
ment. Voir Bauyat. 

Baye [bày M, bây P\, s. m. — Cri, 
mugissement ; rumeur. 

Baye |/'«;/ M], s. f. — I^olerne, 
retranclicment. 

Bayé [bâyc V), s. m. — Gros coin 
en bois. Voir Chéyt'. 

Bayi \bayi F\, v. tr. — Donner. 
Voir Bèyeu. 

Bâyeu | bâyiv . . M, I, P, V], v. 
intr. — Crier à tue-tcte, pleurer. 
~ coHic ( ('(', ])leurer comme un 
veau. .1/1 bayant, le hocate péd se 
golâye, en chevrotant, la chèvre 
perd sa bouchée. 
Bayer, voir Bauycu. 
Bâyèsse, voir Bauyèsse. 
Bâyéye, voir Bauyâye. 
Bâyi, voir Bauyeu. 
Bâyisse |/)(7;/(.s- Donjeux), s. f. — 
Croûte <|ui se forme sur la tète des 
enfants. Voir Bâyon. 

Bây on {Imyô-bâyô . . M, I, P, A'|, 
s. m. — Croûte qui .se forme sur la 
tète des enfants; ulcère couvert 



BEC 

d'une croûte. / so r'drasse corne i 
pu sux i ~ ,11 se redresse comme 
un pou sur un B. (il est très fier). 
Voir Bâyisse. 
Bâyot, voir Bauyat. 
Bé, Bé, Bêle, Bêle, [hê> (byeV), bel-bêl 
. . gén. (bal F)], adj. m. et f. — Beau, 
belle. J'alons tous t'n amourcûs, donc' 
(pi t'as si bêle, nous sommes tous 
ton amoureux, donc que tu es si 
belle (tellement tu es belle) Albresch- 
viller. Bé, Bêle s'emploie aussi 
pour renforcer le sens d'un mot : 
J' li èuans bèyeu enne bêle âque de 
yrond'bires, nous leur avons donné 
beaucoup de pommes de terre. 

Bé |/)(' V], s. m. — Berceau. Voir 
Bîhhe. 

Bèabad [beâbà . . gén.], s. m. — 
Invective, injure. // y è fotu s ~ , 
il lui a dit des injures. 

Bèbant [ bebà Gorze], s. m. — Sot, 
niais. 

Bèbe [bèp M\, s. m. — 1» Joujou, 
hochet. 1" Excrément (langage en- 
fantin). 

Bébé \bebêi C. H. \, s. m. - Alli- 
quet. Tant 'l èreût auto d' lu d' ~ 
an clinquant, tant il avait autour 
(sur) lui d'à. en clinquant. 
Bèbèche, voir Bâbète. 
Bèbért \bebêr gén.], n. pr. — Albert. 
Bèbieu [hebyiv . . M, I, P, X, ba- 
byi F, S\, V. intr. — Babiller. 

Bèboyc [bebpy Vernéville), s. f. — 
Culture. 

Bèc \hek gén. (bçk-bœk M. X)], s. j 
ni. — 1» Bec, museau, bouche. Le i 
bunn -, il a un bon bec (il parle 
bien). 2» Bout. Lo ~ dés pieds, \e 
h. des pieds. 

Becat \beka M. X, beko l, P, beka 
S\, s. m. — Baiser donné sur les 
lèvres. 

Becater \hekatê' M\,\Ar. - 1» Bé- 
c|uelcr. picorer. 2« Battre le blé par 
petites poignées, avec les mains, sur 
une table ou sur un tonneau. 



BEC 



— 49 



BEG 



Becatîn [hekatî M, X, bqkçtî . . I, 
P], s. m. — Picotin; petite corbeille 
où se mesure le picotin. 

Becâye [ bekay M, X, bekâij I, P, 
bakây-bakëy S, bokëy V], s. f. — 
1° Becquée. 2" Un peu, une miette, 
une petite part. 

Bècbassiâye [bekbasyay M, N, bek- 
bosyây I, P\, s. f. — Sinuosité. 

Bècbassieu, bècbossiè [bekhasyœ 
M, N, bqkbosye I, P], v. intr. — Ser- 
penter. — Part. pass. : Tortueux ; 
bossue. 

Bècbôs [bekbô P], s. m. — Pivert. 
Voir Bacheboiis. 

Bfech, voir Bèhh et composés. 

Bechat \besa-psa M, N, S, pso I, P, 
F], s. m. — Bichet, mesure de ca- 
pacité pour les matières sèches, le 
quart de la quarte. Autrefois, on 
l'employait aussi pour les liquides. 

Béchate [ bêsat M, N, bêsçt I, P \, 
s. f. — Petite bêche. 

Bèchâwe, voir Bèhhâwe. 

Bêche [bês M, I, P, N, bês-bœs S], 
s. f. — Bêche. Voir Basse. 

Bècheler, voir Bèhheler. 

Bécheu [bêsce . . M, I, P, N, basi- 
bêsi-bœsi S, bpsye,-yœ V], v. tr. — 
1" Bêcher. 2" V. pron. Marcher en 
se dandinant. 

Bêcheur [bêscêr M], s. m. — Gar- 
çon d'honneur à une noce, à un bal. 

Bèchi, voir Bèhhi. 

Bèchi [besi-bësi S], v. tr. — Ber- 
cer. Voir Bîhhieu. 

Bèchicu, voir Bèhhieu. 

Bèchîn, voir Bèhhîn. 

Béchote [besol V], s. f. — Bûchette. 
Voir Beuchate. 

Bèchwâye [beswây . . M, I, P], s. 
f. — Contenu d'une hotte de ven- 
dangeur. Voir Bèhhwâyc. 

Bècole [bekol F], s. f. — Belette. 
Voir Bacale. 

Bècot, voir Becat. 

Bècotîn, voir Becatîn. 



Bécoup [bêku M, I, P, bêkç S], adv. 
— Beaucoup. Voir Totpyin. 

Becré [bekrè' M, N, bekrê' I, P], s. 
m. — Pointe ou bec de soulier. 

Becrer [bekrë' . . M, N], v. tr. — 
Béqueter. Le paye è becré dés vêhhs, 
la poule a béqueté des vers. 

Bèdèle [hedel M, I, P, iV), s. f. - 
Cheville ouvrière qui règle une 
charrue; fer servant à fixer la chaî- 
nette qui joint l'avant-train de la 
charrue à l'arrière-train. 

Bèdèle \bedel M], s. f. — Bardane. 

Bedène [beden M, N, beden I, P], 
s. f. — Oseille sauvage. 

Bedéne, voir Bedinne. 

Bédeu, voir Bédu. 

Bèdiner [bedinë' . . M, I, P, N, 
badine . . S, bçdiiie V], v. intr. — 
Badiner. 

Bedinne [ bedèn M, I, bçdcn P, 
bedên-bedên N, bedên S, bedën V], 
s. f. — Bedaine. On wol hin po se 
~ qui n'ol ni' trouwand po le guele, 
on voit bien par sa b. qu'il n'est 
pas paresseux pour la gueule (il est 
très gourmand) V. 

Bèdleure [bedlœr Nébing], s. f. — 
Tonnelet. 

Bedondinne [b{e)dôdên M], s. f. — 
Bedaine. Que ~ , r'wCite i poCi, quelle 
b., regarde un peu. 

Bédu [bêdii M, I, P, N, bëdii-bêdœ 
S\, loc. interj. — Bon Dieu! pardi! 

Begat [bega M, N, bqgo I, P], adj. 

— Bigot. 

Begater [ begatë' M\, v. intr. — 
Etre d'une dévotion outrée, étroite, 
mal entendue. 

Begaterèye [ b(e)galrçy M, N, bqgot- 
rcy I, P], s. f. — Bigoterie. 

Begnant [benà M, I, P], part. prés. 

— Ne se rencontre que dans la 
locution : ~ sinse vos, soyez le 
bienvenu; et /are lés ~ , souhaiter la 
bienvenue. 

Bégne [bën V\, s. f. — Bigne. Voir 
Beugnc. 

4 



BEG 

Bègneu \hcna- . . M. F, P, X], s. 
m. — Voituricr ciui coiuiuil les ban- 
nes. Nerircome i~, noir comme un b. 

Bégnè (so) [ toîç . . P, X, S. V|, v. 
pron. — Se l):iij,'ner. Voir Bingneu. 

Bègneûs \bi'n(7- M\, n. pr. — Bn- 
gneux, ferme située près de Verné- 
ville, arr. de Metz. 

Bégnote \hennl V], s. f. — Cuvier. 
Voir Bcugnatc. 

Bégnou \bêiiu . . P, A', .S", l' |, s. m. — 
Baigneur. Voir Bingnou. 

Bègue \bvk M, N, bâok-bâk S\, s. f. 

— Hajj'ue, anneau de mariage; an- 
ciennement, elle était en argent, 
avec deux cd-urs couronnés gravés 
sur la face. Voir Baugue. 

Bèguéje [begês . . M, I, P, X, ba- 
l/êx S, hâgcs V], s. m. — Bagage. 

Bèguenauder | bçgnôdci . . ,1/, /, 
P, A'), V. intr. — Remuer la bouillie, 
la confiture, avec une cuiller. 

Bèguenauder [bçfinôdê' M\,\. iiilr. 

— Tuer le tem|)s; courir la prélen- 
laine. 

Bèguenote | bci/nnl /, /'|, s. f. — 
Longue cuiller en bois pour faire 
les confitures, etc. Voir Beugucnate. 

Bcgucr [b(r)gv' M, bri/ç . . S\. v. intr. 

— Bégayer. 

Bègues \bèkM,I\,s.{. - 1" llanles; 
vieux meubles. 2" Trousseau de ma- 
riée. 

Bèguèsse |/>(;(/('.s- Aboncourl], s. f. 

— Bécasse. Voir Bakèsse. 
Bèguète \bç;içl M, X, bcgel-bogel 

I, P, hagcl S, bngel Y\, s.f.'— 'Ùà- 
guette, verge. 

Bèguiâd, Bègui, voir Baguiâd, Ba- 
guieu. 

Béguin \brgt M, X, begî . . I, P\, 
s. m. — 1» Museau. Awcr sus f ~ , 
avoir sur le m. (recevoir des coups 
sur la figure, la tête). 2" Vantard. 
3" Aninud tacheté. 

Bèguîn \bçgT M, l, A'|, s. m. - 
Béguin ; anciennement, eoill'e des 



50 - 



BEH 



petits enfants qui ne portaient pas 
encore de bonnet. 

Behater {bchatC-i . . M, X, S, be- 
/inlç . . I, P, behotc V \, v. intr. 

— 1" Tousser avec des erachote- 
mcnls, surtout comme le font les 
ivrognes et les em])hysémateux. 
Se dit aussi des moulons. Voir 
Beuhhcler. 2" Être maladif, languir, 
dépérir V. 

Behègne \bçliçii M, X, behn'i I. P\, 
s. f. — ,\ttaclie pour les vaches; 
endroit où l'on attache les bétcs à 
l'écurie. 

Beheugncu | bçhiyi'uv . . M, I, P, 
A'I, v. intr. — Tousser souvent. 
Voir Beuhtieler. 

BÈheuler | beluelC-i . . M, I. P, X, 
balveliv F\. v. intr. — Toussoter. 
Voir Beuhheler. 

Bèhcutâd \bejuçtà . . M. /], s. m. 

— Tousseur. Se dit de celui qui 
tousse continuellement, qui tou.sse 
en crachant. Voir Beuhhelâd. 

Bèhh |/)r/, gén. (bas F)\, adj. — 
1" Bas. ~ (Ions (dos), pei'sonne (pii 
marche en baissant le dos. Mute - , 
mettre bas (vêler;. Ce ~ , ici-bas ; 
/o /(i;)i.s- infini ~ , le temps devient 
b. (il va pleuvoir); - K\ là-bas. — 
liai ou ~ , haut ou b. (de peu d'im- 
porlance). V/7ôr co biiwrc in woir: 
qu'ûl ç'qiiê vos d'Iû:, deûs sous liai 
on ~ , venez encore boire un verre : 
qu'est-ce (jue vous voulez, deux 
sous en haut ou en b. (de jibis ou 
(le moins) V. 

Bèhhâwc \bex>iii>-bçyoti) M, beyoïo 
/, P\. s. f. — 1» Hotte en sapin 
servant à porter le raisin et le vin. 
Voir Rè. 2' Ha(iuet M. 

Bèhh-BÉveû \brx bFuœ M, I, P. X\. 
n. pr. — Bassc-liévoy, château situé 
prés de Peltre, arr. de Metz. 

Béhhe \brx S, bc V\, s. f. — Ber- 
ceau. Voir Bîhhc. 

Bèhhe-co | /'(-/. ko M, / . . | , s. f. - 
Basse-cour. 



BEH 



51 



BEL 



Bèhhekr [ftçx'ê' • • M, I, P], v. 
intr. — S'éventer. Se dit particu- 
lièrement du vin. — Part. pass. : 
Disjoint par l'action du soleil. S'em- 
ploie en parlant d'un cuveau, d'un 
tonneau. 

Bèhhe-masse [bex mas . . gén.], 
s. f. — Messe non chantée. On n' dit 
pwint d' bèhhe-mosse toci, on ne 
dit pas de messe-basse ici. Se dit 
d'une personne qui parle bas à une 
autre, pour ne pas être entendue 
d'une tierce personne V. 

Bèhhe-meti [bçx meti . . M, I, P, 
N\, s. m. — Métier que l'on peut 
mettre sur les genoux. 

Bèhhi [be-fi M, N], n. pr. — Béchy, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Béhhi, Béhhié [bêxi S, bê/jje V], 
V. tr. — Bercer. Voir Bîhhieu. 

Bèhhi eu [be/yœ . . gén.],v. tr. et intr. 

— Baisser, abaisser. Se dit aussi 
du soleil. / faut s' ~ quand-on n'pieut 
m' s' t'iun dreùt, il faut se b. quand 
on ne peut se tenir droit (il ne 
faut pas vivre au-dessus de ses 
moyens). 

Bèhhîn [beyj . . M, I, P\, s. m. - 
Bassin. 

Bèhhôwe, voir Bèhhâwe. 

Bèhhwâye [beyjvâij . . M, I, P\. 
s. f. — Contenu d'une hotLe de ven- 
dange. 

Bèhotè [behote . . I, P, V]. v. intr. 

— Toussoter. Voir Bchater. 
Bèjordi [bejordi Rombas], s. m. 

— Tiretaine. 
Bèkène [bekeii Vernéville], s. f. — 

Cime d'un arbre. 

Bèkèsse [bçkçs M, (bçges Abon- 
court) /, P, N, bakçs S, bpkes Y], 
s. f. — Bécasse. 

Bèkeune [bekœn M, beken I, P\, 
s. f. — Pointe, bout pointu. 

Bèkiau [bekijë Sablon], s. f. — 
Auge où mangent les porcs. 



BèlancG [ b(ç)làs M, I, P, b(a)lâs 
N, S, bolàs V], s. f. — 1» Balance. 




Fig. 3. 

2° Palonnier N, S. Voir Ché. 
3» Attelage de deux chevaux de front. 
4"* Balançoire. 

Belancicu [b(e)làsijœ . . M, N, 
balàsi F, S, bolàsije V], v. tr. — 
Balancer. 

Belanje [b(e)làs S], n. pr. — Bel- 
lange, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Bêlasse [h(e)las M, N, b(e)los I, 
P], s. f. — Bosse à la tète; tumeur. 
On dit aussi Bolasse. 

Belassieu [h(e)lasijœ M, N, blçsyç 
I, P], V. tr. — Bossuer. 

Bêle [bel . . gén.], s. f. — 1» Atout, 
au jeu de cartes; la partie qui 
décide de qui perd ou gagne défini- 
tivement. 2" Lune. 3° Temps. J'Ci ~, 
j'ai b., j'ai le temps. 4" Aisé. /' ici 
~ èva lu, j'ai bien aisé avec lui. — 
5" Peur, crainte. J'oveye ~ , j'avais 
peur V. Voir Bé. 

Bélè [bêle V\. v. intr. — Bêler. 
Voir Beiiler. 

Bélemant [bêlmà gén. (bëlmô V)], 
adv. — Bellement, lentement, douce- 
ment, ni bien ni mal. Comont qu' 
çè l'è ? — Toi b., corne lo marchand 
d'céléhhes an-n-iver, comment que ça 
va ? — Tout b., comme le marchand 
de cerises en hiver V. 

Béle-mére [bel mër . . gén.], s. f. 
Belle-mère. N-é ahhlant d'bones ~ 



BEL 



- 52 - 



BER 



que n-ê d'roujcs zwot/es, il y a autant 
de bonnes b. qu'il y a d'oies rouges Y. 

Béle-sicu Ibvl s!/(f M, I, P, N. bal 
SÛT F, bel sêr V\. s. f. — Hellc-sœur. 

Béle-Tinje {belles M\, n. pr. — Hel- 
le-Tanche (bel étang), ferme située 
près de Metz. 

Béléyc [bëlêi/ \'\. s. f. — Bêlement. 

Belihhe [biïx M, A'|, n. pr. - Ber- 
lize, vill. (le l'arr. de Metz. 

Bèlosse. Bèlossiè, voir Bêlasse, 
Belassieu. 

Bélous [èê/« t'I, adj. — (".liassieux. 
Voir Beûlous. 

Bèlsamine [belsumin . . M, I, P. 
F, V], s. f. — Balsamine. 

Bèlwate [beliixit A'], s. f. — Clia- 
rançon. — Voir Balwate. 

Bémi Ibêmi P\, v. intr. -- Moisir, 
l'art, pass. : moisi. Voir Bimmi. 

Bèn' I /)(■;( /, y'|, adv. — Bien. 
Voir Beun'. 

Bènâde \beji(ll . . M, I. P. \], s. f. 

— 1" Panier double, en osier, que 
portent les ânes eonune une besaee, 
de chaque côté des flancs. 2" Ventre 
d'un animal (]ui a tro|) luangé. 
3" Panier de coquetier S. 

Bènàye {hçnmj M, X\, n. pr. — 
Bannay, vill. de l'arr. de Boulay. 

Bène [bçn gén.|, s. f. — Manne 
d'osier. .\ Metz, en commença ni 
un conte, à la veillée, on ne man- 
quait jamais de débulcr par la 
tirade suivante: 

C'était une fois une reine 
Qui ch . . . . dans une bène; 
Pierre et Jean étaient dessous. 
Qui ramassaient tout. 
Béne [bèn V\, s. f. — ("oiilusion. 
Voir Bcugne. 

Bènerat \beiira il/ (pa.ssim)|, s. m. 

— Sergent de police. Il ])oi1ail, aux 
processions, le l)aiinière de la pa- 
roisse. 

Bènète |/)ç;i(7 .1/, /, P, \, Ininel F\, 
s. f. — Tablier à coins ronds, à 



l'u^ge des vignerons; gros tablier 
de travail. 
Bèneuchtrof [bçnœstrpf S], n. i)r. 

— Bénestroff, vill. de l'arr. de 
Chàteau-.Salins. 

Bénir |/)(7i7(r) gén.|, v. tr. — Bénir. 
lièi/eii ibiKin Dieu nbènisse, donner 
le bon Dieu vous bénisse (renvoyer 
un pauvre sans lui donner l'aumône; 
refuser (piel(|ue chose à qqn). 

Bénisse |/i(;;i(s gén.|, s. f.— T'.Souhait 
que l'on cx|)rime à qqn. qui vient 
d'éternuer. 2° Fûre - , faire Bé- 
nisse, dodeliner de la tète en dor- 
mant. 

Bènitieu \benil!i(e . . gén.], s. m. 

— Bénitier. 

Bènon | benô M, I, P, X, hanô S, 
borô V ], s. m. — 1" Hangar à côté 
de la grange, où l'on entasse les 
céréales en gerbes. 2" Fenil. 

Bènvenin \bein>enè P\, v. intr. — 
Recevoir un bon accueil. Voir 
Binvenîn. 

Benwèt | benwe gén. |, n. pr. — 
Benoît. 

Benwète [benwet M, I, P, A'|, s. f. 

— Benoîte (plante). 

Bé-pére {bêpêr . . gén.), s. m. — 
Beau-père. 

Bequé \ bekë' . . .V, /|, s. m. — 
Petit bec. 

Bequcr (so) {belc,'- . . M, /, P], v. 
pron. — Se heurter. 

Bequèsse \ hehes M, l], s. I". — 
Heurt. 

Bèqui [brid M, I \. s. m. — Ne se 
rencontre que dans l'expression: 
Fâre so ~ , bouder. 

Bequieu \bek\)(y . . gén.|, v. Ir. — 
lîé(pieter. Lés /lijons s' kèrèssenl <in 
s' /)('(/m'(i;i/, les pigeons se caressent 
en se béquetant. 

Bèrache [lieras M. barox S\, s. f. — 
l" Paroisse, .là l'û dés bêles è le 
fii'ére, i an-n-èneûl de Intes lés ~ , 
j'ai vu des bctes à la foire, il y en 
avait de toutes les paroisses. 2" Ks- 



6ER 



- 53 - 



BER 



pèce, sorte, catégorie. S'emploie 
avec une nuance de mépris. 

Berâd [berà . . M, N, S, bçrà I. P, 
berâ-bard F], s. m. — 1" Bélier. 
S'emploie aussi comme injure. 2° Pe- 
tit nuage S. 

Bèrat [bera M, X[, s. m. — Baril. 

Bèrbate [bçrbat M, bçrbçl I, P\, s. 
f. — 1" Petite vesce; casse-lunettes, 
dont les pétales servaient à fabri- 
quer un élixir pour conserver la 
vue. 2" Loche (petit poisson de 
rivière). 

Bèrbater [berbalêi . . M, N, berbole 
. . I, P, S], V. intr. — Barboter, pa- 
tauger dans la boue. 

Bèrbe [berp ^\ S\, s. f. — Barbe. 
Voir Barbe. 

Bèrbelâye [herbelài] . . M, I, P], s. 
f. — Givre. 

Bèrbelîn [berbçlî M, /], s. m. — 
Épine-vinette. 

Bèrbeuyon [herbœyô M, I, P], s. 
m. — 1" Petit barbeau. 2" Fleur de 
coudrier. 

Bèrbiche [bqrbis M, I, P, N, barbiS- 
berbis S\, s. f. — Barbiche. 

Bèrbieu '[Z)er6(/œ . . M, I, P, N\, 
s. m. — Barbier, coiffeur. 

Bèrbis [berbi M, I, P, N, barbi- 
berbi F, berbi-bqrbû S, borbit V], s. 
f. — Brebis. Ç'at le ~ don bwin 
Dieu, c'est la b. du bon Dieu (c'est 
un homme pacilique). An n' paient 
meu tant d'eune ~ guèloûse qu' n'an- 
n-èveusse qiièques lèches, on ne 
parle pas tant d'une brebis galeuse 
qu'elle n'ait quelques taches (il n'y a 
pas de fumée sans feu). ~ que brut, 
péd se golâije, h. qui bêle perd sa 
bouchée. — In' faut qu'eune ~ ga- 
leuse po ampèsler loriot l'iropé, il 
ne faut qu'une b. galeuse pour em- 
pester tout le troupeau S. 

Bèrboser [bçrbozë' . . M, I, P, N, 
(bqrbuzêi Landremont), barbçze-ber- 
bçze . . S, borbôze Y], v. tr. — Badi- 



geonner, barbouiller. Se dit de la 
figure. — Part. pass. : mal élevé V. 

Bèrbosou [hejliozu M, I\, s. m. — 
Barbouilleur, mauvais peintre. 

BèrbotG, Bèrbotè, voir Bèrbate, 
Bèrbatcr. 

Bèrboyâd [berbçijà . . M, I, P, N, 
barhuijâ F, barbuijâ . . S, borbuyâ V], 
s. m. — Bredouilleur ; bavard ; celui 
qui ne sait la plupart du temps ce 
qu'il dit. 'L al permis è i ~ de s' 
repanre Iras fwès, il est permis à 
un b. de se reprendre trois fois S. 

Bèrboyéje [bçrboyês . . M, I, P, N. 
barbmjas F, barbugês S, borbuijês Y], 
s. m. — Barbouillage. 

Bèrboyeu [bcrboijœ . . M, I, P, N, 
barbuiji F, S, borbuye,-yœ Y], v. tr. 
— Barbouiller en parlant, marmon- 
ner, parler à tort et à travers. 'L 
ont ène si bone longue, is borboayont 
tant qu'is f'rcnent bêle qwèle monte- 
nes insône, elles ont une si bonne 
langue, elles bavardent tant qu'elles 
feraient se battre quatre montagnes 
ensemble V. 

Bèrboyou [berboyu . . M, I, P, N, 
barbuyâ F, barbuyu S], s. m. — 
Peintre, badigeonneur. 

Bèrbus [bei-bii S], s. f. — Brebis. 
Voir Bèrbis. 

Bèrchon [bçrsô Y\, s. m. — Cruche. 

Bèrçwére [bqrswër M, /], s. f. — 
Berceau. Voir Bîhhe. 

Bèrdak, Bèrdi(k), Bèrdin, Bèrdo, 
voir Beurdi-Beurda. 

Bèrdèle [berdej P], s. f. — 1» Broche 
de la bobine du rouet. 2" Mauvaise 
langue. Voir Beurdèle. 

Bèrdouye [berduy Y\, adj. — Bre- 
douille. Voir Beurdouye. 

Bèrègne [berçù M, I, P, X, S], s. 
f. — Jument inféconde; mauvaise 
jument ou mauvais cheval. Choch 
corne ène ~ , sec comme une vieille 
rosse P. — Ce mot s'emploie aussi 
comme injure. 



BER 



54 - 



BER 



Bèrèque |/)ç;r/v- M, X, S, borek I, 
P, barak F, Ixu-çk- V\, s. f. — Bara- 
que. 

Bèrèsscr (so) [hçrçspi . . 'A^n.], v. 
pron. — 1" S"eml)arnisser, se soucier; 
s"occui)er. Les jans /('■ n'sé hèrèssot 
m' pus mal que vont qu 7 otvhbc, 
ces gens ne se soucient pas mal 
quel vent qu'W fait V. 2" N'avoir que 
faire de, se moquer de. Je lu'bèrèssc 
de kl èl d' s'n èrjaiil, je me moque 
de lui et de son arjjenl. 

BèreQ [bçrcê I, P\, s. m. — Petit 
baril. 

Bèreûs (Haut) [herœ M, I, l'\, s. m. 

— Le liaut-barrois, sorte de danse 
en usage dans la campagne messine 
et lorraine. 

Bérewad [bêrwa . . M, I. 1>, F. N\, 
n. pr. — Beaurcgard, vill. de l'arr. 
de Tliionville. 

Bèrgâye Ibergâii I, P\, s. f. — Un 
brin, un atome, un rien. Voir Beur- 
gueuye. 

Bèrguègnâd [beniçrui I, P\, s. m. — 
Marchandeur. Voir Beurguegnâd. 

Bèrguègnè ['«çryç/îç /, /'], v. tr. et 
intr. — Marchander. Voir Beurgue- 
gneu. 

Bèrguègnè Ibçrgenç I, P\, v. tr. — 
Pousser. Voir Beurguegneu. 

Bèrguègnote [ben/enot I, P\. s. f. 

— (".hevalet. \'oir Beurgucgnate. 
Buèrguénc [hen/êii \'|. s. f. — 

Personne dégingandée et de mau- 
vaise mine. 

Bèrguénè [bçrgêiK; V\. ailj. — Qui 
est pressé de travail, (|ui a beau- 
coup à faire. 

Bèrguénè | beri/ene V\, v. tr. — 
Bourrer, pousser. 

Bèrguèye {benjèn P\, s. f. — Un 
brin. Voir Bèrgâye. 

Bèriat, Bèrion |/'('n/(', bçri/ô M, 
bçryç I, baryci S, bori/o V|, s. m. — 
Petit baril. 

Berion [beniô N\, s. m. — Petit 
bélier; petit cochon ; |)ctit taureau: 



un quelcontiuc de ces trois ani- 
nuuix quand il est jjetit et chétif. 
Beriou [ben/ii M, bçryu I\, s. m. 

— Pilon servant à broyer le |)()ivre. 
Bèrjeu (so) \berj<f . . M, I. P. F\, 

V. pron. — Se déjeter, se bomber, 
en parlant d'un fond de tonneau 
ou de cuveau. Voir Ambèrjeu. 
Bèrjére \btirjër M. I. P. A'), s. f. 

— Femme qui consulte les urines 
pour reconnaître les maladies. 

Bèrjére | berjêr S. V\, s. f. - 
1" Bahut à couvercle plat, servant 
à conserver des aliments. 2" Sorte de 
canapé grossier V. 

Bèrjerèye \bçrjerêi/ gén.|, s. f. — 
Picrgerie. 

Bèrji \bej-ji . . gén. (berje V)], s. 
m. — Berger. Ç'at miss' rare que 
d'iè siixm (/' -, c'est aussi rare que 
de la sueur de h. (cela n'existe pas). 

— Lo bèrji wode b'-s borbis, lo hodié 
b's coiieboiis, le beiger garde les 
brebis, le hodié les cochons V. 
Voir Hèdi. 

Bèrlan \berbl /, P. F], s. m. - 
Bruit, tapage. 
Bèrlaudè {bcrUldç . . I, /'|, v. intr. 

— S'agiter tout en ne faisant rien. 
Voir Beurlauder. 

Berlè [berle V], v. tr. et intr. — 
Brûler. Voir Breuler. 

Bèrli \berli-b(frli S], s. m. — Ce 
mol ne s'emploie (]ue dans la locu- 
tion: V'an-n-éz hijin ~ , vous en avez 
bien de quoi! c.-à-d.: ce que vous 
avez n'en vaut pas la peine. Val bin 
~ !, voilà bien de (puii (ce n'est 
rien). 

Bèrlibonbon \berlibùbù F], s. m. — 
(ùimpcrc-loriot. 

Bèrlînk |/'ç;7i7>- M, / ], s. m. — .leu 
analogue à celui de pigeon vole. 

Bèrlînkwènsîn [ berlîkwçnsî Y], s. 
m. — Gâchis, brouillamini. In vol 
Ik dés ~ ,/ n' ses po que bout c' mon- 
der, en voilà un (des) g., je ne .sais 
par quel bout commencer. 



- 55 



BER 



BES 



Bèrlique-Bèrloque [beiiik-bçiiok I, 
P, N], loc. adv. — A moitié ivre. 
Voir Beurlique-BaurlaquG. 

BèrloquG [berlok\, s. f. — Petite 
cloclie. Voir Beurlaque. 

Bèrlote \hevlot I, P\, s. f. — Tète. 
Voir Beurlate. 

Bèrloquè [hqrlokç . . I,P], v. intr. 

— Vaciller. Voir Beurlaqucr. 
Bèrnâd \bçrimd . . gén.|, n. \n\ - 

Bernard. Le corone Sint ~ , la cou- 
ronne de St.-B. (l'arç-en-ciel). 

Berne \bern M, I, P, N, S], s. f . - 
Fossé d'une rouie. 'L è chu dans 
eune ~, il est tombé dans un fossé. 

Bèrnot [berno V\, s. m. — Bœuf, 
vache dont la couleur de la robe 
tire sur le brun. 

Bèronvèle \bi;rôi>el M, N], n. pr. 

— Baronville, vill. tie l'arr. de For- 
bacli. 

Bèrou \berii M, N], s. m. — Baril, 
tonneau. 

Bèrtéle [bçrtcl V\, s. f. — Bretelle. 
Voir Beurtrèle. 

Bèrtèlemi [bçrtehni M, I, P], n. pr. 

— Barthélémy. 

È le sint ~ , 
Le hhieulc an pcumin. 
A la Saint-B., l'échelle au ponuiiier 
(il est temps de cueillir les ponuiies). 

Bèrtrèle [b^rlrel I, P\, s. f. — Bre- 
telle. Voir Beurtrèle. 

Bèrtûre [bertûr I, P], s. f. — Huche 
à pain. Voir Beurtûre. 

Bèrzingue, Bèrzinguè [ bcrzèk-bev- 
zège V\, adj. — Libation. Voir Bran- 
zingue. 

Bès [be M, /, P], s. m. — 1" Bas. 
2" Culotte. 3" Vêtement en général. 

Besagne [b(e):an M, N, S, b(e):on 
/, P], s. f. — Habit, vêtement. Mate 
se hèle ~ , mettre son habit des di- 
manclies, des jours de fête. (Pour 
les anciens costumes du milieu du 
siècle dernier, voir les différents 
culs de lampe représentant des 
paysans ou des paysannes). 



Besagnou [b(e)zaiui M, N, b(ç)zçnu 
/, b(e)zpnow P], s. m. — Travail- 
leur. 

Besan [b(e)zà gén. (bzô V)], s. m. — 
Besoin. 'L an-n-è d'~ , il en a besoin. 
Qiiand-on-n-è ~ de rijin, on l'è bijin- 
tont treni'é, quand on n'a besoin de 
rien, on l'a bientôt trouvé. Se dit 
d'une personne ou d'un endroit où 
il est inutile de s'adresser pour un 
service. 

Besate [bçzat-psat M, hçzot-psot I], 
s. f. — Carte de peu de valeur. 

Bezâye [6(ç)r«y . . M, I, P, N\, s. 
f. — Clef ou crochet en bois qui 
servait, avant la propagation des 
serrures, à ouvrir les portes en sou- 
levant le loquei placé intérieurement 
(la bobinette du Chaperon rouge). 

Besâye [l)(e)zây . . M, I, P, N, bizây 
F], s. f. — Course subite et folle. 
Se dit des chevaux et des vaches. 

Beser \r)(ç)zê' . . M, I, P, N, bizw F), 
V. intr. — 1" Fuir, courir follement. 
Se dit particulièrement des vaches 
piquées des mouclies. On fait Beser 
les vaches en imitant derrière elles 
le bourdonnement des taons. A ce 
bruit, tout le troupeau dresse les 
oreilles et lève la queue en trom- 
pette. 2" Se dit d'une domestique 
qui quitte sa place sans avoir don- 
né son congé (Vry I). 

BGsïgUGs [hçzik M, N, bçzlk I, P\, 
s. f. pi. — Besicles, lunettes. 

Bèsîn \bczl . . M, L P, N], n. pr. 
— Bazin, le bonhomme que l'on 
voit dans la lune. Wèyeûz v' ~ dans 
le lune èva s' fègat d'peunes ? Voyez- 
vous B. dans la lune avec son fa- 
got d'épines? 

BGSÎngue [hezîk M, /], s. f. — Sorte 
de jeu de cartes où le perdant re- 
çoit des coups sur les ongles. 

Besinje \b(e)zës M, /, S], n. pr. — 
Bezange, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Lés pahhoiis d' giieurnouyes 
d' le plate ~ , les pêcheurs de gre- 



BES 

nouilles de Hczangc la Petite (so- 
briqiiel.) 

Bèsinnc {bçzèii M, f], s. f. — Peau 
(terme de mépris). ./' /; crciwereûs 
le ~ , je lui crèverais la jieau, la 
basane. 

Bèskétè [hqskelv V|, v. inlr. — Faire 
un travail qui demande peu de peine. 

Bèskéyon | /)çs/.r//ô V|. s. m. — 
1" Knfant mou, douillet. 2" Valet 
au jeu de cartes. 

Besô |/<(<'^r(7" A'], s. m. — Instru- 
ment en fer contourné, assez long, 
qui servait autrefois de clef pour 
fermer ou ouvrir les portes de l'ex- 
térieur. 

Besogne, Besognou, voir Besa- 
gne, Bcsagnou. 

Bcson \l>(ç):<J M, I, P. A'. .S|, s. ni., 
— Lourdaud, bêla. 

Beson \l'zù V|. s. m. — Besoin. 
Voir Besan. 

Bèsque \l>esk M, I, P], s. ni. — 
Basque d'un corsage. 

Bésotcrie [be:çln V], s. f. — Petit 
ouvrage. Ce mot s'emploie oi'di- 
nairement au pluriel. 

Bèssater | besalB . . M, X, h(;sole 
I, P, baxote-bçsotç . . S, hcsolç V\, 
V. intr. — S'amu.ser à des choses 
vaines et frivoles, à de menus tra- 
vaux. 

BèssB \bçs M. I. P. A'], s. f. — 
Défense, piquet surmonté d'une 
touffe de paille, ou siniplenient 
branche d'arbre garnie de feuilles. 
Cette branche, fichée en terre, sert 
de borne provisoire, ou niartiue 
que les bestiaux ne doivent pas 
piMurer dans le champ. 

Bèsse [bçs I, S. V\, s. f. - 1" Fla- 
que d'eau ; endroit marécageux. 
2" Bas-fond dans la montagne; vallon. 
Le ~ lU Biiinr Ri. la vallée du 
Blanc-Uupl. Lo ri col dans le ~ , 
la rivière coule dans la vallée V. 

Bèsscnâde, Bèsscnéje | brsiuit-brs- 
nès . . M, I, P, A', S\. s. f.' — Cli'a- 



56 — 



BES 



rivari ([ue l'on fait, avec toutes sortes 
d'instruments, à un veuf ou une 
veuve qui se remarie. Voir Tacsîn. 

Bèssener [hesnêi . . gén. (basnw I-')\, 
V. tr. — 1" Chauffer un lit au moyen 
d'une ba.ssinoire. 2" Bassiner une 
plaie. 3" Faire un charivari à un 
veuf ou une veuve qui se remarie. 
Ce concert discordant commence 
le jour de la publication des bans 
à la mairie et se répète chaque 
jour, juscju'à la veille du mariage. 
Voir Tacsiner. 

Bèssenûre [bçsrwr . 
bt^snÛT S, bçsncr V|, 
s. f. — Bassinoire. 

Bèssè \bçsç V\, V. 
intr. — Pleuvoir à 
grosses gouttes. J'Ci 
in manre paraplîe, i 
Im'xsc. j'ai un mauvais 
parapluie, il pleut à 
grosses gouttes (il 
lai.sse pa.sser la pluie). 
— Part, pass.: Mouillé 
jusqu'aux os. J'ons 
(■li Iwssî' ii/vr, j'ons 
cvi le nonmryc sis l' 
dûs, nous avons été 
mouillés hier, nous 
avons eu la pluie sur 
le dos. 

Bèssi I bçsi (Àiurcclles-Chaussyl, 
s. m. — liondclle de fourneau. 

Bèssîn \bçsî . . gén.|, s. m. — 
Bassinet; surtout casserole de cuivi'c 
munie d'une longue queue, qui sert 
à puiser de l'eau dans le seau. 

Bèssîn d'ôr [b(;sl d'ôr Mai/.ières- 
lès-Vic], s. m. — Henoncule des 
jirés. 

Bèssine \besin M. X, S\, s. f. — 
Vase de nuit. 

Bèsson \hçsô M, 1 1. s. m. — Basson. 

Bèssotè, voir Bèssater. 

Bèstate \ bçslat-brstot V|, s. f. — 
Uécipient ;i l'usage de la cuisine; 
lietite bouteille. \oir Beuchté. 




BES 



57 — 



BET 



Bèstiasse [beslyas M\, s. f. — Per- 
sonne stupide. 

Bèstote, voir Bèstate. 

Bètâd \heta . . gén.], s. m. — En- 
fant naturel. 

Bètâd [bçtâ . . gén.], — 1» Bàtar- 
deau. 2° Mare croupissante. 

Bètâ-grouwîre [hetâgniwJr X],s. f. 

- Pie-grièclie. 

Bètant [betà M, I, P, S], s. m. — 
1" Battant de cloche. 2» Levier qui 
fait jouer la pompe. 3" Heurtoir de 
porte. 

Bètâwe [betâw-below M, N, betow 
I, P, below-betîiy S\, s. f. — Battue, 
chasse. 

Bètchâ \belsLi S\. s. m. — Sabot. 
Voir Bètiau. 

Bète [bct gén.l, v. tr. — Battre. 

- devant, h. le fer en avant du ma- 
réchal-ferrant. — an fièijé, h. au 
fléau. ~ èlôte, jouer atout. - aux 
chams, déraisonner. ~ corne chu 
d'âne, h. comme chair d'âne (rosser). 

Bète [bej M, I, N\, s. f. — Endroit 
de la faux que l'on vient de battre. 

Bète [het F], s. f. — Betterave. 
Voir Disète. 

Béte [bêt gén.], s. f. et adj. — 
1» Animal domestique. Nas ~ vont 
rantrer, nos b. vont rentrer. 2" Im- 
bécile, niais. Pus ~ qu lés bctes qu'i 
mwinne, plus b. que les b. qu'il 
mène. T'as ica pus ~ qu'èvant l'n- 
vér, tu es encore plus b. qu'avant 
l'hiver (tu es aussi bète qu'autrefois). 
Qu' at ~ ,at ~ , qui est b., est b. (il n'y 
a pas de remède contre la bêtise). 

- conie cane oiiije, b. comme une 
oie. Anvaye lo ~ au mèrcheu, ~ i 
r'vyint, envoie le b. au marché, b. 
il revient. J'à mau le tête, ç'at l haut 
d' le ~, j'ai mal à la tète, c'est le 
haut de la bète (plaisanterie). N' fâre 
meu le ~ , lo foureje at trop cher, ne 
fais pas la bête, le fourrage est trop 
cher. — Béte au champ, ~ au rètant, 
b. au champ, b. au (?) P. El pus qu'on- 



n-at ~ , et pus qu'i fat y été, et plus 
on est b., et plus il faut l'être (on 
abuse souvent de la bonté de qqn.) — 
Eté aussi ~ que l' bon Dieu at pwis- 
sant, être aussi b. que le bon Dieu 
est puissant S. 'L at ~ è fére pièhi, 
il est b. à faire plaisir (Gondrexange). 
/ n'at m' ~ è so chèch, il n'est pas b. 
dans son sac (quand il s'agit de ses 
intérêts) V. 3° Expression enfantine 
pour désigner les organes de la 
génération. / s'è coùrcheu le ~, il 
s'est écorché entre les jambes. 

Bété [hi'têi . . M, I. P, N, bôtç . . 
S, V], s. f. — Beauté. ~ sans bonté, 
ç'at corne eune sope au lacé, h. sans 
bonté, c'est comme une soupe au 
lait. Fâre dés sous èva se ~ , faire 
de l'argent avec sa b. Se dit d'une 
femme débauchée. Le ~ ne sèrv 
ni è bivére ni è minjeu, la b. ne sert 
ni à boire ni à manger (la b. ne 
nourrit pas). — Le ~ è pèssè d'vanl 
chieuz H sons s'y èrètè, la b. a passé 
devant chez lui sans s'y arrêter (il 
est laid) Gondrexange. Le ~ diviséje 
n'anlrétià m' lo minéje, la b. du visage 
n'entretient pas le ménage V. 

Bété \bêtê' M\, s. m. — Support 
de lampe,' sorte de grand chande- 
lier de bois qui se mettait au mi- 
lieu de la pièce où l'on travaillait 
et où l'on veillait. 

Béte-au-bwin Dieu [bel 5 bwè dyœ 
M, l P, N, bêt di bô dyœ S], - 1" Es- 
pèce de punaise rouge qui se trouve 
dans les fentes des portes d'églises, 
etc. 2" Coccinelle. 

Béte-de-mâte [bêt de mât V], s. f. 
— Bête de maître, bête à cheptel. 
Ç' n'ot m' dé note cèle ~ le, f Vous 
d' mâle, elle n'est pas à nous cette 
b., nous l'avons à cheptel. 

Bète-îu [bel fii M, I, P], s. m. — 
Briquet. 

Bètéje [betës . . gén. (batrï F)], 
s. m. — 1" Machine à battre. 2" Bat- 
tage de grains. 



BET 



- 58 



BEU 



Bételatc \hPtlat M. N. S, hcllol L 
I, P, F, y\, s. f. — 1" Hcstioli-. 
2" Femme qui est bête. 

Bètelâyc {hellàii . . M. I], s. f. - 
(^linrgc (l'un bateau. 

Bèteli \hçtli M, /|. s. ni. — Batelier. 

Bételote, voir Bételate. 

Bètemant |/)<'/n(â S\, s. m. — En- 
clume et marteau à battre la faux. 

Betemîn [hetinî M, N, Iirlinî . . 
1, P], n. pr. — Barthélémy. 

Bètére [belcr V\, s. f. — Aire où 
l'on bat le blé au fléau. Voir Bètiâre. 

Bèterèye [brlrÇ-y gén.|, s. f. — 
1" Querelle. 2" Batterie de cuisine. 

Bètcu [bçlœ S], s. tu. — Endroit 
on l'on bat le grain. Voir Bètu. 

BèteQre |/)('/(7';- S], s. f. — Battoir 
de laveuse. Voir Bètiîre. 

Bètlyc [brlçy gén.), s. f. — Bataille. 

Bètéye \beieu S, V], s. f. — Action 
de battre le beurre; quantité de 
beurre que l'on a battu. J'an-n-c 
fil ènc bonc ~, j'en ai battu du 
beurre ! 

Bèteuyemant [bçlwnmà M, I, P\, 
s. m. — Ba|)îèine. 

Bètiâ, voir Bèliau. 

Bètiau [hei:/!') M. I. P, X. bclMi- 
hçtiiû-bçttiû" S I, s. m. — 1" Bateau. 
Aiuer dès soles corne des bètiaiis. 
avoir des souliers comme des b. 
2" Sabot V. 

Bètieu \belii<e . . M. I. P. A'. Imtiji 
F, b(ilsi-bali/i S, bott/e. -yœ V\. v. tr. 

— 1" Baptiser. Vole bicre al bèliâi/r, 
votre bière est bai)lisce (vous y 
avez mis de l'eau). 2" Insulter V. 

Bètisâde [bclizôt . . M. I. P\, s. f. 

— Baptême (avec une nuance de 
mépris). V(i/ eune bêle ~. n-y èveiil 
nï seid'manl dés piuès d'settke, voilà 
un beau b., il n'y avait même i)as 
de drafiées. 

Bètisse \bçlis gén. (balis . . F, S)\, 
s. f. — 1" Babeurre. 2" Premier 
lait que donne la vache quand elle 
a vêlé. 



Bètlèvèle \bellçi>el M. I], n. pr. — 
Ik'Ulainville, vill. de l'arr. de Thion- 
ville. 

Bètlèyèm \betleyein gén.), s. m. — 
.\nias de choses en dé.sordre ; en- 
send)le d'objets; clique, famille. 
S'emploie jjour clore une énumé- 
ration et par dénigrement. J'èvans 
èi'ii V père, le invre, lés-afanls èl tout 
i ~ , nous avons eu le père, la mère, 
les enfants et toute la clique. 

Bètmé \bçlmci . . S], s. m. — Pa- 
lonnier. Voir Ché. 

Bètome [bclom M. I. P, X. balçm 
S. balêm l'|, s. m. — Baptême. 

Bètou \bçlii . . M. I. P, X. S], s. 
m. — 1" Batteur en grange. I miiije 
coine i ~ , il mange comme un bat- 
teur en grange. 2" (irange où l'on 
bat le blé au Iléau. 

Bètôwe, voir Bètâwe. 

Bctrèle \bçlrel A'], s. f. — Bre- 
telle. Voir Bcurtrèle. 

Bètu [btin M. I, P. X. bçlœ S, bain 
F\, s. m. — 1" Aire de terre battue 
où l'on bat le blé au Iléau. 2" Cui- 
sine, remise, grange dont le sol est 
en argile battue. 

Bètûre [bçlhr . . M. I. P. X. batfir 
F, hetœr S, betêr V\. s. f. — 1" Bat- 
toir de laveuse. Lés hhmvrosses 
fèyoïil hoycr zôs loiifiues corne :ôs 
bèlércs, les laveuses font marcher 
leurs langues connue leurs battoirs. 
2" Bout du Iléau. Voir Fièyé. 

Bètûye |/«>/il;/|. s. f. — Battue. Voir 
Bètâwe. 

Bcu \b(r M, r\, s. m. — Buste. 

Beuc \biel: M. X |, s. m. — Voir Bèc. 

Beucaliques \b(ekalik M, I\, s. f. 
pi. — Il a paru un recueil de pièces 
de divers genres, portant le titre de 
« Bi'iic(di<ines messines, iiicces qneu- 
riouses don len)i>s pessé, don temps 
prcnscnl, per D. M. {Didier Mory), 
Melz, ISW, Verronais ». 

Beuchate \birsal M, N, S, bu-sol I, 
P, besol V\, s. f. — Bûchette; menu 



ËËU 



- 59 - 



ÊEU 



bois; écharde; fragment de bois. 
Tîrieii ans ~ , tirer à la courte paille. 
Piquet ou branche qu'on fixe en 
terre pour servir provisoirement de 
limite. — Je vons piaiitè dés ~ , je 
motrons dés bondes, nous allons 
planter des piquets, nous mettrons 
des bornes V. 

Beuchater [bqesalê' . . M, N, bœSo- 
te . . I, P\, v.'intr. — Travailler 
mal. 

Beuche [bœs M, I, P, bœs-bœs S], 
s. f. — Archure des meules d'un 
moulin. 

Beuche [bœs N, S\, s. f. — Bûche. 

Beûche [bœs S], s. f. — Bouche 
d'eau ; source. 

Beiîchc [bœs S[, s. f. — Bêche. 
Voir Bêche. 

Beuchelâd, voir Beuhhelâd. 

Beucheler, voir Beuhhelcr. 

Beuchelot [bœslo Rombas], s. f. — 
Ratière. 

Beuchencr [ bœsnê' M], v. Ir. — 
Arranger, nettoyer un porc qui vient 
d'être tué. 

Beuchi, voir Beuhhi. 

Beuchi [bœsi S[, v. inlr. — Tré- 
bucher. 

Beûchi [bœsi S], v. tr. — Bêcher. 
Voir Bécheu. 

Beuchi [bœsi S\, v. tr. — Bercer. 
Voir Bîhhieu. 

Beuchîn, voir Bcuhhtn. 

Bcuchnédon [bœsnëdô M, I, N], s. 
m. — Repas de baptême. 

Beuchote, Beuchotè, voir Beu- 
chate, Beuchater. 

Bcuchou, voir Beuhhou. 

Beuchtate, voir Beuchté. 

Beuchté [ bœslêi . . M, I, P, N, 
bœstat S\, s. f. — 1" Récipient; tout 
objet creux ou vase d'un usage or- 
dinaire. 2» Armoire à vaisselle. 

Beudat [bcfda Gondrexange], s. m. 
— Bœuf. 

Beudi [bœdi Lorrj'], adj. — Cou- 
rageux, bien portant. 



Beuîat [bcefa S], s. m. — BulTet. 
Voir Bufèt. 

Beufâye [bœfàij . . M, I, P, N], s. 
f. — Prune avortée. 

Beufir [bœfï(r) gén.], v. intr. — 
Enfler, gonfler. ÈroseCiz vas rèyes 
po qiï èles ne bofinsscnl meu, arrosez 
vos radis, pour qu'ils ne gonflent 
pas. Don pin beii/i, du pain gonflé. 

Beugnat [bœiia M, N, hœi'io I, P, 
buiia S, biinç V], s. m. — Beignet, 
crêpe de carnaval. Quand-on minje 
lés bougnols ci s'io, on minje lés-iés 
rf' Pâques côte la fonnè, quand on 
mange les c. de carnaval au soleil, 
on mange les œufs de Pâques à côté 
du fourneau V. 

Beugnate [ bœiïal M, N, S, bœnot 
I, P. bcnot V], s. f. — Cuveau de 
forme elliptique; gamelle. 

Beugne [hœn M, I, P, N, bœn S, 
bên V], s. f. — Bigne, ecchymose, 
contusion visible, coup à la tèle 
suivi de bosse. / s'è laqué au muhh, 
'l è èlrèpé eune ~ , il s'est cogné 
contre le mur, il a eu (il s'est fait) 
une bosse. — 'L otôr sou, 'l à ché, 
'l ovôr ènc begne, il était ivre, il est 
tombé, il avait (il a eu) une b. V. 

Beugne [bœn M], s. f. — Petite 
monnaie messine ancienne; en gé- 
néral, de l'argent. 'L è dés ~ pijin 
s'gossat, il a de l'argent plein son 
gousset. 

Beugne [bœû S], s. f. — Bâton 
court et pointu au deux bouts avec 
lequel les enfants jouent. Voir 
Beuyc. 

Beûgni [bœin S], v. tr. — Cogner; 
l'aire une contusion. Voir Beugne. 
2" Écorner. 

Beugnon [bœùô M. I, P, N, S], s. 
m. — 1" Rancher, échelle de voiture. 
2» Paroi latérale d'un tombereau 
ou d'une voiture de fumier, rem- 
place l'échelle. 

Beugnot, Beugnote, voir Beugnat, 
Beugnate. 



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BEU 



BEU 



Beuguenate [hœnnal M. X, S, hçn- 
not I, P\, s. f. — 1" Longue cuiller 
en bois, servant à remuer le pot nu 
feu , la bouillie , la confiture. 
2" Cruche; gamelle; pot en fer 
blanc, servant à porter la soupe 
aux champs. 3" Ciel" en bols M. 

Beûhhe \liû'x S\, s. f. — Berceau. 
Voir Bîhhe. 

Beuhhclàd {bivyjà M, N. S, bayjû 
I, P], s. m. — Qui tousse conli- 
nuelleuient. Voir Bèheutâd. 

Beuhheler 1/k.7./<-- M. I. I', X, S\, 
V. intr. — Tousser conlinuellement. 
Voir Beheugneu, Bèhculer, Bèheuter. 

Beuhhi [bœyj M. I, X \, n. i)r. — 
Buchy, vill. de l'arr. de Metz. 

Bcûhhi |/'<T7,i .S"], v. tr. — Bercer. 
Voir Bihhicu. 

Beuhhîn \h(y/J M, I\. s. m. — 
Vase à boire. 

Beuhhou \ba'yu . . M, /, P. X\, 
s. m. — Gros mangeur, gourmand. 

Betjjat [hœja M, bœjo M. P], s. m. 
— (^uvier, petite cuve. 

Beûje [bœs P\, s. f. — Héservoir 
où l'on amasse l'eau. Il se trouve 
près des fontaines. 

Beulâye \bœl(iij . . S\, s. (. — 
Bouillie faite de farine clélayée dans 
du lait. 

Beûlâyc [bivliui . . M. /, P. X\, 
s. f. — Beuglement. 

Beûlc |/«T'/ M. I. X]. s. f. ■- Hu- 
meur qui suinte autour dos yeux 
malades. 

Beuler [hœlëi M\, v. intr. — Bouil- 
lonner. 

Beûlcr [bœlêi . . M, l, P. X, S, bclç 
V), V. intr. — Bêler, mugir, rugir. 

Beûlèsse {bœles M, I. P\, s. f. - 
Beuglement. 

Beulous 1 b(vlii . . M, I, P. X. 
S, bêla V], adj. — 1" Chassieux. 
Se dit en général de tous ceux qui 
ont mal aux yeux. 2" Qui ne voit 
pas clair. / n'ai m ~ iautc-cl. il voit 



clair celui-là (c'est un malin, un 
rusé. 3" Maladroit V. 

Beultrèle [b<i-Urçt X\, s. f. — Bre- 
telle. Voir Beurtrèle. 

Beun' [b(i-n M, X. bçn I, P, F, bv- 
bï S, bè (brn devant voyelle) l'|, 
adv. — Bien. ~ (llihc, bien aise. 
- af/rou, bien heureux (par bon- 
heur). ~ c pivint, h. à point. Fûre ~, 
faire b. (faire une bonne impression). 
Les Kitiilions font ~. les volets l'ont 
b. (font bonne impression). Qiiund- 
im sont -, ; faut ij rester, quand on 
est bien, il faut y rester. Qu' fat -, 
trcuiH' - , qui fait b., trouve b. 

Beurbeûle {bcerbœl S\, s. f. — Boue. 

Beurdèlc [bn^rdel M, bçrdel I, P\. 
s. f. — 1" Broche de la bobine de 
la nieuse. 2" Langue. 3" Femme qui 
parle vile et beaucoup; mauvaise 
langue. 

Beurdi(k)-Beurda(k) | bœrdi(l;)- 
biyrdaik) M. X. bvrdi-bcrdo I, P. 
bevdik-berdnk F, ba'rdî-bwrdâ S, 
berdè-berdo V], loc. adv. — .\ tort 
et à travers, sans réilexion. / trè- 
vèije ~ . ("■/ pus val d' le prope 
orrPje, il travaille à tort et à travers, 
et puis il fait de la mauvaise be- 
sogne. Fâre -, boiter. 

Beurdinne [bofrdèn M, I, berdel P\, 
s. f. — 1" .Mauvaise langue; femme 
qui parle vite et beaucoup. 2>' Ba- 
vardage. 

Beurdoufc \b<yrdii/' M, I. X\. adv. 
et interj. — Subitement, tout à 
coup, patalras! /; pwinne ateûl-i 
sus le hliiente, (ju' - . lo val bèhh. à 
jieine clail-il sur l'échelle que p. ! 
le voilà en bas. 

Beurdoyc [Ixrrdotj M |, s. f. — 
Langue de conunère. 

Beurdouyc {bicrdii;/ X, S, berdiiy 
\'\, s. f. et adj. — Bredouille. 

Beûre [bœr M, I, X, S, bwr-byœr 
P. F, bêr V], s. f. — Beurre. Mo 
kcûr bel r ~ dans m'n èhhlonièk, 
mon cœur bat le b. dans mon 



BEU 



61 - 



BEU 



estomac (mon cœur fait tic tac). 
Promate pus d'~ que d'fromeje, pro- 
mettre plus de b. que de fromage 
(promettre plus qu'on ne peut tenir). 
/ promal pus d' ~ que d'pin, il pro- 
met plus de b. que de pain (même 
signification). 

Beïire [bœr M, N], s. f. — Perche 
courte et solide. 

Bcuré Ibœrë' . . M, I], s. m. — 
Tromperie. Qu' fût beuré, beuré li 
r'injint, qui fait t., t. lui revient (à 
trompeur, trompeur et demi). 

Beïire-lâcé [bœr Icisê' N\, s. m. — 
Lait caillé qui n'est pas pris, ce 
qui arrive quand il fait trop chaud 
ou trop froid. 

Beîîreler [bôërW . . M, N\, v. tr. — 
Beurrer. 

Beurgate [bœrgat M, bqergot I], 
s. f. — Un peu, une miette, une 
petite part. 

Beurguegnâd [hœrgenà M, N, S, 
bergçnà I P], s. m. — 1" Qui a du 
mal à bien articuler. 2" Qui ré- 
pète sans cesse les mêmes propos. 
3" Marchandeur, chicaneur. 

Beurguegnate [bœrgenat M. N, ber- 
ge not I, P, bnrginot F], s. f. — 
Chevalet. 

Beurguegneu [bœrgeàœ . . M, N, 
S, hergeiïq I, P], v. intr. — Bourrer, 
pousser. 

Beurguegneu [hœrgemp . . M, N, 
S, bçrgene I, P], v. intr. — Mar- 
chander, cliicaner. 

Beûricu [bœryqe . . M, I\, s. m. 

— Marchand de beurre. 
Beurioncot [bœnjôko N, S], n. pr. 

— Burlioncourt, vill. de l'arr. de 
Château-Salins. 

Beiirious \bœrgu M, I\, adj. — 
Qui a les yeux cha.ssieux. 

Beurlan \bœrlà M], s. m. — Con- 
tour de la plate-forme du pressoir. 

Beurlan [b(frlà M\, s. m. — Brelan, 
trois cartes de la même couleur ou 
de la même figure, au jeu de cartes. 



Beurland [hqerlà M. N, S, berlâ I, 
P, F], s. m. — lo Bruit, tapage. / - 
don diâle, un b. du diable. 'L ont 
fût i ~ è iècofde, ils ont fait du t. à 
l'école. 2" Cloche (Rémilly). 

BeuTlander [bqerlâdê' M\, v. intr. 

— Sonner les cloches. 
Beurlandeû [bœrlàdôè M, N], s. m. 

— Joueur de profession. 
Beurlaque [bœrlak M, N, bejiok I, 

P, F, hœrlok S], s. f. — Petite cloche; 
montre, horloge qui ne va pas bien; 
par ext., tout ce qui est détraqué. 
Bêle le ~ , péde le ~ , perdre la tète, 
déraisonner, divaguer. Voir Beurlate. 

Beurlaquer [bœrlak& . . M, N, bqr- 
loke . . I, P\, \. intr. — Vaciller, 
chanceler, branler, se disloquer. Se 
dit d'une personne ou d'une cho.se. 
Lo ché beurlaque, la voiture chan- 
celle. Lés-ieus beurlaquent, les œufs 
clapotent. 

Beurlate [hœrlat M, N, S, berlot- 
berlok I, P\, s.'f. — 1" Petite cloche, 
montre, horloge qui ne va pas. 
Awer pedu le ~ , avoir perdu la tête. 

Beurlauder [bqerlôdê' . . M, N, bçr- 
lôdç . . I, P\, v. intr. — S'agiter tout 
en ne faisant rien qui vaille. 

Beurlauderèye [bq'rlôdrêy M, N\, 
s. f. — Vétille; un rien. Teu péds 
V tams è dés ~ , tu perds ton temps 
à des riens. 

Beurli - Beurlate, Beurlique - Beur- 
laque \lm'rli{k)-bu'rlak-b(f>rlat M, N, 
S, berlik-berlok I,P, N\, loc. adv. — 
A moitié ivre. I s'an uâ ~, treb'chant 
è chèque pès, il s'en va à moitié ivre, 
lrél)uchant à chaque pas. 

Beurlue \bœrlu M, X, S, berlii I, P], 
s. f. — Berlue. 

Beurlûser (so) [boerliizë' . . M, N\, 
V. pron. — Se tromper. È mwins 
qu' je m' beurlîise, ç' deût été vos, à 
moins que je ne me trompe, ça doit 
être vous. 

Beurluter \ bœrlùtèi . . M, N\, v. 
intr. — Déraisonner. 



- 62 - 



BEU 



BEU 



Beurnâkieu ( barnâki/ce . . M, X. 
S], V. tr. — Construire à la hâte. 

Beurté \hœrl(" . . M, I, A'), adj. — 
Kxténué de fatisne. 

Beurté \h(erlê' M, /, P, X\, s. m. — 
Blutoir du moulin, actuellement 
remplacé par le cylindre. 

Beurtegnâd [ bœrtenci M, X. Ixrr- 
leiid I, P\, s. m. — Personne gron- 
deuse. 

Beurtéje \ Inertes . . M, I, P, X], 
s. Tii. — Blutage. 

Beurtélc [ hartèl S], s. f. — Bre- 
telle. Voir Beurtrèle. 

Bcurteler \ Inri-lelë' . . M, X], v. 
intr. — Se heurter en chemin, tré- 
bucher, faire des faux-pas. 

Beurtener [bœrtenê' . . M, 1, P, X, 
S, bortone V], v. intr. — 1" Grom- 
meler; parler très vite; faire une 
rapide énumération. 2" Gronder, se 
démener. 

Beurteijre, voir Bcurtûre. 

Beurtoncot \ bcyrtôko M. I, P. X \. 
n. |)r. — lîurtoncourl, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Beurtrèle Ibœrtrçl M. bertrel I, P, 
F, b(vrtrel-b(vllrel-bcelrel X, bœrtcl- 
bceiiêl S. berlêl 'v\,'s. f. — 1" Bre- 
telle. 2" Partie du cochon où l'on 
a coupé les jambons. 

Beurtûre [ bterlPir . . ,1/. /, P. X, 
b(fii(rr S, boiiêr V|, s. f. — 1" Huche 
à pain, à farine. 2" Coffre à denrées. 

Beusau [ hœzô" X], s. m. — Ins- 
trument en fer contourné, assez long, 
qui servait autrefois de clef pour 
fermer ou ouvrir la j)orte extérieu- 
rement. 

Beuse [ b<i's M. I. X], inicrj. ~- 
Va-fen! Dire ~ è quènuink. envoyer 
qqn. se promener. 

Beûsc |6(r>.s- M, I, P, X \, s. f. — 
Sornette, bêtise. 

Beusiâd, Beusiatâd | /wri/d . . M. 
I, /', hii-zjid-hrirznfi X, btrzijii-bivzijulii 
. . S|, s. m. — Bousilleur, ouvrier 
qui travaille mal. 



Beuskegneu [hceskence . . M, X, 
hnrskçnç I, P\, v. Ir. — Pousser ; 
tirailler. 

Beuson [hrezô S ], s. m. — Imbécile, 
lourdaud. 

Beute {bu'tM, I, P, X\, s. f. — 
1" Boîte. 2" Écorce repliée en deux 
au moyen de chevilles de bois, dont 
se servaient, en guise de panier, 
les enfants [)our aller chercher des 
fraises au bois. > Bout creux d'un 
outil où l'on enfonce le manche. 

Beuté \b(rtêi M. I, P, X\, s. m. — 
Tout espèce de vase ou d'objet creux. 

Beutener [hœlixc> . . M. I, P. X\, 
V. tr. — Butiner. Que cju' leti beii- 
leunes lant. qu'est-ce que tu butines 
tant? 

Beutîn [bœlî . . gén.|, s. m. — 
1" Mobilier de peu de valeur. 2" Pol. 
3^' Hardes, ensemble de ce que l'on 
possède. 

Beuvâbc {hmnip FI, adj. — Bu- 
vable. Voir Bwèvâbe. 

Beuvater \hœvalv' M, hipontç I\, 
v. intr. — Boire souvent sans 
manger. 

Beuverèyc [bivvrçij M, X], s. f. — 
Bouverie. 

Beuveûr, voir Beuvou. 

Bcuvotè, voir Beuvater. 

Beuvou \b(fvu-b(rv(cr /•"!, s. m. — 
Buveur. Voir Bwèvou. 

Beuvrau [hcevrô X\, s. m. — 
Grange aux dîmes, .\ncicn terme 
dont on a conservé le souvenir. 

Beuyant {bwin'i M, X\, s. m. — 
1" .Mot injurieux employé par euphé- 
misme au lieu du motBeuyàrd; au 
lieu d'être une injure, c'est ])resque 
un terme d'amitié. 2" Surnom donné 
aux habilanls de Beux, vill. de 
l'arrond. de .Metz. 

Bcuyâ(r)d [bfPijâO) . . M, I, P, X, 
brijdr-bififir . . .S |, s. m. — 1" Porc 
mfde. 2" Débauché (mol injurieux^. 

Bcuyal | /'(«'//« M. bnjo I, P\, s. m. 
— 1" Bout pointu des échalas, cassé 



BEU 



- 63 - 



BEY 



et resté en terre. 2» Petit morceau 
de bois S. 

Beuyate [bq'yat M, heyot I, P], s. 
f. — 1" Même signification que 
Beuyat. 2" Surnom donné aux 
liabitants de la rue Vigne St-Avold, 
à Metz, lesquels étaient autrefois 
tous vignerons. Le soir, quand ils 
revenaient du travail, ils appor- 
taient des hottes remplies de 
Beuyats qui leur servaient à entre- 
tenir le feu. La rue Vigne St-Avold 
s'appelait Râwe (rue) des Beuyates. 
Beuyâte [bœyât . . M, P\, s. f. — 
Verrat. 

Beuye BeïiyG, [bœy-bœy M, N, bey 
I, P, bîy F, bœn S], s. f. — Morceau 
de bois d'environ dix à douze cm. de 
long, pointu aux deux extrémités. 
Jouer è le ~, jeu de garçons consis- 
tant à lancer la «beuye» en frap- 
pant un coup sec sur un des bouts 
(jeu de bâtonnet). 

Beûye \bœy M, N\, s. f. — 1" Am- 
poule. 2" Bosse à la tête. 

Bcuyeu [bœyœ M], v. intr. — Se 
dit des échalas dont le bout se 
casse en terre. 

Beuyon [bœyô M, beyô I, P, byôS, 
beyô V], s. m. — 1» Cep de vigne. 
2" Bois de chauffage scié selon une 
longueur délerminée et destiné à 
èlre fendu 5, V. 
Beuyon [bœyô A/ ], s. m. - Ménétrier. 
Beuyu [bœyii M, N, beyù I, P, 
beyô V\, s. m. — Gourdin. 

Bèvâd [bçvà . . M, I, P, N, bavci 
F, bçvâ . ., bûbonii S, bevâ V] s. m. 
— Baveux. 

Bèvâ(r)d \bevà(r) . . gén.], s. m. — 
Bavard. ~ corne eiine èguièsse, b. 
comme une pie. 

Bèvate [bçvat M, N, S, bevol I, P], 
s. f. — 1" Bavette. 2" Partie supé- 
rieure du tablier qui monte jusqu'au 
dessus de la poilrine. 

Bèver [bejtê' . . gén. (bavai F)\, v. 
intr. — Baver. 



Bèverate, Bèverote [bevrat M, N, 
S, bevrol I. P, bavrot F], s. f. — 
1" Rabat du prêtre catholique, tel 
qu'il se porte en France. 2" Ba- 
vette. / vanleryin jaune è - , un 
tablier jaune à b. 

Bèveron [bevrô gén. (bavrô F)\, 
s. m. — Bavette. 

Bèvion [beuyô M, I, P, N], s. f. — 
Bavette. 

Bèvolat, Bèvolot [bi^vola M, N, bq- 
uolo I, P\, s. m. — Bavolet. 
Bèvote, voir Bèvate. 
Bèyant | bçyà gén.], adj. — Don- 
nant, généreux. 
Bèyârd, voir Beuyârd. 
Bèyat [beya M, N], s. m. — Cha- 
peau jnir où passent les queues des 
vannes de moulin, pour s'abaisser 
ou pour se lever. 

Bèyâte [bejjàt . . S], s. f. — Per- 
sonne qui donne, personne géné- 
reuse. 
Bèyau [bejjô F], s. m. — Bêta. 
Bèye, voir Beuye. 
Bèyeboc [bi^ybçk M, I, P, N], s. 
m. — Flspèce de chandelier en bois 
sur lequel repo.se un autre chande- 
lier. Cet objet était à l'usage des 
veilleurs dans les veillées. 

Bèyeu [bejjœ . . gén. (bayi F)], v. 
tr. — Donner. ~ sus V néz. d. sur 
le nez (un soufflet). - au trêves 
dés potes, d. à travers les lèvres 
(battre). - lé fêle, d. la fête (une 
aubade). - an mwèlrasse, d. les vi- 
gnes à moitié. S' ~ i coup d' pète, se 
d. un coup de patte (faire son pro- 
pre éloge). ~ /<' kèssate, à. la cas- 
serole (éconduire un prétendant). 
~ eune ponssâye è i toné, d. une 
poussée à un tonneau (en boire 
une partie). L'anloûle bèye, il fait 
des éclairs. I faut ~ è chèkiii ç' qui 
li r'vyinl, il faut donner à chacun 
ce qui lui revient. ~ et r'bèyeu, ç'at 
i pcché, d. et redonner, c'est un péché 
(dicton enfantin en cas de refus). 



BEY 



- 64 — 



BLH 



Bèyerasse, Bèyerosse | benras M, 
N. S, h(;!/ros I, P\, s. f. — Celle qui 
donne, ([ui aime donner. 

Bèyon, voir Beuyon. 

Béyon, voir Bcuyu. 

Bèyote, voir Beuyatc. 

Bèyou Ibeiju . . M, I. P. X\, s. ni. 

— Celui qui donne. Bwin promaloii, 
maiwcls ~ , bon i)ronieUeur, mau- 
vais |)aycur. 

Bèyu, voir Beuyu. 

Bezinjc | b((')zcs X, S\, n. pr. — 
Beznn5,'e, vill. de l'arr. de Chàteau- 
Salin.s. Les imhhs rocluils de B.. les 
habits verts de B. (sol)ri(iuet). 

Bezoncot |/>((')rôA-o M, I, P, N ], n. pr. 

— Bazoncourt, vill. de l'arr. de Metz. 
Bezonvèle \b(e):ôi>ej M, I, P, N\, 

n. pr. — l5ouzonville, vill. de l'arr. 
de Boulay. 

Bezwater [ bezipalê' . . M, X\, v. 
intr. — Faire petite besogne. 

Bezwaterèye [bezinalrpii M, X], s. 
f. — 1" Travail de peu d'importanee. 
2" Objet de peu de \aleur. objet 
sans importance. 

Bl [bî S\, s. m. — Bœuf. \o\\- Bieu. 

Bl [bî M, I, P\, s. m. — Baiser 
(terme enfantin). Alaiis, fus -.allons, 
donne un b. 

Bl \bî S], s. m. — Margelle d'un 
puits. 

Biac [/)//«/.- M, X, bijok I. P. S, V. 
{bloL- F, LandrolDI, s. ni. — Billot, 
tronc d'arbre ([ui se trouve d'ordi- 
naire devant la maison; la Jour- 
née finie, on vient s'y asseoir pour 
causer. 

Biâchâd |/>.(/h.w . . .17. /. /'. ,V|, s. 
m. — Blanc-bec. 

Biâche Ibi/fis . . M, /, P\, adj. - 
1<' Blême. 2» Mou. 

Biâche Ibijàs . . M, I, P], n. |)r. — 
Biaise. Lo loud'inè de le Siiil ~. 
sominl l'iii'ei- s'èiiâlilw. le lendemain 
de la St-H., souvent l'hiver s'apaise I'. 

Biâme \hiifiiii . . gén.|, adj. — 
Blcmc. 



Biamme |/)//ô;n V], s. m. — Blâme. 

Bianc, Blanche (/';/", bi/àà gcn.), 

adj. m. et f. — 1" Blanc, blanche. 

— èloc, ruine. 'L è miiijeii s' pin ~ 
l'premin, il a mangé son pain b. le 
premier (il a mangé son blé en her- 
be). Maie don neûr sus don ~ , mettre 
du noir sur du b. (écrire). Lo Iri- 
niâxdt al rein ~, le trimaso est vêtu 
(le blanc. 2" l'oisson blanc S. 

Bianc-bon |/"/(( bô I, P\, s. m. — 
Chasselas. 

Bianc-bonat |/'//fi bpna M, X, S, 
byà bpno /, P (blù biinp F)], s. m. 

— Bonnet blanc (personne du sexe 
féminin). 

Bianc-bonat et Bonat-bianc \bijn 
bnna e bpna bijà M, X, bijâ bonp e 
bpnp bijà /, P], s. m. — Ne s'em- 
ploie que dans la locution : Cal ~ 
èl ~ bianc, c'est blanc bonnet et 
bonnet blanc (c'est chou vert et 
vert chou). 

Bianc-bôs, Bianc-boiïs [/>//<( /'" .1/, 
/, /', btià bô"-bû X, bijà bô S, V\, 
s. m. — 1" Bouleau. 2" .\ubier. 

Bianc-boyon |/w/â bpijô M. I, P, X, 
biiâ biujô S, Y], s. m. — Bouillon- 
blanc, espèce de molène (verbascum 
thapsus). 

Bianc-chaquant |/)//« iiakà M, X \, 
s. m. — Ortie blanche. 

Bianc ètoc (è) [/>.(/à çlok X, S, V\. 
loc. adv. — A blanc estoc. 'Lèmins 
s' bons ~, il a coupé son bois sans 
laissi'r (le réserves, (il est ruiné). 

Bianc-fé \lnjù fC-i M, /, P, X, blà 
fi'i F, Landroir, bijàfiiç Y], s. ni. — 
l'ei'-blanc. 

Bianchâd {biiâsû . . gén.j, s. m. — 
Sorte de pomme à pelure blanche. 

Bianchâd [biiàsâ . . gén.], adj. 

— Blanchâtre. 

Bianche-hglîse [bi/às etiUs-bnàs- 
èfilTs S\, n. pr. — Ulanche-l-;glisc, 
vill. de l'arr. de Château-Salins. 
I Les sultans de B. (sobri(iuet). 



BIA 



65 — 



BIB 



Bianche - jalâye, Bianche - jolâye 

[hijàs jalài] . . M, N, S, byâs Jolâij I, 
P, bijàs Jolëy V], s. f. — Gelée 
blanche. 

Bianche - pêne , Bianche - peune 
[byâs pœn M, N, byâs pen I, P, byàs 
pîk . . S, V]. — Aubépine. Tant 
qii' le bianche pink n'ot m' fléri, i 
fèl frâd, tant que l'aubépine n'a 
pas fleuri, il fait froid V. Voir 
ilubepeune. 

Bianche-pînk, voir Bianche-peune. 

Biancherèye \byàsrêy M, I, P], s. 
f. — Blanchisserie. 

Bianche-téte [byâs têt . . gén.], s. 
f. — Personne du sexe féminin, 
surtout vieille femme. Si an weu- 
nent eiine ~ è le l'vâye, ç'at malenr, 
si on voit une personne du sexe 
féminin dans le chemin quand on 
sort, c'est (signe de) malheur. 

Bianchi(r) [byàsî(r) . . gén.], v. tr. — 
1" Blanchir, badigeonner. 2" v. intr. 
Grisonner. Tcte de fou n' bianchit 
m', tête de fou ne blanchit pas. 

Bianchihou, Bianchou ILnjâsiyu-hyâ- 
sii . . M, I, P, N, blâsisow F, byàsu 
V], s. m. — Badigeonneur. 

Bianc -fié \byà fyç V\, s. m. — Fer- 
blanc. Voir Bianc-îé. 

Bianchote [byàsot V\, s. f. — 
Brosse à badigeonner. 

Bianchou [byàsu . . gén.], s. m. — 
Blancheur. 

Bianc-linJG \byà lès M, I, N\, s. m. 
— Linge blanc, 1. propre. 

Bianc-mâ [bijâ mû Gorze], s. m. — 
Alisier. 

Bianc-manté {byà màtë' Famille 
ridicule], s. m. — Oie. 

Bianc-meusé [byà mœzê' . . M, I, 
F, N, S[, s. m. — Blanc-bec. 

Bianc-minjeu [byà inèjœ . . gén.], s. 
m. — Blanc-manger (toutes sortes 
de mets préparés au lait). 

Bianc-mirguèt [byà mirge M, I, P\, 
s. m. — Muguet. 



Bianc-mwinne [byà mwên M, I, 
byà mwên P[, s. m. — Phlox blanc. 

Bianque [ byàk M, I, P], s. î. — 
Blanque (sorte de loterie). 

Biasser [byasë' M, byose . . I, P], 
V. intr. — Fléchir. 

Biasseu, voir Biassi. 

Biassi [ byasi-byasii M, N, byosi- 
byosii I, P, blosi F, byasœ . . S, byose 
V], s. m. — 1» Lieu sec et frais où 
l'on conserve des fruits jusqu'à ce 
qu'ils soient blets. 2» Provision de 
fruits qu'on met en réserve pour 
l'hiver. 

Biassi [byasi M, N, S, byosi I, P, 
byosye V], v. intr. — Blettir, deve- 
nir blet. 

Biasson [byasô M], s. m. — Poi- 
rottc, fruit sauvage qui n'est bon 
que blet. 

Bîassu 1 byasti M, N], s. m. — 
Flaque d'eau; endroit marécageux. 

Biat, Biasse [bya, byas M, N, S, byo, 
byos I, P, V, (blet F, bla LandrofF)], 
adj. m. et f. — Blet, blette. Ce 
ncote meu dés pweres Masses, cela 
ne coûte pas des poires blettes (c'est 
cher). 

Biâve [byàf . . M, I, P, N], adj. 

— Blême, blafard. ~ corne icwèrome, 
blême comme un carême. 

Biawtemant [byawtinà-byçwtmà M, 
N, byowlmà I, P, byawtmà S], s. m. 

— Clignotement. 

Biawter [byaiutêi-byowtë' . . M, N, 
byowlç . . I, P, byawle . . S, V], v. 
intr. — Cligner. 

Bibate [bibat M[, n. pr. — Barbe. 
Voir Bâbète. 

Bibelater [biblatë' M, biblote . . I, 
P\, V. intr. — S'amuser avec des 
jouets. 

Biberat [bibra M, bibrç I], s. m. 

— Maison de campagne (comme il 
y en avait autrefois près de la porte 
des Allemands à Metz). Aujourd'hui, 
elles sont disparues par suite de 

I l'agrandissement de la ville. 



BIB 



66 — 



BIE 



Biberquîn [biberkî V], s. m. — 
1° Vilebrequin. 2° Crochet au pla- 
fond d'une chanijjre, auquel les bro- 
deuses suspendaient les boules qui, 
avant l'usage du péli-ole, servaient 
à les éclairer. Voir Wèyebrcquîn. 

Bibète, Bibi, Bibiche [hibçt, bibi, 
bibis M, I, P, X\, n. pr. — Barbe. 
Voir Bâbète. 

Bibïe |/)/% M, /], s. f. - Jouet 
d'enfant. 

Bibile \bibit M, I, P, S\, adj. et s. f. 
— 1" Bcbète, sotte. 2» Pou (enfantin). 

Bicarat \bikara M, N, S\, s. ni. — 
Hanneton. Voir Halau,Heulat,Holton. 

Bicârd | bikâr Secourt], s. ni. — 
Hanneton. Voir Heulat. 

Bîchâd, voir Bîhhâd. 

Bichat I bisa S, bisot V\, s. f. — 
Baiser. X-è pwinl d' si bone bichole 
que celés que sonl cIcfundTes, il n'y 
a point de si bons baisers que ceux 
qui sont défendus V. 

Bichate [bisat M, N |, n. ])r. — Barbe. 
Voir Bâbète. 

Bichate [bisat M, X \, s. f. — Biche. 
Awer (lés Jamlws de ~ , avoir des 
jambes de b. (être très agile). 

Bîche, voir Bîhhe. 

Bicheu | bisce . . gcn. |, v. tr. — 
Baiser, enibrasser(tcrnied'aircction). 

Blchicu, voir BîhhiGu. 

Bichon \bisù M, I, P, X\, n. jir. — 
Barbe. Voir Bâbète. 

Bichot, voir Bieuchat. 

Bichote [bisol V), s. f. — Em- 
brassade. 

Bichoû ll'isû M, I], s. m. — Hareng 
sec ou sale. 

Bicolète [bikpiçl F\, s. f. — Belette. 

Bidèt |/)i(/ç /, P, X, S\, s. m. - 
Bidet (sobri(iuet donné aux habi- 
tants de Novéant, arr. de Metz). 

Bidiâd, Bidjâd, voir Bigâd. 

Bidoiine, voir Bigoûne. 

Bïe \lntj l'\, s. f. — Morceau de 
bois de dix à douze cm. de lon- 



gueur, pointu aux deux extrémités. 
Voir Beuye. 

Bîe (% .1/, iV, S], s. f. - Bille; 
tronc d'arbre apprêté pour le 
sciage. 

Biè [bue V\, adj. — Beau. Voir Bé. 

Bié [bijê' . . M, /, P, S, blw F, 
bijî'i-bijw X, bye V|,s. m. — Blé. - 
d'Ronic, maïs ; - d'vèche, b. de vache, 
graine de niélam|nre; - dés cana- 
ris, phalaris des canaris; - rampant, 
chiendent. Lo ~ l'èi/e bi/in, le h. 
donne bien (vient bien). Chèque 
f/rin d' ~ è se pèi/e, chaque grain 
de blé a sa paille. Lo ~ hèné 
èprés le Tossinl n'vaul rijin, le b. 
semé après la Toussaint ne vaut 
rien. È le Sinle Mari/ncrilc, lés ~ 
prenenl zoule rèceune, '/ an prcnent 
aulanl d' Jo que d' nul, à la Sainte- 
Marguerite, les b. prennent leur ra- 
cine, ils en prennent autant de 
jour (|ue de nuit. Voir Awinnc, 
Brouwat, Fwériat. 

/; le Panl'cole, 
I II' wèt noie, 
H le Trinilè, 
I //>('/ lie. 
A la Pentecôte, il ne voit goutte, à 
la Trinité, il voit clair (le blé). 

Bié, voir Bieu. 

Biéchot Ibijcso V\, s. m. — Billot. 
Vi)ir Bieuchat. 

Bième \ bi/em P, blam F\, s. f. — 
Fhinime. Voir Flème. 

Biéme | bi/cm I'\, adj. — Blême. 
Voir Byimme. 

Bièmer \bijenic' . . M, I, P\, v. tr. — 
Blâmer. 

Bièmer | bijçmê' P, blamw F], v. 
intr. — Flamber. 

Bière | />;/cr S, V\, s. f. — Bière. 
Voir Bîre. 

Bièssè \bijese Bue], v. tr. — Blesser. 
Voir BIèssieu. 

Biéssons \ bnesô V ], s. f. pi. — 
Bamilles de bouleau (pii servent à 
faire des balais. Voir Bieussate. 



BIE 



— 67 — 



BIN 



Biètoût [bijçm P,F], adv. — Bien- 
tôt. Voir Byintoût. 

Bieu [bijq' M {bijœf Bue), /, P, F, 
N, bâ-bî S, bije-bijœ V],s. m. — Bœuf. 

Bieu [bijœ M\, adj. — Bleu. Voir 
Bleu. 

Bieucate [byœkat Juvelise], s. f. — 
Petite boucle. 

Bieuchat [ bijœsa S, byeso V], s. 
m. — Billot. Voir Biac. 

Bieuchat [byœsa M, biso P], s. m. 
— Blochet. 

Bieuke | byœk M, I, byok-byiik P, 
bliik F, byœk-byok N, byok S, V, 
bliik (Albreschviller)],s. f. — Boucle. 

Bieuker [byœkë' . . M, I, P, N[, 
V. tr. — Boucler, mettre une boucle, 
serrer une boucle ; faire une boucle 
de cheveux, etc. 

Bieure [byœr P, F\, s. f. — Beurre. 
Voir Beiâre. 

Bieurèye [byœrêy iV], s. f. — Beu- 
verie. 

Bieussate [byœsat S], s. f. — Petite 
branche de fagot. 

Bieusâye [byœzày M\, s. f. — Éta- 
ble à bœufs. 

Bieuvanje [bycevàs il/], n. pr. — 
Beuvange, vill. de l'arr. de Thion- 
ville. 

Bicuyat [byœya A/|,s. m. — Bleuet. 

Bièyat [ by^ya M, N, byqyo I, P], 
s. m. — Blé petit, maigre. 

Bifèt [bife S, V], s. m. — Bullct. 
Voir Buîèt. 

Bigâd [biyà-bidjà-bidyà . . S, biyâ 
V], s. m. — Jars. 

Bigâriau \bigàryd\, s. m. — Bi- 
garreau. 

Bigône [bigôn S], s. f. — Enclume 
de cordonnier. 

Bigonne, voir Bigoiine. 

Bigoûne [bigûii- bigôn M, I, bigûn 
P, bigCui-bigô''n N], s. f. — Toupie. 
Le ~ dreiun, la t. dort. Se dit 
quand la t. tourne sur place avec 
tant de rapidité qu'elle semble im- 
mobile. 



Biheune [bihœn M], s. f. — Source, 
fontaine. Nom d'eiine ~ , nom d'une 
Biheune! (juron). 

Bihhâd [Mya . . M, I, P, N], s. 
m. — Qui se balance en marchant; 
qui va de travers. 

Bïhhe [bJx ■ ■ gén. ], s. f. — Bise. Le 
~ vè, la b. va (le vent souffle du 
nord-est). Drâle -, b. droite (qui 
amène le beau temps). Nâr ~, 
h. noire (qui amène le froid et la 
pluie) V. ~ èprès lo s'ia meussant, 
piâwe d'vas lo s'ia levant, h. après 
le soleil couchant, pluie vers le so- 
leil levant. 

BThhe [% . . M, I, P, F, N, bëx-bœx 
S, bê V], s. f. — Berceau. 




Fig. 5 

Bîhhieu [ bîyjjœ . . M, I, P, F, iV, 
beyj-bêyi-bâyj S, bêxye, -yœ V], v. 
tr. — 1° Bercer. 2" Pressurer les 
raisins dans la cuve. 3" V. pron. Mar- 
cher en se dandinant. 4° v. inlr. 
Être impatient, se hâter. Se dit 
aussi des vaches en pâture qui 
sautent en courant V. 

Bihote [bixçt V\, s. f. — Sorte de 
champignon comestible. 

Bijouterèye [bijatrêy M, I, P], s. f. 

— Bijouterie. 

Bikse [biks S, V], s. m. et f. — 
Bœuf attelé. 
BiHous [bilyii . . M, /, P, N], adj. 

— Bilieux. 

Bimbamba [blbàbô . . M, I, P, N\, 
s. m. — Sonnerie (terme enfantin). 

Bimmi [bèmi M, I, bêmi P, bêmi- 
bênii N, bcmir F\, v. intr. — Se gâter 
par l'effet de l'humidité. Se dit 
surtout des étoffes. 



68 



BIN 

Bin, Btn, et ses composés | hc-bt . . 
S, V], adv. — Bien. Voir Byin et 
ses composés. 

Binfât [hèfâ F, S. V], s. m. — 
Bienfait. Voir Byinfât. 

Bingneu \bèi'ui' . . M, I, bënq P, 
boni F, bênœ-bêtue N, bcni S, bêùe, 
-mv V|, V. tr. — Baigner. 

Bingnou [bênii M, I, bênow P, 
bênn-bènn N, bênu S, V\, s. m. — 
Baif,mcur. 

Binhhîir, Binsir |/>èx"'' .S, bèsir V\, 
loc. adv. — Bien sûr, certainement. 
Voir Byinhhùr. 

Bintôt, Bîntôt {bclô-blld .. S, V|, adv. 

— Bientôt. Voir Byintoîit. 
Binvcni, Bînveni | bèimi-bîviti . . 

S\, V. intr. — Recevoir un t)on ac- 
cueil. Voir Byinvenîn. 

Bioc |/'//pA- /, P\, s. f. — Billot. 
Voir Biac. 

Bioke \bijok N, S, bijok Y], s. t. - 
Boucle. Voir Bieuke. 

Biokè \biioki' . . S, K, bijolceVl, v. tr. 

— .Serrer une boucle. VoirBieuker. 
Bien [bijô S], s. m. — Cep de vi- 
gne. Voir Beuyon. 

Bioncot [btjôko N, S\, n. |)r. — Bion- 
eourt, vill. de l'arr. de Château- 
.Salins. 

Biond I bi]ô M, I, P, X \, adj. - 
Blond. 

Bloquer Ibijpkc' . . M, I, P, X, bl<>- 
ka' F\, V. tr. — Bloquer. 

Biossè |/';/o.s(' /, P], V. intr. — Flé- 
chir. Voir Biasscr. 

Biossé, Biossi \bt/osc V, bi/psi /, /'|, 
s. m. — Lieu où l'on conserve les 
fruits. Voir Biassi. 

Biossi \ bi/osi \'|, s. m. — Poire 
qui est en train de devenir blette. 
Voir Biasson. 

Biossier [bijps!;c,-!/<i' V\, v. intr. — 
Devenir blet. Voir Biassi. 

Biossu I /)//o.s('i /, /' I, s. m. — l",n- 
droit marécageux. 

Biot Ibjip /, /'|, adj. — lîlel. Voir 
Biat. 



BIQ 

Biouke [/'//"A- P\, s. f. — Boucle. 
Voir Bieuke. 

Bioûrate | bijûrat il, X, S, bijûrol 
I, P, V|, s. I'. — Duvet volant qui 
s'attache aux habits; plumes, mou- 
tons ; poussière qui se met sur les 
meubles. 

Bioûre \bt]nr M. I, P]. s. f. — Même 
signilieation (pie Bioiârate. 

Bioiïri [bijûri M, /|, n. pr. — Blory, 
ferme située ])rès de Montigny-lès- 
Metz. 

Biowtemant Ibi/oïKlmû M, I, P, X], 
s. m. — Clignotement. Voir Biaw- 
temant. 

Biowter Ibi/pwtê' . . il, I, P, X\, v. 
intr. — Cligner. Voir Biawtcr. 

Biquawé \bikau>e . . S, X\, s. m. — 
Têtard de Ijatracien. VoirBat-quawé. 

Bique I hik i[, I, P, X\, s. f. ~ 
1" Chèvre. 2" Mauvaise bêle, vieille 
rosse. / n'at m' qti'eiiiic ~ , il n'est 
(pi'une vieille rosse. 3" Kspèce 
de trépied en bois 1" .leu d'en- 
fant, où il s'agit de renverser un ||l 
trépied de bois au moyen d'un M 
bâton. 

Biquebossiè | bikbnxaç Woippy |, 
adj. — Qui est tète bêche, en sens 
inverse. 

Bique et bec, Bique et bouc, voir 
Bique et braque. 

Bique et braque |/)/A- ç brtik il, X, 
hik r hok I, P, bpk ç btik F, bik f 
hpk-bikçhrpkS, hik-bak V\, loc. adv. 
— 1" lu) sens inverse. 2" s. m. Her- 
maphrodite. 3" Terme employé pour 
des devinettes et dont on a fait 
un veibe : 

./(' /)!(/(((• ('■/ bra<iiw, 

.le prands l'attlc-rl jic ti' bodnlc. 
(...je prends celui-là i)ar le nombril). 
1" A Metz, on se sert aussi de cette 
expression lorsqu'on est incertain 
sni' le choix de deux choses pres- 
(pic scndilablcs ou de la même 
valeur. 

Biquet \bikv F\, s. m. — Hitpie. 



BIQ 



- 69 — 



BLK 



Biqui ]bild M, I, P, N, V, bild- 
bitsi S], s. m. — Cabri, chevreau. 
Fâre so ~, bouder. 

Biquîe [bikT(ij) gén.], s. f. — Bé- 
quille, échasse. 

Biquîe [bik'uj M \, s. f. — Chèvre. 
Quand i bwin Dieu v' anvaye eiine ~ , 
i v 'aniHUjc po le nâri, quand le bon 
Dieu vous envoie une chèvre, il 
vous envoie pour la nourrir. 

Biquînboc \bikîbok V], s. m. — 
Plat qu'on mange pendant le ca- 
rême et qui se compose ordinai- 
rement de riz, de nouilles, etc. 

Bîrambau [b'iràbd M, I, P\, s. m. 
— Soupe à la bière. 

Birau [birô Y], s. m. — Bureau. 
Voir Buriau. 

Bïre \bTr M, I, P, N, S], s. f. - 
Bière. Ç'ii'al pivlnl d' lè pinte ~ , 
ç'aV n groûsse èfâre, ce n'est pas 
de la petite bière, c'est une grosse 
affaire. 

Tirelire, tirelire, 
Lo vin vaut mieus qu' lè bire 
(jeu de mots). 
Bîre [Inr M, I, P, N], s. f. - 
Bière (catal'alque qui sert dans les 
églises pour les services mortuaires 
et qui représente une bière, appelé 
aussi Prèsance). 

Bîre [bir S, Y], s. f. — Feu de 
St-Jean. Voir Bûle. 

Bîrieu [birijœ . . gén.], s. m. — 
1» Brasseur. 2" Celui qui amène la 
bière dans les villages. 

Bisa' \bizai F\, v. intr. — Courir 
d'une façon folle. Voir Bescr. 
Bisac [bizak V], s. m. — Petit sac. 
Bisâye \bizàij M, N \, s. f. — 1° Fa- 
rine de dernière qualité, de vesces 
ou de pois. 2° Plante fourragère. 
Biscâde \biskût Y], s. f. — Embus- 
cade. Été an ~ , être en embus- 
cade. 

Biscambîe(è lè) [biskàbïy M, I, P], 
loc. adv. — Déhanché ; qui a les 
jambes torses. 



Biscaye [biskciye lang. pop. mess.], 
adj. — Se dit d'une personne qui 
a l'air malade et le visage défait. 
Voir Dèbiscayè. 

Biscayin [biskâyë gén.], s. m. — 
Grosse bille à jouer; petit boulet 
en fer qu'on trouve assez fréquem- 
ment sur les champs de bataille et 
qui est devenu pour nos enfants un 
jouet. 

Bisègue \bizek M, N], s. m. — 
Outil acéré travaillé en biseau. 

Biser [bizêi . . M, I, P, N\, v. intr. 
— Souiller, en parlant de la bise. 

Biskinne [biskèn Hémilly], s. f. — 
Pli que fait une étoffe. 

Bisou \bizu M, I, N], s. m. — 
Pierre ou caillou plat qu'on jette à 
la surface de l'eau pour faire des 
ricochets (ce qu'on appelle Fâre 
père et mare). 

Bisquawé \biskaivë' PeXtre], s. m.— 
Têtard de batracien. Voir Bat-quawé. 

Bisquer [biskê' . . gén.|, v. intr. — 
1» Pester. 2" Jalouser S, Y. 

Bistangone [bistâgôn S |, s. f. — 
Escargot (terme enfantin). Voir 
Èskèrgat. 

Bitchi [bitm S], s. m. — Cabri. 
Voir Biqui. 

Bite |/)// V|, s. f. — Fourmilière. 
Voir Bute. 

Bitôr [bilôr Y], s. m. — Butor. 
Voir Butoiîr. 

Biyârd [biijâr . . S|, s. m. — Porc 
màlc. Voir Beuyârd. 

Bîye \bly F\, s. f. — Sorte de jeu 
de garçons. Voir Beuye. 

Biyèt \biyç M, I\, s. m. — Billet. 
J' to fous m' bwin ~, je te f . . . 
mon bon b. (je te promets). - 
d' moût, h. de mort (lettre mor- 
tuaire). 

Biyi \biyi S], s. m. — Bélier. 

Bla' [blai F\, s. m. — Blé. Voir 
Bié. 

Blâma' [blamœ F], v. intr. — 
Flamber. Voir Bièmcr. 



70 



BLA 



BOC 



Blâme \hlain /•'], s. f. — Fl:iinnu'. 
Voir Bième. 

Blamusse \hl(iintis . . M, I, P], s. 1'. 
— Soutik't, gille. 

Blanc \blâ F, Landroll'l, adj. — 
Blanc. Voir Bianc. 

Blanc-bounot [blûbimo F\, s. (. — 
Personne du sexe féminin. Voir 
Bianc-bonat. 

Blanc-fé [blàfv F|,s. m.— Fer-blanc. 
Voir Bianc-fë. 

Blanchissow {blàsisom F], s. m. — 
Badigeonneur. Voir Bianchihou. 

Blanc-meusé \blàmiy:c F\. s. m. — 
Blanc-bec. Voir Bianc-meusé. 

Blasse \blas V\, adj. — Chauve. 
Voir Basson. 

Blasse, voir Blesse. 

Blat [Ma Landroll], adj. — Blet. 
Voir Biat. 

Blé [blv V|, adj. — Bleu. Voir Bleu. 

Blesse [blqs M, I, P, X, Mas V\, s. 
f. — Cheval ou vache à front blanc 
ou qui portent une étoile blanche 
au front. 

Blèssieu [ blçsijœ . . gén. {byçaç 
Bue.)], V. tr. — Blesser. 

Blet' !/)/<■/ F], adj. — Blet. Voir Biat. 

Blètc [blet V], s. f. — Bas de la 
tige de la betterave. 

Bleu, Bleu [bhr-blœ M. I, P, F, \, 
S, ble V), adj. — 1» Bleu. Dans le 
pays Messin, on entend parfois Bieu 
et Bleîi'. Viiu/I bleus (juron). 2" C.on- 
tusi(m. L è r\ii drs -, il a reçu des 
contusions. 3» Maladie du porc. Voir 
SeQyon. 4« S. f. Airelle (fruit). 

Bleûse, Bleûte \bb7-s-bb7'l M, I, /'. 
iY|, adj. f. - Bleue. 

Bleûse [blics M, I, P\. s. f. - Men- 
songe. 'L an dil dés ~, il en dit des 
mensonges 1 

Bleûti \bbrti M, I, P], v. intr. - 
Bleuir, devenir bleu. 

Bleuyâd, Bléyâd Iblœyu . . gén. 
(bicyâ V)\. adj. — Bleuâtre. 



Bleuyat | blœija X, S |, s. m. — 
Bleuet. 

Bleuyi {bbi-yi M\, s. m. — Airelle 
(arbrisseau). 

Blik-blak \blik blak M, X, blik- bink 
I, P], loc. adv. — A pas lourds. 
/ .s'«;i va ~ èva ses sèbats, il s'en 
va à ])as lourds avec ses sabots. 

Bloc |W()A- F, LandrolV], s. m. — 
Billot. Voir Biac. 

Blôde |/)/c"i/ .17, /, P. X, blôls S\, s. 
f. — Belle blouse, sarrau. Voir 
Roùbate. 

Blonde \blôl gén.|, s. f. — Bonne 
amie; amoureuse; (iancée. I s'an tui 
veûr ~ , il s'en va voir sa fiancée. 

Bloqua' \bloka' F), v. tr. — Blo- 
([uer. Voir Bloquer. 

BIôsse \bir>s gén.], s. f. — 1» Vessie 
de porc. 2" Cloche remiilie de 
sérosité qu'occasionne une brûlure. 

Blossè [blosç V|, V. intr. — i:tre 
oisif. 

Blossi |/'/o.si F|, s. m. — Lieu où 
l'on conserve les fruits. Voir Biassi. 

Blotse \blols F|, s. f. — Blessure 
reçue en se heurtant ou en tombant. 

Blouke \bhik F], s. f. — Boucle. 
Voir Bicuke. 

BIQe \blfi M, I, P\, s. f. - Myrtille; 
airelle. 

Bo, voir Boc. 

Bobène |/>o/)Ç7i /, P], s. f. - Bo- 
bine; grosse lèvre. Voir Babeune. 

Bobiné (se) [bobine . . /, P\, v. 
pron. — Se hâter. 

Boblâd [bohlâ V), s. m. — 1« Qui 
bégaye. 2° Blagueur, hâbleur. 

Boblè U'oblç Y\, v. inlr. ^ 1" Bé- 
ga\er. 2" Débiter des hâbleries. 

Bobré [biibrê' I, P |, s. m. — Gamin. 
Voir Babré. 

Boc [bok gén.|, s. m. — Bouc. 
/ in'iije corne i ~ don hèdi, il |>ue 
comme un bouc de berger. lièsler 
an nièrchen d' ~, rester au marché 
de b. (rester à l'entrée de l'église, 
ne pas y entrer). Lés ~ quawés de 



— 71 



BOC 



Boiirgallrof, les b. sans queue de 
B. (sobri([uet). 

Boc [ bok M, I, P, N, bo V], s. m. — 
Premier lait que donne la vache 
après avoir vêlé. Voir Ba. 

Boc [hçk gén.], s. m. — Moue. 
Fâre le ~, faire la moue. 

Boc [hpk I\, s. m. — Groseille 
noire. 

Boc [hpk P, F\, s. m. — Outil 
qui sert à faire les fagots. 

Boc \bok V|, s. m. — Rouet. Il y a 
deux sortes de rouets, dont l'un 
s'appelle Bique, l'autre Boc. Le Boc 
est plus étroit et moins haut. 

Boc [bok M, I\, s. m. — Nuage. 
- d'évri, giboulée de mars. 

Boc \bçk y\, s. m. — Petite 
vanne, glissant à volonté, verticale- 
ment, entre deux montants égale- 
ment en bois. La vanne était fixée 
aux deux extrémités, par deux 
chaînes, à un arbre tournant posé 
sur les deux montants. Cet arbre 
était percé de deux trous. On le 
tournait à l'aide de deux forts bâ- 
tons que l'on engageait dans les 
trous. Les chaînes s'enroulaient sur 
l'arbre. La portière du Boc s'élevait, 
flotte et flotteurs passaient dessous. 
Voir Textes patois, Lo woleje è Nin- 
dréhô, p. 226. 

Boc [ bok V], s. m. — Sorte de 
schlitte courte et solide dont on se 
sert pour schlitter les gros sapins, 
en mettant seulement un bout sur 
le Boc, l'autre bout traîne. 

Boc [bok M, I, P, N, biik S\, s. m. 

— Bouton de fièvre, croûtes que 

les humeurs forment sur le visage. 

Bocâ [bokû S], s. m. — Bocal. Voir 

Bocau. 

Bocâd [bokà . . gén.], s. m. — Qui 
boude, qui fait la moue. 

Bocat [boka M, boko /], s. m. — 
1" Bouchée. 2" Excédent ou fraction 
indivisible après partage. 



BOC 

Bocate [bokat M, N, S, bokot I, P, 
bokot Y\, s. f. — 1" Chèvre. - saiwéje, 
chevreuil. 'L at corne le ~ , i cwèche 
se grèhhe, il est comme la chèvre, 
il cache sa graisse (il est maigre). 
'L è prîns le ~ et V kèbri, il a pris 
la ch. et le cabri (il a tout emporté). 
Ç'at corne eime ~ que rème dés choiis, 
c'est comme une ch. qui rame (!) des 
choux. Se dit d'une personne mala- 
droite. Lés ~ de Grèin'cé, les ch. de 
Grémecey, vill. de l'arr. de Château- 
Salins (sobriquet). 2"' Petit tas de 
foin. 3" Chevalet de menuisier. 
4" Fleur de trèfle Y. 

Bocau [bokô M, I, P, N, bokâ-bokâ» 
S\, s. m. — Bocal. 

Boc-bôs I /)pA-/)ô V\, s. m. — Pivert. 
Voir Bache-boûs. 

Boc et bouc [bokebuk F[, s. m. — 
Hermaphrodite. Voir Bique et boc. 
Bochau I bpsô M, I, P, bosd-busô" 
N], s. m. — 1" Plaque de fer qui 
sert à fermer le four. 2" Bouchon F. 
Bochâye \bosaij . . M, I, P, N, ba- 
sai] . . S|, s. f. — Bouchée. Le ~ d' 
le rinne, la b. de la reine (la meil- 
leure, celle que l'on garde pour la 
dernière). / n'è pus tout le ~ ficus 
d' le boche qui s'andreiim, il n'a 
pas la b. plus tôt hors de la bouche 
qu'il s'endort (il est très fatigué). 

Boche [bçs M, I, P, N, bus /, V\, 
s. f. — Bouche. Fâre le piate ~ , 
faire la petite b. (manger peu). E 
~ que viens f, à bouche que veux- 
tu (en abondance). - cosâive, b. cou- 
sue (bouche close). Lé ~ at i pial 
trou qii fût bijin don mau è lé bourse, 
la b. est un petit trou qui fait bien 
du mal à la bourse. J' pâle corne 
sint Pou, pè le -, je parle comme 
saint Paul, par la b. Voir Pèrale. 
Boche, voir Bohhc. 
Boché, voir Bohhé. 
Bochè [bpsç . . /, P, F], v. tr. — Frap- 
per. Voir Bacheu. 



— 72 — 



BOC 



BOD 



Boche-boûs {hosbû I, P], s. m. — 
Pivert. Voir Bachc-boQs. 

Boche-cul |/'o.s' kii /', /•'|, s. m. — 
Nède. Voir Cul-de-chîn. 

Bochelat, Bochelot, voir Bohhelat. 

Bocherèye Ibosiçij^hnsriiij Bèlomc), 
M, I, P, iV]. s. f. — Boucherie. 

Bocheton [boslô M, 1, P, W\, s. m. 

— !• Cépée de bois isolée. 2" Ke- 
niise de gibier. 

Bochc-trou [boslru M, I, P\, s. ni. 

— Bouche-trou (nom donné par 
dérision aux maçons ou aux vitriers). 

Bochcu [bosœ . . M, I, P. X, buiii 
. . S, V], V. tr. — Boucher. 

Bochi \bosi M, /, P, X, biiiii F. 
busœ . . S, buse V\, s. m. — Boiiciu-r. 

Bochié \bosye V|, v. tr. — Frapjjcr. 
Voir Bacheu. 

Bochier [bosi/e V\. v. tr. — Bê- 
cher. Voir Béchcu. 

Bochon \bosô gén. (buso F], s. m. 

— Bouchon. 

Bochon [bosô V\, s. m. — Fruit 
de l'aubépine. 

Bochon, voir Bohhon. 

Bochoner, voir Bohhoner. 

Bochu (toszï/, PjjS. m.— Petite pelle 
pour tasser le fumier. Voir Bachu. 

Bochtenâye, voir Bohhtcnâyc. 

Bocole [bpkpl I, P\, s. f. - Belette. 
Voir Bacale. 

Bocon [bokô /, P, F], s. m. — 
Lard. Voir Bacon. 

Bocorè [bokore . . I, P], adj. — 
Qui est marqué par la petite vérole. 

Bocot \bpko I\, s. m. — Bouchée. 
Voir Bocat. 

Bocot [bokp /, P, V], s. m. — 
Fraction indivisible aiirès |)artagc. 
Voir Bacat. 

Bocote [bpkpl I, P, bokpt \'|, s. f. — 
Clièvrc. Voir Bocate. 

Bôcoup \bôku P], s. m. — Le huit 
de cœur, à certains jeux de cartes. 

Bocscune [bpkscrn X\, s. f. — Es- 
pèce de salsifis sauvage dont on 
mange la racine crue. 



Bodat [bpda S\, s. m. — Veau de 
plus de six mois. 

Bodatc [bpdat M\, s. f. — Baguette 
|)l()\ée en arc et fichée en terre 
par ses deux bouts |jour délimiter 
des portions de jjois. 

Bodate \bptl(tl M, X, S, bpdol I, P, 
biidtet-budiipl F, budpl V\, s. f. — 
1" Xoinbril. Si f es maii /' vanle, 
l'ire lo le ~, si tu as mal au ventre, 
tire-loi le n. Se dit aux enfants. — 
/ n' f'rôt bon â hâl d' Brècol avo 
in frominje bianc sus le ~ , il ne 
ferait pas bon au haut de B. avec 
un froiuage blanc sur le nombril 
(il y ferait trop froid). Us neûrs ~ 
de Pûhieus, les noirs n. de Puzicux, 
vill. de l'arr. de Château-Salins (so- 
briquet) S. 2» Ventre. 3» Petit mor- 
ceau de lard coupé autour du 
nombril ou à l'anus du porc, qui 
sert à graisser les .scies. Voir Bon- 
don. 

Bode \bpl M, I\, s. f. — Maison, 
cabane. Les Bodes, les Bordes (ag- 
glomération de maisons près de 
Plantiéres-lès-Metz. Au moyen âge 
il s'y trouvait une léproserie). 

Bodeler [bodlê- . . M, I], v. tr. — 
Tresser. 

Bodenûre [bpdnlir . . M, I, P, X, 
S, badiner V\, s. f. — Boudiniére. 

Boder \bpdê' . . M, I, X, S\, v. intr. 
— 1" Mentir. T' an-n-és bodc, lu 
en as menti. 2° v. tr. Tromper. 

Bodieu \bndtjœ . . M, I, P, X, S], 
s. m. — Collin en bois ou en fer 
blanc, où les faucheurs mettent la 
pierre à aiguiser la faux. 11 se porte 
attaclié à la ceinture. Voir Bohé, 
Buèt, Quawi. 

Bodîn \bpdl . . gén. (budi l')|, s. 
m. — 1° Boudin. 'L ot pyin corne i 
~ , il est plein comme un b. (il est 
ivre) Y. 2* Bouleau de laine cardée. 
30 Vcrtugadin. Voir Sopc. 

Bodinè |/)()(//;iç \'\, v. intr. — Ba- 
diner. Voir Bèdlner. 



BOD 

Bodinou [bodinii . . M, I, P, N], 
s. m. — Celui qui fait des boudins. 

Bodion [hodijô-bodjô S\, s. m. — 
Hanneton. Voir Heulat. 

Bodique |/)p(/;A" M, I, P, bçdik- 
biidik N\, s. m. — 1" Nabot, figure 
grotesque. 2" Grossier personnage. 

Bodjon, voir Bodion. 

Bodot {bodo Lessy], s. m. — Bidet. 

Bodote, voir Bodate. 

Bodré [bodrci M, I, P\, s. m. — 
Lait tourné. S'emploie souvent au 
pluriel. 

Bodri [bodri M, I], s. m. — Petit 
morceau de lard que l'on coupe 
autour du nombril et qui sert à 
graisser la scie. Voir Bodate, Bondon. 

Bofâyc [bofïiij . . M, I, P, N, biifaij- 
biifcij S, biifêij Y], s. f. — 1" Boulfée. 
- de vanl, b. de vent. 2" Exlialaison. 

Bofer [bofèi . . M, I, P, biifœ . . N, 
S], V. intr. — 1° Se gonfler.' 2» Se 
gorger d'aliments, manger avec 
avidité. 

Boîi [bofi M, I, P], adj. - Bouffi, 
rebondi. 

Bofiate [bofyat M, N, bofijot I, P], 
s. f. — Bou'lTette. 

Bofiers [bofyêi M\, n. pr. — Bouf- 
flers. Jédîn ~, jardin B. (jardin pu- 
blic à Metz, ainsi nommé d'après le 
maréchal de B., qui fut gouverneur 
de Metz au ITi"» siècle). 

Bofièsse [bpfijes M, I, P], s. f. — 
1° Pain boursouflé. 2" Femme grosse 
et mafïlue. 

Bofiote, voir Bofiate. 

Bogne \ bôïi S\, adj. — Borgne. 
Voir Boïigne. 

Boguète |6pf/ç/ /, P\, s. f. — Ba- 
guette. Voir Bèguète. 

Boguèycmant [bogeijinâ I, P \, s. 
m. — Bégaiement. Voir Bagueu- 
yemant. 

1 Boguiâd [bpgijâ I, P], s. m. — Bè- 
gue. Voir Baguiâd. 

Boguiè [ bogye I, P], v. intr. — 
Bégayer. Voir Baguieu. 



73 



BOK 



Boguîes [bogîfi M, I\, s. f. pi. — 
Yeux gonflés et chassieux. 

Bohate \bojat M], s. f. — Croûte 
de lait sur la tète et la figure des 
enfants. 

Bohé [bp^ëi M, I, P], s. m. — Cof- 
fln de faucheur dans lequel on 
met la pierre à aiguiser. Voir Bo- 
dieu, Bondon, Bosé, Quawi. 

Bohhe [boj_ gén. (box ^')]^ s. f. — 
1" Bourse. 2" Ampoule, aux mains 
ou aux pieds. 

Bohhé \bpxê' . ■ M, I, P, N, biiyx . . 
S, V], adj. — Boursouflé. Se dit du 
pain dont la croûte est détachée de 
la mie. Nate pin ai ~ , notre pain 
est boursouflé. 

Bohhelat, Bohhelot, Bohhelou [bpx- 
la . . M, bpyjp I, P, bpyja-bpyjii N\, s. 
m. — Bûcheron. Voir Boquion. 

Bohhon [hpxô , . M, S, N, bpyô-brœjô 
P, ba/ô S, V], s. m. — 1" Buisson. 
Cori d' le hâge au ~ , courir de la 
haie au b. (courir de l'un à l'autre). 
2» Hêtre. 

Bohhoner Ibpxpnê' ■ . M, I, P], v. 
intr. — Faire l'école buissonnière. 

Bohhtenâye ]bpxlenay . . M], s. L — 
Repas de baptême. 

Bojèye [bpjêy M, I, P, N], s. f. — 
Bougie. 

Bokè [bpkç . . I, P, V], adj. — 
Boiteux. Voir Baké. 

Bokè [bpke . . I, P], v. tr. — Tin- 
ter. Voir Baker. 

Boker [bpkêi . . M, I, P, N, S, bok- 
ne V], v. intr. — Bouder. 

BokèssB [bpkçs I, P\, adj. — Boi- 
teux. Voir Bakèsse. 

Bokèsse \bokes V], s. f. — Bécasse. 
Voir Bakèsse. 

Bokèssè [bpkese . . I, P, Y], v. 
intr. — Boiter. Voir Bakèsser. 

Bokéye [bokëy l'|,s. f. — Becquée. 
Voir Becaye. 

Bokiâd [bpkyâ I, P\, s. m. — Qui 
frappe, qui tinte. Voir Bakiâd. 



74 - 



BOK 

Boknè [bgkne V\, v. tr. — Arra- 
cher les mauvaises herbes dans k' 
jardin. 

Bolcnè, voir Boker. 

Boknome [boknpm M, I, l'\, s. m. 

— Hoiniiic (le très ])elite taille. 
Bolâ [bolâ . . M, I, P, X\, n. pr. — 

Boiilay, chef-lieu d'arr. 

Bolâd \bolà . . gcn.|, s. m. — 
Clianipii,'noii appelé lani^ue de Ixeuf, 
dur et sec, assez semblable au 
liège, qui croît sur les bois morts, 
sur les vieux troncs d'arbres, et 
dont on se sert pour l'aiie une sorte 
d'amadou. 

Bolance [bolâs V], s. f. — Balance. 
Voir Bèlancc. 

Bolancè \bolàf;ç V|, v. tr. - Balan- 
cer. Voir Bèlancieu. 

Bolanjerlye [b(ç)lûjrr!i M, l, P, A', 
bnlùJrJ S, V\, s. f. — Boulangerie. 

Bolanji {b(ç)làji M, I, P, W bu- 
làji F, biilâjœ . . S, biilèjc V\, s. m. 

— Boulanger. 

Bolanjîre [bplùjTr M, /, /', A', bii- 
lùjïr F, S, balèjvr V|, s. I'. — Bou- 
langère. 

Bolasse |/)(())/(/,s M, X], s. f. — Coup, 
bosse à la tète, occasionnée par un 
heurt ou par une chute. Voir Beu- 
lasse. 

Bolate [bplal S, biVot V], s. f. — 
Bouleau. Voir Boule. 

Bolate [bpUtl M, A', bght I, P\, s. f. — 
1» Boulette. - dieu, boulette d'œuf 
(jaune d'œuf). 2" (>roltc de chèvre 
ou de brebis. 

Bolate \bphil M, X, bnhl I, P\. s. f. 

— Planchette de jardinier, (pii sert 
à comprimer et à ta.sser la leri-e 
nouvellement ensemencée. 

Bolàye \bplaij . . M, I, P, A'|, s. f. 

— Blé battu et non vanné. 
Bôlâye | bôluij . . I, X \, s. f. — 

Troupe, bande. Se dit des enfants. 
Bolâycs |/>(o)/âi/ A'], s. f. pi. — 
Bouillie. 



BOL 



Bole ( bol M, I, P, but S\, s. f. - 
Boule. - de ncwc, h. de neige (viorne). 

Bole \bpl P\, s. f. - Boue. 

Bole \bpl Lagarde, Ommeray |, s. f. 
— Bouleau. Voir Bolate, Boule. 

Bolé IbdlC'i M, bôUç A'|, s. m. — 
Bois gâté. Voir Bolâd. 

Boléne [bplên X \, s. f. — Hydro- 
phile on dytique (insecte aquatique). 

Boler |/'p/<-. . . M, /, P, A', bide . . S. 
V\, V. tr. — 1° Marcher sur. / in'c 
bolé r pieiid. il m'a marché sur le 
pied. 2" Troubler. S'enqiloie surtout 
en parlant de l'eau. An-:-on bolé 
ITtwe, on a troublé l'eau. A Metz, 
autrefois, tous les samedis, les tan- 
neurs (I boulaient» (lang. |)0]). mess.) 
la Seille pour permettre au courant 
d'entraîner les détritus encombrant 
le lit du canal qui traversait la 
ville. Voir Baler, Bouler. 

Bolèt \bnle .V, /, /', A', bnlç .S'|, s. 
ni. — 1 " Boulet. ~ </' naiw, boule de 
neige. 2" Terre ou neige ranuissée 
sous les souliers. Voir Poûtâye. 

Boletè Ibplle V\, v. intr. — Ba- 
varder. Voir Bolotc. 

Boleu |/>()/a' .S'|, s. m. — Traverse 
d'écharauilage. 

Boleii I bolâê X\, s. m. — Bois 
blanc ; bois gâte. 

Boléye [bplêy V), s. f. — Bois qu'on 
jetait dans la Sarre et qu'on laissait 
llotter jusqu'à destination. 

Bolichon [bolisù \'\, s. m. — Ba- 
luchon, ballot. 

Bolie IbolTiu) M, I, P, F, bivlùij- 
bidJ X. S,' biin V\, s. f. — Bouillie. 
Ç'al ffiir (/' /('■ - i>o léx chèles, c'est 
faire de la b. pour les chats (c'est 
peine perdue). \'oir Beulâye. 

Bolicr \boliie, -yœ V|, v. intr. — 
l'Iolter sur l'eau. Se dit du bois 
jeté dans la rivière pour que le cou- 
rant le transporte. Voir Boléye. 

Bolieu \bpUi<r . . M, I, P, X, S, 
boli/e, -]}n\ bori/e, -i/œ \'|, v. intr. 
— 1" Henuier beaucoup, se trémous- 



BOL 



75 



BON 



scr; courir au galop; travailler avec ar- 
deur, se hâter. Kètiche, alaiis, bolians, 
Catherine, allons, dépèchons-nous. 
Qnat ç que t' bolîes tant ? Qu'est-ce 
([ue tu remues tant? (question qu'on 
adresse à qqn. qui ne comprend 
pas ce qu'on lui dit et qui y réflé- 
chit). Fanchon . . . bolieût corne i 
fouijant qii'on-z-ont fianqiié sus tere. 
F. se trémoussait comme une taupe 
([u'on a flanqué sur terre. Ch. H. 
V. 182. 20 Se dit d'une vache qui 
éprouve des douleurs avant de 
mettre bas. Note vèche borîe, notre 
vache va vêler V. 

Bolon [bplô M, I, P, N], s. m. — 
Tresse de chanvre repliée en 0, prête 
à être frappée avec la Tonate. 

Bolon \bol5 I, N], s. m. — Boule 
de neige (viorne). 

Belote \bolot V\, s. f. — Femme 
qui a l'habitude de bavarder, de 
taire des cancans. Voir Boleter. 

Bôlote, voir Bolate. 

BoloterTe [bololn Y], s. f. — Hâ- 
blerie, bavardage. 

Bolu [bolii P], s. m. — 1" Instru- 
ment qui sert à battre la terre fraî- 
chement mise dans la grange pour 
l'affermir et l'aplanir. 2" Perche de 
bois que l'on emploie pour troubler 
l'eau avant de pêcher. 

Bolwote \bolwol I, P\, s. f. — Cha- 
rançon. Voir Balwate. 

Bombâde [ bôbat . . gén. (rçbôbât 
Gorze)], s. f. — Espèce de salsifis 
sauvage, qui vient dans les prés et 
dont on mange la racine crue. 

Bombons [bubon I\, s. f. — Gobe- 
let en argent. 

Bon [bô F, S, V], adj. — Bon. 
Voir Bwîn. 

Bonat, Bonate [bçna-bonat M, N, 
bono - bonot I, P, bune-bonet-bunot F, 
buna S, bimo V], s. m. — 1" Bonnet 
de coton, anciennement coiffure 
des hommes à la campagne. Il était 
noir, souvent raj'é, et se terminait en 



pointe par une floche. ~ ci' nul, 
h. de nuit. Bonate de prête, fusain, 
genre de plante dont les fruits res- 
semblent au bonnet carré des prê- 
tres ; roje ~ , être fantastique, 
diable rouge caché au fond d'un 
puits et dont les mères menacent 
leurs enfants peu obéissants. A 
Gorze, c'était la mère Titat qui ré- 
sidait dans l'ancien aqueduc, sous 
la grand'rue. — In' se casse mi l' bou- 
not, il ne se casse pas le b. (il ne 
se foule pas la rate). 

Bondaxe [bôdax V], s. f. — Sorte 
de ciseau servant à nettoyer les 
mortaises. 

Bonde [bot M, I, P, N, burn F, bôn- 
bôt S, bot F], s. f. — Borne entre 
deux champs. Sans veûr le ~ , le ~ 
sanl l'oïilc, sens voir la b., la b. sent 
l'huile (plaisanterie qui consiste à 
pousser contre la borne le nez des 
naïfs qui se baissent pour sentir). 

Bondener [ bàdnc' . . M, I, P, F, 
N, bône . . S, V|, y. tr. — Bondonner. 

Bondener \bôdnê' . . M, I, P, N, S\, 
V. intr. — Bourdonner. 

Bondieu [bôdyœ S\, s. m. — Tour- 
niquet d'une voiture à échelle. Voir 
Bwindieu. 

Bondon [ftôrfô gén.),s. m. — Bonde. 

Bondon [bôdô gén.], s. m. — 
1" Bourdon (insecte). 2" Homme 
ventru et court. 

Bondon [bôdô gén. (hudyô-budyot 
F)\, s. m. — Petit morceau de lard 
coupé autour du nombril ou à l'anus 
du porc et qui sert à graisser les 
scies. Voir Bodate, Bodri. 

Bône, voir Bonde. 

Bônè, voir Bondener. 

Bones [bon M, I, P, F, N, S], s. f. 
pi. — Ne s'emploie que dans la 
locution : Eté dans ses ~ , être de 
bonne humeur: / m'è byin r'çu, 
'l ateût dans ses ~ , il m'a bien reçu, 
il était de bonne humeur. 

Bonète, voir Bonat. 



- 76 



BON 



Boneti [honli Oinincrayl, s. ni. — 
Bonnetier. 

Bôneu [bôiur .luvc'lisc|, s. ni. — 
Roiirdoii. Voir Bondon. 

Boneûr [bpnœr j^én. (Imncr \'|, s. 
ni. — Honlicur. 

Lo boneûr que lojos vchtirclieilz, 
Vinil xovanl miuins qii'cit-èl qu v' èi'eûz 
Le l)onlieur que toujours vous clicr- 
cliez, vaut souvent moins que celui 
que vous avez. Hue. p. loii. On 
entend aussi Boneûr. 

Bongne |/hj/1 M, X \, adj. — Borgne. 
Voir Boûgne. 

Bongneu \bôn<y A'|, v. tr. — Kbor- 
gner. 

Boniface \bonifii.i . . gén.\, n. pr. — 
Bonilacc. È te Sinl -, piaule tés 
fèves, à la St-B., ))lante tes fèves. 

Bonjou, Bonjo |/'(V" ^'^ '"Vc ^'i. 
s. m. — Bonjour. Voir Bwinjo. 

Bonlohé \bùto~;e \'|, s. ni. — Qui 
aime le repos; insouciant (bon loisir). 

Bonot \bçnç Dornot), s. m. — Cie- 
cum du porc. 

Bônot, voir Bondon. 

Bonote, voir Bonat. 

Bonswér \liôswcr iién.), s. m. — 
Bonsoir (salut du soir). Voir Nut. 

Boquè [bol<c V], v. tr. — Béqueter. 

Boquet \boke M, I, P, X, ttoke- 
bolse-ljolnç S, boke V\, s. m. — 
1° Bouquet, ((jénéralenient, toute 
espèce de fleur, mais s'eniiiloie sur- 
tout d'un pied de fleur, qu'il soit 
en pot ou en pleine terre). Aïoer 
dés bés ~ , avoir de belles Heurs. 
- d'premîre danse, b. de |)rcmière 
danse. Les garçons qui «Iouenl)i la 
fête patronale dans les villages du 
pays messin acliètent un certain 
nombre de boucpiels en (leurs arti- 
ficielles qui sont vendus aux en- 
chères. Les acquéreurs obtiennent 
le droit de danser la première danse 
avec les jeunes lilles auxciuelles les 
l)ou(|uets ont été ollerts. Ciénérale- 
ment, on va chercher ces jeunes iilles 



BOR 

avant le bal, nuisi(|ue en tète. / - (/' 
ciiKi /leurs, un t). de cinq fleurs 
(soufflet si fortement a|)pliquè que 
les cinc| doigts laissent leur trace). 
I^raser V ~ , arroser le b. (oflVir à 
boire à l'occasion tle la construction 
d'une maison). '2" Maladie tles blés 
(Marieulles). 

Boquèt-fât \l)oke fa M, X, Imke fâ 
I, P\, s. m. — Oeillet de|)oètc; ])lilox. 

Boquéye \l'i>l-'i':i l'j, s. f. — Bec- 
(luée. Voii- Boquâye. 

Boquîn |/)oAr . . gèn.|, s. m. — 1" Ca- 
bri, chevreau. Mate sus le tête lo bonat 
d'i ~, mettre sur la tète de quel- 
qu'un le bonnet d'un c. Se dit d'une 
personne infidèle à son mari. - (/'(■- 
vri, b. d'avril S. 2" Sobri<iuet don- 
né aux habitants de Vigny, vill. de 
l'arr. de Metz. 

Boquîn \botd I, X\, s. m. — Petit 
tas de foin qui n'est pas encore sec. 

Boquion {boktjô M, I, P, F, X, bot- 
siijô-bokijô S, boktjô V\, s. m. — Bù- 
chei-on. Voir Baquiou, Bohhelat. 

Boquiou [boki/u . . I, P, F\, s. m. 
— lUklieron. Voir Baquiou. 

Boquyi [boktji F\, v. tr. — .\battre 
le bois dans la forêt. 

Borache \boras M, boras-buras X, 
bores Destry, buras S, V|, s. f. — 
Bourrache. 

Boranje, Boranke [bonis I, P, bo- 
ràk \'\, s. f. — Grosse perche ser- 
vant de sé|)aration dans une écurie. 
Voir Baranje. 

Borbe \bnrp \'\, s. f. — Barbe. 
Voir Barbe. 

Borbier borlnje, -ij<e V), s. m. — 
Bourbier. Voir Brobieu. 

Borbite \borbit Y], s. f. — Brebis. 
Voir Bèrbis. 

Borbolote \borbolol V|, s. f. — 
Bourbier. Voir Brobieu. 

Borbon |/)o;7)ô Lessy], s. m. — 
Bourdon (insecte). Voir Bondon. 

Borbosè |/)o/7'()r<; V|, v. tr. — Bar- 
bouiller. Voir Bèrboser. 



— 77 - 



BOR 



BOS 



Borbote [bçrbçi V], s. f. — Eau 
liquide. 

Borbouyâd [borbiiyâ V], s. m. — 
Bredouilleur. Voir Bèrboyâd. 

Borbouyéje [borbuijcs V\, s. m. — 
Barbouillage. Voir Bèrboyéje. 

Borbouyer [bçrbuije, -ijœ V], v. tr. 

— Barbouiller. Voir Bèrboyeu. 
Borché |5o;-5êilang. pop. mess. |, s. m. 

— Grande cruche, grand vase d'étain 
ou de cuivre, qui sert à aller cher- 
cher, à la fontaine, l'eau potable dont 
on a besoin à la maison. 

Bord [bor-bûr M, N\, s. m. — 
Bord ; lisière. 

Bordènwése [bordenwês Rombach], 
s. f. — Chemin qui longe un bois. 

Bordine \bordin M, /], s. f. — 
Bourdaine. 

Borèche, voir Borache. 

Borelat \boiia M, X, bçiio I], s. 
m. — Bourrelet (coussin rond avec 
un vide au milieu). 

Boreli [borli (biiryoe Failly) M, 
I, P, N, biirli F, burlœ . . S, borle V], 
s. m. — Bourrelier, sellier. Lés ~ 
d'Liici, les b. de Lucy (sobriquet). 

Borèque {borek I, V], s. m. — 
Baraque. Voir Bèrèque. 

Borguegnate, Borguègnote \bovç]e- 
nal M, N, borgcnol-bori/inot P, biir- 
gignot F\, s. f. — Chevalet qui sert 
à scier le bois. 

Borhè {boryq V\, s. m. — 1" Vase 
où l'on conservait autrefois la 
graisse de voiture. 2" Personne 
malpropre. 

Boriche [boris M, I\, s. f. ~ Bour- 
rique. Ne s'emploie que dans la lo- 
cution : Fâre toner an ~ , faire tourner 
en b. (ennuyer quelqu'un, lui faire 
perdre la tète). 

Boriè \borgq Augny], v. tr. — En- 
foncer (par ex. un clou dans le unir). 

Borier [borijc, -gœ V], v. intr. — 
Remuer beaucou]). Voir Bolieu. 

Boril [bori V\, s. m. — Baril. Voir 
Baril. 



Boriot [boryo V], s. m. — - Barillet. 
Voir Bèriat. 

Boriquâye [borikag . . M, I, P, N, 
S], s. f. — Charge d'une bourrique. 

Borique [borik M, I, P, borik- 
burik X, burik S, V], s. f. - 1» Bour- 
rique. Le ~ que s'trége é sovont 
dés croies au ki, la b. qui s'étrille 
(se frotte) a souvent des crottes au 
c... (les morveux se mouchent) V. 
2" Bois qui supporte le pressoir 
quand on le décharge (Rombas). 
3" Civière basse M, L 

Borjeuner [borjœnê' . . M, I, P, N, 
burjuna' P\, v. intr. — Bourgeonner. 

Borjeûs [borjôê M, I, P, N\, s. m. 
— Bourgeois. 

Borjon [horjô M, I, P\, s. m. — 
Bourgeon. 

Boron \borô V\, s. m. — Hangar 
où l'on entasse les céréales en ger- 
bes. Voir Bènon. 

Bossi [bosi Y \, adj. — Bossu. Voir 
Bassu. 

Bortére \boiicr Y], s. f. — Huche 
à pain. Voir Beurtîire. 

Bortonè \bortone Y], v. intr. — 
Se démener. Voir Beurtener. 

Bôs Ibô" X, bô-boiv S, bô Y], s. 
m. — Bois. Voir Boïis. 

Bosat [bo:a M, X\, s. m. — 1» Pa- 
quet de chanvre qu'on met sur la 
quenouille. 2" Elnfant mal venu, nabot. 

Bosate lbo:at, bçzçt M, I, P, iV], 
s. f. — Crasse qui s'amasse sur la 
tète des enfants. C'est, dit-on, un 
signe de santé, et l'on se garde bien 
de l'enlever à cause de la grande 
fontanelle qui n'est pas ossifiée. On 
craint de comprimer le cerveau. 

Bosau [bozô M, I, P\, s. m. — 
Matière fécale consistante et moulée. 

Bosau [bozô M, /, P, X, bozrê' S, 
bçzç Y], s. m. — Enfant mal venu 
(terme de mépris). Wète ~ , sale e. 

Bosâye \bozcig . . M, I, P, X, 
buzàg-bnzëg S, huzëg Y\, s. f. — 
Bouse de vache. 



BOS 



— 78 - 



BOT 



Bosè Ibozç Woippy), s. m. — Coflin 
du faucheur. Voir Bodieu. 

Bosè, voir Bosau. 

Bôsè \hd:e V\, v. tr. — Battre la 
serbe au Iléau sans la délier. 

Bosèke {bo:çk M, I, P, X, S\, s. 
ni. — Gros garçon saligaud et glou- 
ton; gros enfant stu|)ide et sale; 
petit bonhomme gros et court. 

Boseré, voir Bosau. 

Boserer [bozrê' . . M, I, P, ,Y, 
hiizrw F], V. tr. — Barbouiller, 
salir. Se dit ordinairement de la 
figure. Le ])art. pass. s'emploie 
comme substantif. Pial hoscrr, 
l)etit saligaud. 

Bosète l/'or(7 .1/|, s. f. — Bouse 
de vache. Voir Bosâye. 

Boseure, voir Bosûre. 

Boskeugneu Iboslaymi' . . M, [\, 
V. tr. — Pousser; tirailler. 

Bosote, voir Bosate. 

Bossanjc \bosùs M, I, P\, n. pr. — 
Bou.s.sange, vill. de l'arr. de Thion- 
ville. 

Bossât \bpsa M, X, S\, s. m. — 
1" l^u|uet d'étoupes, de lila.s.se que 
l'on met sur la quenouille. 2" Femme 
courte et grosse. 

Bossâtes [bositl M, \'\, s. f. pi. — 
Petits brins de paille, de bois qu'on 
amasse pour allumer le feu. 

Bosse [box I, P\, s. f. — Versoir 
de la charrue. 

Bosse \bos V|, s. f. — Bêche. 
Voir Basse. 

Bosse {bo.se V\, s. m. — 1" Partie 
d'une Hotte. Elle a trois B. Voir 
Textes patois, Lo wolvjc è Xin- 
drrhô, p. 216. 

Bossé \bosê' P\, s. m. — Ktui du 
faucheur. Voir Bodieu, Quawi. 

Bôssè \b5si; V], v. tr. — 1» \-.\- 
traire la graine du chanvre en le 
fra])pant. 2" Battre au Iléau des 
gerbes sans les délier. Voir Frayeu. 

Bosseiï [bosâ- P], s. m. — Tas de 
fumier. 



Bossiè [bosijc I, P], v. tr. — Bos- 
suer. Voir Bassieu. 
Bossieu \bosij(y . . M, I, P], v. intr. 

— Faire négligemment, grossière- 
ment, un travail. 

Bosûre [bozfir . . M, I, P, boziyr- 
boziïr X\,s. f. — Bouse, boue, crasse. 

Bot \bo I, P, bo V\, s. m. — Cra- 
paud. Voir Bat. 

Botambrès {bolùbir M, I, P, X\, 
s. m. — Gâteau rond et percé au 
milieu. 

Botaye [bolay M, X], s. f. — Contre- 
fort, ]iile d'un pont, boutée. 

Botch \b(ils gén.l, interj. — Bah! 

Botchèt, voir Boquèt. 

Botchiyon, voir Boquion. 

Bote [bot M, I, P, X, S], interj. 

— Ne s'emploie que dans les locu- 
tions suivantes: - au dirdc, \a-i'cn au 
diable! ~ ans (udes, ~ aux autres 
(allez-y voir). ~ , i<ç l'an /' fâre 
fiche, ouste, va te faire liche ! ~ 
(' (■'/ oûre, bon maintenant! — Bote 
est l'impératif du verbe Boter, (]ui 
a disparu du |)atois, et a le sens 
de «va! va te |)romener! allons! 
allons bon!» Dans la Famille ridi- 
cule, III, 9, 6, nous rencontrons l'ex- 
pression : Rôle, mo kierir (cœur) ! 
Fnsuile, IV, 55: L' pracès al nainniiè, 
dit-il, ~ , f l'an prci/e, le ])rocés est 
gagné, va, je t'en prie. E. Rolland 
note à Bémilly : Bâte. 

Bote-Bote [bot bot P, Iml but F. S], 
s. m. — Oiseau cjui se nourrit de 
matières fécales. / /iâre corne i ~, 
il sent mauvais comme un B. 

Botc-îu [bot fil M, I, P, bol-(bul) 
fit X, bot fe V\, s. m. — F]si)rit con- 
trariant, querelleur (boute-feu). 

Botelcr |/'p//("' . . gén.), v. tr. — 
.Mettre en bottes. 

Botenat [holna M, X, hotnp I, P\, 
s. m. — Petit bouton à la (igure. 

Botener \bolnê' . . M, 1, P, X, 
Indonç . . S\, v. tr. — Boutonner. 

Botenol, voir Botenat. 



BOT 



79 



BOU 



Boter [botei lang. pop. mess.], v. 
tr. — 1° Aimer, estimer, avoir de la 
sympatliie pour qqn. 2" Boiter, 
plaire. Ce n' meii bot meii, ça ne 
me plaît pas. 

Botlye [bçtêij M, I, P, N, botmj- 
butçy S, botôyV], s. f. — 1» Bouteille. 
2" Ampoule. Lés breiilnres font v'nln 
dés ~ , les brûlures font venir des am- 
poules. 3" Bulles qui se forment sur 
l'eau quand il pleut; bulle de savon. 
I s'aumûse è hhofieii dés ~ èva i polat 
d'trin, il s'amuse à souffler des 
bulles avec un chalumeau de paille. 
— Quand-i piét et qii'n-é déssis l'âiue 
dés ~ , ç'ot qiC lo to]ns ot dèvoijé et 
qu' le piô chérè lonç/toms, quand il 
pleut et qu'il y a sur l'eau des b., 
c'est que le temps est dévoyé 
(changé) et que la pluie tombera 
longtemps V. 

Botiate [botijat M, N, botijot I, P, 
botijat-butijat S\, s. f. — Flacon de 
drogue. 

Botier [bott/e, -ijœ V\, v. tr. — 
Baptiser. Voir Bètieu. 

Botièt [botgç S\, s. m. — Bouquet. 
Voir Boquèt. 

Botieu [botyœ . . M, I, P, N], v. 
intr. — Bourgeonner. — Part. pass. : 
Qui a des pustules sur le corps. 

Botiote, voir Botiate. 

Botique \botik gén.], s. f. — 1" Bou- 
tique. ~ dé sékéle! (juron) V. 2° Ate- 
lier d'artisan. 

Botiquieu [botilajœ . . M, I, P, N\, 
s. m. — Boutiquier. 

Boton [botô M, I, P, N, Imtô S ], 
s. m. — Bouton. ~ d'oiir, h. d'or 
(renoncule jaune des prés). ~ 
d'èhhaiifïïre, b. d'échauffure (aphte). 

Boton [botô V], s. m. — Bâton. 

Botôye, voir Botèye. 

Bot-quowè [bokoiuè . . I, P\, s. m. — 
Têtard de batracien. Voir Bat-quawé. 

Botu [botii I, iV|, s. m. — Boutoir, 
instrument qui sert à ferrer les 
chevaux. 



Botûrc [botûr . . M, ÏV], s. f. — 
1" Bouture. 2" Enflure. 

Bot-volant [bovolà I, P, hovolà V], 
s. m. -- Chauve-souris. Voir Bat- 
volant. 

Boubou [biibu M, I], s. m. — 
Mèche de bonnet de nuit; pompon. 

Boubou Ibâbn M, I, P\, s. f. — 
Vache (terme enfantin). 

Bouc [buk S\, s. m. — Bouton de 
fièvre. Voir Boc. 

Bouchâye [biisàij . . S], s. f. — 
Bouchée. Voir Bochâye. 

Bouchi (tzi.sf S], V. tr. —Boucher. 
Voir Bocheu. 

Bouchau [biisô" N ], s. m. — Plaque 
de fer qui sert à fermer le four. 
Voir Bochau. 

Boiiche, voir Boïihhe. 

Bouchi [biisi . . S, V], v. tr. — 
Boucher. Voir Bocheu. 

Bouchi [biisi F, biisç . . S, buse V], 
s. m. — Boucher. Voir Bochi. 

Bouchon [biisô S], s. m. — Buis- 
son. Voir Bohhon. 

Bouchot [biiso F\, s. m. — Bouchon. 
Voir Bochon. 

Bouchots [biisç V\, s. m. pi. — 
Petits tas de fumier dans un champ, 
destinés à être épandus sur toute 
la surface du champ. 

Boudâye [biidày . . F, S\, s. f. — 
Gâteau qui a la forme d'une miche 
de pain et qui est fait avec de la 
farine et du lait. Il ne se confec- 
tionne qu'à l'époque de la moisson. 

Boudelète [biidlet P\, s. f. — Nom- 
bril. Voir Bodate. 

Boudiniére [badiner, -ijœr Y], s. f. 
— 15oudinière. Voir Bodeniire. 

Boudion [biidijô F[, s. m. — Petit 
morceau de lard servant à graisser 
la scie. Voir Bondon. 

Boudiote [biidijgt F], s. f. — Nom- 
bril. Voir Bodate. 

Boudique [budik N\, s. m. — Ma- 
got, personnage grotesque. Voir 3o- 
dique. 



BOU 



— 80 — 



BOU 



Boudote [biidnl V], s. f. — Nom- 
bril. Voir Bodate. 
Boudrâye \bmlrai] . . sén.], s. f. 

— 1" F,njaiiil)ée. / hèpeûl iVja- 
menses ~, il faisait (ic fameuses e. 
2" Partie d'un travail, tâche (|ue l'on 
se donne à remplir. Fâre eime bone 

- , faire un bon bout d'ouvrage. 
3" Moment. /: chhiiie - , à chaque 
instant. 4" Coup de main. / nos-è 
bèiieii eiine bone -, il nous a donné 
un bon coup de main. 

Boufâye \biifan . . S, V], s. f. — 
Boufl'ée. Voir Bofâye. 

Boufeu (/'((/>(• .VI, Y. intr. — Se 
gonfler. Voir Bofer. 

Bougnat [buila S], s. m. — Bei- 
gnet. Voir Beugnat. 

Boiigne \brin-bôn M, bûi'i P, bûn- 
bôn F, bôn-bûn X, bon S, bwan- 
hwon V], adj. — P Borgne. Xate 
joie al qnûsi tout -, notre chou 
est presque tout b. fil n'y a pas de 
cœur). 'L è chinjcu s' - po i - n - 
èrûle, il a changé son I). pour un 
aveugle (il a fait un mauvais 
échange). / .s-' frcnl - po l' mate 
èt'ille, il se ferait borgne pour le 
mettre aveugle. 2" Orvet. 3° Oeil 
dormant, ([ui jiousse après (|ue le 
])remier bourgeon a été gelé. 

Bougneré \biin(ç)iri M, I, P\, s. m. 
— Vieux cotpiin. 

Bougnot [buno Y\, s. m. — lici- 
gnet. Voir Beugnat. 

Boûhhe |/'(1/. . . .U, /, /', F, .V. .S'|, 
s. f. — Paille peignée au râteau, 
qui sert à faire des liens. 

Bouhhè \buy_ç S, V\, adj. — Hour- 
soullé. Voir Bohhé. 

Bouhhîes \bn-/J V\, s. f. pi. — 
Mets composé de farine, de lait et 
d'icufs délayés. 

Bouhhnè |/'îi/.;iç l'|,v. tr. — l'ous- 
ser sans cesse au travail, ne pas 
laisser de repos. 

Bouhhon |/>/(/,ô . . S, \'\, s. m. — 
Buisson. Voir Bohhon. 



Boujeu \bnjne . . gén.], v. intr. — 
Bouger, changer de place. 

Boujerèye {bujrêij M, I, N], s. f. 
— Cellier. 

Boujon [ bujô F], s. m. — Bâton 
de chaise. 

Boulanjeu, Boulanji [bulàjœ . . S, 
biilâji F], s. m. — Boulanger. Voir 
Bolanji. 

Boulanjire \bnlàfîr F, S ], s. f. — 
Boulangère. Voir Bolanjire. 

Boulâye \bulcifi . . gcn.), s. f. — 
Kboulement. 

Boule \bul M, /], s. f. — Bouleau. 
Voir Bolate. 

Bouler ( btilêi . . gén.], v. tr. — 
1" .Se dit de l'action du vent lors- 
qu'il couche et fait verser les ré- 
coltes. 2" ,\battre (des fruits, un nid 
avec une gaule, etc). 3" V. intr. 
S'écouler ; verser. Voir Bolcr. 

Bouler \ bulë' . . gén.), v. intr. — 
Se dit d'une vache dont la matrice 
sort. 

Boulhè \bulfi; . . S\, s. f. - Qui 
est rond (par ex. une miche de 
pain). 

BoulîG Ibnndj) .V, S, \'l, s. f. - 
Bouillie. Voir Bolïc. 

Boulinjer Ibnh'jc V|, s. m. — Bou- 
langer. Voir Bolanji. 

Boulinjére \biilèjêr V\, s. f. — Bou- 
langère. Voir Bolanjîre. 

Boulon \bii!ô V\. s. m. — Bouillon. 
Se dit de la vajjcur qui s'échappe 
à gros bouillons. Le /inieiic sâtôr 
l'ir pn (jros - , la fumée sautait 
dehors |)ar gros b. 

Boulvâri \ bulvàri . . M, I, P. A'I. 
s. m. — Vacarme. 

Boulyin | biihic M. I, P\, s. m. — 
Traveteau d'échafaudage. 

Bounat {banu S, biiuo l'|, s. m.— 
Bonnet. Voir Bonat. 

Boane | biin F\, adj. f. — Bonne. 
\'oir Bone. 

Bounèt |/)ii/i(> /-"I, s. m. — Bonnet. 
Voir Bonat. 



BOU 



— 81 — 



BOU 



Boûneûs [ bûnôë M, I], s. m. — 
Arbre ou pied cornier, qui sert de 
borne. 

Bounot [biino V\, s. m. — Bonnet. 
Voir Bonat. 

Bounote [bunot F], s. f. — Bonnet. 
Voir Bonat. 

Boura' [bnrw F], v. tr. — Recevoir 
mal, rembarrer. 

Bourache [ buras N, S\, s. f. — 
Bourrache. Voir Borache. 

Bourache \buras N], s. f. — Bou- 
chon de chifTons en tiretaine qu'on 
allume pour faire périr les abeilles 
dont on veut prendre le miel. Voir 
Boursache. 

Bourate \burat S, burçt V], s. f. — 
Grosse cruche de grès dans laquelle 
on apporte de l'eau à ceux qui tra- 
vaillent dans les champs. 

Boiirate [ bûrat M, N, bnrot I, P], 
s. f. — Poussière. 

Bourâyc [buràij . . M, I, P, N\, s. 
f. — Réprimande. 

Bourbi [burbi S], s. m. — Bourbier. 
Voir Brobieu. 

Boûrd [bur M\, s. m. — Bord. 

Bourdoneu [biirdçnœ S], n. pr. — 
Bourdonnaje, vill. de l'arr. de Châ- 
teau-Salins. 

Boûre [bûr Novéant], s. m. — Va- 
let au jeu de cartes. 

Bouré [biirê' . . gén.], adj. — Se 
dit du pain mal levé, des gâteaux 
qui sont mal cuits. 

Bouré [biirê V\, s. m. — Pilon 
(instrument servant à broyer des 
pommes pour faire de la purée). 

Bourelé, Boureli [buiië . . S, biir- 
li F], s. m. — Bourrelier. Voir Boreli. 

Bourer [ burê' . . gén.], v. tr. — 
Bourrer. Faire manger avec excès. 
/ l'è bouré jusqu'aus araijes, il l'a b. 
jusqu'aux oreilles. 

Bourète \ burçt V], s. f. — Bure, 
grosse étolTe de laine. 

Boureu [burœ Azoudange], s. m. 
— Grande perche dont on se sert 



pour déloger les poissons dans un 
étang. 

Bourguignon [burginô lang. pop. 
mess.), s. m. — Bouvière, sorte de 
poisson. 

Bourguignote, Bourguinète [bargi- 
nçt-burgiiiet F], s. f. — Chevalet 
qui sert à scier le bois. Voir Bor- 
gucgnate. 

Bourguinète, voir Bourguignote. 

Boiîri \bCiri gén.|, s. m. — Petit 
canard. Boûri! boûrH, cri par lequel 
on appelle les canards, les oies. 

Bouriâ, voir Bouriau. 

Bouriâdè, voir Bouriauder. 

Bouriau [ burijô M, I, P, N, burijà . . 
S, V\, s. m. — Bourreau ; brutal. 

Bouriauder [buryôdê' . . M, I, P, 
N, bnryâdii . . S, V|, v. tr. — Bru- 
taliser, maltraiter, brusquer. 

Bouriéje [buryës . . M, I, P\, s. m. 

— Action de pousser. 

Bourieu [buryqe Failly], s. m. — 
Bourrelier. Voir Boreli. 

Bourion [buryô M, I, P\, s. m. — 
Petit canard. Voir Boiîri. 

Bourique \burik S, V\, s. m. — 
Bourrique. Voir Borique. 

Bourjouna' [burjunai F\, v. intr. 

— Bourgeonner. Voir Borjeuner. 
Bourne \burn F], s. f. — Borne. 

Voir Bonde. 

Bourote, voir Bourate. 

Boursache [hursas M, I], s. f. — 
Bouchon de vieux linge qu'on 
allume pour enfumer les abeilles 
dont on veut prendre le miel. Voir 
Bourache. 

Boursate, Boursote [bursat M, N, 
bursot I, P], s. f. — Petite bourse. 

Boiîs [bû M, I, bCi (bow Ars) P, 
bô^-bû X, bô-bow S, bô V], s. m. 

— 1» Substance dure et ligneuse 
des arbres. 2" Arbre de la forêt, 
à l'état sauvage. (Abe ne se dit 
que de l'arbre fruitier). Moûrl ~ , 
bois mort. ~jantil, daphné (arbris- 
seau). ~ lûhi, genêt, souvent aussi, 

6 



BOU 



- 82 - 



BOW 



bruyère. - neûr, aulne. - pûfiant, 
troène. Si veiis n iwiirû: m' è tams, 
vèrcû: l'eiihh de ~, si vous ne 
venez pas à temps, vous aurez la 
|)orte de bois (vous trouverez porte 
close). An scvenl heiiii' d' (/tié ~ an 
s'chaitfeni, on sait bien de quel bois 
on se chaufTe, à qui l'on a affaire. — 
Bôs d' glôre, clématite des haies. 
Bas d'hohh'lal, b. de bûcheron 
(copeaux) Landroir. Grand bas, bois 
brut, tronc, gros ou petit, non 
scié, mais seulement équarri gros- 
sièrement V. 3" Bois, forêt. 

Bousâye [biizày . . S, htizai/ \'\, s. 
f. — Bouse de vache. Voir Bosâyc. 
Bouscayot, voir Bouscayou. 
Bouscayou [biiskaijii S, bu.skai;ô V], 
s. m. — Bout d'homme, nabot. 

Bousèke \buzek F], s. m. — l^Scin. 
2" Devant de chemise, qui sert aussi 
de poche. 

Bouserai {bu: nu F], v. tr. — Bar- 
bouiller. Voir Boscrer. 

Bousion \bii:ijô M, /|, s. m. — 
Petit canard. 

Bouson(6urôF|,s. m. — l"KcheIon. 
2" Barreau d'une chaise. Xe mèl' 
mè lés pieds sus les ~ d'Iè chése, 
ne mets pas les ])ieds sur les bar- 
reaux de la chaise. 

Boussieu \busij(r . . gén.|, v. tr. — 
Pousser. Vè l'an ~ l'cnhli, va-t'en 
p. la porte. 
Bout [bu gén.|, s. m. — Bout. 
Boute-boute |/)(;/ but F, S], s. m. 
— Huppe vulgaire. Voir Bote-bote. 
Boute-fu [but fil N \, s. m. — Es- 
prit contrariant. Voir Bote-fu. 

Bouter \buië' . . M, I, /'|, v. tr. — 
1" Mettre, |)hieer. ~ //(•((.•>, mettre 
dehors. ~ l'fu, mettre le feu. 2" v. 
pron. Se placer. 

Bouter \bulê' M], v. intr. — 1" Pen- 
ser. 2" Soupçonner. 

Boutiate [butijat .S"|, s. f. — Flacon 
de drogue. Voir Botiate. 



Boutrè [bulrq . . I, P], v. tr. — 
Soupçonner. 

Bouvant [buvà S], adj. — Qui 
donne soif. Voir Èsscûlant. 

Bouvou \buvu S], s. m. — Buveur. 
Voir Bwèvou. 

Bouwè [buuiq V], v. intr. — Couler 
la lessive. Voir Bwâyeu. 

Boûwerasse [bûwms M, bCui'ros /, 
P, bûnu-as-bpu>ras N\, s. f. — Buan- 
dicre, lavandière. 

Boûwerèyc [bûwrçu M, I, P\, s. f. 

— Buanderie. 

Boûweron [bûwrô M, I, P\, s. m. 

— Pclite lessive. 
Bouyant, voir Boyant. 
Bouyat, voir Boyat. 
Bouyate, voir Boyatc. 
Bouye, voir Boye. 
Bouyer, Bouyi, voir Boyi. 
Bouyon, voir Boyon. 
Bouyot, voir Boyat. 
Bouyote, voir Boyatc. 

Bovion [boiHjô M, I. P\, s. m. — 
Jeune bœuf. 

Bovou \botm X, bom: V|, s. m. — 
Buveur. Voir Bwèvou. 

Bowâd [bowâ I, /', V\, s. m. — 
Qui aboie. Voir Bawâd. 

Bowate | bnwal M. .V, bnu<ot I, P\, 
s. f. _ 1" lîoquet. 2" Puceron. Voir 
Bawate. 

Bowe 1 /'<)"' M, /, /', .V|. s. f. - 
Fosse. Voir Bâwe. 

Bowé |/)o(/>("' Uonibachl, s. ni. — 
Fruit mal venu. 

Bowemant [bouimii M, I, /', -V. S\, 
s. m. — .\boienienl. Voir Bawcmant. 

Bower [bowc' . . M, /, /*, S', \1, v. 
intr. — .\b()yer. Voir Bawcr. 

Bowerasse |/'f)(ii;(i.s- S], s. f. — 
Buandiére. Voir Boûwerasse. 

Bowerie \bown V|, s. f. — .\boie- 
menl. Voir Bawèye. 

Bowèyc Ibowrii M. I. /', .V|, s. f. 
— Petite armoiie praticiuée dans le 
mur. Voir Bawèyc. 



BOW 



83 



BRR 



„ Bowlote [hçwlot P\ , 

Moucheron. 



s. f. 



Bowot [bgwp P, F], s. m. — CofTin 
où le faucheur met sa pierre à 
aiguiser. Voir Bodieu, Boché, Quawi. 

Bowote, voir Bowate. 

Bowote [bowot I, P], s. f. — 
Fosse de cimetière. Voir Bawate. 

Bowton [howtô V], s. m. — Mouche- 
ron un peu pkis gros que la Ba- 
wate. 

Boyâd \boyà . . M, I, P, N], s. m. 
— Bredouilleur ; bègue. 

Boyant \hoijà M, I, P, N, buijà S, 
V], adj. — Bouillant; pressé, actif, 
impatient au travail. / im lot ~ è 
Vovréje, il va tout pressé à l'ouvrage. 

Boyat [hçija M, N, bçijç I, P, 
biiija S, bmjo V], s. m. — Bouil- 
lonnement. 

Boyate [boijat M, N, bçijot I, P, 
biii/at S, bnijol V], s. f. — 'l« Bouil- 
lotte. Sobriquet donné aux habitants 
de Franconville, vill. de Tarr. de 
■ Sarrebourg, où l'on fabrique des 
bouillottes. 2» Monticule M, I. 

Boye [boij M, I, P, biiij F|, s. f. — 
Ampoule, cloche produite sur la 
peau par l'effet de la chaleur ou par 
le frottement d'un corps dur. 

Boyeu (so) [boyœ N\, v. pron. — 
Se hâter. 

Boyi [boiji . . M, I, N, bpije P, 
biiiji S, bmje, -ijœ V\, v. intr. — 
Bouillir. Tôt hoijant d'colere, tout 
b. de colère. 

Boyon [Iwijô M, I, P, N, biiijô F, 
S, V], s. m. — 1» Bouillon. 
Lo buijon 
Fèl Vgohhon, 
Le lochote 
Fèt le bâcelote. 
Le b. fait le garçon, la tranche de 
pain fait la fille V. 2" Inégalité qui 
se trouve dans le fil. 
Boyot, voir Boyat. 
Boyote, voir Boyate. 



Bra [brà M, brâ I, P], s. m. — 
Bêlement. 

Bracat (&raA-aS], s. m. — l"Branche 
de fagot. 2" Espèce de croc où l'on 
suspend les cochons saignés et 
blanchis. 3" Bâton que l'on attache 
à la patte d'une vache difficile. 
Voir ilnchiâte, Corbant. 

Bracate [brakat M, N], s. f. — 
Écume caséeuse produite par la 
cuisson du petit lait. 

Bracate [brakat M, N[, s. f. — 
1» Petite dent d'enfant. 2» Chevil- 
lette. 3" Clou à soulier, à petite 
pointe et grosse tête. / minj'reût 
lés ~ et lés plats kious, il mangerait 
les gros et les petits clous (il man- 
gerait tout ce qu'on met sur la 
table). 

Brachate [brasat N, brçsatS, brosçt 
V[, s. f. — 1» Robinet. 2" Parties 
génitales de l'homme V. 

Brache [bras M, N, brçs I, P, S, 
bros V], s. f. — 1» Broche. 2» Robinet 
de cuve, de tonneau M, S, N. Lés 
~ sont câssritjes, les robinets sont 
cassés (les tonneaux sont vides). 
3" Défense de sanglier. 4" Cep de 
vigne taillée court (Brochate S, V). 
5" Grosse aiguille. 6» Dent canine. 
'L èveût dés ~ corne dés fnons, il 
avait des dents comme des fourchons. 
7" Partie de la charrue N. 

Bra'che [bra's F[, s. f. — Braise. 
Voir Brése. 

Bracheton [brastà M, N, brostô I, 
P[, s. m. — Cep de vigne. 

Bracheu [brasœ M, N, brçsç /, P], 
V. tr. — Tailler la vigne tout court. 

Bracon [brakô S, brokô V], s. m. 
— F Palonnier. 2" Gros morceau 
de bois qu'on attache au cou des 
bêtes pour les empêcher de se 
sauver. 

Braconieu, Braconou [brakonyœ . . 
M, /, P, F, N, brakonu S, brçkonuV], 
s. m. — Braconnier. Lés braconous 



— 84 



BRfl 



BRR 




d' Font'ni, les b. de Fontcny, vill. de 
l'arr. de Chàteiiu-Salins (sobriquet). 

Bracu \hrakû N, brakœ . .S\, s. m. 
— Inslrunient qui sert à 
l)royerlc chanvre (l'ij^. G) 
Voir Brake, Brayu. 

Bradé [hrâdii . . S\, v. 
tr. — Guider. 

Brâdelè [brâdlç V], v. 
intr. — Se chaulFcr près 
du ])oèle. 

Brâdcléye [brâdlCij V|, 
s. f. — Pomme de terre 
rotic dans les cendres 
(mets préparé par les 
bûcherons). 

Brader [hradci . . M, 
N, brodç . . I, P, S, brode 
V\, V. tr. — Broder. 

Braderèye [brndrrij M, 
N, brodrçi; I, P\, s. f. — l'if^. (i. 
Broderie. 

Brâjemant {hnljinâ M], adv. — 
Beaucoup. 

Brajon \brajô F\, s. m. — Bûche; 
gros morceau de bois eml)rasé; 
brasier. Vèneu: v'chaii/i, j'nns in 
bon ~, venez vous chault'er, nous 
avons un bon brasier. 

Brake \brak M, X, brok I, P, F\, 
s. m. — 1" Mélanjçe de lait pur et de 
lait caillé, dans lescpiel on Ireiupe des 
tranches de pain ({>oùler Tort estimé, 
en été, des ouvriers ai,'ricoles). 
2" Lait caillé cuit; simplement, lait 
caillé. 

Brake |/)niA- M, A', brok I, P\, s. 
m. — Instrument tpii sert à broyer 
le chanvre. On bri.se d'abord le 
chanvre avec une Cwèsse, ensuite 
on chauflc au four le chanvre lié 
en paipiets pour le broyer avec 
la Brake qui enlève les parties li- 
gneuses. Voir Bracu. 

Brakelâd \bntklù . . M, I, P, \\, 
s. m. — Personne (pii guérit les 
maladies par l'examen des urines; 
rebouteur. 



Brakcr \brakêi . . M, S\ S, brçkç 
. . I, P, V\, V. tr. — Broyer le 
chanvre (pi'on a retiré du four où 
on l'avait mis sécher; échanvrer. 

Brakeu, voir Bracu. 

Brama' \brâmw P\. v. intr. — Se 
plaindre continuellement. 

Bramant \brànià. . iién.(brû-(môV)], 
adv. — 1" Beaucoup, largement; 
bellcincnt, l)()nncment; tranciuille- 
ment. I trri>ci;c ~, il travaille beau- 
coup. 2" Bravement, sans hésiter. 
/ haijc ~ dans le brobe, il marche 
sans hésiter dans la boue. 3* Que 
non, pas du tout. Al-i u'nin u'àdien? 

— est-il venu vous aider? , Pas 

(lu tout. 4" En vérité. 

Bran \brà V|, ,s. m. — 1" Élan. 
Panrc ~, prendre un élan. 2" Coup 
de main. Pcre i bon ~ , donner un 
bon coup de main. 3" Portion de 
travail. In ~ d'innuimnd Dût cnr 
Jonéi/e dé hriyant , un travail de 
jjaresseux (travail qui ne dure pas 
longtemps) vaut une journée de 
brillant. 

Bran |/';'(i V|, s. m. — Sorte d'é- 
cluse construite au moyen de batar- 
deaux. On frôme lès-êctlses pou owor 
in bon ~ , on ferme les écluses 
|)our avoir un bon B. 

Branchatc [bràsal-brùsnl . . gén.], 
s. f. — Branchetle. 

Branche | bras gén.J , s. f. — Bra nche. 
/ s'tm faut d' çant fèfiats qu'is sint 
d'Iè minime -, il s'en faut de cent 
fagots (]u'ils soient de la même 
b. (ils n'ap|)artiennent pas à la 
même famille, ils ne se ressemblent 
pas). 

Branchote, voir Branchatc. 

Branchous \bràsn . . gén.J, adj. 

— lîranchu. 

Brandelon [bràdlô V\, s. m. - 
Fane sèche de pomme de terre. 
Voir Jote. 

Brandicu \brwlnie . . M, I, P, A'|, 
V. tr. — Brandir. 



BRfl 



- 85 - 



MA 



Brandevîn [bràdvî . . gén.], s. m. 

— 1» Eau-de-vie. 2» Tonnelier. 3" Dis- 
tillateur (Pontoj). 

Brandon [bràdô M, I, P, N], s. m. 

— Feu de joie, allumé sur la place 
publique le soir du premier jour de 
carême. 

Brandon [bràdô Augny] , s. m. — 
Branche chargée de Iruits. 
Brandon \brâdô F, N, S, V], s. m. 

— Repas de réjouissance fait à 
l'occasion d'un baptême. 

Brandons [bràdô V], s. m. pi. — 
Extrémités d'une forte hart, qui 
liaient les planches d'un train de 
bois. 

Brandouye [bràdiii/ V\, s. f. — 
Grande personne dégingandée. 

BrandoyBU, Brandouycu [hràdiiyœ 
. . M, I, bràdoija'-bràdiiyœ N[, v. 
intr. — Balancer, hésiter, être en 
suspens. 

Brankvigneu [bràkvinœ Avricourl], 
s. m. — Distillateur. Voir Brande- 
vîn. 

Branlâye [bràlciy . . M, I, P, N,S\, 
s. f. — Feu improvisé avec quelques 
brindilles pour réchauffer vite. 

Branle- bâl [bràl bal N [, s. m. — 
Branle-bas, bouleversement, tapage. 

Branlezinke [bràlzèk Pontoy], adj. 

— Brindezingue. Voir Bèrzingue. 
Bransier [bràsye, -yœ Y[, v. intr. 

— Se balancer sur une balançoire. 
Bransiote [bràsyol V[, s. f. — Ba- 
lançoire. 

Branzingue [bràzèk Y[, adj. — 
Brindezingue. Voir Bèrzingue. 

Braque [brak S, brok V], adj. — 
1" Bavard. 2° Grossier. 

Brâre [brar . . gén.], v. intr. — 
1" Crier fort, pleurer, se lamenter. 
/ brât corne i vé, il crie comme un 
veau. Lèyeii lés doiis-euys po ~ , 
laisser les deux yeux pour pleurer 
(dépouiller qqn. complètement). / 
n'è Jiisse qii' lés doiis-euys po ~ , il 
n'a juste que les deux yeux pour 



pleurer (il est très pauvre). Ç'at i 
droCde de cours, i brâl d' Joûye et 
le pûw li bèye le fwére, c'est un 
drôle de corps, il pleure de joie et 
la peur lui donne la diarrhée. 
2" Bêler. Voir Bèrbis. 

Brârèyes [bràrêy . . M, I, P, N, 
bràrêy . . S, brârî V], s. f. pi. — 
Pleurs, lamentations. 

BrassTe [brasîy F], s. f. — Brassée. 
~ d'bôs, b. de bois. 

Brate \brat M], s. f. — Ciboule. 

Brau [brô P, M[, s. m. — Drêche ; 
marc de café, de raisins. S'emploie 
pour engraisser les porcs, les vaches. 

Brau [brô M, I, P], s. m. — Voi- 
lure à fumier. 

Brauve \brdf M, I, P, brafN], adj. 
— 1" Brave. 2" Bien arrangé, bien 
paré, endimanché. S' fâre ~, faire 
un peu de toilette. 

Brauvûre [hrôinir - brânûr M, I, 
brûinir P[, s. f. — 1" Honnêteté. 
Que poûres que v' sînz, èycûz d' le 
~ , quelque pauvres que vous soyez, 
ayez de l'h. 2" Politesse. Eté de 
~ èva lot chèkîn, être poli avec 
tout chacun. 

BrâYÎire, voir Brauviire. 

Brawon.Brawton | braw{l)ô-brçw{l)ô 
I, P, brawô S, brçi'ô V], s. m. — 
1" Charnure; mollet. 2° Muscles. 
3" Partie maigre du lard. 4" Morceau 
de charcuterie. 

Brawter [brawtê'-brçwtê' . . M, N, 
brçwtq . . I, P], v. tr. — Brouter, 
mâcher. 

Brawton, voir Brawon. 

Brâyâd [brayâ . . gén. (breyâ V)], 
s. m. — Criard, pleurard. - corne 
eune brouwate man grèhhiâye, criard 
comme une brouette mal graissée. 

Brayat [bruya S], s. m. — Celui 
qui travaille beaucoup sans plan 
arrêté et, pour cette raison, sans 
grand profit. 

Brâyate [brayal M, N, S, brûyçt 
I, P, F, (broyçt V)[, s. f. — 1» Bray- 



ÈRPl 



- 86 



BRE 



ette ; pont des pantalons <lc l'an- 
cien temps. 2" LanfJe. 

Braye [bray M, N, hroij I, P, /•'], 
s. f. — Instrument qui sert à broyer 
la tif>e du chanvre. Voir Brayu. 

Brâyc \brmj . . gén.|, s. f. — 
1" Glunielle. Lés Mes sont Jiens d' 
-, les blés sont hors de leur g. 
2" Ensemble des petites et mau- 
vaises graines séparées des bonnes, 
après battage. 

Brayekemâlc {braykçmâl Omme- 
ray], s. m. — Personne (|Lii tra- 
vaille sans ordre. 

Brayerassc \brut/ra.s M, broaros l \, 
s. 1'. — Outil qui sert à broyer le 
chanvre. Voir Brake, Brayu. 

Brâycs \brài/ . . I, P, iV|, s. f. pi. 

— 1» Culotte à pont. 2» Langes, 
maillot. 

Brayeu [braijœ . . M, K, S, broijç 
. . I. P, F, V], V. tr. — Écra.ser en 
foulant aux pieds. Se dit surtout 
du chanvre que l'on brise au moyen 
du Brayu. 

Brayèye [ brayci/ M, X, broyçy I, 
P, braycy S, broyî-y T], s. f. — Pas- 
sage fait dans la neige. 

Brayon [braijô M, broyô /], s. m. 

— Paquet de chanvre broyé. 
Brayu \brayii M, N, S, broyii . . 

I, P, F\, s. 
m.— 1» Bro- 
yeur; instru- 
ment en bois 
qui sert à 
broyer les ti- 
ges de chan- 
vre pour la 

deuxième 
fois. Voir 
Bracu, 

Brake, 
Brayc, 
Brihu. 
2" Moulin à 
poivre (Fig. 7_) 




Fig. 7. 



Brayûre Ibniyfir . . M. X, S, bro- 
yiïr I, P. F\. — Débris de chanvre 
br()\è. Voir Brîhiïre. 

Bré [/)/■(■ V\, s. m. — 1" Bois fourré 
d'épines. 2" Huis. \'oir Brcu. 

Brcboyes | brçboy M\, inlerj. — 
Kien, il n'en reste plus, il n'en est 
rien. 

Brècat \bixka xM, X\. s. m. — l^n- 
trave qu'on met au pied de la vache 
pour l'enqiécher de s'éloigner. 

Brèche \brcs M, I, F\, s. m. — Lieu 
inondé et glacé, où l'on va ])atiner. 

Brèchelate, voir Brèhhclate. 

Brèchtèie, Brechtène | bir.slçt V 
(brçslni .\vricourt) ), s. f. — .Sorte 
de ijàtisserie sèche et salée ayant 
la l'orme d'un 8. Voir Brètsèlc. 

Brède \brrl /, P \, s. f. — Bride. 
Voir Breude. 

Brèdè [hredr . . I, P\. v. tr. - Bri- 
der. Voir Breuder. 

Bredouye \brçdiiii M, I, P\, s. f. — 
1" (iros ventre. 2" Loquacité. Que 
~ (ju 'l è cit-èl, quelle loquacité il 
a, celui-ci! 

Bredu \brçdii M, brçdù I, P\, s. m. 
— Lien qui tient les bretelles d'une 
hotte en sa|)in. 

Brègand [hrçyà M, I. P\, s. m. — 
Brigand. 

Bregat [brçya M, brcyo I], s. el 
adj. — Criard, querelleur. 

Bregaye \hregay X\, s. f. — Une 
miette, un peu, un tantinet. Voir 
Bregueuye, Bèrgâye. 

Bregnu j brenii Servigny-lès-Stc- 
Barbe], s. m. — Bretelle de la hotte 
de sa])in. 

Brcgot, voir Bregat. 

Bregucnaude Ibrcynôl M, X, brcy- 
nôl I, P. brçfiniil S\, s. f. — Cerise 
aigre; cerise venue sur un sujet 
ira ne, non grell'é. 

Breguenauder \biçynôdv> . . M, I, 
P\, V. intr. — Courir la prétentaine. 

Bregueuye [brçyivy M, X], s. f. — 
Un brin, un rien. Voir Bregaye. 



bre 



87 - 



BRE 



Breguieu [brçfjyœ . . M, I, P\, v. 
intr. — 1" Farfouiller. 2" Bricoler. 

Brèheugne [brçhœn M, N, brçlieiï 
I, P\, s. f. — Femme stérile. 

Brèhhelate, Brèhhelote \hrexlal . . 
M, brçxlot I, P\, s. f. - Jeune fille. 
Voir BâcelatG. 

Breheure, voir Brehiîre. 

Bréhier [breyije V\, v. tr. — Briser. 
Voir Brîhieu. 

Brchûrcs [bre-iïir . . M, I, P, breyûr- 
brçfœr-brç'xijœr N, brçycêr S], s. f. — 
1" Endroit très épais d'un bois ; 
broussailles. 2" Brindilles. On les 
appelle aussi Tron de Fèhhîn. Voir 
ces mots. 

Brehhieures [brœxya'r .. M, N\, s. 
f. pi. — Brindilles. Voir BresGuycs, 
Brèseurcs. 

Brèioncot |/)n7/ôA-p|, n. pr. — Bur- 
lioncourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Brèjau \hrçjô F\, s. m. — Brasier. 
Voir Bresau. 

Brejûres, voir Brehûres. 

Brékion {brekyô V, brçlajçt F], s. 
m. — Menu bois que les bûcherons 
mettent dans le fagot. Lo bon bo- 
quion mot lés ~ dons mitant dés 
fagots, le bon bûcheron met le 
menu bois dans le milieu des fa- 
gots V. 

BrèkiotG, voir Brékion. 

Brèklote [ breldol I, P], s. f. - 
Femme qui traite les maladies par 
l'examen des urines. Voir Breuklate. 

Brélai [brëla' F], v. tr. — Serrer 
le chargement d'une voiture avec 
une corde, une chaîne, une perche. 

Bréle [brël V], s. f. — Incendie. 
Voir Breule. 

Brélè [brêle V], v. intr. — Brûler. 
Voir Breuler. 

Brélîre [brêlïr V], s. f. — Brûlure. 
Voir Breuliïre. 

Brélot Ibrêlo V\, s. m. — Brûle- 
gueule. Voir Breulat. 



Brélu [brëlù F\, s. m. — Corde, 
chaîne, perche au moj'cn desquelles 
on serre le chargement d'une 
voiture. 

Brème [brêm P, N], s. f. — Brème. 
Voir Brimme. 

Brème |/)/-ê/7! P, N], adj. — Fra- 
gile. Voir Brimme. 

Bréque |/);rA- Y], s. f. — Brique. 
Voir Brique. 

Brès [i)rç gén.], s. m. — 1" Bras. 

- d'hhémé, Chahon du devant d'une 
voiture ; ~ d'pane, armon ; ~ d' fé, 
partie de la voilure. Voir Ché. 'L 
è guingneii haut lés ~ , il a gagné 
haut les b. (la main). An purs ~, 
Cil manches de chemise. / sont pè- 
rants grands corne lo ~ , ils sont 
amis grands comme le b. (ils sont 
très liés d'amitié). Awer dés grands 
~, avoir de grands b. (avoir de 
l'influence). 2° Dans une voiture, 
pièces de fer contre lesquelles sont 
appuyées les échelles. Voir Randès. 

Bresàd [brezâ P\, s. m. — 1" Barbe 
de renard (amaranthus caudatus). 
2" Sobriquet des gens de Rezonville, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Brèsate [brçzat M, S, brczot I, P\, 
s. f. — 1° Petite braise. Tïrieu lés 
~ , tirer les b. (faire des diflicultés). 
2" Argent monnayé, surtout mon- 
naie de cuivre. 

Bresau [brçzô M, N, brezô 1, P, 
brejô F, breza S, brezot Y], s. m. 

— Brasier. 

Brése | brês gén . (bras-bras F, 
brês Moyeuvre)], s. f. — 1° Braise. 
2° Argent monnayé. / H trât dés 
~ , il lui tire tout ce qu'il peut lui 
tirer. 

Brésé [breze Y], v. intr. — Dé- 
sirer ardemment. Lés bâcêles jus- 
qu'è trante ans brésont qu'is n' sot 
mèricyes paç' qu'è trante ans is 
d'mouront â morchié, is sont â 
rang dés-oublis, les filles jusqu'à 
1 trente ans désirent ardemment se 



BRE 



— 88 — 



BRE 



marier, parce qu'à trente ans elles 
demeurent au marché (elles restent 
pour compte), elles sont au rang 
des oubliées. 

Brescgncu \brez(ç)riœ M, A', brçzçnç 
I, P\, V. intr. — S'occuper à de 
menus ouvrages, se livrer à des 
occupations sans but utile. 

Bresegnerèyc \hrç:rnrçi; M, I, J', 
brçz(rijrvtj A'|, s. f. — Mauvais travail, 
action de bricoler. Tcn lï fâs qn 
des ~ , tu ne fais que de mauvais 
travail. 

Brésénerîc \brczcnn V|, s. f. — 
Pluie fine. Voir Brusincrie. 

Bréscr [brêzê' . . gén.), v. tr. — 
Souder. 

Brèseure [brezœr P\, s. f. — Sou- 
dure. Voir Brèsûrc. 

Breseuyerèye, voir Bresegnerèye. 

Breseuyes [brçzœy M, I, N], s. f. 
pi. — Menus morceaux de bois. 

Brèsi [brezi M, A'|, s. m. — Lard 
fumé qui pend dans la cheminée. 

Bresiâd [brezyâ . . M, /, P, A'), s. 
m. — Qui s'amuse à des riens; (|ui 
fait son ouvrage à la hàtc. 

Bresieu \brezyœ M, X, brçzi/ç 1, /'), 
v. intr. — 1" Se livrer à des occu- 
pations sans utilité, faire mal un 
travail, le faire à la hâte; arranger 
mal qqch. 2" Farfouiller; s'occu|)er 
à des riens. Voir Breuskegncu. 

Brésil [brezi M, I], s. m. — Mois 
de Brésil. Chach corne ~ , sec com- 
me du bois de Brésil. 

Brèsîn \ brqzï Pontoy], s. m. — 
Brasier. Voir Bresau. 

Bresion \ brezyô A'|. s. m. — Qui 
s'agite toujours à propos de rien. 

Brèsotc, voir Brèsatc. 

Brèssàye, voir Brèssièyc. 

Bresse (è) \brçs M, I. P, N, S\, loc. 
adv. — Ne s'em|)loie que dans la 
locution : è ~ lo cours, à bras le corps. 

Brëssenâye [brçsnay . . M, /, /'], 
s. f. — Brassée. 



Brèssièye [brçsyçy M, I, P, brçsây- 
br(;syêy X, brçsgay . . S, brçsj(y) l'|, 
s. f. — Brassée de paille, de four- 
rage, etc. 

Brèssîn [brçsî il, I\, s. m. — Cuve 
à bière. 

Bréssîne \brcsîn V|, s. f. — Bruine. 
Voir Brussate. 

Bréssinè [ hresine V\, v. intr. — 
Bruiner. Voir Brusscner. 

Bréssinerîe [bresinrî V|, s. f. — 
Bruine. Voir Brussenïire. 

Brèsûre [brçzrir-bri;z(fr . . gén.|, s. f. 

— Soudure. 

Brètche [brçls X, S\. s. f. — Moue. 
Fârc le ~ , faire la moue, bouder. 

Breté \brclc< . . M, X\. adj. — Gêné. 

Brètsèle [brelsej M, I, P, X, breslel 
V {brçslçn .\vricourl)|, s. f. — Sorte 
de croquet qui a la forme d'un 8 ; 
dans les Vosges, il a la forme d'une 
miche de pain. 

Brctu I brçlii M, /, P |, s. m. ~ 
lîapière. Ce mot n'existe jjlus (|ue 
dans cette locution : / n'è ni frein 
ni ~ , il n'a ni haillon ni rapière 
(il n'a pas un sou vaillant). 

Breu I brqe S ], s. m. — Bois 
fourré d'épines, dans les bas fonds, 
projire à être converti en pré. Voir 
Breuy. 

Breu [brœ M, X, S, bre \'|, s. m. 

— Buis. 

Breuche, voir Breuhhc. 

Breuchieu, voir Brcuhhicu. 

Breuchïf, voir Breuhhîf. 

Breuchiou, voir Brcuhhicu. 

Breuchou, voir Brcuhhou. 

Brcudc \brn'l M, X, brri I. P, 
bril /•", brll S, V\, s. f. — Briile. - 
è i>c, h. à veau (mauvaise corde). 

Breuder [brœdC'i . . M, N, brçdç 
. . /, /', bridai . . /, F, V\, v. tr. - 
Brider. - s'n âne pè le i/ikIiit, b. son 
âne par la queue (nuil emmancher 
une allaire). 

Breudtn \l>rœdl M, I\, n. pr. — 
Bradin, ferme située près de Metz. 



BRÉ 



_ 89 — 



BRE 



Breudon [brq'dô M, N], s. m. — 
Bridon. 

BreuhcQ [brqeyœ . . S], s. m. — Ins- 
trument qui sert à broyer le 
chanvre. Voir Brîhu. 

Breuhhe [brœx ■ ■ M, h P, brqex- 
brçx N, brus-brus F, brox S, V], s. f. 

— 1" Brosse. 2" Partie du râteau 
qui est munie de dents N. 

Breuhhicu [brœxyqe . . M, I, P, N, 
brusi F, brçxi S, broxyc, -yœ V\, v. 
tr. — Brosser. 

Brcuhhîf [brœxîf ..M,I,P,F], adj . 

— Qui n'est pas friand, qui mange 
de tout. 

Breuhhiou [brœxyu-brœxyçu) . . 
M, I, P, N], s. m. — Brosseur. 

Breuhhon [brœxô P\, s. m. — 
Buisson. Voir Bohhon. 

Breuhhou [brœxu-brqt'xow . . M, I, 
P, N], adj. — Difficile, exigeant; 
gourmand. Nate vèche at breuh- 
hâwe, notre vache met le nez sur le 
fourrage sans le manger. 

Breuhi [brœ-^i . . S], v. tr. — Briser. 
Voir Brîhicu. 

Breujeû, voir Brcuheû. 

Breuji, voir Breuhi. 

Brcukcgnâd, voir Breuskegnâd. 

Brcukcnè [brœkne Verny], v. intr. 

— Manger les jeunes pousses. Se 
dit de la chèvre. 

Breuklate [brœklat M, brqklçt I, P\, 
s. f. — Femme qui traite les mala- 
dies par l'examen des urines. 

Breulanje [brœlàs M, I, N], n. pr. 

— Brulange, vill. de l'arr. de For- 
bach. 

Brculat [brœla. M, N, S, brœlç I, P, 
(brelç V)], s. m. — 1" Brûle-gueule 
(pipe). 2" Brûlot, eau-de-vie brûlée 
avec du sucre. 

Brculâye [brœlây M, N\, s. f. — 
Tarte faite à la hâte pendant qu'on 
chauffe le four. 

Brcule \brœl gén. {brël V], s. f. — 
1° Odeur répandue par une chose 



brûlée. 2" Incendie V. 3» Maladie 
de la vigne. 

Breuler [brœlê> . . gén. (brêlç-bçrlç 
V)\, V. tr. — Brûler. Qua 7 è d' l'èr- 
janl, ce li breule le kcuhhe, i n' sè- 
reûl i wèder, quand il a de l'argent, 
cela lui brûle la cuisse, il ne pour- 
rait le garder. Ç' que n'at m' por 
meu, j' lèhhe ~ , ce qui n'est pas 
pour moi, je laisse brûler. — I faut 
lèyi ~ ç' qui n' kenl m' por zou, il 
faut laisser brûler ce qui ne cuit 
pas pour soi (il ne faut pas nous 
occuper de ce qui ne nous regarde 
pas) S. 

Breuler [ brœlç' Novéant], v. intr. 

— Crier. 
Breulou-de-mauhon [brœlu d' môyô 

M, I, P], s. m. — Brûleur de maison, 
incendiaire. 

Breulûre [ brcelûr-brœlccr . . M, I, 
P, N, S, brelir V|, s. f. — Brûlure. 

Brcuque \brœk S], s. f. — Brique. 
Voir Brique. 

Breusc [brœs M, N\, s. f. — En- 
droit où l'on ne peut passer. 

Breusiâd [ brœzyà N], s. m. — 
Bousilleur. Voir Beusiâd. 

Breusieu [brœzyœ . . M, I, P, N], 
V. intr. — Se briser. Se dit du blé 
qui, après avoir été mouillé par la 
pluie, s'échauffe par l'ardeur du so- 
leil et dont Vépi se brise facile- 
ment. 

Breuskegnâd [ brœskçùâ M, N, 
hrœskenâ I, P, brœkœnà S], s. m. — 
Qui travaille mal, qui ne fait que 
s'embrouiller. 

Breuskegncu [ brœskçnœ M, N, 
brœskenç I, P, brœskeni S], v. intr. 

— 1» Tatillonner. 2» Mal travailler. 
Se dit surtout d'un homme qui s'oc- 
cupe du ménage et qui néglige son 
propre travail. Voir Bresieu. 

Breutîn [Z»;qe;r Attilloncourt], s. m. 

— Feuille de l'aubépine. Voir Brotat. 
Breuvéjc [brœvês . . M, I, P, N, S, 

brovës V], s. m. — Breuvage. 



ÈRE 



— 90 — 



BRI 



Breuy | brcrii M, I, P, N, brw S, 
hrc V \, s. 111. — 1" Bois; fourré 
d'épines, dans les bas-l'onds, jiropre 
à être converti en pré. Ancienne- 
ment, c'était un pré seij^neurial, tpie 
les habitants du villaije étaient 
obliî,'és de faucher. 2" Pré établi 
sur un ancien bois marécageux. Ce 
mot est aussi souvent un nom de 
lieu dit. 

Brèyàd \ brçuù . . gén.|, s. m. — 
Qui crie, qui pleure. 

Brèyeu |/>rç;/tt' . . f^én.], v. intr. — 
(;rier, [ileurer. 

Briache [briijus M, briijos I], s. f. 

— Brioche. - c le criinme crâwe, 
h. à la crème crue (sorte de galette). 

Bribou \brihii . . M, I, P. N], s. 
m. — l" (nieux, vagabond. Voir 
Chèssou. 2* Qui dépense beaucoup 
pour ses habits. 

Bricâd [brikà . . gén. (bina V)\, s. 
m. — Mâle de l'oie. 

Bricâd \brikâ . . M, I, P\, s. m. — 
Dent d'enfant. 

Bricâd [brikù . . M, l, P, lY |, s. m. — 
Pieu qui joue le rôle de poids et 
sert à tenir les Hnqwètelûres du 
tisserand. 

Bric et brac [brik ç brak M, X, S, 
brik ç brok I, P, v], loc. adv. - 
Petit à lîetit, tant bien que mal. 

Brichate [brisai M, N, S, brisot I, 
P, F, V\, s. f. — Verge des animaux. 

Brichaudè {brisôdç Augny], v. intr. 

— Broyer le chanvre. 
Brichauder [brisôdë' . . M, 1, l'\, 

V. intr. — 1" Tatillonncr. 2» Tra- 
vailler. 3" Bâtir. 

Brichtou, Brichtu \brislii-brislii M, 
I, P, N, brislii S, bniyjii \'\, s. m. 

— Gilet croisé. 

Bricole \l>rik(>l M, /, P, S, biikol- 
hiikow \\ biikôl V|,s. f. — Marnais 
de poitrail. Qii' In cliwâ ovèhhc cnc 
~ ou in colc, l'i'il lojos qui liirhlir, 
que le cheval ait un harnais ou un 
collier, il faut toujours qu'il tire \'. 



Brîde \brlt S, V\, s. f. — Bride. 
Voir Breude. 

Bridé |/)W(/(> . . S, V\, v. tr. — 
Bi-ider. N'oir Brcuder. 

Brife (an) \brif P], loc. adv. — Af- 
fairé; intrigué, en peine de savoir. 

Brigalé Ibriç/alpi , . M, X, S, hri- 
yolç . . I, P, V|, adj. — Bigarré, 
bariolé. 

Brigosou Ibrij/ozu . . M, I, P\, s. 
m. — Marchand ambulant. 

Brigousa' [brigiizit' F\, v. intr. — 
Bricoler, farfouiller. 

Brîhieu [brTyjiry . . M, 1, P, X, 
bn-^i-brcr-fi S, bn'-(i/c V\, v. tr. — 
1" Briser. 2° Faire le ]ireniier trait 
avec la herse pour briser le gazon. 

Brîhu Ibrlyû . . M, I, P, X (bris 
Landrolf), brTyif-brfVfcr S|, s. m. — 
— Instrument en bois, à une lame, 
monté sur un chevalet, avec leciuel 
on brise la partie ligneuse du 
chanvre pour en détacher l'écorce 
fibreuse. Voir Bracu, Brake, Brayu. 




Fig. 8 

Brîhu \brT-(ii Saulny], s. m. — Qui 
mange gloutonnement, voracc. 

Brihûre \bri-(fir-brix(rr . . M, I, P, 
X, S\, s. f. — Brisure! 

Brîje, Brîji, Brîjicu. Brîju, Brijûre, 
voir Brîhieu, Brihu, Brihûre. 

Brike {brik M, X\, s. f. — Machine 
à briser le eluinvre. Voii- Bracu. 

BrimbÈle [bn'brl . . gén.|, s. f. — 
Mvrtille. 



BRI 



- 91 



BRO 



Brimme [brèm M, I, brëin P, bvctn- 
brèm N], s. f. — Brème. 

Brimme {brèm M, I, brcm P, S, V, 
brcm-brcm N\, adj. — Fragile; peu 
flexible, cassant. 

Brin, Brîn [brè M, I, P, brim-bvûn 
N, brè-brî S, V\, adj. — Brun. On 
rencontre souvent les formes fran- 
çaises. 

Brinâd [ brinà . . S, V], adj. — 
Brunâtre. Voir Brunâd. 

Brindes [brct M, I, P, N], s. f. pi. 

— Ne s'emploie que dans la locu- 
tion : Eté dans lés ~ , être ivre. 

Brindïe [brèdïy M, I, P\, s. f. - 
Vrille (plante). 

Brinè [brinq V],v. inlr. — Roussir. 
Ç'ot ovon le coiiijîe d' pîujon qu'on 
ormoîiwe le fèrïne pou qu'à le ne 
brinéhhe, c'est avec la cuiller en 
bois qu'on remue la farine pour 
qu'elle ne roussisse pas. 

Bringue [brëk M, I, P, F, N], s. f. 

— 1" Mauvais cheval. 2" Femme 
d'une très grande taille. 3° Femme 
âgée qui parle à tort et à travers. 
4° Femme dissolue. 

Brînjeu, voir Brînju. 

Brînju [brîjii M, brîjœ N\, s. m. — 
Hameçon ; cordeau pourvu d'un croc. 

Brîon [briijô M\, s. m. — Masse 
d'arbres. 

Brione [brhjon M, N], s. f. — Vi- 
gne vierge ou vigne blanche. 

Brique [brik M, I, P, brœk S, brek 
V], s. f. — Brique. 

Briquowè [brikowe . . I, P], s. m. 

— Têtard de batracien. Voir Bat- 
quawé. 

Brisaque [brizcik . . gén.], s. m. — 
1" Enfant qui déchire et qui brise 
tout ce qu'il voit. 2" Homme rude, 
brutal. 

Briskïes [brisklij Béchy], s. f. pi. 

— Brindilles. 

Brit [bri S, V], s. m. — Bruit. Voir 
Brut. 



Bro [bro Y], s. m. — 1» Vieux lit. 
2" Cheveux en désordre. 

Bro [bro V], s. m. — Enclos où 
on tient les porcs qui ne vont pas 
en pâture. 

Bro [ bro V\, s. m. — Arrière- 
train de la voiture. 

Brobe [brop gén. (brot V)], s. f. — 
Boue. - an murale, boue claire. 
An n' sont craies que d' ~ , on n'est 
crotté que de boue. 

Brobè [brobe . . I, P], adj. — Bour- 
beux. 

Brobéje [brobês . . M, I, P, N], s. 
m. — Bousillage. 

Brobieu [brgbijœ . . M, I, P, N, 
burbi S, borbije Y\, s. m. — Bourbier. 

Brobieu [brobijœ . . M, I, N\, v. 
intr. — Bourgeonner. 

Brobieure, Brobiûre [brobyœr-bro- 
bijur M, I, P, N], s. f. — "l" Rou- 
geole. 2" Scarlatine. Voir Rojeliiâre. 

Brobion [brçbijô M, I, P, N, S], s. 
m. — Bouton à la figure, à la peau, 
entre cuir et chair. 

Brobous [brobu . . M, I, P, N], 
adj. — Boueux, bourbeux. 

Brocante [brçkàt gén.], s. f. — 
Petit commerce ; travail négligeable. 
Fâre dés ~ , faire peu de choses. 

Brocard [brokâr Rombach], s. m. 

— Outil qui sert à broyer le chanvre 
la première fois. Voir Bracu, 
Brake, Brayu. 

Brocaye \brokay M, N, brokoy I, 
P, F, brokây-brokâoy-brokdy S, hro- 
kôy V\, s. f. — 1° Pierraille amassée 
en tas. 2" Mauvais champ ; friche 
pleine de pierres. 

Brochate [brosat S, brosot V\, s. f. 

— Robinet. Voir Brachate. 
Brochâye [brosày . . M, I, P, F], 

s. f. — Trochée, cépée. 

Broche [brçs S, brox V], s. f. — 
Brosse. Voir Breuhhe. 

Broche [brosç I, P], v. tr. — Tail- 
ler la vigne tout court. Voir Bra- 
cheu. 



6RÔ 



92 — 



BRO 



Brocheton [brpslô I, P\, s. m. — 
Cep de vifînc. Voir Bracheton. 

Brochote [brosol \'|, s. f. — Par- 
ties génitales de riiomiiic. Voir 
Brachate. 

Brocon [hrokô \'|. s. m. — Paloii- 
nier. Voir Bracon. 

Broconou [hrokonii V|, s. m. — 
Braconnier. Voir Braconieu. 

Brocôye, voir Brocaye. 

Brocson \broksô M, l, A'|, s. m. — 
Personne malpropre, grossière, brn- 
tale. 

Brodât [broda S. brodo V|, s. ni. 

— Travail à broder. 
Brode, voir Brobc. 

Brodé [brode . . I, P, S, brode V[, 
V. tr. — Broder. Voir Brader. 
Brodenâye [brodnmi .1/, A'|, s. f. 

— Grande quantité de victuailles. 
Brodencr [brodnî'i . . M, I, P, N], 

V. tr. — 1° Faire cuire des pommes 
de terre, des tartes, des gâteaux. 
2" v. iutr. Travailler tout le temps 
au ménage. 

Broderèyc [brodrçij M, I. P, X, 
brodray . . S|, s. f. — Broderie. 

Brodot, voir Brodât. 

Brohhe [brp/^ .S", brox V[, s. f. — 
Brosse. Voir Breuhhe. 

Brohhi, Brohhier [bro^i S, broyjje, 
-ijif V|, V. tr. — Brosser. Voir 
Brcuhhieu. 

Broke [brok I, P, F|, s. ni. — Lait 
caillé. Voir Brakc. 

Broke [brok /, P], s. f. — Instru- 
ment qui sert à broyer le cbanvre. 
Voir Brake. 

Brokè [brokç . . /, /'. \|, v. tr. - 
Broyer le cbanvre. Voir Brakcr. 

Brôkèrche [brokers N\, s. m. — 
Iluclie à pain. 

Brome [brôm M, I, P, X], s. f. — 
Fétuque géante. 

Bron |/'/ô il, X], s. m. — Buisson. 
Lés uûbions dans lès ~ , les oiseaux 
dans les b. 



Bronchât [brôsa M, X, brôso /, /'], 
s. m. — Se ilil du mâle de roie qui 
fait le beau j)rés de sa femelle et, 
par extension, de personnes qui 
(ont (les manières. 

Bronchate | brôsol M, X, brôsot I, 
I'[, s. f. — Faux pas (de cheval). 

Bronchèssc [brôses M, I, P\, s. f. — 
Trélnuliement. 

Broncheu [brôsœ . . gcn.],v. tr. — 
Tremper un instant un linge dans 
l'eau et le retourner aussitôt. 

Broncheu [brôsa' . . M. /, /*, .S'|, 
V. tr. — Pincer la vigne. 

Bronchier [brôsije,-yœ Y], v. intr. 

— Etre lent, indécis au travail. 
Bronchike | brôsik M, f, P, A|, 

s. 1'. — Bronchite. 

Bronchon [brôsô Augny|, s. m. — 
N'existe que dans la locution: luire 
i ~ , être absorbé par ses pensées. 

Bronchote, voir Bronchate. 

Brondemant [brôdnul M, X], s. m. 

— Bourdonnement. ~ d'iirayes, b. 
d'oreilles. 

Brondener, Brôner [brôdnê' . . M, 
I, P, X, brône . . S[, v. intr. — Bour- 
donner. Se dit du bruit sourd pro- 
duit par un corps dans l'air, |)ar ex. 
une pierre lancée, une inacbine 
tournant rapidement. Voir Bronzer. 

Bronzâye [brôzfiy . . M, I, P, X], 
s. f. — Qui a la ligure brunie par 
le soleil. 

Bronzer [brôzë^ . . M, /], v. intr. 

— Bruire, silller en fendant l'air. 
Brotat [brola S, brolp \'],s. ni. — 

Goulèe. 

Brotat \brolii S, (bnrll Attillon- 
courtjl, s. m. — Feuille de raubé|)ine. 
Voir Breutîn. 

Brotè [broie V|, v. tr. — Guider. 

— /;) cliiè, guider une voiture par 
le timon. 

Brotots, voir Broutais. 
Bronche [brus F], s. f. — Brosse. 
Voir Breuhhe. 



BRO 



^ 93 _ 



BRO 



Brouchi [briisi F], v. tr. — Brosser. 
Voir Breuhhicu. 

Brouhhtou [ bruxtii V], s. m. — 
Gilet croisé. Voir Brichtou. 

Brouma' [ hruma' F\, v. intr. — 
Grommeler, parler entre ses dents. 

Brounechi [bnmsi F\, v. intr. — 
1" Piétiner sur place. 2" Ne sortir 
d'aucun travail. 

Brous \brn M, I, N\, s. m. — Buis- 
son, broussaille. 

Broussat \brusa Landroff], s. m. 

— Os percé qu'on fait tourner au 
moyen d'une ficelle. Voir Bruyat. 

Brousse \briis F\, s. f. — Brosse. 
Voir Breuhhe. 

Broutais, \brula S, brolç V], s. m. 
pi. — Jeunes pousses que mangent 
les chèvres à la pâture. 

Broutsat [brulsa V\, s. m. — Qui 
boude. 

Broutsè [ briitse V\, v. intr. — 
Bouder. 

Brouwandéne, voir Brouwandinne. 

Brouwander [briiwàdê' . . M, I, P, 
N], V. intr. — Aller et venir d'un 
air affairé, sans but utile. 

Brouwandinne \bniwàdên M, I, 
briiwàdën P, brnwàdèn-bnm'âdën N, 
briiwàdcn S], s. f. — Marmelade; 
se dit d'un mets mal accommodé, 
mauvais à manger. 

Brouwant \briiwà Lagarde], s. m. 

— Crécelle. Voir Trètrèle. 
Brouwat [ briiwa M, N, S, briiwo 

I, P\, s. m. — 1" Boue. Bié on pous- 
sât, ciwinne au brouwat, blé dans la 
poussière, avoine dans la boue (il 
faut semer le blé dans un terrain 
meuble et sec et l'avoine dans une 
terre bien humide). 2" Marmelade 
à peine cuite. Voir Latwâre. 

Brouwatâye [bruwatàij M, N, bru- 
wçtâif I, P, brmoatàij-bniwalêij S], s. 
f. — Contenu d'une brouette. 

Brouwate [bruival M, N, S, bruwgt 
I, P, Y], s. f. — Brouette. 



Brouwater [brmvat& . . M, N, bru- 
wote . . I, P, brmvatç . . S], v. tr. — 
1" Brouetter. 2" Agiter la crécelle S. 

Brouwâyes [ bruwcig . . M, I, N], 
s. f. pi. — Vessie de poisson. 

Brouwèle [bruwql M, I, P\, s. f. — 
Truelle de maçon. 

Brouwer \brawê' . .M,N, bruwi S ], 
V. intr. — Brûler à demi. Se dit 
des étoffes roussies par le feu. 

Brouwérd [bruwër Juville], s. m. 

— Brouillard. Voir Bruyârd. 
Brouwére, voir Brouwîre. 
Brouwïrc [bmwîr M, I, bruwër V], 

s. f. — Bruyère. 

Brouwotâye, Brouwote, Brouwoter, 
voir Brouwatâye, Brouwate, Brou- 
water. 

Brouyârd [bruijâr . . S, Y], s. m. 

— Brouillard. Voir Bruyârd. 
Brouyasser {bmijasê' M\, v. intr. 

— Bruiner. 

Brouyate [brmjat M], s. f. — 
1" Poussière. 2» Atome. 
Brouyéje \bruiies . . gcn.], s. m. 

— Confusion. 

Brouyer \bruije, -ijœ Y], v. tr. — 
Salir. Voir Bruyeu. 

Brouyes \hruij-briiij M, I, P, N], 
s. f. pi. — Fiançailles, accordailles. 
Yos dire que pè brui/es on-n-autand 
h's-ècoûrds, vous dire que par B 
on entend les accordailles. Ch. H., 
VII, 278. 

Brovéje [bravés Y], s. m. — Breu- 
vage. Voir BreuYÛje. 

BroYon [brovô Y\, s. m. — Char- 
nure. Voir Brawon. 

Browon, Browton [brçwô-browtô 
M, I, P, N\, s. m. — Charnure. Voir 
Brawon. 

Browter \brou'tê' . . M, I, P, N], 
V. tr. — Brouter. 

Broyâd [brçijâ Y], s. m. — Qui 
travaille sans ordre. Voir Bruyâd. 

Broyé [brçij F, P, F], s. f. — Ins- 
trument qui sert à broyer la tige du 
chanvre. Voir Brayc. 



— 94 — 



BRO 



BRU 



Brôye [brôij V], s. f. — Trace 
laissée par les pas sur le sol cou- 
vert de neige. 

Broyé {broijç . . I, P, F, V], v. 
tr. — Broyer. Voir Brayeu. 

Broyé [hrotje V\, s. m. — Perche 
assez courte mais forte, qui sert à 
fixer les échelles à la voiture. 

Brôyekémôle, Brôyekémôye | hrôn- 
kcinnl-brôiikcmôi/ V|, loc. adv. — 
1° l'èle-nièlc. 2" s. m. Personne (]ui 
travaille sans ordre et sans hut utile. 

Broyerosse [brpyros I \, s. f. — 
Outil qui sert à broyer le chanvre. 
Voir Brayerassc. 

Broycye [broiin/ I, P\, s. f. — Pas- 
saj^e l'ait dans la neige. Voir Brayèye. 

Broyon [brotjô /), s. f. — Patiuet 
de chanvre broyé. Voir Brayon. 

Broyotc Ibroijol V], s. f. — Terre 
humide et i)oueuse. 

Broyote [brpijot V\, s. t'. -- Bra- 
guette. Voir Brayate. 

Broyou, Broyu [bi-oiiu-brir.ju I, P|, 
s. m. — Instrument c[ui sert à liroycr 
le chanvre, ^'oir Brayu. 

Broyûre [broijnr I, P, /•'], s. I'. — 
nél)ris de chanvre brisé. Voir 
Brayûre. 

Brugnot \briinn P\, s. m. — Ktoupc 
de lin. 

Brûla', voir Brculer. 

Brume [brïuu .1/, / |, s. f. — lîiune, 
crépuscule. Sus le ~ , à la b. 

Brun' \bnin A'|, adj. — Brun. Voir 
Brin. 

Brûnâd \briinà . . M, I, P, N, bri'i- 
nà-brinà . . S, V], adj. — Brunâtre. 
Voir Bèrnot. 

Brusiner, voir Brussiater. 

Brusinerîe, voir Brussate. 

Brusquîn |/>;v(.s7vril/|,adj. — Brutal. 

Brussate | briisal M, briisot /, /', 
bnisiiâii F, briisnal-briisiuir N, brii- 
:iiii-T S, brczinn V|, s. f. — Pluie 
Une, l)riiino. 

Briissater \bnisiitci M, briixolr . . I, 
P\, v. intr. — Bruiner. 



Brussâye [briisâji M], s. f. — Ondée. 

Brussenate, voir Brussate. 

Brussenatcr, voir Brussiater. 

Brussenaye, voir Brussate. 

Brussekiè, voir Brussiater. 

Brussener, voir Brussiater. 

Brussenûre, voir Brussate. 

Brusseter, voir Brussiater. 

Brussiater {brusiiulri-briisnir-bnixa- 
Ic'-briifinci-bnistê' M, briisunlr-briisolr- 
brnsnç-brit.'ilr-brùsiie . . I, P, bnisint- 
l(r iV, briislq;e Pontoy, briisnatÇ' 
brûziiu' . . S, bresini; l'|, v. intr. — 
Bruiner. 

Brussieu, Brusiner. Brussotè, voir 
Brussiater. 

Brussûre [bn'isur M, I, P\ s. f. — 
lîrouissure, rouille des plantes. 

Brut Ibrii M, I, P, F, N, brii-bri S, 
bri V], s. m. — Bruit. / fâl pus d' ~ 
qii'i n'ai (/roùs, il fait plus de b. 
qu'il n'est gros. Fârc pus d' ~ que 
(/' julâtje, faire plus de b. que de 
gelée (plus |)arler (|ue travailler). 
Ce II' sont m' lés vis qu' fonl lo pus 
(/' ~ (/;(■ sont lés pus riehes, ce ne 
sont pas ceux qui font le plus de 
b. (]ui sont les plus riches. 

Brutal [brûlai M], adj. — Brutal. 
- eonie i eli'nau d' curasse, h. comme 
n\-\ cheval de carrosse. 

Bruter [briilêi . . M, I, P, X\, v. 
Ir. — r;bruiter, divulguer. 'Lonl bru- 
té l'èfCire. ils ont ébruité l'atlaire. 

Bruyâd Ibriiuâ . . M, I, P, X, brmjâ 
V|, s. m. — Qui travaille sans ordre 
ni résulUil. 

Bruyârd | briii/âr . . M, l, P, A', 
bruwër .luville, brui/Pir . . S, V), s. 
m. — Brouillard. \'è l'an V qwere 
dans r ~ (/' /(' nier, va-t'en le cher- 
cher dans le l)rouillar(l de la mer 
(au loin). - an viéi/e Une pronwl 
r bié tonis, brt)uillard à la vieille 
luuc promet le beau tenq)s V. 

Bruyat | bn'uia M, X, bri'nip /, /*, 
bnisa l.andi-oiri, s. m. — Os percé 
au milieu, dans lequel on passe une 



BRU 



- 95 - 



BWft 



ficelle et qu'on fait tourner, pour 
produire un sifflement dans l'air. 
Voir Zondat. 

Briïyate [brûyat M, bruijot I, P], 
s. f. — Petit disque que l'on fait 
tourner rapidement au moyen d'une 
double ficelle qui le traverse (sorte 
de jeu). 

Brûye [brùij M], s. f. - Brouet, 
sauce, bouillon. 

Brûyemp.nt [brûijmà M, I, P, F, N], 
s. m. — Bourdonnement. ~ d'araijes, 
b. d'oreilles. 

Bruycs, voir Brouyes. 

Bruycu {brihjœ . . M, I, P, N, 
briuji S, briiije, -ijœ V], v. tr. — 
Brouiller, salir. ~ don paiipieu, salir 
du papier (mal écrire). — Part, 
passé : terne ; sombre ; vague. 

Briiyeu [briujœ . . M, I, P, N], v. 
intr. — Bruire, mugir, beugler, 
gueuler. 

Brûyon [briujôS], s. m. — Étourdi, 
volage. 

Bruyot, Briîyote, voir Bruyat, 
BrOyate. 

Bu [bii S], s. m. — Bœuf. Voir 
Bieu. 

Bufèt [biife M, I, P, F, N, bœfa S, 
bifq V], s. m. — Bullct. 

Buhat [hûlia M, biihç F], s. m. — 
Coflin des faucheurs. Voir Bodieu. 

Buhènc, Buheune \biihq'ii . . M, bn- 
hçn .. I, P], — 1" Bouillon d'une sauce. 
2" Source qui jaillit. 

Buhèt, voir Buhat. 

Buhhi {bibii M,I\, n. pr. — Buchy, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Buhon [biï-^ô N], s. m. — Se dit 
d'une personne qui est brusque, 
emportée. 

BuJGune, voir Buheune. 

Bûlâye [bMàij . . M, I, P, N\, s. f. 
— 1" Bourrée, feu de bourrée. 
2" Feu de joie. Voir Bûle. 

Biile \biU-bâr M, I, P, F, N, bur- 
bïr V], s. f. — Feu de joie qu'on 
allumait à la veille de la St-Jean. 



On faisait aussi des feux de joie 
aux Rois, à la Chandeleur, et le 
premier dimanche de carême. 

Bûler |/w/ê' . . M, I], v. intr. — 
Faire la Bûle de St-Jean, la B. du di- 
manche des Brandons. 

Biileûs [bîdœ Novéant], s. m. — 
Maladroit. 

Bûre, voir Bûle. 

Buré [biirêi . . M, I, P, N], s. f. 

— Sorte de poire fondante (beurré). 
Buriau \biu'ijd M, I, P, F, N, birô- 

biirô S, birô V\, s. m. — Bureau. 
Bûse [bïis M, I, P, F, N, S], s. f. 

— 1» Tête d'arrosoir. 2» Tuyau de 
fourneau. 3» Bec d'entonnoir pour 
futailles S. Voir Muse. 

Bûsieu [biizijœ . .M, I, P, N], v. 
intr. — Être absorbé par ses pensées, 
songer à quelque chose. 

Buson \bûzô Bombas], s. m. — 
Échelon de la Hhieulatc de la 
voilure. 

Busse \biis M\, s. f. — Ne se ren- 
contre que dans la locution: Lé 
bwâye al an ~ , il n'y a plus de 
lessive dans la cuve et il faut en 
remeltre. 

Bute [ Mit gén. (/)(7 V)\, s. f. — 
Fourmilière. 

Buté \biitci . . M, I, P, N, S], s 
m. — Margelle d'un puits. 

Buter, voir Buticu. 

Butieu [biilijœ . . M, I, bûtC'i 3u\\\\e\, 
V. tr. — Viser, prendre pour but, 
pour cible. Voir Èbuter. 

Butoûr [biitûr M, I, P, bnlôT-bûlnr 
N, bilôr S, V\, s. m. — Butor, homme 
grossier. 

Bwane [bii'an V\, adj. — Borgne. 
Voir Boûgne. 

Bwanè [ bwane V], v. tr. — Ban- 
der les yeux. 

Bwané [bwanê V], s. m. — Sorte 
de masque que l'on met devant les 
yeux des chevaux attelés à un ma- 
nège. 



96 - 



BWfl 

Bwâyc [bwâg . . gén.], s. f. — 
Lessive. Fâre le ~ , fiùre la lessive. 
Se dit aussi, par plaisanterie, quand 
on remplit les tonneaux de façon à 
ce qu'ils dél)orclont /, P. 

Bwâyerassc, Bwâyerossc \hu>(it/r(is 
M, N, bivâyros I, P\, s. f. — Lessi- 
veuse. 

Bwâycu I hiiHuiœ . . M, I. /', W 
bii'fiijç-bwp S, b(u)wv V|, v. intr. — 
Couler la lessive. 

Bwè, voir Bwâyeu. 

Bwè \bwe P\, adj. — Bon. Voir 
Bwin. 

Bwèlate, Bwèlote [hwclal M, hwç- 
lot I, P], s. f. — 1" Cruche à huile. 
2° Jeu de colin-maillard. 

Bwératc | bwcnit .S'|, s. f. — Bois- 
son (|uelconquc. 

Bwére [bwvr . . tien, (binor V)\, v. 
tr. — Boire. - è (/»/ pus, U. à cpii 
plus (à qui mieux mieux). - coiiic 
i trou, 1). connue un trou. - cprès 
i-ii-aute, h. après un autre (si l'on 
boit dans le verre de qqn., on saura 
sa pensée). On n' pivul m' fûrc bwére 
i-ii-âne qu né m' scû, on ne peut 
faire boire un âne qui n'a pas soif. — 
/ /('/ moijou hu'on- dvijc eue inobhe 
qu'èprès ène fonte, il fait meilleur h. 
après une mouclie (|u'après une 
femme. / fèl moi/on ~ rprrs rue 
mobile qu'èprès in-n-ii>rône, il l'ait 
meilleur b. après une mouche t|u'a- 
près un ivroj^nc (il ne laisse rien 
dans le verre). Mo fwo, fâl but (pic 
fboi'éhbe. Je n' loxse iih. ma foi, faut 
bien que je boive, je ne telle plus 
(excuse d'ivrogne) \'. 

Bwèsson I buH'sô ^cn. |, s. I'. — 
Boisson. 

Bwèsûre [buiezâr M, I, P\, s. f. — 
Boiserie. 

Bwète |/)/('ç/ i^én.l, s. f. — 1" Boîte. 
2" Htui à aiguilles \'. li" Pièce de 
l)yrotechnie. 1" Tarlie de la voilure. 
Voir Ché. 



BWI 



Bwète [bwej M, I, P, N], s. f. - 
Ce que l'on consomme de vin dans 
une année. 

Bwètcu \bu>eta Azoudange], s. m. 

- Klui à aif^uilles. Voir Bwète. 
Bwèvâbe [bweoàp . . M, I, P, A', S, 

bœiHip F\, adj. — Buvable. 

Bwèvate \bioetHil M, huwi'ot I, P], 
s. f. — Vin qu'on réserve pour sa 
consommation personnelle. Voir 
Bwète. 

Bwèvater \bu>euatêi M], v. intr. — 
Boire à jjetites gorgées. 

Bwèvou [bnwi'ii . . M, I, banni F, 
bweini-bovu \, buini-bwçvu S, botm 
V\, s. m. — Buveur. 

Bwèyau |/'/(»ç;/ô M, I, P, X\, s. m. 

— Boyau. 

Bwin [bwè M, I, P, W bu>e P, bô 
F, S, V\, adj. — Bon. An d' - , po 
d' ~ . en de b., pour de b. (sérieu- 
sement). J'cruiix jwé po d' - , nous 
avons joué pour de b. AI ç' de - 
que (' dis ç'iè, esl-ce sérieusement 
(jue tu dis cela? 'L at i>'nin po d' ~ , 
il est venu pour de b. (réellement). 
Bon-n-èl suivi d'un adjectif a le sens 
dewtrès»: bon-n-èl f/TO/irf, très grand ; 
bon-n-èl piot, très petit. J'â bon-n-èl 
cbâd, j'ai bien chaud. V. Cette ex- 
pression s'emploie éi^alement dans le 
Inngaf^e populaire à Metz: j'ai bon et 
chaud (j'ai bien chaud, je ressens 
une chaleur agréable), -eome lo pin, 
bon comme le pain. / n' faut je nuls 
Pie Irap ~ , il ne faut jamais être 
troi) bon. ~ d'nutndou, ~ ranfusou, 
bon demandeur, bon refuseur. - pro- 
ntalou, muui'ûs pèijou, bon jjromel- 
teur. nuuivais payeur (qui promet 
t|cich. ne tient pas toujours sa i)ro- 
messe). Quund-on-n-ul - , i faul-z-i} 
d'nuirvr, (piand on est bien (queltiuc 
pari), il faut y demeurer. 

Bwin-Crètyin \bwfUrel\}ê .V, /, /', 
A'|, s. m. — Bon chrétien (espèce 
de poire). 



BWI 



— 97 — 



BYI 



Bwin-Dieu [bwêdyœ M, I, P, N, 
bôdijce S], s. m. — 1» lîon Dieu. 2° In- 
strument fixé à l'arrière des voi- 
tures de fourrage, servant à serrer 
la chaîne et la perche qui main- 
tiennent l'équilibre de la charge; 
ainsi appelé parce qu'il a la forme 
d'une croix. Voir Feusé, Molenat. 

Bwinjo [bivëjç M, I, P, N, bôjii F, 
bôjo S, bôjo V], s. m. — Bonjour. ~ 
v' don Du, B. vous donne Dieu (salut 
du jour). 'L è fût s' ~ , elle a fait 
son b. (elle est pubère). M, ni, ç'at 
fini, ~, Chan, ni, ni, c'est fini, b., 
Jean (se dit quand on a terminé 
un conte). 

Bwin-luhi [bwi} Itihi Hémilly ] , s. 
m. — Bruyère. Voir BoQs-luhi. 

Bwinseu [bwësœ- Xovéant], s. m. 
— Bonsoir. 

Bwinvegnant \bwèvçnà M\, adj. — 
Bienvenu. ~, pcres et mères (com- 
mencement d'une allocution faite 
en patois à l'occasion d'une fête de 
la jeunesse). 

Bwobc [bwop V], s. m. — Gamin. 

Bwoje [bwos V], s. m. — Bouche 
d'eau; source. 



Bwcne [bwçn V], adj. — Borgne. 
Voir Boïigne. 

Bwône [btvôn Avricourt], s. m, — 
Petit taon gris. 

Bwonè [bwçne V], v. tr. — Bosse- 
ler. Note pèssole ot loriot bivonèe, 
notre passoire est toute bosselée. 

Bwore [bwor V], v. tr. — Boire. 
Voir Bwére. 

Byètoût, voir Byintoiït. 

Biamme, Biéme, Byimme [byèm- 
byëm . . M, I, P, N, byàm V], adj. 
— Blême. 

Byin [byè . . gén.], adv. — Bien. - 
frd, bien fait; ~ hhûr, bien sûr. — 
Fès di ~ è in vilin, i V chîré dons le 
min, fais du b. à un vilain, il te 
ch.... dans la main V. 

Byinfât Ibycfa . . M, N, I, P, bèfa 
. . F, S, V], s. m. — Bienfait. 

Byintoût [byëtû M, I, byçtû P, F, 
byètii-byclô" N, bètô-bitô-bëtô . . S, V], 
adv. — Bientôt. 

ByinvGnâwe [byêv{e)nâw-byëv{e)- 
nçio M, X, byëvnow . . I, P], s. f. — 
1" Bienvenue. 2" Repas d'entrée. 

Byinvenîn [byëiuiî . . M, I, P, N, 
bëi'ni-bîimi S, bëvni, Y\ s. m. — 
Bienvenue. 




Fie. 9. 



CR 



— 98 



CRC 



Ca \ka Novéant], s. m. — Hoyau 
à deux dents pour arracher les 
pommes de terre. Voir Cache. 

Ca \ka M, N, S, ko I, P, F, V], adv. - 
Encore. Voir Èca. 

Ca [ka M, X], conj. — Car. 

Cabartyi [kahartyi . . S], s. ni. — 
Cabaretier. Voir Kèbèrti. 

Cabayô [kabayô S\, s. m. — Petite 
carpe. Voir Kèrpate. 

Cabé [kàbê' X], s. m. — Mauvais 
produit. Ce mot sert d'injure. 

Cabcuche [kâbœs . . S], s. m. — 
Récipient en usage dans la cuisine. 

Cableusse [kiiblres Donjeux |, s. f. 
— Prune avortée. 

Cablotîne [kablolîn V\, s. f. — 
Boite en carton, suspendue oi-di- 
nairement au-dessous d'une glace. 
Voir Calbotîn. 

Caborgne [kàboni M\, s. f. — 
Petit poisson d'eau douce à gro.ssc 
tclc. Voir Cabôs. 

Cabôs \kcibô . . X, S, V\, s. ni. — 
1» Kcuelle de bois. 2" Chabot. Voir 
Caborgne. 

Cabot [kabo Cornyl, adj. — Sourd. 

Cabouyéje [kàbiiiiês . . M, I, l'\. s. 
m. — 1" Discours enibrouillé. 2" .\c- 
tion de .secouer le linge dans l'eau 
pour le laver; rincer la lessive, la 
vais.selle F. 

Cabouyeu \kiibiui<r M, X, kubiu/ç 
I, P\, v. intr. — !" iJalbutier. 2"Har- 
boter dans l'eau avec ses mains. 
3" Laver le linge ; rincer la vais- 
selle F. 



Cabri [kdbri . . gén.], s. m. — 
1» Cabri. 2" Homme fantasque, 
écervelé. ^ 

Cabrote \kabrol V], s. f. — Chani- 
brette. 

Cabus \kabii . . F, S], s. m. — 
(Labus (chou). Voir Kèbus. 

Cac \kàk . . M, I, P, N], interj. 

— Exclamation de dégoût, cri pour 
détourner un enfant d'une vilaine 
chose. 

Caca \kâkci . . gén.], s. m. — 
1° Excrément et, généralement, toute 
chose malpropre (terme enfantin). 
2» Noix (terme enfantin). J' i>âx l' 
gauler dés -, je vais le gauler des 
n. .'5" Oeuf (ternie enfantin) F. Voir 
Kikak. 

Cacabré [kakâbrt" . . M, I, P, X\, 
s. m. — Cri de la perdrix. 

Cacac \k(lkâk . . M, I, P, F, X], 
interj. — Même signilication ([ueCac. 

Cacâde [kâkcil . . M, I, P. X\, s. f. 

— P Excrément, ordure. 2" Bas- 
sesse ; lâcheté. 

Cacalijau \knk(<nlijô-kàk(a)lijr) M, 
X, kok{(»liJô-kok(o)li-(('> I, P, kqlkç- 
lijri-k<;lkenjri F, kak(ilijri-kokola''jâo 
S {ktitkdlijô Coutures)], interj. — 
1" Cocorico. 2" Co(|uelicol. 

Cacatc |A-riA-n/ M. X], s. f. — Or- 
gane viril (terme enfantin). 

Cacate \kakat M\, s. f. — Crète 
de coc] ou de poule. Devinette: 

Que ç' (/nç'al d' c'/é 

Qii'eiinc piate létale. 

Eune roje ciienle, 

Eune qiuuuc comc cane pianchate? — 



CflC 



- 99 - 



CHF 



Ç'at eune poyate. Qu'est-ce que 
c'est que cela qu'une petite tète, 
une rouge crête, une queue comme 
une planchette? — C'est une poulette. 

Cacate [kakat M, N], s. f. — 
1" Noisette (terme enfantin). 2" Pre- 
mier lait que donne la vache après 
avoir vêlé. 

Câcate [kâkat-kâokat S, kâkçt V], 
s. f. — Bavarde. Voir Coîicate. 

Câcatè \kâkate . . S], v. intr. — 
Bavarder. 

Cacawète [kakawej I, P\, s. f. — 
Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Cacaye [kakay M, N], s. f. — Ca- 
naille, gens de rien (sobriquet 
donné aux habitants de Semécourt, 
arr. de Metz). 

Cachâye [kasây A'], s. f. — Action 
d'enlever les ovaires de la truie. 

Cache \kas Morhange], s. f. — 
1" Hoyau à deux dents pour arracher 
les pommes de terre. Voir Ca. 
2° Etabli du sabotier. 

Cache [A-as M, N, S, kçs I, P, F, 
V], s. f. — 1" Truie qui a subi 
l'opération de l'ablation des ovaires. 
Truie en général S, V. 2» Femme 
peu généreuse. 

Cachemate [kasinât . . gén.], s. f. 
— Prison. 

Cachenat [kasna M, N, kçsnç I, P, 
kospnge F, kiisnaS], s. m. — Cochon- 
net; au fig., saligaud. 

Cacheu [kasqs . . M, N, S, kçse 
I, P], V. tr. — Châtrer. Nate trûije 
al cachâye, notre truie est châtrée. 

Cachi \kasi P], v. tr. — Cacher. 
Voir Cwècheu. 

Cachlâye, Cachlèsse, voir Cahh- 
lâye, Cahhlèsse. 

Cachlou, voir Cahhlou. 

Cachon [kasô M, kosô I, P, kiisô 
I S, F], s. m. — Cochon. Ce mot est 
I moins grossier que Pohhé. ~ iV Sint- 
! Antoîme, c. de St.-Antoine(cloporte). 
Quand lo ~ at trap gras, i boule l'é- 
ran, quand le c. est trop gras, il 



renverse l'écurie. — Lés piots - que 
bovotit bin, n' minjont were, les petits 
c. qui boivent bien ne mangent 
guère (veau qui tette bien ne mange 
guère) V. 

Cachonâdc {kasçnàl M, N, kçsçnât 
I, P, F, kosonàl . . S, V], s. f. — 
Viande de porc. 

Cachonerèye [kasgnrêy M, N, kç- 
sonrêy I, P, kçsçnrî F, kçsçnrêy- 
kosonrï S, V], s. f. — Cochonnerie, 
saloperie. 

Cachou [kasu M, N, S, kçsu . . I, 
P], s. m. — Coupeur de bêtes mâles. 
Voir Chètrou. 

Câcote, voir Câcate. 

Càde [kàt . . gén. (kâdêr Condé)], 
s. m. — Cadre; portrait; tableau. 
Fâre fâre so ~ , faire faire son c. 
(se faire photographier). 

Cadecalijau, voir Cacalijau. 

Cadenas [kàdnâ M, N], s. m. — 
Silique. 

Câdére, voir Câde. 

Cadet I kade F], s. m. — Cadet. 
Voir Kèdèt. 

Cafàye [ kafûy M, N, kçfây I, F, 
kofêy P], s. f. — Cosse pleine. 

Café [ kaf M, N, S, kçf I, kçf-kçs 
P, kpfyô V], s. f. — 1° Cosse, gousse; 
coquille. 2" Rangée de boutons. 

CafetchcUrc(/fa//sœrGondrexange], 
s. f. — Cafetière. Voir Cafiére. 

Cafetiau, cafiau [kâftyô-kàfyô . . M, 
I, P, N, kafyâ-kafyâo S\, s. m. — 
Café. Eune lasse de bwin ~ , une 
tasse de bon c. 

Cafeuyerasse [ kafœyras M, N, 
kofqyros I, P ], s. f. — Celle qui 
écosse. Voir CaHou. 

Catiâ, Cafiàd, voir Cafiau, Caîiou. 

Cafiére [ kiifyër . . M, I, P, N, 
kaflsôër Gondrexange], s. f. — Ca- 
fetière. 

Cafieu [ kafyqe . . M, N, S, kçfye 
. . I, P, V], V. tr. — Écraser. 'L at 
cafieu, il est écrasé (il est ruiné). 



C.1F 



— 100 - 



CHK 



Cafieu ( A'n/i/o' . . .1/, \\ S, kofuç 
. . I, P, Y], V. tr. — Écosser. - i 
mmi, é. un mal (enlever la croûte 
d'un mal). 

Cafiou I kiifi/n M, X, .S, knfuii I, 
kofijoiu P, kofiiow-kofiiâ F|, s. m. — 
Celui qui écosse. 

CafioQse [kafijûs M, N, S, kofuûs I, 
kçffiows P\, s. f. — Celle qui écosse. 
Cafougnâd, voir Cafougnon. 
Cafougnajc, voir Cafouyéje. 
Cafougncu [kâfiunr . . M, I, P, F, 
N], V. intr. — Fouiller partout et 
continuellement. 

Cafougnon [kâfitnô . . M. I. P. .V, 

kafiinâ F\, s. m. — 1" Qui cherche, 

qui fouille partout. 2" Héduit ohs- 

cur; lo(<enient malpropre, taudis. 

Cafoumâd [kâfunià M, N], s. ni. 

— Assa fœtida, aussi nommée m 

du diable. 

Cafouyéje [kâfiiijës . . M, I, P, X, 
kafunas F\, s. m. — 1" Mélange de 
choses disparates. 2" Travail mal 
fait. 3" Menus propos. 

Cdfouyeu \kafiui<y . . M, l, P, X, 
S\, v. tr. — Henmer pélc-nièle; ihil- 
fonner ; gâcher. 

Câgnâd [kànu-kùnu M, X. kfinâ- 
kCinu . . I, P, kâniê-kruunv P, kàiiu 
. . .S|, s. m. — 1" Qui marche de tra- 
vers. 2" Qui louche. 3" Homme mou, 
désœuvré, i)aresscux. 

Câgneu [kcmœ . . M, /, /', F, X. 
S\, V. inlr. — 1" Marcher de ti'avcrs. 
2" I.oucher. Voir Câycu. 3" 1-A'ulcr 
ses souliers. 
Câgncû, Câgnou, voir Cagnâd. 
CdgnoQscr | kântlzc' . . M, I, /', 
y', iV), V. intr. — Avoir des ni:i- 
nières câlines. 
Câgnow, voir Câgnâd. 
Cagwane, voir Cahoùgne. 
Caheutè {kalurlç . . /, P\, v. inlr. 
— Cahoter. 

Cahhiâye, Cahhlèsse \kn/Ja!i-kax- 
Içs . . M, X, ko/Jëi/ S, \'l, s. r. — Kclat 
de rire. J'èimns ambocheu nitle pre- 



mJre ~ , nous avons embouché notre 
premier éclat de rire (nous avons 
éclaté de rire). Is fèijinl (1rs ~ , ils 
avaient éclaté de rire. Voir Caklèsse. 
Cahhlou \kayhi M. X]. s. m. - 
P'Iatteur. 

Cahône , Cahongne , voir Ca- 
hoûgne. 

Cahoûgne Ikiihnri-kiihôn M, X, 
kaliCin I, P. kahnn S, k(ii]wim-ko(i- 
won V|, s. f. — Citrouille. 

CahoulatG, Cahoulote [killmUit M, 
kaluilol I, P\, s. r. — Cabane rou- 
lante de berger. Voir Kèbegnatc. 

Câjinate, Câjinote Ikdjinat . . S, 
kâjinol Vj, s. f. — 1" Petite cage. 
2" Cabane à lapin, à chien. 

Cak lA(ï/.- .U|, interj. — Kxchima- 
tion de dégoût. 

Cake \kûk . . .V, /, P\, s. m. - 
Es])èce de sauge. 

Çakc \s(ik M. X, S, sok I, P, V], 
s. m. — 1" Cercle. Le Inné r i - , 
I picnrc d'niin. la lune a un c, il 
|)leuvra demain. ~ de fromcje, c. de 
fromage, cylindre de bois dont on 
entoure le fromage pour lui donner 
sa forme. Voir Hhenon. 2" Cerceau. 
Cakcuymant Ikakff'ijnià M, X, knl- 
sînui-knli/lnui S\, s. m. — Chatouil- 
lement, titillation. 

Cakiâd \knkyà M, X, kokijâ I, P, 
kdlsn-kalijfi . . S \, s. m. — Qui 
clialouille. 

Cakicu |A-.!/>-//'c .1/, A-oAv/ç . . /. /', 
/•', kitkiiir-kalinr X, kalsi-kaljii S, 
koki/c. -ijiv \'|, V. tr. — Chatouiller. 
\'oir Gosier. 

Çakicu l-sdAv/fC M, sakiiir-saliiir .V|, 
V. tr. ~ Cercler. 'L è çakicu s'ionc, 
il a cerclé son tonneau. 

Cakièsse \kakjics .U, X, koki/çs /, 
/'. knlsçs-katijes S\,s. f. — Chatouil- 
lement. 
Çakieij, voir Çakiou. 
Çakiou [saki/ii M, saki/u . . l, P, 
.s(iA;/'7'-.v(i/(/(7' A'|. s. m. — Qui fait 
des cercles de tonneaux, etc. 






— loi - 



CKK 



CKl 



Cakious [kakyu M, kçkyu . . I, P, 
kalsu-katiju N, S], adj. — Chatouil- 
leux. Qii'at ~ , at jalons, qui est cha- 
touilleux, est jaloux. Voir Gosious. 

Cakièsse [kakles S, kokyes V], s. 
f. — Éclat de rire. Rire ène bone 
cokièsse, éclater de rire V. Voir 
Cahhlâyc. 

Calafane [kalâ/an M], s. f. — Colo- 
phane. 

Calamandc [kâlâmàt . . M, I, N, 
S], s. f. — 1" Étoffe de laine, lustrée 
d'un côté. 2" Étoffe rayée, en coton. 

Calambredinne [kalàbredèn M, N, 
kalàhredën /], s. f. — Cotillon avec 
corselet, qui enlace le ventre. 

Calambri [kiilàbri Lemud], s. m. 

— Pigeonnier. 

Calandau [kàlàdô . . gén.], s. m. 

— Vieux cheval usé. 
Calandriycu [kcUâdriyqe . . gén.], 

s. m. — Calendrier. Voir flrmonèc'. 

Calas [ kalà-kalis-kalôr-Iilis M, N, 
kçlâ-kom-koll . . I,P. F, kolis S, Y\, 
n. pr. — 1° Nicolas. Ce nom avec 
ses dérivés constitue le sobriquet 
ethnique des Lorrains. 2" Nigaud, 
godiche. 3" Geai. 

Calate [kalal M, N, S. kalot I, P. 
kolpt V\, s. f. — 1" Calotte. 2" Crâne. 

Calbotin | A(i//)p/r . . M, N, F, S, 
kaybolc' P, kablgtïn V], s. m. — 
Boîte en carton ou petit panier que 
l'on suspend ordinairement au-des- 
sous d'une glace pour y ranger le 
fil ou les aiguilles. 

Cale [kal-kçl . . gén.], s. f. — Colle. 

Calé [kâW . . M, I, P, N], adj.— 
Ne s'emploie que dans la locution: 
Byin ~ , mau ~ , bien mis, mal mis ; 
qui a de la fortune, qui est à son 
aise. 

Calcbeusse [kalbœs M, N, S, kolbœs 
1], s. f. — 1" Courge; concombre; 
mauvais melon. 2" Prune gonllée, 
bouffie. 3° Morceau. Cheûr an ~ , 
tomber en morceaux (en faiblesse). 



Caléje [kalês M, N, kçlês . . I, P, F, 
S. V], s. m. — Collège. 

Caléje [kalês M, N, kçlês . . I, P, 
F, S, kûlês V\, s. m. — Collage, action 
de coller, de clarifier le vin. 

Caler [kalë' . . M, N, kole . . I, P. 
F. S, kôlç V], V. tr. — Coller; fixer, 
appliquer. 

Caler [kalèi . . M, N, S, kçlç V], 
V. intr. — Ne pouvoir continuer, 
s'arrêter. / n'é poiivi sere lés-ûtes, 6 
folii qui colêhhe, il n'a pu suivre 
les autres, il a fallu qu'il s'arrête V. 

Caler \kâlêi\, v. intr. — Flâner. 

Calètc [kalql M. X, S, kçlqt I, P, 
kçlçt V], s. f. — 1" Calotte (bonnet 
sans visière). 2" Cupule. Le ~ d'i 
guiand, la c. d'un gland. 

Câlciir, CâleQse [kàlâér, kàlœs\»ng. 
pop. mess.], s. m. — Flâneur, -euse. 

Calibôgne, Calibongne, Caliboiïgne 
[kalihûn . . M,I, P, F, kâlibôn-kalibiln 
N, kalibôii S, F], s. m. — 1" Qui est 
affecté de strabisme. 2" Jeu de 
colin-maillard. 

Calibrer [kalibrêi . . M, N], v. tr. — 
Équilibrer; mesurer. 

Caliche, voir Calas. 

Calieu [kalyœ M, kohje . . I, P, F, 
A'], s. m. — 1" Collier. 2" Margelle 
d'un puits. 

Calignon [kalinô M, N, koliiiô I, P, 
F, S, V\, n. pr. — CoUignon. 

Calique [kalik M. kçlik I, P. F, N, 
S, V\. s. f. ~ Colique. 

Calivètc [kalivet M], s. f. — Sor- 
nette. Voir ftlivate. 

Calmotré [kalÊnçlrë' M], s. m. 
Gamin, galopin, enfant effronté. 

Calôfe [kalôf . . S, kolôf V\, s. f. 
— Coquille; pelure; écorce. 

Calonieu [kalonyœ . . M, I, P, N], 
s. m. — Canonnier, artilleur; sou- 
vent aussi soldat de cavalerie. 

Calôr, voir Calas. 

Caloûjate [kalûjat M, S, kolûjçt I, 
kolijot P, F, kainjat N], s. f. — Loge, 
logette, maisonnette. 



102 



CAL 



C/\N 



Caloûje lA<ï/ils M], s. f. — Remise 
qui se trouve en mauvais état. 

Calti |A<i//( iV. A'I. s. m. — Gilet. 

Calûrc I kalPir M, N. koliir I, P), 
s. m. — Propos trompeur. 

Calvine [kcilvin . . M, I, P, F, N, 
S], s. f. — Calville, variété de pom- 
me un ])eu côtelée. 

Camamine Ikàmamin M, kamomin 
I, P, kûmomin N, kamami(y) S, V], 
s. f. — Camomille. 

Cambe [kàp M, I, P\, s. f. — Main- 
tien. L'orne le è eune belc ~ , cet 
homme a un beau maintien. 

Cambis, voir Cambon. 

Cambôlè [kùhdlt; V], v. tr. — Cul- 
buter. Voir Cuboûler. 

Cambon \kùbô gén. (kàhi V)\, s. 
m. — Cambouis. 

Cambré [ki'ihrë' . . M, I, F\, adj. 

— Se dit d'un arbre dont le tronc 
est courbé. 

Cambréhôle [kàbrehôl V], n. pr. — 
Ferme située i)rès de Lorquin, arr. 
de Sarrebourg (de l'allemand Kam- 
merholz). 

Cambrèye Ikàbrëi/ M, I, S\, s. 1'. — 
Nuage. Le maii ~ , le mauvais n.. 
nuage annonçant le mauvais temps. 

Cambuse [kàbûs M, /, P, N\, s. f. 

— Sarbacane. 

Camerosse | kainros F], s. f. — 
Éeumoire. Voir Kcumerasse. 

Càmîse, camuse \krnnTs-kiimiis . . S, 
kânns V\, s. f. — Ne s'emploie que 
dans l'expression : pèyer Ir ~, payer 
les pots cassés. Voir Caumûse. 

Camîsi, Camîsicr, Camûsi [kunûzi- 
kaniiïzi S, kaiuTzi/e V], v. intr. — 
Payer les pots cassés. Voir Cau- 
miîsieu. 

Camisoûle Ikâmiznl F. kaniizôl S. 
V\, s. f. — Camisole. Voir Kèmi- 
soûle. 

Camomine, voir Camamine. 

Çamon \sumô M. \ (siiiiù Destry), 
S], loc. adv. — Certainement; oui; 
c'est évident; c'est net, c'est clair; 



c'est vrai. S'emploie souvent comme 
forme d'interrogation. 

Camoussi [koimisi /•"], adj. — Moisi. 
Voir Meuhi. 

Campègne |Ay7/)ç/) gén. (kàpcn V)|, 
s. f. — Campagne. E le ~ , an oetike 
poûremanl, mâs contant, à la c. on 
vit ])auvrcment, mais content. 

Campîn | kàpl . . M. I, P, X\, s. 
m. — Qui ne marche pas droit. 

Campousse | kàpus gén.], s. f. — 
Poussée; course; élan; poursuite 
donnée à qqn. avec l'intention de 
le battre. Panre le ~ corne si '/ crcûl 
r fil au ciil, prendre la course (se sau- 
ver) comme si l'on avait le l'eu au c... 
Fûre ~ . prendre la clef des champs. 

Campoussieu [kâpnsjicr . . M. /. /*. 
F, \, kàpiise-kàpusi S. V\, v. tr. — 
Poursuivre, donner la chasse. 

Camp volant [kCwolà gén.], s. m. — 
Qui n'a pas de domicile, vagabond, 
mendiant ; saltimbanque. 

Canaris [kiinuri .V|. s. m. — Panaris. 

Cancalijau [kàkalijû ^L A'I, s. m. 

— Cocorico. Voir Cacalijau. 
Cancanéje \kâkâncs . . gén.), s. m. 

— Bavardage; médisance. 
Cancanou {kàkiinii . . gén.], s. m. 

— (^.ancanier. 

Cancayate [kâkaijat-ku'çtkwclat M, 
N (kçlkêlat Destry), kt'ikoijol F, kay- 
kiimynl F, kmcjkwerat-karkoydt-kur- 
kayal S, kçrkeyot-korkoijot V], s. f. 

— 1" Caille. 2" Espèce de mouche 
qu'on trouve dans les rivières S. 

Cancoyote, voir Cancayate. 
Çandes [sût gén. (sôt V)|, s. f. pi. 

— Cendres. 

Çandrâye [sàdriiy . . gén. (sôitrcy 
V)|, s. f. — Cendrée, écume de 
|)lomb. 

Çandré, voir Çandri. 

Çandreuyon [mhlneyô M, X, si'i- 
(trçyù 1, P\, s. m. — Cendrillon; 
l)ersonne malproiire. 

Çandri, Çandru | sùilri M, /, A', 
sâdrii P, sùdrc . . S, sùdre V], s. m. 



tm 



^ 103 



CAO 



— Grand drap que l'on étend sur 
le cuvier pour recevoir les cendres 
destinées à être coulées en lessive. 

Canfrâye [kàfràij . . M, I, P, N], s. f. 

— Eau-de-vie camphrée, employée 
contre les douleurs rhumatismales. 

Canifourchtoune [kanifurstun . . 
M, I, P, F, N, kanituerstan V], s. m. 

— Nom donné aux habitants de la 
partie allemande de la Lorraine et 
aux Allemands en général. 

Cankieu [kàkiiœ . . M, I, P, N], 
v. intr. — Se dit d'une poule qui 
se met à crier quand on la dérange 
au moment où elle est en train de 
pondre. 

Canon [kânô . . gén.], s. m. — 
Canon, fermage payé en espèces. 
Voir Limèles. 

Çanse [sàs M, I, P, N], s. f. — 
Ferme. 

Çant [sa gén.], adj. num. — Cent. 

— ans ç'at mont, jèmâs ç'at pis, 
cent ans c'est beaucoup, jamais 
c'est pis. ~ ans d'chégrîn n' pèijenl 
meu i sou d'dates, cent ans de cha- 
grin ne payent pas un sou de dettes. 

— Je voûrâs qii'i séye ~ pieuds rf'ros 
tchére, je voudrais qu'il soit c. pieds 
sous terre (Gondrexange). 

Çantaurâye [sùtorâij . . gén. ], s. f. 

— Centaurée (yèbe dé cant-ékis, 
herbe de cent écus V). 

Çantfeuyat, Çantfoyat [sàfœya M, 
sàfçya N], s. m. — Caillette, panse 
de vache, de bœuf ; souvent aussi 
le csecum. 

Çantinne [sàtèn M, I, sàtên P, S, 
V, sàtên-sàtèn N], s. f. — Centaine. 

Cantonieu {kàtonqs . . gén. (kâtu- 
ni F)], s. m. — Cantonnier. Trouwand 
corne i ~ , paresseux comme un c. 
Le swou d'~ guérit tos lés maus, la 
sueur de c. guérit toutes les maladies 
(c'est un remède qui est d'autant 
plus précieux qu'il est très rare). 

Cantouni, voir Cantonieu. 



Çap [sap M, N, sçp I, P, V, sapêi 
S], s. m. — Cep. / n'y è ryin èprès 
lés ~ l'ènâge lé, il n'y a rien aux 
ceps cette année. 

Çapâye [sapày M, sopây I, P, sa- 
pây-sçpày N, sapày . . S, sçpêy V], 
s. f. — Pampre; cépée. 

Cape [kap S, kçp V], n. pr. — 
Diane-Capelle, vill. de l'arr. de Sar- 
rebourg. 

Çapé, voir Çap. 

Çaper [sapé' . . M, N, S, sçpç . . 
I, P, V], v. tr. - Tailler la vigne, 
couper la vigne à ras de terre. 

Caponou [kûponu . . M, I, P, N, 
S], s. m. — Capon. 

Capout' [ kûpnt . . gén.], adj. — 
Mort ; perdu. 

Capulére [kàpûlër . . M, I, P, N], 
s. m. — Capillaire (sorte de fougère 
qui fournit un sirop employé contre 
la toux), appelée aussi cape noire. 

Caq [kak M, N], s. m. — Coq. Ce 
mot n'est usité que dans la locu- 
tion: ~ don v'iéje, c. du village. 
Voir Jau. 

Caquelâye, Caqueléje, voir Ca- 
quiéje. 

Caqueter, Caquer, voir Caquieu. 

Caquiatc [kakyat Pontoy], s. f. — 
Petit morceau de bois coupé. 

Caquiéje [kakyës M, N, kaklay- 
kaklëy-kaklês S], s. f. — Caque- 
tage. 

Caquiéje [kakyës M, kçkyês . . I, 
P], s. m. — Coquillage. 

Caquieu [ kâkyœ-kakë' . . M, I, 
P, F, N, kâklë' . '. S, V]. V. intr. 
— Caqueter. J'arons bramant dés- 
ieus anut, nos pouyes caquiont, nous 
aurons beaucoup d'œufs aujourd'hui, 
nos poules caquettent F. 

Caquîn [kaki M, N, kçkî . . I, P, 
F, S, V], s. m. — Coquin. 

Caquinerèye [kakinrçy M, N, 
kçkinrfy I, P, kçkinrï(y) P, S], s. 
f. — Coquinerie. 



CAR 

Caraban [kârûbà . . M, I, P. \], 
s. m. — Se dit d'une personne qui 
va de travers. 

Caracara [kârûkùrâ . . M, I, iV], 
s. m. — Cri des pies (onomatopée). 

Caramagnâd , Caramatchâd , voir 
Caramognâd. 

Caramognâd [kârâmonâ-kârûmuùà 
. . M, I, P, N, karamôs Pontoy, 
karamufiâ-karamatsâ F, kârcimaïui 
. . S, V], s. ni. — Chaudronnier 
ambulant. Les ~ font n'iii le piô, 
les c. font venir la pluie V. Voir 
Rapatau, Ratapatiau. 

Caramonchc, Caramougnâd, voir 
Caramognâd. 

Carasi [karazi /•"], s. m. — Poire 
qui sert à faire le poiré. Voir Kè- 
rèsîn. 

Garasse [kàras M, W kâros . . I, 
P, F, S, Y\, s. f. — Carrosse. Roû- 
lieu ~ , rouler c. (être riche). 

Cârâte [kurat M. X, kCirot I, P, F, 
V, kàrat-tsàrat-tyâral . . S], s. f. — 
Carotte. 

Carbau [karbô F\, s. m. — Cor- 
beau. Voir Crebau. 

Carbisses [kiirbis N], s. f. pi. — 
Pommes de terre coupées en tran- 
ches qu'on fait cuire. 

Carcayate [karkaijal S\, s. f. — 
Caille. Voir Cancayate. 

Carcèlc [kârsel . . gcn.|, s. 1. — 
1" Escarcelle. 2" .\ncicnne lampe à 
quinquet. 

Carche [kârs . . S, VJ, s. f. — 
Houe à deux dents larges et plates. 

Carcul [kârkûl . . F, S\, s. m. — 
Compte. Voir Kèrcul. 

Carcula' [karkûlœ F], v. tr. — 
Calculer. Voir Kèrculer. 

Carculou [kiirkulu . . S\, s. m. — 
Calculateur. Voir Kèrculou. 

Carême [kârem F\, s. m. — Ca- 
rême. Voir Cwèrome. 

Cârcr (so) \ku.iê' . . M, X\, v. intr. 
— Cambrer. 



104 



CHR 



Çarf [.s-âr/A'], s. m. — Cerf. Voir 
Cerf. 

Câriau [kûryô . . M, I, P, X\, s. 
m. — 1" Carreau, vitre. 2" Pavé 
plat. 3" Planche. 4" Carré dans un 
jardin. 

Caribaudéjc [kiiribôdvs . . M, I, P, 
N], s. m. — Lettres confuses ou 
mal formées. 

Carifiè \karifi;ç Corny], v. tr. — 
Clarilier. 

Çarimonîe | sûrimonî . . M. I, P, 
X\, s. f. — Cérémonie; manières 
cérémonieuses. Voir Cèrèmonâye. 

Câriôle, voir Kèrioûle. 

Carion | kcirijô . . gén.), s. m. — 
1" lîruit d'assiettes ou de vais.sellc 
tombant par terre. 2" Bruit, lapa'<e. 
In soûlon fèt sovoni ~ è le mâhon. 
un ivrogne fait souvent du tapage 
à la maison V. 

Câriou [kartjit M, X, kûn/n . . I, 
P\. s. m. — Carrier. 

Carioûle | Aï/ri/ij/ . . M. /, P, kâ- 
rjiûl-kâr!iô"l X, kan/ôl . . S, V], s. f. 
— Carriole; souvent aussi vieille 
voiture. 

CârïrG, voir Cârûre. 

Caristàde \k(iristàt . . M, I, P, X\, 
s. f. — Hepas qu'on fait après le 
ba|)tème. 

Carkîl \karkH V \. s. m. — Calcul. 
Voir Kèrcul. 

Carkilè |Â<irAi7<> V|, v. tr. — Cal- 
culer. Voir Kèrculer. 

Carlîn {karlî V], s. m. — Sorte de 
bassin; soupière grossière; cuvier. 

Carmouchi (so) [kiirmusi . . S\, v. 
pron. — .S'écorcher. 

Carnéjc [ kiirnês . . .1/, /, P. X, 
kaincs S, kprncs V|, s. m. — Viande 
corrompue, charogne. Fiarer corne 
~ , puer comme de la cli. 

Carogne \kâron . . M, F\, s. f. — 
Carogne. Cette injure n'a pas, en 
patois, la gravité qu'a le mol en 
fraui,'ais. 



CAR 



105 — 



CHT 



Caroler [ kâroW . . M, I, N], v. 
intr. — Sauter, danser. 

Cârot [kâro . . S, V], s. m. — Fer 
à repasser. 

Carouche [ kàms M, N], s. f. — 
Cyprin, sorte de poisson. 

Carpandu [kârpàdii . . M, N, kor- 
pàdii S], s. m. —Sorte de pomme. 

Carpate [kàrpal . . M, N, S, kar- 
pçt I, P], s. f. — Petite carpe. 

Carpe [kàrp . . gén.], s. f. — Carpe. 

Carpote, voir Carpate. 

Carter [karlëi . . M, I, P, N], v. 
intr. — Battre les cartes. 

Cartron [ kartrô F, S], s. m. — 
Carton. 

Câriire [kciriir . . gén. (kânr V)], 
s. f. — Embonpoint. 

Carvatchiè, Carvatiè [ karvalsijç- 
karvatyç V], v. tr. — Cravacher. 

Casaquin, Casatcliin, Casatyin (An- 
zakê F, kazatsè-kasalyè S], s. m. — 
Casaquin. Voir Kèsèquîn. 

Cascarinète [kaskarinct S], s. f. — 
Castagnette. Voir Kèskèrinète. 

Case [kâs-kâos S, kâs V\, s. f. — 
Cause. Voir Cause. 

Câsè [ kâze-kâozç . . S, kâzç V], 
V. tr. — Causer. Voir Causer. 

Câsi [kàzi . . M, I, P, N\, s. m. — 
Morceau de cuisse de bœuf, de veau. 

Câsiyèl [kâsiyel V], adj. — Fragile. 
Voir Câsuèl. 

Casse [A-as . . M, I, P, N. S], s. f. — 
Recoin oùl'on jette la vaisselle cassée. 

Câsse-hâye [kas haij N\, s. f. — 
Revenant. 

Câsse-hhalat [kïtsxala M, N, kâs- 
xçlç I, P], s. ni. — Sorte d'oiseau. 

Câsse-linète [kàslinej M, N], s. f. 
— Bluet. 

Câsse-meusé, câsse-musiau [kàs 
mœzc< . . M, I, N, kâs mtizyô P], s. 
m. — Gâteau fait avec des quar- 
tiers de pommes ; espèce de gâteau, 
biscuit. 

Casser [ kâs& . . gén. ], v. tr. — 
Casser. 



Câssèsse [kases . . M, I, P, F, N, 
S], s. f. — 1° Endroit où une chose 
est cassée. 2" Déchirure. 

Cassion [kasyô F], s. m. — Vais- 
selle; débris de vaisselle. Voir Kès- 
sion. 

Câssîre, voir Cassiire. 

Câssou [kasii . . gén.], s. m. — 
Casseur. ~ d' pieres, c. de pierres. 
/ fût mayoïi d'été conte i chiyâd 
que d' conte i ~ pieres, il fait meil- 
leur d'être près d'un ch.... que près 
d'un casseur de pierres. 

Câssiïre [kâsûr . . gén. (kâsîr V)], 
s. f. — Fracture. 

Castonâde [kâstonât . . gén.], s. f. 
— Cassonade. 

Câsuèl [kâzâyel . . M, I, P, F, N, 
kàzûyel-kâziyel S, kâziyçl V\, adj. — 
Fragile. 

Cataclîn, Cataclan, Cataplan [Ad- 
tâklT, kcitaklâ . . M, I, P, N, kalaplà 
S], interj. — S'emploie pour expri- 
mer le bruit d'un corps qui tombe 
par terre. 

Cataplasse [kataplas F, S], s. m.— 
Cataplasme. Voir Kètèplame. 

Catcalijau [katkcdijû Coulures], s. 
m. — Cocorico. 

Catchâd [kalsâ S], s. m. — Qui 
chatouille. Voir Cakiâd. 

Catchèsse [katsqs S], s. f. — Cha- 
touillement. Voir Cakièsse. 

Catchi [katsi S], s. tr. — Chatouil- 
ler. Voir Cakieu. 

Catchîmant [katslmà S\, s. m. — 
Chatouillement. Voir Cakeuyemant. 

Catchous [kalsii S], s. m. — Cha- 
touilleux. Voir Cakious. 

Cate [kat M, N, kot I, P, F, S, V], 
s. f. — Robe; jupe; jupon, à cou- 
leurs changeantes, tendres pour les 
jeunes filles, foncé pour les fem- 
mes plus âgées. Trosse tés ~ , èles 
ne s'ront m' cratàyes, trousse tes 
jupes, elles ne seront pas crottées 
(prends tes précautions). 



CHT 



lÔé - 



CKV 



Câte [k-ai . . M, I, P. N, kârt F. 
kûk-kât-kiils . . S, kfil V\. s. f. - 
{^arte à jouer. 

Çate t-'t composés, voir Cit'-Cèl. 

Catéchiémc, Catéchîmc, voir Caté- 
chisse. 

Catéchissc [katcsis . . M, I, P, F, 
iV, kalcsis-katesïm . . S. kalesyem, 
-yœin V\, s. m. — Caléchismc. 

Catiâd [katyà S], s. m. — Qui 
cliatouille. Voir Cakiâd. 

Catiche |A«//s S], n. pr. — Cathe- 
rine. Voir Kèterine. 

Catièsse ([Ayi/i/ç.s S\, s. f. — Cha- 
touillement. Voir Cakièsse. 

Catieu [kalyœ N, katyi S\, v. tr. 
— Chatouiller. Voir Cakieu. 

Çatieû \ satyôê X\, s. m. — Qui 
fait (les cercles. Voir Çakiou. 

Catinète [kutinçl F, S\, n. pr. — 
Catherine. Voir Kètcrïne. 

Cation [katyô M, N, kolyô I, P. 
F. S, V\, s. m. — Cotillon, jupon. 

Catiou [katyii N, S\, s. ni. — Qui 
chatouille. Voir Cakiou. 

Catolique {kcilolik M\, s. ni. — 
Sorte de mouche. 

Catron [katrô M. A'|, s. m. — 
Jupon court. 

Caucatrice [kôkcitris M\, s. f. — 
Crocodile. 

Caûkiate, Caukiote [kôkyut M, A', 
kôkyol I, P\, s. f. — Houppette qui 
agrémentait le honnet de coton. 

Caulàye |A-ô/ri;/ . . M, I, P. X\, s. 
f. — Femme indolente, san.s énertjie. 

Gaulé [kôlê' /]. s. m. — Ilonime 
qui a peu d'énergie, d'activité, de 
célérité. 

Caulenâd [kôlnà . . M, I, P, A'|, 
s. m. — Personne ([ui agit avec 
lenteur, avec indolence; personne 
désoeuvrée. 

Caulcnéjc [kôliu's . . M, I, P, A'|, 
s. m. — Action de perdre son temps 
à de futiles occupations. 

Caulcner [kôlnèi . . M,I, P, F, A'|. 
V. intr. — 1" Câliner. 2" Tourner 



autour du |)ot, lambiner, flâner, 
passer son temps à caqueter, à ne 
rien faire, s'amuser à des bagatelles. 
ri" Divulguer, répandre un bruit. 

Caulenou |A-ô/;ih . . 3/, /, P, F. X\, 
s. m. — Lambin, flâneur. Voir 
Caulenâd. 

Caulenerasse, Colènerosse [kôlen- 
nix M, X, kûlçnros I, P], s. f. — 
Femme indolente. 

Caulin | A-ô/<' lang. pop. mess.|, s. 
m. — Se ilil d'une personne qui 
invente plutôt (|ue d'avouer son 
ignorance. 

Caumeuyeu Ikômœyœ . . M, I, P\, 
V. tr. — Bien mélanger une subs- 
tance liquide. 

Caumiïse [kômûs M. I, P, F, X, 
kûmus-kâmîs S, kâims V\, s. f. — 
Xc s'emploie que dans l'expression : 
pèycii tè -, payer pour un autre, 
payer les pots cassés. 

Caumiâsieu \kûmri:y(f . . M. I, P, 
F, X, kâmiizi-krtmlzi S, kâmJzyc, -yœ\, 
V. intr. — Payer pour un autre, 
payer les pots cassés. 

Caupiner [kôpinê' . . M, I, X], v. 
intr. — Causer, s'entretenir fami- 
lièrement. 

Caupoyate [kôpoyat M, X, kôpoynt 
I, P\, s. f. — Nuque. Voir Poyate. 

Cause [A-ôji M, I, P, F, X, kûs- 
kâ^s . .S, V], s. f. — Cause. È ~ qui', 
à c. que, parce <pie. 

Causer \kO:P- . . M, I, P, F, X, 
kâ:ç-kâ'':ç . . S, V|, v. intr. — 
Causer. 

Cautèles [kClçl M, I, P. X\, s. f. 
pi. — Baliverne, conte bleu, dis- 
cours insignifiant. 

Cauve \kôf M], s. m. — Cave. 
Voir Cave. 

Câvâye [kuvây . . gén.], s. f. — 
Quantité de vin qui se trouve dans 
une cave. V'èm'riz euiie rude -, 
vous avez une rude cave. 

Cave [kâf . . M. I, P, F. X. kiif- 
kû/'-tsuf . . S, kâf V], s. f. — Cave. 



^ lot - 



CRV 



CEL 



Câvisse [kâvis . . M, I, P, kâvis- 
tsâuis ..S], s. m. — Caviste. Celui 
qui va chercher le vin à la cave 
pendant un grand repas, une noce. 

Câvoû [kâm'i . . M, I, P, N, kûim- 
kâvô" N], s. m. — 1" Caveau, sé- 
pulture. 2° Réserve où l'on place 
les vieilles eaux-de-vie. 

Cawe- salade [kaw salàl M, N, 
kçw salât I, P], s. f. — Panier à 
salade. Voir Cayc-salâde. 

Cawîn l kaiul Béchy], n. pr. — 
Collin. 

Câyâd [kâijà . . M, I, P, N], s. 
m. — Celui qui louche. Voir 
Câgnâd. 

Cayate [kàijal M, N], s. I'. — 
1" Cailette de veau, de mouton. 
2" Tétine de brebis préparée par 
les tripiers. 

Cayate [kaijat M, N\, s. f. — Caille. 
Voir Cancayate. 

Cayboté [kaijbolêi P\, s. m. — 
Boîte en carton que l'on suspend 
au-dessous d'une glace. Voir Cal- 
botîn. 

Caye [kay M, N], s. f. — Coup, 
secousse. 

Caye [kay M, I, P, N. S, kôy V], 
s. f. — 1° Morceau d'une chose cassée, 
partie d'un corps solide, rompu, cou- 
dé, etc. ~ de pin, ~ de tére, morceau 
de pain, pièce de terre. FCire dés ~ , 
faire des morceaux (briser un objet). 
~ pè ~ , pièce par pièce. Voir Kèye. 
2° Au plur. Hardes, effets, chitFons, 
fanfreluches, verroteries , hochets, 
brimborions en clinquant; aussi 
joyaux, bijoux, pierres fines. Nos 
byiiis v'noni an partie d' nos porants, 
j'ons èchtè lés-âtes ~ insdne, nos 
biens (immeubles) viennent en par- 
tie de nos parents, nous avons 
acheté les autres pièces et mor- 
ceaux (les autres meubles) en- 
semble V. 3° Rejeton. 

Câye [kây V], s. f. — Écaille. 



Cayecwayote [kaykwayçt F], s. f. 
— Caille. Voir Cancayate. 

Câyeu [kciyœ . . M, I, P, N], v. 
intr. — Regarder d'un œil, lorgner; 
loucher; regarder en dessous; viser. 
Voir Câgneu. 

Cayes [kay M, N], s. f. pi. — 
Dernier dimanche d'une jeune fille 
avant ses noces. Ce jour-là, la 
future mariée allait communier à 
la grand' messe et passait à l'ofi'rande 
ainsi que tous les invités. 

Caye-salâde [kaysalàt . . M, I, P, 
N, S], s. f. — Panier à salade. Voir 
CawG-salâde. 

Cayeu [kayœ . . M, N, S, kçyç I, 
P\, V. tr. — 1" Secouer souvent avec 
vigueur; battre. - le tête, secouer, 
branler la tête. ~ dés-aules, battre 
des ailes. 

O ré mus, 

Caye tés puces. — 
Caye lés tyins. — 
J' n'an-n-â pwinl, 
Orémus, secoue tes puces. — Secoue 
les tiennes. — Je n'en ai point (Jeu 
de mots). 2" Réduire à ne pouvoir 
répondre ; Mettre à quia. 

Cayi [kayi S[, v. intr. — Cailler. 
Voir Kèyeu. 

Cayô [kayô V], s. m. — Caillou. 
Voir Kèyat. 

Cayoutchouc [kûyutsu . . gén.], s. 
m. — Caoutchouc. 

Cayûre [kayiir . . M, I, P, F) N, 
S], s. f. — Poussière qui tombe 
quand on secoue qqch. 

Ce [sç M, N, sq . . I, P\, pron. dém. 
neutre sing. — Ce. Da ~ è quèques 
ènâyes , d'ici à quelques années. 
Jusque ~ , i n'è m'ètu malede, jus- 
qu'ici il n'a pas été malade. 

CecGU [sesœ N ], pron. dém. — 
Ceci. Voir Çoceu. 

Célébrai [sqlçbrâl . . gén.], adj. — 
Cérébral. Le fleuve ~ , la fièvre 
cérébrale. 



108 — 



CEL 



CHH 



Celehate [xd-fat M, N. sel^ol I, P], 
s. f. — Petite cerise. 

Célché, voir Celehi. 

Celéhhe, Ccleûhhc, voir Cclïhhe. 

Celehi, Ccleji, voir Celîhi, Ccrîhi. 

Ccli |.s(<')'' M, X, seli l, P, F\, s. 
1)1. — Cellier, cave. 

Celîchc, voir Celîhhe. 

Cclïhhe [s(e)nx-s(ç)nx ■ ■ 'V, /, P, 
F, A', s(ç)liyrSiç)lv'x-s(Ç)li'vMÇ)'"'X ^> 
s(c)lêx-s(e)lâ'X V'I, s. f. - Cerise. 

Celîhi, Celïji \s(c)n-(i M, X, .<ç)- 
/rY(-.s(c)/7TC-.s((')/('YÇ . . S], s. m. — Ce- 
risier. Voir Celehi, Cerîhi , Plrchi. 

Cernant [sema M, A", sçmù I, P\. 
s. m. — Ciment. 

Cematc [s(e)mat M], s. f. — Bro- 
coli, rejeton de chou. 

Cèmetière {srmtjirr V]. s. m. — 
Cimetière. N'oir Cimetieu. 

Ceméye \smcii V], s. f. — Cime. 

Cenate |.sç/in/ M, A', sçnot I, P\, 
s. f. — Panier à ouvrage, en osier. 

Cenau [s(e)nô M, N, sçnô I, P, sinô 
P\, s. m. — 1" Tas de blé non 
battu. 2" Hayon de fruits conser- 
vés à la cave. 

Cènote, voir Ceunate. 

Cèrcu, voir Cèrkieu. 

Cèrehi, voir Celîhi, Cerîhi. 

Cèrèmonâye {sçrcnionâii M\, s. f. 
— Cérémonie. Voir Çarimonîe. 

Cèreri H-serri A'|, s. m. — Céleri. 
Voir Cèyeri. 

Cerf [xerf M. .S], s. m. — Cerf. 
Voir Çarf. 

Cèrfeu, Cèrfieu, Cèrfu [sçrfn' M, 
I, A', .sç;-/ii'-.s-çr/(/a' P, sçrfii F, xçrfw- 
serfê V\, s. m. — Cerfeuil. 'L è 
chien dans m' ~, il a cli.. dans mon 
c. (il m'a fait une }«oujaterie). 

Cerîhhc, voir CelThhe. 

Cèrimonious [sçrimoniiii . . M, I, 
P, A'I, adj. — Qui fait des dillicul- 
tés, des manières. 
Cerîji, voir Celîhi. 
Cèrkeîi, voir Cèrkieu. 



Cèrkieu, Cèrcu [sçrkyœ M, sçrkû 
/, P, serktiir-sçrtiifr X, sçrkôè-sçrkii- 
serlsii-scrhiû S, serkt/ê \'\, s. m. — 
(k'rcueil. 

Cèrtchii, Cèrtieu, voir Cèrkieu. 

Cèrujyin Iserùjyè M, X. I, serûjè- 
seriijijè P, F, siriijijê-sirijyè S, siiujijè- 
siriji/è V\. s. m. — Chirurj^ien; mé- 
decin. Le ch. du vieux temps était 
barbier, jioseur de ventouses, ar- 
racheur de dents. 

Cèrvé |.s-(T('C' .V, /, P, F, S, sçrvê'- 
srevê' X], s. m. — Cerveau. 

Cèrvèle \sçrt>el . . gén.], s. f. — 
Cervelle. 

Cèrvelès [seruele M. I. P, X. S], 
s. m. — Cervelas. 

Cèssieu \sesi/œ . . M. I, P, F, A', 
.S'I, V. tr. — Cesser. 

Céte, voir Çu. 

Ceumetére, Ceumetiè [swintije P, 
s(rmtPr S\, s. m. — (Cimetière. Voir 
Cimetieu. 

Ceunate |.s(r;ia/ M, X, sejwt I. P\, 
s. f. — Panier. 

Ceurvé |.s«'n>c' A'|. s. m. — Cer- 
veau. Voir Cèrvé. 

Ceut'-ceul, Ceut'-èl, CGut'-lèl,C(eu)- 
ti-ci, C(eu)ti-la, voir Cit'-cèl. 

Cevére, Ceveïire, voir Cevïre. 

Cevîre [s(e)mr M, /, P, /•', X, 
$(e)i>êr-s(r)iwrS, s(e)i>êr-:i>êr V|, s. f. 
— Civière qui sert à transporter le 
fumier. 

Cevronte {serrât M, I, P. X. si- 
vràl F\, s. f. — Mur de devant cm 
de derrière d"un bâtiment. Le çu 
(ju écoule a la civronlc, écoule a sa 
honle. Celui qui écoute au mur, 
écoute à sa honte. 

Cèyeri | simri M, l. seiiri-sitjri P, 
sçrri-si^i/ri X, sçlri-sçi/ri S, selri- 
seleri V], s. ni. — Céleri. 

Châ |.s(l .S|, s. m. — Vapeur ipii 
sort des écuries. Voir Hhau. 

Châ I sa . . gén. (.s'ûr-sii F)\, s. 
f. — Chair, viande. Par ce mot, on 
entend surtout de la viande de 



CHH 



- 109 - 



CHPL 



boucherie. Le neûre ~ , la viande 
noire: le bœuf, le veau, le mouton; 
la volaille ne compte pas. Autre- 
fois, ce n'était que dans les grandes 
circonstances qu'on mangeait de la 
Châ: pour la fête du village, pour 
une noce, etc., mais aussi, cesjours-Ià, 
on en mangeait consciencieusement, 
et les morceaux qui paraissaient alors 
sur la table nous efTrayeraient au- 
jourd'hui. Fâre le ~ , faire la viande 
(tuer une bête). Fâre v'nîn le ~ 
d'poije, faire venir la chair de poule 
(faire frissonner). ~ fât châ, chair 
fait chair (qui mange beaucoup de 
viande devient fort). ~ sus bous, hoûs 
sus ~, ~ au mitant, ch. sur bois, bois 
sur ch., ch. au milieu? — Le curé 
au confessionnal (Devinette). 

Chabeusse [sàhœs . . gén. (sâbes V\, 
s. m. — Une fête juive quelconque. 
Fâre ~, faire bombance (en par- 
lant des juifs). Ou bien aussi, rester 
court en parlant publiquement. 

Chabeusse [sâbœs Pontoy], s. m. 
— Méchant couteau. 

Chabionké [sabijôkci . . S, sobijôke 
V], adj. — Gâté, déiérioré. Iloiiè ~ , 
linge qui commence à moisir pour 
avoir été mis dans l'armoire avant 
d'être sec. 

Chabogne [sâboiï lang. pop. mess.], 
s. m. — Qui est entêté. 

Chabosse [sâbos . . S\, s. f. — 
Capsule de la graine du chanvre et 
du lin. 

Chabossiè (se) [scihosije lang. pop. 
mess.], V. pron. — Se donner réci- 
proquement des coups sur la tête 
lorsqu'on se bat à coups de i)oings. 
Chaboté [sâbotêi lang. pop. mess.|, 
s. m. — Panier d'osier qui a la 
forme d'une tête. Il est as.sez plat 
par le bas, puis il s'élargit en forme 
de boule. On laisse tout au haut 
du panier une ouverture autour de 
laquelle est cousu un linge de quatre 
pouces de diamètre. C'est en em- 



poignant ce linge que l'on ferme le 
panier. On y peut tenir des oi- 
seaux comme dans une cage. 

Châbounot [sàbuno V], s. m. — 
Bonnet de coton, bonnet de nuit 
agrémenté d'une houppe. 

Chabouré [sâburêi . . M, I, P, N], 
adj. — ÉbourilTé ; mal vêtu, en né- 
gligé. 

Chabraque [sâbrâk . . M, I, P, 
F, N], s. f. — 1" Housse. 2» Gour- 
gandine, rosse, coquin (terme d'in- 
jure). 

Chabroûyeu [sâbruijœ M], adj. — 
Barbouillé. 

Châbroûyer [sâbrûye . . S. V\, v. 
tr. et intr. — Faire de petites les- 
sives. Voir Hhaubroïiyeu. 

Chabusote \sabu:ol F), s.f. — Tête 
de chou mal venu. 

Chach [sas M, N, sos I, P, sos F, 
sas S, sos V], adj. — 1" Sec, sèche, 
maigre. - coine i coucou, m. comme 
un coucou. ~ corne i çant d' kioas, 
m. comme un cent de clous. - 
co/;ie eune tcle de bous, s. comme une 
attelle de bois. ~ corne eune èlemate, 
m. comme une allumette. - corne 
eune handlûre. m. comme un balai. 
Voir Jote. ~ de Nawé (Noël), bûche 
de Noël. Fâre veûr è quèqulnk 
don ~ et don vahh, faire voir à 
qqn. du sec et du vert (de toutes 
les couleurs). — 'L ol si ~ qn' i 
poûlrâl lo fé â bus, il est si sec 
(maigre) qu'il porterait le feu au 
bois. Èrwâte donc qu' 'l ol choch, 
mon Die, ç'ol qu'i vrât dons ène 
chopinte, regarde donc comme il 
est maigre, c'est qu'il irait dans une 
chopine. 'L ol pis choch qu'în sel' dé 
pique, il est plus maigre qu'un sept 
de pique V. 2" Chiche, avare M, 
I, P. 

Chachegnon, voir Chahhegnon. 

Châchelat {sâsla S\, s. m. — En- 
droit où les poules ont gratté la 
terre. Voir Hhâhhelat. 



CHK 

Châchelè [ sâxle . . S], \. tr. — 
Gratter la terre. Se dit des poules. 
Voir Hhâhheler. 

Chachèsse |.s'(i.sV.'i il. N, soses I, P], 
s. r. — Sécheresse. Voir Chachou, 
Sacherèsse. 

Chacheu \sa.s(e-sasi M, sosç I, P, 
sosi F, sasi-sasœ N, sasi S, sosi V], 
V. tr. — Sécher. Le colère lo fïd ~ , 
la colère le fait sécher. 

Chachi, voir Chacheu. 

Châchi, Châchier [sâsi . . S, V\, 
Y. tr. — Tasser, presser sur, com- 
l)rimer, écraser. 

Châchon | sfisô Attilloncourt |, s. 
ni. — (^oup de poinf». 

Chachou \sasii M, A', sosii . . I, P, 
V], s. ni. — Sécheresse. Voir So- 
chcrosse. 

Chachouycu \msiiyœ M, X], v. inir. 
— Chucholcr, |)arler à roreillc. 

Chachu [sasii M. sosii I, P, sosii F, 
sesii, su.su'vr S], s. m. — Séchoir à 
lard. 

Châcocotc [sâkokot V], s. m. — 
Garçon qui fait les ouvrages qui 
conviennent plutôt aux femmes. 
Voir Câponé, Chan. 

Châcreus [sàknr F], s. ni. — Chan- 
creux. Voir Chancrous. 

Châd \sâ . . S. V\, adj. - Chaud. 
Voir Chaud, Hhaud. 

Châde [sâl . . .S'|, s. f. — Hat. N'oir 
Ilhaude. 

Châdè [sâdç . . S\, s. m. — Grosse 
tarte aux prunes. Voir Hhaudé. 

Châdè {muIc . . S\,\. [r. — luhau- 
der. \'oir Hhaudcr. 

Chàdemant [srulniù . . S\. s. ni. — La- 
vaj^e de futailles. Voir Hhaudemant. 
Châdérc |.s"(7r/êr . . .S", V], s. f. — 
("liaiulière. Voir Chaudïre. 

Châdîre, Châdiûre | sninr-sâili/Pir 
S], s. f. — Ortie. \'oir Hhaudûre. 

Chadon [smlô .S|,s. ni. — Chardon. 
Voir Hhèdon. 

Chàdron \s<i(lrô . . S, V\, s. m. — 
(chaudron. 



110 - 



CH/\ 



Châdronâyc {sâdronâ;) . . S. V], s. 
f. — Chaudronnée. Voir Chaudre- 
nâyc. 

Châdroné, Châdronyè | sâdrçnc- 
sCidmimr V\, s. m. — Chaudronnier. 
Voir Chaudrenieu. 

Châdronyï {sûdronijl S^sridroiie V], 
s. m. — (Chardonneret. Voir Chau- 
drenieu. 

Châdiîre {sndfir . . .S], s. f. — Ortie. 
Voir Hhaudûre. 

Châféje [sâfC's . . S, V], s. ni. — 
Chaulfage. Voir Hhauféje. 

Châîô [sâfô M, I, xûpohô Dcslry], 
interj. — Terme enfantin employé 
au jeu de cache-cache: c'est fait! 
ça y est! On entend aussi: Çafô! 

Châfohh |.sV7/()x . . i", ^'|. s- '"• — 
Chaufour. Voir Chaufohh. 

Châfoné \sâf(mc . . .S" |, s. m. — 
Chaufournier. Voir Chaufoni. 

Chagjon |.sw/yô .S|, s. m. — Pom- 
mier sauvai<e. Voir Chaujon. 

Châgnâd |.s(l/i(i . . .1/, /, P, A'I, s. 
m. — Dillicilc pour la nourriture. 
./(' n xcs m' qn H bèiicti è l' ~ le, je ne 
sais ipioi lui donner à cet enfant 
(lillicile là. 

Châgregnâd [sai/renà . . M, X, S, 
sâurcnn I. P, F, swirenâ V|, s. m. — 
l'nfant chétif, faihle, qui n'a pas 
d'ajjpétif. 7" n'as im'i ~ cl Icu n' 
n'ijinrcs (/»'( sciiccnion. tu n"es qu'un 
grinj^'alet et tu ne deviendras qu'un 
malin,i;re. On dit aussi Châgregnon. 
Châgregneu Isi'uirçniy . . M. X. S, 
sâi/rcnç I, l\ sCiiircnc V\, v. tr. — 
Grignoter, ronger, mal manger; cou- 
|)er maladroitement ou avec un mau- 
vais instrument, aliîmer. dégrader, 
charcuter. Se dit souvent du pain 
maladroilement taillé. Les rclcs onl 
'li i'prcs itolc pin. '/ ni loriot ~ , les 
souris ont été à notre pain, il est 
tout rongé V. 

Chaheurat, Chahorat, Cha(n)ho- 
ranl, Chahourant, Chahouwant \sù- 
h(yra, s(ihi>ra, cluihorù, stiliiirà, su- 



m 



CHR 



hmvâ . . M, I, P, N], s. m. - Chat- 
huant. Voir Chèheurat. 

Chahhegnon [sàxnô M, N, saxnô 

I, P\, s. m. — Chaîne qui retient la 

flèclie à l'avant-train de la voiture. 

Chahi [sa-{i S], v. tr. — Charger. 

Voir Chèhieu. 

Chahon [sayô M, N], s. m. — Fer 
qui recouvre les essieux servant à 
maintenir les clefs ou bras d'une 
voiture. 

Chak [sak M, N, sok I, P], interj. 
— Exclamation pour indiquer qu'on 
s'est brûlé les doigts. 

Chakâd [sakâ F], s. m. — Poisson 
à grosse tête. 

Chakcr [sakë . . M, N, sçke I, P], 
V. intr. — 1" Se brûler légèrement 
et accidentellement. Se dit aussi 
des piqûres d'orties. 2» Ressentir 
vivement la douleur provenant 
d'une brûlure. Qui s'è chaké, prand 
wâde don fu, qui s'est brûlé, prend 
garde (a peur) du feu. / n' chake 
meu por leii, il ne brûle pas pour toi. 
Chaland [sâlà . . M, I, P, N\, s. 
m. — 1" Client, pratique. 2" Qué- 
mandeur, mendiant. Pèyeu los lés ~ , 
payer tous les quémandeurs (il s'agit 
des employés d'église payés après le 
baptême). 

Chalande [salât M, X, S, solàl I,P, V], 

s. f. — Sorte de galette cuite au four. 

Châlas [ sala M, N, sàlo I, P], n. 

pr. — 1" Chariot. 2" Personne de 

peu d'énergie; nigaud. 

Chalat [sala M, iV], s. m. — Noix. 
Voir Hhalat. 

Chalatc [salât M, (ç)solçt I, P, asa- 
lat-çsalat S], s. f. — 1" Echalote. 
2» Fricassée de viande hachée. 

Châlate [sâlat . . S], s. f. — Petite 
échelle. Voir Hhaulate. 

Chalati [ salati M, X], s. m. — 
Noyer. Voir Hhalati. 

Chalâye [salàij . . M, I, P\, s. f. — 
Charretée de fourrage vert. Voir 
Hhalâye. 



CHH 

Chale [sal M], s. f. — Grande 
quantité, gros morceau. Voir Hhale. 
Chale [sal M], s. f. — Ampoule. 
Voir Hhale. 

Châle [m . . S], s. f. - Échelle. 
Voir Hhaule. 

Chalcfrassc [salfras A/], s. f. — 
Frayeur. Voir Hhalefrasse. 

Chaléje [salés M\, s. m. — Action 
de mettre des ridelles à une voiture. 
Voir Hhaléje. 

Chalcmant [salmà M], s. m. — 
Charretée de fourrage vert. Voir 
Hhalcmant. 

Chalener [salnêi M], v. intr. — Res- 
pirer, flairer. Voir HhalGner. 

Chaler [sâW Trémery], v. tr. — 
Enlever l'écorce. 

Chaler [ salé' . . M, S], v. tr. — 
Garnir une voiture d'échelles. Voir 
Hhaler. 

Chaler [saW M[, v. intr. — Souf- 
fler. Voir Hhaler. 

Chaler [saW M\, v. tr. — Ecaler 
des noix. Voir Hhaler. 

Chalcrous [salru M, N. solru . . I, 
P, salerow F\, adj. — Qui a de la 
chaleur; chaud; passionné. 

Châles [sal . . gén.|, n. pr. — 
Charles. 

Chali [sali M, S\, s. m. - Charre- 
tée de fourrage vert. Voir Hhali. 
Châliè [sâ/j/e /, P| , adj .- Indisposé. 

Chalîn [sali /), s. m. - Sous-sol 
pierreux. 

Chalîn [salï M, S[, s. m. - Haleine. 
Voir Hhalîn. 

Chalon \salô M[, s. m. — Échelon. 
Voir Hhalon. 

ChalonJG, voir Chaloûgne. 

Chàlot, voir Châlat. 

Chalou [sahi M, X, S], solu . . I, 
P, V, salow F], s. f. — Chaleur. 

Chaloûgne [salûn-sairin-sanûn M, 
soirin-som'm I, P, salôs-sanôn N], s. 
m. — Chanoine. T' es eiine tête de 
~ , tu as une tête de c. (tu n'as pas 
de cheveux). 



CHK 



— 112 



Chaloûgne {salnn M, X], s. f. — 
Echnlotc. Voir Hhaloûgne 

Clialwate \siiliiHil M\, s. f. — Co- 
peau. Voir Hhalwate. 

Châmand [samô . . }5én.|, s. m. — 
Qui sollicite sans en avoir besoin. 
Ndir Hliâmand. 

Cliûmaye [sanuiij S, V|, s. I'. — 
('.linniaillerie. 

Chambe \sâp ^én. (sàp-tsàp S], s. 
f. — Chambre. Bêle ~, belle c. 
(la plus belle c.). ~ horif/ne, c. 
bor^'ne (cabinet noir/ - an fohh, 
c. à four. - hmilv, c. à l'étage su- 
périeur. ~ élofâi/e, c. élofTée (garnie 
de tentures), Famille ridicule, 111, 
1,-), 23. 

Chambèrla' [sàhrrUv F], v. inlr. 

— Clianccler. 

Chambètâd [sâhçlâ .\ncy], s. m. 

— Coccinelle longue et mordorée. 
Chambeurlin {sûh/yrli .V|, s. m. — 

Clianibrelan. 

Chambîre |,sà/)7;- .1/, /, /', A'j, n. 
pr. — Chambiére (rue et poni à 
Metz). / pèsserc iiioiil dTnne d'zos 
iponl d' ~ cranl (pi l'an scvciisse 
(Uislunl <pi iDi'ii. il passera beau- 
coup il'cau dessous le pont de Cli. 
avant que tu en saches autant que 
moi. 

Chambîre [sàlnr M. I, A'|, s. f. — 
Cliainbrière (petite servante). 

Chambouler \iiàlndv< . . M. I, P\, 
V. inlr. — Chanceler. 

Chamboyeu |.s-(i/ip//(i'|, v. intr. — 
Chanceler. Voir Hhamboyeu. 

Chambrate |,s(i/);(j/ ,U, A'. .S, .s(i- 
bnd I, P, Y\, s. f. — 1" Petite 
chambre. 2" Hndroit où on met le 
lait et le laitage. 

Chambrâye Isàhriii/ . . géii.|, s. I'. 

— 1" Chambrée. 2" Chambre où 
l'on a l'habitude de se réunir. 

Chambré, voir Chambri. 

Chambrèy [sâbrët/ X, S], n. pr. — 
Chambrcy, vill. de l'arr. de Chàleau- 
Salins. On n' scrol m' pèsscr dans 



CHft 

Ch. sans éle moqué ni dans Salônes 
sans clc croie, on ne saurait jiasscr 
dans (vh. sans qu'on se moque de 
vous ni dans Salonnes sans être 
crotte. 

Chambri {sàbri M. I, P, F, X, 
sàhrè . . S, Y], s. m. — Treille 
(lattis aijpliqué au mur d'un jardin, 
qui sert à y attacher la vigne). 

Chambriyat [sâbriija Ommeray], 
s. m. — Balançoire. 

Chambriyi (se) |.s«/)r(//i Ommeray], 
V. intr. — ,Se balancer. 

Chambrote, voir Chambrate. 

Chambrouyè \sàbrui/e I, P], s. m. 
— 1" Ouvrage mal l'ait. 2" Mauvais 
ouvrier. 

Chamcuhi \samiv-;i Ommeray), 
adj. — Moisi, gâté. Di honé -, du 
linge qui commence à moisir pour 
avoir été mis dans l'armoire étant 
encore tout humide. Voir Camoussi. 

Champ \sà gén.|, s. m. — Champ. 
'L è ~ po fârejcbe, il a eh. pour faire 
gerbe (il a de quoi payer ses dettes). 

Champé \sàpc' M ], n. pr. — 
(;hampel. ferme située près de Mé- 
clcuves. arr. de Metz. 

Champeneiîs [sàpnœ M, I, P\, n. 
pr. — Champenois, ferme située 
prés d'Amanvillers, arr. de Metz. 

Champion {sàpi/ô M], s. m. — Le 
haut d'un chandelier. 

Champoyeu (so) {.sâpoijce . . M, I, 
P, X, sapni/i S\, v. pron. — Se 
battre, se cpiereller. Voir Hhèpoyeu. 

Champonâd {.sàponâ F], s. m. — 
Fureteur. 

Champoné [sâpnnê V], s. m. — 
1" Petit hibou. 2" Personne qui ne 
s'accorde pas de repos, qui travaille 
beaucoup. 

Chan |.s(i M\. n. pr. — t" Forme 
enfantine et familière de Jean. Dans 
tous les contes, et ils sont nombreux, 
où il est question d'une naïveté, 
d'une bêtise, on peut être sûr (|ue 
le héros s'appelle Chan. 2» Le naïf. 



CHfl 



113 - 



CHH 



l'innocent par excellence. ~ cocate, 
J. c. ; ~ cocgnon ; ~ covisse (œuf 
non éclos) ; ~ le crimme (crème) ; 

~ mèromje ; ~ ponat (qui couve); 

~ le pope (poupée) ; ( ~ câponé S) ; 

- le bwûije (lessive) , expressions 
désignant un homme qui s'occupe 
des afFaires liaijituellement réservées 
aux femmes ou qui aime à bavarder 
avec elles. ~ lés coûnes (cocu). — 
Chan d' tôt in'ti, di mayoïi i n' serôt 
m' v'ki, Jean de tout métier, du meil- 
leur il ne saurait vivre (se dit d'un 
homme qui fait tons les métiers) S. 
Èh! r poLire ~ , lo val qui naye, 
ohl le pauvre J., le voilà qui se 
noie; J'alans naijeii l' ~, nous allons 
noyer le J. (le 31 décembre, on 
avait anciennement l'habitude d'aller 
la nuit, avec de petites lampes à 
huile, auprès d'un ruisseau ou d'un 
étang, pour aller noyer l'année qui 
venait de s'écouler; à cette occasion, 
on disait les paroles qui précèdent). 

Chânat [sàna . . S, sâno V], s. m. 

— Petit chêne. Voir Chénat. 
Chânate [sànat . . S\, s. m. — Ché- 

neau. Voir Chenau. 

Chanché, Chancheu [sàsê V, sàsœ 
. . SI, s. m. — Stupéfait. Voir 
Chanhhu. 

Chancheune [sâsœn M, N, sàSen 
I, P, S], s. et adj. — 1" Maigre; 
stérile (se dit d'une vache). 2" Her- 
maphrodite, qui n'a pas de sexe. 

Chanchiate [ëàsyal M\, s. f. — 
Lampe mobile sur ses deux axes. 
Voir Hhanhhiate. 

Chanchieu [Sàsyœ . . M, I, P] , v. 
inlr. — Clianceler. Voir Hhanhhieu. 

Chanchu, voir Chanhhu. 

Chance [sâs gén.], s. f. — Chance. 
Été mal an ~, n'avoir pas de cli. 
/ n'y è d'iè ~ que po le crapule, il 
n'y a de la ch. que pour la cra- 
pule. D'iè ~ è, grâce à. 

Chançous \sàsu . . gén.|, adj. — 
Chanceux. 



Chancrous [sâkru . . gén. (sâkr(f 
F)], adj. — Chancreux. 

Chandelate [sàdlat M, N, sâdlçt I, 
P], s. f. - Feu follet. 

Chandelé, Chandeleu, voir Chan- 
deli. 

Chandelér', voir Chandeleur. 

Chandeli [ Sàdli M, I, P (sâdlû 
Rombas) F, N, sàdlê . . S, V], s. m. — 
1» Chandelier. 2» Marchand de cire. 

Chandeleiîr, Chandelow [sàdlœr M, 
N, sâdlCir I, sàdlow-sâdlîir P, sâdlêr 
V], s. f. — Chandeleur. 
Lés Jos sont crochus è le Chandeloûr 
De pus d'ène groûsse oûre, 
Les jours ont crû à la Ch. 
De plus d'une grosse heure. 
S'i fût bé è le Chand'lowe, 
I aurè quèranle Jos d' piowe, 
s'il fait beau à la Ch., il y aura qua- 
rante jours de pluie /, P. Voir 
Chandeûle. 

Chandeloûr, voir Chandeleiîr. 

Chandeûle [sàdœl gén. (sâdêl V)], 
s. f. — 1" Chandelle. Route to, V as 
'n' trap passe ~ , ôte-toi, tu es une 
trop épaisse chandelle. Se dit à qqn. 
qui vous bouche la lumière. Sés- 
euys qui brîyent corne eune ~ , ses 
yeux qui brillent comme une ch. 
/ n' faut m' breuler le — aus doas 
bouts, il ne faut pas brûler la chan- 
delle par les deux bouts. — I m'èfouti 
ène Jife que fin-n-è vi tranne hfieus 
chandéles, il m'a donné une gifle 
que j'en ai vu trente-six ch. (Gondre- 
xange). 2" Mucosités qui découlent 
du nez d'un enfant. 3" Au pluriel, 
Chandeleur. È ~, vahhou, è Pâques, 
nave foûrt et duhh, à la Ch., verdure, 
à Pâques, neige forte et dure. Quand 
lo s'ia lit d'vant lé ç/rand masse lo 
jo dés ~ , lo loup ranteur dans se 
tèniére po quèranle Jos, quand le 
soleil luit avant la grand'messe le 
jour de la Ch., le loup rentre dans 
sa tanière pour quarante jours. È 
~ , se lo s'ia r'iit d'vant lé masse, 

8 



CHfl 



- 114 - 



CHR 



l'ours so mal ses coûnes po hhis 
s'minnes,à la Ch., si le soleil luit avant 
la messe, l'ours se met ses cornes 
pour six semaines (il fera froid pen- 
dant six semaines). È ~ , lés jonâijcs 
crahhenl de dons-oûrcs, à la ('.h., les 
journées croissent de deux heures. 
Chandrognè |sfl(/r()nç Ncl)in}^|. s. m. 

— Chardonneret. Voir Chaudrenieu. 
Châne \sân . . S, V\, s. m. — Chêne. 

Voir Chêne. 

Châné \sânê . . S\, adj. — Charnu. 
Voir Châni. 

Chânè [sârtç . . S], v. tr. — Déchirer. 
Voir Hhâncr. 

Chânèsse \sànçs S], s. f. — Déchi- 
rure. Voir Hhânèsse. 

Chànètc [sânet V\, s. f. — (^hénenu. 
Voir Chenau. 

Changregnâd, Changregnon [sâfjrç- 
nà-sàgrçiiô M, X, sài/renri-schjrenô I, 
P, F, sânrenû . . S, V], s. m. — En- 
fant chétif, faihle, qui n'a pas d'ap- 
pétit. 

Chan Heurlîn [sàhœrll . . M, I. P, 
N, S], n. pr. — Poème en sept 
chants, écrit en patois des environs 
de Metz. Les quatre premiers chants 
et une partie du cinquième, parus 
en 1787, sont l'œuvre de Hrondex; 
le reste fut terminé et publié par 
Mory en 182.^. Ce poème est le 
joyau de la littérature nu'ssine. Par 
la naïveté idylli(]uc des scènes de la 
vie rurale à la lin du 18'' siècle, il a 
conquis une popularité qui n'est pas 
près de s'éteindre. 6'' édition corri- 
gée par M. Darras, Metz, Lorctic. 18().'). 

Chanhhu [sàyji . . M, I, P. F, A', 
sflxê . . S, l'I, adj. — .Stupéfait, 
épouvanté, ahuri; découragé. 

Chanhorant, voir Chaheurat. 

Châni [sùni . . M. I, P, A", .S|, adj. 

— Cliarnu; enllé. .Se dit surtout 
d'une vache dont le pis est enllé. 

Chântn [stinî . . M, /, P, X, sanii 
F, sâne . . S, V), s. m. — Charnier, 
ossuaire. 



Chanongne, Chanoûne [sanôn X, 
sarum M\, s. m. — Chanoine. Voir 
Chaloûgne. 

Chânot \snno V|, s. m. — Petit 
chêne. Voir Chénat. 

Chanrè, voir Hhanrè. 

Chanstique [sàslik M,I, P], s. m. — 
Jeu de boutons, de noix, d'épingles, 
pratiqué par les jeunes garçons. 

Chan-sus-tauye \sà sii lôij M, X], 
loc. a<lv. — Se dit quand on amène, 
sur trois dés, deux points |iareils. 

Chantemant |s(i//7i(i M, I, I', F, X \, 
s. m. — Chanson, chant. 

Chanter \sàlci . . gén.|, v. tr. — 
(Chanter. C.oine Icu chant'rcs, f 
(la/isril, comme tu chanteras, je 
danserai (je ferai comme tu vou- 
dras). Quand' lo jau chante, le fonie 
deûl s' coûhieu, quand le coq chante, 
la femme doit se taire ( quand 
l'homme parle, la femme doit se 
taire). Làs-urai/es me cJuinlenl, an 
paient de meu , les oreilles me 
chantent, on parle de moi. Lo lams 
n'at m' chantant, le temps n'est pas 
chantant (il n'y a pas lieu d'êlre 
gai par le temps qui court). 

ChantcrassB , Chantcrossc |.s(j/rn,'î 
M, X. S, sàtros I, P, sàtows F\, s. f. 

— (Chanteuse. 

Chanteré [sâlrê F], s. m. — Cril- 
lon, cricri. Voir Tritri. 

Chanterèyc {sàtrët/ il, I, P, X, 
sàtrêij S\, s. f. — ,\ction de chanter 
(terme péjoratif). 

Chanterèyeu, Chantereuycu, Chan- 
terouyeu \sàlrcii(V -sùtnriiir - sâtrmi<e 
. . M,I, P, A'I, v.intr. — Chanter mai. 

Chantieu [sâtyw . . M, I, ]'\, s. m. 

— Partie du pressoir (assemblage 
de madriers se trouvant sous la Ma). 
Voir Chaucu. 

Chantou [sàtn . . gén.|, s. m. — 
(Chanteur. 

Chanvelat \sài>la M, X\, n. pr. — 
Habitant de Chanville, vill. de l'arr. 
de Metz. 



CHH 



115 - 



CHR 



Chanvèle [sâvçl M, N] , n. pr. — 
Chanville, vill. de l'arr. de Metz. 

Chanvîe, Chanvier \mvX(ii) F, S, 
sàvye V], s. m. — Chanvrier. Voir 
Chinvieu. 

Chanvus [sàuii F], adj. — Ligneux. 
Voir Chinvious. 

Chapa' [sapai p]^ y. intr. — Échap- 
per. Voir Hhèper. 

Chapale [sapai F[, s. f. — Cha- 
pelle. Voir Chèpèle. 

Chape [sap Bourdonnay], s. f. — 
Bras de l'avant-train de la charrue. 

Chape [sap Aboncourt], s. f. — 
Echoppe, petite boutique. 

Chape \sapê F[, s. m. — Chapeau. 
Voir Chèpé. 

Chapeli [sapli F], s. m. — Chape- 
lier. Voir Chèpeli. 

Chapène, voir Chapeune. 

Chapcner [sapnê' . . M, N, sopne 
. . I, P], V. intr. — Cliopiner, aimer 
à boire. 

Chapcnou [sapnu M, N, sopnu . . 
/, P, sopinu S], s. m. — Qui aime 
à boire. 

Chapeune [sapœn M, sopçii I, P, 
F, sapen-sapœn N, sopin-sopU-sopèt 
S, sopît V[, s. f. — Chopine. 

Chapiau haut [sapyû ho M, I, P, 
N], s. m. — Cliapeau ancien, pointu 
et élevé, avec des bords étroits. A 
certaines occasions, on l'ornait de 
plumes attachées de côté. 

Chapite [sapit F], s. m. — Chapitre. 
Voir Chèpite. 

Châpohô [sâpohô Destry], interj. 
— Terme employé au jeu de cache- 
cache. Voir Châîô. 

Chaponé [saponê . . I, S. V[, s. 
m. — Cage à poules. Voir Chèpontn. 

Châponiè (so) [sâponije Woippy], 
V. pron. — Se quereller; se battre. 
Voir Champoyeu. 

Chaquemant [sakmà M, N, sçkinâ 
I, P], s. m. — Toast. 

Chaquer [sakê' . . M, N, sçkç . . 
I, P,F,S, V], V. intr. — 1" Choquer, 



heurter. 2" Trinquer. Is chaquînt 
è chèque rèsâde, ils choquaient les 
verres à chaque rasade. 

Chaquèsse [sakes M, N, S, sokçs 
I, P, F[, s. f. — Brûlure légère. 

Char [sâr V], v. intr. — Tomber. 
Voir Cheûr. 

Char [sâr F], s. f. — Chair, viande. 
Voir Châ. 

Charadine [sàrâdin M], s. f. — 
Balancement. 

Charagne [saran . . S], s. f. — Cha- 
rogne. Voir Chèragnc. 

Charatâye [saratài; . . S], s. f. — 
Charretée. Voir Chèratâye. 

Charate [sarat S], s. f. — Char- 
rette. 

Charate [sarat M], s. f. — Panier 
tressé, en forme de nacelle, que les 
coquetiers mettaient par dessus 
leurs hottes ; il est remplacé au- 
jourd'hui par une tablette à rebord. 

Charâye [sarây S], s. f. — Char- 
retée. Voir Chèrâye. 

Charbonèyc [sârbonêg lang. pop. 
mess.], s. f. — Chair de porc rôtie 
sur le gril. 

Charbogni [sarbohi S], s. m. — 
Charbonnier. Voir Chèrbonieu. 

Charbouni [sarbuni F], s. m. — 
Charbonnier. Voir Chèrbonieu. 

Charboyèle [sârboyçl M], s. f. — 
Mélampyre des champs. 

Charcheu, charchi [sarsœ (syçrsyç 
C. H.) -sarsi M, sorsq-sersç I, P, sarsi 
F, sarsi-sarsœ N, sarsi -sçrsi S[, v. 
tr. — Chercher. On emploie souvent 
Qwére dans le même sens. 

Charda' [sardw F], adj. — Edenté. 
Voir Hhèdé. 

Chardèla' [sardçlà' F], v. tr. — 
Ébrécher. Voir Hhèdcr. 

Chardouni [sarduni F[, s. m. — 
Chardonneret. Voir Chaudrenicu. 

Chardron [sardrô F], s. m. — Char- 
don. Voir Hhèdon. 

Charé [sarê..S], s. m. — Charron. 
Voir Chéri. 



CHH 



- 116 



Charérc, Chareûrc \sarcr - sarœr. 
. . S, V], s. f. — Chemin carrossable. 
Voir Chèrlrc. 

Chareton [sartô S], s. m. — Char- 
retier. Voir Chèreton. 

Charcu \sârœ . . S], s. m. — Char- 
retier. Voir Chéri. 

Charéyc [sarcy S\, s. f. — Charre- 
tée. Voir Chèrâye. 

Chargantcr [saniàlc' . . .S|, v. tr. 

— Balancer. Voir Chèrgater. 
Charganteu {xaniàhy . . S\, s. m. — 

Balançoire. Voir Chèrgatu. 
Chargô \sargô Haboudange], s. ni. 

— Qui entend mal. Voir Hhorgâd. 
Chargotè [sarfinlç . . S], v. tr. — 

Balancer. Voir Chèrgater. 

Chargotou |snrf/o//i .S|, s. m. — Ba- 
lançoire. Voir Chèrgatu. 

Chariat \s(irya S], s. m. — Chariot. 
Voir Chèriat. 

Charibâri, Charibâra [sârihâri-sâ- 
rilnira . . gén.], interj. — Cri pousse 
par les enfants au charivari. 

Chariboûgnc Isârihûn M, X], s. m. 

— Jeu de coHn-mailiard. Pendant 
que celui qui a les yeux bandés 
poursuit ses camarades, ceux-ci 
crient: i\u BoQgne (l)orgiic), Bîn I 
Ban! Bau ! 

Charimandc [siiriniât . . S], s. f. 

— Ne s'emploie guère que dans 
l'expression: Fâre ~, faire envie. 

Charji Isnrji /•'), v. tr. — Charger. 
Voir Chèrjcu. 

Charjow [sarjow /•'], s. m. — Char- 
geur. Voir Chèrjcu. 

Charkitchi Isârkilsi S], 's. m. — 
Cliarcutier. Voir Chèrcutieu. 

Chârlét \sârle V|, s. m. — Cliàlit. 
bois de lit. 

Charnî \sariu I'],s. f. — Charnier. 
Voir Chânî. 

Charotâye [siiroirui F\, s. f. — 
Charretée. Voir Chèratâye. 

Charote [sarpl F\, s. f. — Char- 
rette. Voir Chèrate. 



CH/\ 

Charounc [sarun F], s. f. — Cha- 
rogne. Voir Chèragne. 

Charoûwe [sàrûii' S], s. f. — Char- 
rue. Voir Chèrâwe. 

Charpante {sarpàl S], s. f. — Char- 
pente. Voir Chèrpante. 

Charpante [sarpt'itc . . .S), s. m. — 
Charpentier. Voir Chèrpanti. 

Charpine \sarpin F] , s. f. — 
Ouvrage de vannerie. Voir Chèr- 
pegne. 

Charyi {sari/i S], v. tr. — Char- 
royer. Voir Chèrieu. 

Châs |.sV( .1/, .V, .S|, s. m. — Brèche. 
Voir Hhàs. 

Châs |.sT/ . . .S, VJ, s. m. — Chaux. 
Voir Chaus. 

Châsine {sâziii F], s. f. — Enclos 
où Ton parque les oies. 

Châson \sâzô V), s. m. — Jante. 

Châssate \sâ.sat . . S\. s. f. — 
Chaussette. Voir Chaussate. 

Châsses \ms . . S, V\, s. f. pi. — 
Chausses. Voir Chausses. 

Chassi \s<isi F\, v. fr. — Chasser. 
Voir Chèssicu. 

Chassi |.w.si . . S], v. tr. — Chau.s- 
ser. Voir Chaussicu. 

Chassie l.s-fi.sT V], s. f. — Chaussée. 
Voii- Chaussèye. 

Châssier {sâsyc, -yœ V, silsi . . S], 
V. Ir. — Chausser. Voir Chaus- 
sieu. 

Châssine [sâ.siit V|, s. f. — Chaux. 
Voir Chaus. 

Châsson \sâsô . . S, V], s. m. — 
Chausson. Voir Chausson. 

Chassow \s(isniv F\,s. m. — Chas- 
seur. \'()ir Chèssou. 

Chassûrc [sasùr F], s. f. — Petite 
licelle qui se met au bout du fouet. 
Voir Chèssûre. 

Châte (an) \sfil . . gén.|, loc. adv. 
— ("hétif, rachitique, malingre. Ne 
se (lit que des enfants. Ç't afani 
al un -, 'l ni corne l'èrçancinu, 
i n'évance ni ne r'keule, cet enfant 



CHR 

est malingre, il est comme l'As- 
cension, il n'avance ni ne recule 
(il ne fait pas de progrès). — Que 
paiire ~ ofant, quel pauvre enfant 
chétif V. 

Chaté \salê F], s. m. — Château. 
Voir Chèté. 

Châteurboc, Châtèrbouc [sâtœrbok 
S, sûtqrbuk F, sâterbok V\, s. m. — 
Mauvais couteau. Voir Chètcurboc. 

Châti [sàti . . gén.], s. m. — Chétif. 
Mûre dés ~ , maire des Châtis (ché- 
tifs). La confrérie des Châtis re- 



lit 




Fig. 10. 

monte probablement à la même 
époque que celle de la Mère Folle 
de Dijon et des autres confréries ana- 
logues. Originairement établis dans 
un grand nombre de villages (Noël, 
Mémoires pour servir à l'histoire 
de Lorraine, N" 111; Auslrasie, t. II, 
1837, p. 160), les Châtis ne se sont 
maintenus qu'à Failly, village distant 
de Metz d'environ deux lieues, à 
l'est. 

Châtive [satif . . M, I], s. î. — 
Alluvions déposées par les eaux de 
la Moselle dans les débordements. 

Chaton [sâlô . . S],s. m. — Chaton. 
Voir Chèsson. 

Chatrou [ia/ru F], s. m. — Chàtreur. 
Voir Chètrou. 



Chatyi (so) [saiyi S], v. pron. — 
Se corriger. Voir Chètieu. 

Chau [sô M, /], s. m. — Vapeur 
des écuries. Voir Hhau. 

Chaubrouyi [sôbruyi F], v. tr. — 
Souiller qqch. en le maniant. Voir 
Hhaubroyeu. 

Chaubroyéje [sôbrçijês . . M, I, P], 
s. m. — Petite lessive. Voir Hhau- 
broyéje. 

Chaubroyemant [sôbroijinà M, I, 
P\, s. m. — Action de Hhaubroyeu. 

Chaubroyeu [sôbroycf . . M, I, P], 
V. intr. — Faire de petites lessives. 
Voir Hhaubroyeu. 

Chaubroyeu [sôbrçyu . . M, I, P], 
s. m. — Pauvre petit ouvrier. Voir 
Hhaubroyeu. 

Chaucli [sôkli M], s. m. — Pres- 
sureur. Voir Chaucri. 

Chaucré [sôkrë' M, N] , s. m. — 
Cauchemar. 

Chaucri [sôkri M, I, P], s. m. — 
Pressureur. Voir Chaucli. 

Chaucu [sôku M, I, P], s. m. — 
1" Pressoir. Il est fait de bois de 
chêne, d'orme, de sorbier ou de cor- 
mier. Celui de Scy (voir la fig. 11 
à la page 119) est long de 13 
m. Vî. haut de 1 m. 20, large de 
80 cm.; la Vis mesure 6 m., le 
diamètre de la Ma est de plus de 
2 m. ; la pierre pèse environ 50 quin- 
taux; elle peut contenir jusqu'à 10 hl. 
2" Le vin contenu dans le pressoir. 
Ç'at fût au ~ , c'est fini au p. (adieu, 
paniers, vendanges sont faites). 

Chaud [sô M, I, P, F, N, sâ-sâo S, 
sa V], adj. — 1" Chaud. ~ tains, 
ch. temps (été). - corne eune cwale, 
ch. comme une caille. Se dit d'une 
personne portée au plaisir. Chaude 
inalèdèye, ch. maladie (fièvre). — 
'L è lé tête châde, il a la tête chaude 
(il se fâche facilement) S. 2" Chaleur. 
On-n-y breuireût d' -, on y brûlerait 
de chaleur. 



— 118 - 



l'if^. 11. 



Chaucu (Pays Messin). 



1. Vis. 




9. Pwètrau. 


2. Ègûyc. 




10. Vergue don pwètrau. 


3. Chèpé. 




11. Vergue de l'awyi. 


4. Mouton. 




12. Ma. 

13. Chantieu. 


5. Rrbe. 




14. Piére. 


6. Piombâye. 




15. Ouverture où l'on place les 


7. Mèyau ou 


Toné. 


planches qui servent à réfjler 


8. Dèmes de 


piombâye. 


le pressoir. 


8". Dèmes de l'awyi. 


16. Jacu. 



Fifi. 12. 
Chaucu (Saunois). 



1. Torniquèt. 

2. Bâre. 

3. Vis. 

4. Chèpé. 

5. Pïce de chéhhc. 

6. Vergue. 

7. Pïce d' le vergue. 

8. Ègûe. 

9. Pïce dés - ègûes. 
Maya. 



10. 



11. Pyinche. 

12. Lète. 

13. Tresse. 

14. Broche d' le tresse. 

15. Pin. 

16. Ma. 

17. llhemÈlc. 

18. Cuve. 

19. flssambléje. 

20. Maçoncrie. 



_ 119 - 




Fis. 11. 




Fig. 12. 



CHR 



120 



CHR 



Chaudaye [sodây . . M, I, P], s. f. — 
Lessive manquée. Voir Hhaudâye. 

Chaude [soi M, I, P\, s. f. - Cha- 
leur; rut. Voir Hhaude. 

Chaude [sôdêi M. I, ]'\, s. m. — 
Grosse tarie aux prunes. Voir 
Hhaudé. 

Chaudemant [sôdmû M. I, P\, s. m. 

— Lavage de futailles. Voir Hhau- 
demant. 

Chauder [sôdci . . M, I, P\. v. tr. 

— Echauder. Voir Hhauder. 
Chaudèrnâye, voir Chaudrenâye. 
Chaudicu (so) [sôdyac . . M, I, P\, 

V. pron. — S'échaufTer. Voir Hhau- 
dieu. 

Chaudîre [sôdlr M. I, P, sûdïr- 
sâdër-sâdcêr . . S, sâdêr V], s. f. — 
Chaudière; ordinairement niarniitc 
où l'on fait cuire les ponnues de 
terre destinées aux porcs. Cure 
eune ~, faire cuire les pommes de 
terre, les betteraves, etc., destinées 
aux porcs. 

Chaudrate [sôdral M, N, sôdrol I. 
P\, s. f. — Marmite en fer blanc, 
ou en fonte, qui sert à porter la 
nourriture aux ouvriers. 

Chaudrenâye [sôdrçnihj . . M, I, P, 
N, .sô(/ç/7i(l(/ F, sâdronay-sâdroiiëy 
. . S, sâdroncy Y], s. f. — Chau- 
dronnée. 

Chaudrenieu [sôdrenœ M, N, sô- 
drei'w I, P, sCidnini F, sridronyi-sfi- 
dronc . . S, sddronç V |, s. m. — 
Chaudronnier. 

Chaudrenieu [ sôdrçnœ . . M, X, 
S(j(/;r;i//(; /, /', surdiini F, sûdronyi 
. . S {scidront; Xébin;^), sridronc V], 
s. m. — Chardonneret. Voir Jali. 

Chaudron [sôdrô M. I, P, F, N, 
sûdrô . . S, V\, s. m. — 1" (Chaudron. 
2" Mesure de vin (Corny). 3° Gros 
nuaf^e. / ~ (/u' cluuifc, un ch. qui 
chaulfe. Se dit du soleil qui darde 
après une averse, ce qui en amène 
ordinairement une seconde. 

Chaudrote, voir Chaudrate. 



Chaudrouni, voir Chaudrenieu. 
Chaudu Isôrfù M. I, P\, s. m. — 
Ixhaudoir. Voir Hhaudu. 
Chaudûre \sôdiïr .V, /, /', /•"!, s. f. 

— (Irtie. Voir Hhaudiïre. 
Chaulé \sûfê' M. A'|, s. f. — Grande 

scie. Voir Hhaufé. 

Chauféje | sô/m .U, /, P\, s. ni. — 
Chauflagc. Voir Hhauféje. 

Chaufieu [iôfyœ M, I, P, F], v. tr. 

— Chaulfer. Voir Hhaufieu. 
Chaufohh \sOfoxM, /, P, X. xôfûr F, 

.s(l/'o-/ . . .S, V I, s. m. — Four à chaux. 

Chaufoni \sôfoni M, /, sôfon'iç P. 
sôfurni F, sûfoni-sôfurnyci' A', sûfonc 
. . S], s. lu. — Chaufournier. 

Chauforniè, Chaufourni, voir Chau- 
foni. 

Chaujon |s(yo M, /, P, N, srwjô- 
sagjù-soyjû-sawjô S, soyj' ^'l> s- ni. — 
1» Sauvageon. 2» Pommier sauvage. 

Chaukègnè, voir Chaukieu. 

Chaukieu | sûlqi(e . . M, /, P, F 
(sôkcne Hombas)], v. tr. — 1" Pres- 
surer le vin. 2" Se dit du coq quand 
il couvre les femelles. 

Chaulate [sôlol M\, s. f. — Petite 
échelle. Voir Hhaulate. 

Chaule | soi M\, s. f. — Échelle. 
Voir Hhaule. 

Chaulener [sôlnê' . . M, I, P\, v. 
tr. — Chauler le blé. Voir Hhaulener. 

Chauler [sôlêi . . M, I, P, X\, v. 
tr. — Mettre les échelles à la voi- 
ture. Voir Hhauler. 

Chauleuhh, Chaulohh [ sôlqy^ X, 
sôlpy, Destry, Nébing |, s. m. — Ouver- 
ture adaptée à un tuyau de poêle, 
servant à l'aire cuire des pommes 
de terre. 

Chaumer I.s-ôhk"' .V|, v. tr. — Dé- 
]ioter; mesurer un liquide. 

Chaurèye [sôrçy iU |, s. f. — Glissade. 
Voir Hhaurèye. 

Chaus [sô M, /, P, F, X, su . . S, Y], 
s. f. — (Hiaux. 

Chaussale [sôsat M, X, sôsot /, P, 
sûsal . . S, sCtsot Y\, s. f. — 1" Chaus- 



121 — 



CHU 



CHA 



sette; bas de laine. 2° Bas de laine 
converti en bourse (certaines per- 
sonnes mettaient leur argent dans 
un bas). 'L é ène bone -, il a un 
bon bas de laine V. 

Chausse [sôs M], s. f. — Vigne 
gelée au ras de la terre. 

Chausses [sôs M, I, P, F, N, sâs- 
sCfs S, sas V], s. f. pi. — 1" Bas. 
T'èrés bel an lés ~ , tu auras bel 
en tes ch., tu seras dans de beaux 
draps (Famille ridicule, I, 9, 6). Roule 
tés ~ et va f coiicheu, ôte tes bas 
et va te coucher (fiche-moi la paix). 
2» Culotte, pantalon. 

Chaussêye ]sôsêy M, I, N, sâsl V], 
s. f. — Cliaussée. 

Chaussieu [sôsijœ . . M, I, P, F, 
N, sâsi . . S, sâsye,-yœ V\, v. tr. — 
Chausser. 

Chaussine [sôsinM], s. f. — Chaux. 

Chausson [sôsô M, I, P, F, N, sâsô- 
iiclosô S, sûsô V\, s. m. — Chausson. 

Chaute-seuris [soi s(œ)ri M, I, P, 
SOI s(œ)ri-s5l s(œ)ri N], s. f. — 
1" Chauve-souris. Chaule-scuris, passe 
par ici, an l' bèifrant don pin muhi, 
ch., passe par ici, on te donnera du 
pain moisi (les enfants crient ces 
paroles en voj'ant une ch.) Voir Bat- 
volant. 2" Souvent aussi hibou, 
chouette. 

Chauyant [sôyà M, I, P], adj. — 
Glissant. Voir Hhauyant. 

Chauyat [sôya . . M, I, P\, s. m. 

— Traîneau. Voir Hhauyat. 
Chauyatc [sûijat . . M, I, P], s. f. 

— Glissade. Voir Hhauyate. 
Chauyatc (Sope è le) [sôyal M, 

sôyçl I, P], s. f. — Soupe à la Ch. 
Soupe faite avec l'eau qui a servi 
à cuire les nouilles; on y ajoute un 
peu de lait pour la rendre meil- 
leure. 

Chauyemant [sôymà M, I, P, N], s. 
m. — Glissement. Voir Hhauyemant. 

Chauyèsse [sôyes M, I, P], s. f. 

— Glissade. Voir Hhauyèsse. 



Chauyeu [sôyqe M], v. intr. — 
Glisser. Voir Hhauyeu. 

Chauyi [sôyi S], v. tr. — Choyer. 
Voir Chwâyeu. 

Chauyu [sôyii M, I, P\, s. m. — 
Sorte de traineau. Voir Hhauyu. 

Chavat [sava S], s. m. — Chevet. 
Voir Chèvat. 

Chavate [savat S], s. f. — Corde- 
letle. Voir Chèvate. 

Chavecène [savsen F\ , s. f. — 
Caveçon. Voir ChèvecGune. 

Chavolat \savola Ommeray, sç- 
vçlo V], adj. — Mou. Se dit sur- 
tout de la pâte à gâteau bien réussie. 

Chavote [Savot F, sûwot V], s. f. 

— Licou. Voir Chèvate. 
Chavow [savowF], s. m. — Cheveu. 

Voir Châw. 

Châw [sâw-sow M, N, sow-sqvu 
I, sgw- sevow P, savow F, sawu S, 
soiun V\, s. m. — Cheveu. ~ don 
bon Dieu (fil de la Vierge). Risquer 
ses ~ po p'ier pèruque, risquer ses 
ch. pour porter perruque (risquer 
tout pour un gain problématique). 
Je n' t'an bèy'reûs m' i ~ d' mè tête, 
je ne t'en donnerais pas un ch. de 
ma tête (je ne t'en donnerais pas 
un zeste). — Lo ci qu' n'è qu' trôs 
chawous, lés è vite pegnis, celui qui 
n'a que trois cheveux, les a vite 
peignés S. 

Châw \.sâw-spw M], s. m. — Oiseau 
de proie, surtout hibou, chat-huant. 

Chawate [samal M, N, S, sau>çt- 
sawot F, sowot /, P, V], s. f. — 
1° Chouette , hibou , orfraie. Voir 
Euy. Piate ~ , petite ch. (enfant 
éveillée). 2" Femme aux cheveux 
ébouriffés. 

Châwâye [sûway M, S], s. f. — 
Grande quantité d'eau. Voir Hhâ- 
wâye. 

Chawer [sawê' . . M, iV, S], v. intr. 

— Etre contenu dans, tenir dans. 
Je n'chaw'râ m' dans l bèrat, je ne 
tiendrai pas dans le baril. 



— 122 — 



CHn 



CHE 



Châwer Isâii'è' . . M, N\, v. Ir. — 
— Laver. Voir Hhâwer. 

Chawerasse [sâipi-tis M, A', i"|,s. f. 
Laveuse. Voir Hhâwerasse. 

Chawète, voir Chawate. 

Châweû, Châwi [xâwfJë S, sâwi M \, 
s. m. — Lavoir. Voir Hhâwi. 

Chawion [sciun/à S\. s. m. — Pli 
du cou à la nuque. 

Chawjon (sn(/»/oi'|, s. m. — Sau- 
vatïeon. Voir Chaujon. 

Chawjoné [saivjonè . . S, sofijine 
V], s. m. — Pommier sauvage. 

Chawon {sau'ô-sou'ô M, X, sowô 
I, P, sô F, sauiù-sawtjô S, iioi'ô V\, 
s. m. — 1" Morceau tle panne de 
porc frite dans la poêle (on s'en 
sert pour faire le boudin). 2" Lard 
grillé ; créions. 

Châwote |s(/(i'o/ V], s. f. — Chaîne 
qui s'attache au timon quand on 
met devant la voiture des bœufs au 
joug; corde faite de harls, longue 
d'à peu près dix mètres, dont on 
se servait dans un Iniin de bois. 
Voir Textes patois, p. 224. 

Chawote, voir Chawate. 

Chawou \sawu S\,s. m. — (Cheveu. 
Voir Châw. 

Chawtrer [sawtÊ-êi M], v. tr. — 
Pincer la vigne. Voir Hhawtrer. 

Chawtron [saivlrô M \, s. m. — 
Extrémité des branches de vigne. 
Voir Hhawtron. 

Châye [siiij . . M, I, /', A'|, s. m. — 
Châle. 

Châyant [sâi/ù - sû^^yù \ , adj. — 
Glissant. Voir Hhauyant. 

Chayate Isaijcil S |, s. f. — Petite 
chaise. Voir Hhayate. 

Chayâye [siii/ùti M\, s. f. — Perte. 

Châyemant Isiii/nu'i S\, s. f. — 
Glissement. Voir Hhauyemant. 

Châyèssc |.s'r(;/ç.s- .S'|, s. m. — Glis- 
sade. Voir Hhauyèsse. 

Chayeu |ïo.'/'.'' M |, adj. — Indisposé. 

Châycu [s(ii/(v S ], s. m. — Traîneau. 
Voir Hhauyu. 



Châyeu [sat/œ . . M, I, P\, v. tr. — 
[•essayer. Voir Hhâyeu. 

Châyeu (so) \sàyiy . . M, I, P, A'], 
V. |)ron. — Se chauffer en écarquil- 
lant les jambes devant le feu. 

Ché \sê F\, s. m. — Chien. Voir 
Chîn. 

Ché [iici . . gén. (iiiiq V)|, s. m. — 
Voiture, chariot, char sans ressorts 
(voir la planche à la page 125). 
Lo ~ n' cheût m' lojos ou ç' qui 
casse, la voiture ne tombe pas tou- 
jours là où elle casse (([ui commet 
des imprudences, s'en ressent plus 
tard). 

Fiauvi, /icmvate. 

Lés çus qu' n'ont pwinl d' ché, 

X'onl m' besan d' chèrale. 
Fiauvi, futiwale, ceux qui n'ont point 
de voiture, n'ont jjas besoin de cba- 
rette (jeu de mots). 

Chèch [ses S, V|, s. m. — Sac. 
Voir Sèc. 

Chèchat \sesa M. X, seso I, P, scso 
V\, s. m. — 1" Sachet, petit sac. Voir 
Sèchat. 2" Sobriquet donné aux ha- 
bitants d'Amanvillers, vill. de l'arr. 
de Metz. 3" Estomac du porc. 

Chèche {ses M, I, P, S\, s. f. — 
Charge. Voir Chèhhc. 

Chèchelâyc, voir Chèhhclâyc. 

Chèchion [ sesyù M, F\, s. m. — 
Pré sec. 

Chèchis, voir Chèhhis. 

Checot \s(ç)ko gén.|, n. pr. — 
Chicourt, vill. de l'arr. de (Jhàteau- 
Salins. 

Chècran [sçkrà M |, s. m. — Carcan. 

Chèdé \sedc' . .gén.|, adj. — Edenté. 
Voir Hhèdé. 

Chèder [sedè' . . M, I, ]'\, v. tr. - 
Ebrècher. \'oir Hhèder. 

Chèdon [iiedô M, l, P\, s. m. — 
(;hai(lon. \'oir Hhèdon. 

Chèfaud | .sr/S .1/, /, P\, s. m. — 
Grenier où l'on entasse les gerbes. 

Chègne |.vç/î /, P. seù-scn S\, s. f. 
— Chanvre. Voir Chingne. 



CHE 



123 



CHE 



Chégnè [seiiç Y], s. m. — Partie 
de la peau du chat, du chien, entre 
le dos et la tête. 

Chégner [seiie V], v. intr. — Pleur- 
nicher. Voir Cheugneu. 

Chégnerïe [sciln V\, s. f. — Pleur- 
nicherie. Voir Cheugnerèye. 

Chégnon [sêiiô V], s. m. — Chaînon. 

Chègrîn [segrî . . gén.], s. m. — 
Chagrin. Lo ~ toûive l'omc et nûrit 
le fome, le ch. tue l'homme et nour- 
rit la femme. Çaiit-ans d' ~ n pèijenl 
nieu i sou d' dates, cent ans de ch. 
ne paj'ent pas un sou de dettes. 

Chèguejate, ChèguGJote [segjat M, 
sçgjot I, P \, s. f . — Balançoire. 
Planche posée en équilibre instable 
sur le tranchant d'un morceau de 
bois taillé en biseau ; balançoire à 
la planche, installée ordinairement 
au bord d'un ruisseau, au mojen 
de deux branches de saule. 

Chèheute [sçhœt M], s. f. — Ca- 
hute, masure, chaumière. 

Chèhhe [sex • ■ gén.], s. f. — Charge. 
Piate ~ pense de lonje, petite ch. 
pèse à la longue. 

ChèhhGlâye [sçx'âj/ . . M, /], s. f. — 
Gros rire. 

Chèhhis [sejj. . . M, /], s. m. — Châs- 
sis garni de grillage en fd de fer qui 
sert à garantir le bas des fenêtres. 

Chèhieu [ sçri/œ • • M, I, P, N, 
saxi-sçxi S, sç-{ye,-i]œ Y], v. tr. — 
Charger. Voir Chèrjeu. 

Chèhion [se-ryô S], s. m. — Chaîne 
de la charrue. 

Chèhou [sçyii . . M, I, P, N, S, 
sçfu Y], s. m. — Chargeur. Voir 
Chèrjou. 

Chéjë [sêje P], v. tr. — Changer. 
Voir Chinjeu. 

Chèjieu [sçjyœ . . M, I, P, S], v. 
tr. — Charger. Voir Chèhieu. 

Chèkcune [sekœn. M, N, sçkçn I, 
P, F], pron. ind. f. — Chacune. 

Chèkîn [sekl . . gén.], pron. ind. 
m. — Chacun. Chèkîn i syin, V diâle 



n'èrè ryin, ch. le sien, le diable n'aura 
rien. 

Chèkion [sçkyà M, I, P], s. m. — 
Bouquet de fruits suspendus à une 
branche d'arbre. 

Chèkion [sçkyô M, I], n. pr. — 
Chàtîllon, ferme située près de 
St-Julîen-lès-Metz. 

Chélâd [Sêlâ V\, s. m. — Ivrogne. 
Voir Chculâd. 

Chélè [sëlç V], v. intr. — Avoir 
soif; boire avidement. Voir Cheûler. 

Chèleri [siilri I, selri Y\, s. m. — 
Céleri. Voir Cèyeri. 

Chèlèye [selêy M], s. m. — Bois 
de lit. 

Chèlîdoiîne [sejidriii M, I, selidCin- 
sclidôn N], s. f. — Chélidoine. 

Chelîncot [s(e)lîko M, I], n. pr. — 
Chelaincourt, ferme située près de 
Flévy, arr. de Metz. 

Chelon [selô Fleurj], s. m. — 
Larve de hanneton. 

Chèmé [sçmêi M, I, P, N, S], s. 
m. — Partie du devant d'une voiture. 
Voir Hhèmé, Ché. 

Chèmé [semci . . M, I, S\, s. m. 

— Escabeau. Voir Hhèmé. 
Chemehate, Chèmehote [seni-^at 

M, N, S, seinjot I, P, semyot Y], 
s. f. — 1" Chemise trop courte. 
2" Veston court qu'on portait an- 
ciennement. 

Chemèle \s(e)mçl M, I, P], s. f. — 
Semelle. Voir Hhemèlc. 

Chemeler ls(e)melëi . . gén.], v. tr. 

— Ressemeler (mettre des semelles). 
Voir Hhemclcr. 

Chemenat \semna M, Semno I, P\, 
n. pr. — Cheminot, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Chcmenâye [semnay M, N, sçm- 
iiây I, P, F, Sçmnûy-sçinnëy-senvliy- 
sçiwëy S, seinnêy V], s. f. — Che- 
minée. P' ter è le haute ~,porterqqn. 
sur les épaules, les pieds devant. 

Chemencr [semnë' M], v. intr. — 
Cheminer. 



IÉ4 - 



Fig. 13. 



Ché (pays Messin). 



1. Limonire. 


27. 


2. Trèvchhu. 


28. 


3. Belance (bas d'bolance Y). 


29. 


4. Crachat (mâyc V). 


30. 


5. Lèmé {brocon V ). 


31. 


6. Trât. 


32. 


7. Teumon (Irimoii V). 


33. 


8. Lonzinne (lonzêne-alonzéne S, 


34. 


lonzînne-èlonziimc Y). 


35. 


9. Forchatc de d'vant. 


36. 


10. Brès d'pane ou armon. 


37. 


11. Payate {slriye Y, hhûrîye. 


38. 


sounye S). 


39. 


12. Lèmé. 


40. 


13. Piton d'iè limonïre. 


41. 


14. Boulon d'iè limonïre.' 




15. Yolèt. 




16. Brès d'fé. 


42. 


17. Trèvehhu. 


43. 


18. Hhèmé (/i/ir/jir V). 


44. 


19. Forchate de dèyeu. 


45. 


20. Brès d'pane. 


46. 


21. Potrat. 


47. 


22. Tandïre (tondcrc Y). 


48. 


23. Brès d'fé. 


49. 


24. Ètriyeu d'èhhi. 


50. 


25. Sélate de dèyeu. 


51. 


26. Cours d'èhhi. 


52. 



Èhhi. 

Bwète d'iè mécanique. 

Vis d'iè mécanique. 

Hhiaulc {h^ûle Y). 

Chevcuye. 

Règat. 

Pahhon. 

Torniquèt por sarcr lé chèrâye. 

Sèbat d'iè mécanique. 

Ètriyeu. 

Vis d'iè mécanique. 

Rieûyc (reûye-rii F, n-rii S, ri Y). 

Corbé (chûsson Y). 

Râs. 

Mayeû M, N {moyeu I, ivoyeû- 
mouyeû, P, moyii F, moiiyin S, 
inouyê Y). 

Frète de mohhat (/';t'/c de bout Y). 

Trou d'râs. 

Bwète. 

Oùhhe (onse Y). 
. Jalhon (hholote, clilète Y). 
, Tandïre {tondcre Y). 
. Boulon d'jalhon. 
, Feusé. 

. Coude (cwodc). 
, Pïrche. 
. Trât d'pïrchc. 



- 125 




Fig. 13. 



CHE 



— 126 



CHE 



Chèméye \semêii S], s. f. — Roitc 
sans fond dont le dessus est à jour 
et (\n\ sert à couvrir la chauiïcrette. 

Chemiche, voir ChemThhe. 

Chèmié [semijc, -i/u- V|. s. ni. — 
Panier à couvercle nui ni d"une grande 
anse, (|ui sert à porter le diiier aux 
champs. 

Chemîhhe \s(e)niîx-s(ç)tmx ■ ■ f^én.|, 
s. f. — Chemise. 'L al wèle coine 
eiine ~ de quinze Jos, il est sale 
comme une ch. de quinze jours. / 
vandrcru bain se ~, il vendrait bien 
sa ch. (tellement il est dépensier). 
'L al (tans se ~ que pèsse au tlous 
bouts, il est dans sa ch. qui jjasse 
aux deux bouts (réponse à un 
curieux qui désire savoir où qqn. 
se trouve). Maie quèqnink v'ianli 
dans se ~, nietti-e qcjn. volontiers 
dans sa ch. (avoir une ail'ection |)our 
qtpi). Le ~ alpusj>rèsqu'lo rcluil,]a 
ch. est [)lus j)rés (|ue le veston (les 
parents .sont ])lus pioches {[ue les 
étrangers). 

Chemîn |.s( (')«;(" M, I, X, semé P, 
F, s{e)mi-s(e)mè S, semî V\, s. m. 
— 1" Chemin. Lo ~ n'ai nï èsscz 
bétu par li , le chemin n'est pas 
assez battu pour lui (il est ivre et 
titube). Rènmiinner j)è i ~ qu' n'è 
pwinl d'picres, ramener |)ar un ch. 
qui n'a ])as de pierres (rabrouer 
(Hin). Tos lés ~ mwlnnent è Rome, 
sent'manl faut les eonahhe, tous les 
ch. mènent à liome, seulement il 
faut les connaître, .i;; mènent lés 
bés ~ (inand' is sont i/oûle, on voit 
les beaux ch. quand ils sont outre 
(quand ils sont passés). / i>aul 
miens passer pè lés prés, ç'al l' pus 
dons -, il vaut mieux passer par 
les |)rés, c'est le plus doux ch. (il 
ne faut pas réjiondre à qui cherche 
querelle). 2" Nourriture qu'on laisse 
tomber sur ses babils. 3" Grande 
chaîne de monirc (lu'on porle en 
sautoir A'. 



Cheminât \s(e)mina-semna M, X, 
s(e)mino I, P\, n. pr. — Cheminot, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Chemînche, voir Chemîhhe. 

Chèmwése [semwês M, I, X], s. f. 

— Siamoise (étoile de coton com- 
mune, en usage autrefois). 

Chénat |.s(vi« M, X, sêno I, P, F, sâna 
S, sâno V], s. ni. — Petit chêne. 

Chcnate \sçnat M], s. f. — Petit 
éclat. Voir Hhenate. 

Chénatc \sênal X, S |, s. f. - Petite 
chaîne. Voir Chinnate. 

Chenau |.s((')/îô .)/, /, P, X, asnô- 
snô F, sûnat-senë' S, sânel V], s. m. 

— Chéneau. Lo vanl è amp'lé lo ~, 
le vent a emporté le ch. 

Chenâye |.'j(ç )/«'.'/ . . M, I, P\,^- f. — 
Échine. Voir Hhenâye. 

Chêne \sen f, P, F\, s. f. — Échine. 
Voir Hheunc. 

Chcné [sçnë' . . M, X], adj. — Verre 
ébréché. 

Chêne |.st/i P, .V, .S', V], s. f. - 
Chaîne. Voir Chinne. 

Chêne \sên Y\, s. m. — Chanvre. 
Voir Chingne. 

Chêne [.S(7i M, L P, X, san-sûn . . S, 
V], s. m. — Chêne. 

Chcné, voir Chenau. 

Chener |.sV;iê' M, X\, v. intr. — 
Voler en éclats. Voir Hhcner. 

Chènetière , Chènetîre | senli/er- 
sentlr F\, s. f. — liandes minces et 
étroites que l'on prend sur un cou- 
drier de trois ans au moins, droit, 
sans n(eud, et ([ue l'on sépare en 
l'entaillant à la base jus(|u'au dessous 
de l'aubier. On ploie ensuite le cou- 
drier sur le genou, la partie entaillée 
se lève et forme la lanière. On plie 
successivement le coudrier dans 
toute sa longueur et on soulève 
cha(|ue fois la bande détachée avec 
un doigt glissé entre le coudrier et 
la bande. On peut prendre cinq à 
six bandes semblables, suivant la 
grosseur du coudrier et la largeur 
qu'on donne aux bandes. 



CHE 



127 



CHE 



Cheneûs \s(e)nôë N, S], n. pr. — Ché- 
nois, vill. de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Chenevate [senval M, N], s. f. — 
Chènevotte. 

Chenevâye [senvây . . S, V], s. L 
— Cheminée. Voir Chemenâye. 

Chènevé [sçnvê' . . gén.], s. m. — 
Chènevis. 

Chenevére, Chenevîre [senvïr M, 
N, seiiinr I, P, F, senvêr-senvœr S, 
seni'ër V], s. f. — Chènevière. Voir 
Chcnevrate. 

Cheneveiiye [senvœy M], s. m. — 
Chènevis. On dit aux enfants pour 
les empêcher de faire qqch : fiûre, 
si f toches c ç'iè, teii i>'rés an prihon 
wèijou ç' qu'an minjcnl dés ~ et don 
iron d'âne, gare, si tu touches à cela, 
tu iras en prison où l'on mange du 
chènevis et des excréments d'âne. 

Chcnevoûse [senvûs M, N\, s. f. — 
Chènevis. 

Chenevrate [senvrat M, N], s. f. — 
Chènevière. Voir Chenevîre. 

Chenevru [senvrii M\, s. m. — 
Chènevotte. Anciennement, les brins 
de chanvre étaient soufrés et ser- 
vaient d'allumettes. 

Chenéye, voir Chenîe. 

Cheni ls(e)ni M, I, P, N\, s. m. — 
1" Poussière ; ordure. 2" Chose de 
peu de valeur. Ç'at don ~ , c'est 
une chose de peu de valeur. 

Chenîe [s(e)nT(ij) . .gén. (snëij-snTtj 
S)], s. f. — Chenille. Wète ~ , sale 
eh., femme sale. 

Chenîe [ sçnT(ij) S, V|, s. f. — 
Échine. Voir Hhenâye. 

Chéniotc [sënijot V\, s. f. — Chaî- 
nette. Voir Chinnate. 

Chenon \s(e)nô M, I, P, S\, s. m. — 
Forme où l'on met égoutter les fro- 
mages. Voir Hhenon. 
Chénot, voir Chénat. 
Chénote \sënot I, P, F\, s. f. — 
Chaînette. Voir Chinnate. 

Chèpâde [ se pat M, N\, s. f. — 
Action d'échapper. Voir Hhèpâde. 



Chèpâye [sçpây N], s. f. — Echap- 
pade. Voir Hhèpâye. 

Chèpe [sep M, I, P], s. f. — La- 
nière de cuir qui sert à attacher le 
fléau au manche. Voir Hhèpe. 

Chèpé Isepêi . . gén. (sapé F)], s. m. 

— 1» Chapeau. Haut ~ , ch. haut de 
forme ; ~ è coûne, chapeau à cornes 
(tricorne). Mate sa ~ , mettre son 
ch. (se couvrir) ; roCder so ~ , ôter 
son ch. (se découvrir, saluer). Qu'at 
ç' que /' bwin Dieu n' sèreûl m' fâre? 

— Router s' ~ d'vant s' mate. Qu'est- 
ce que le bon Dieu ne saurait faire? 

— Oter son chapeau devant son 
maître (devinette). 2» Homme, par 
opposition à Bianc-bonat, Bianche- 
téte, femme. I ~ al pas foCirt qu'i 
bianc-bonat, un homme est plus fort 
qu'une femme. 3" Partie du pres- 
soir à bascule. Voir Chaucu. 

Chèpé [sepêi M\, n. pr. — Place 
Chappé, aboutissant à la rue de la 
Chèvre, à Metz; ainsi nommée d'une 
branche de la famille de Laître, qui 
portait le nom de Xappel ou Xappey 
et (jui y possédait un hôtel. 

Chèpelat | sçpla M, N, S, septo I, 
P, Y\, s. m. — Chapelet. - d' bwïvje, 
ch. de lessive (iris; on nomme ainsi 
cette plante parce que, séchée et 
découpée, elle est disposée en grains 
de chapelet pour parfumer la les- 
sive). 

Chèpelate [sejAat M, N], s. f. — 
Jeu de colin-maillard. 

Chèpèle Isepçl M, I, P, N, sapai F, 
sepêl-sepçl S, se^pêl V], s. f. — 1" Cha- 
pelle. 2" Capote d'un berceau. Fâre 
~ , faire ch. Se dit des femmes qui 
se chaulfent en relevant leurs jupes 
sur leur tète. 

Chèpeler [seplëi . . S, V\, v. tr. — 
Tailler les arbres. 

Chèpèlerèye {sepejrçi/ M, I, P, A'], 
s. f. — Chapellerie. 

Chèpeli [sepli M, I, P, N, sapli F], 
s. m. — Chapelier. 



— 128 



CHE 



Chèpelirâwe \sqplirâw-sçplirow M], 
n. pr. — En Chapicrue. rue à Metz. 

Chèper [sçpëi M, /, P, N, S], v. 
intr. — Échapper. Voir Hhèper. 

Chèpiat [sepija M], s. ni. — Ciseau 
de maçon. Voir Hhèpiat. 

Chèpite |.sVp(7 M, I, P, X, sapil F|, 
s. m. — 1" Chapitre d'un livre. ./' // 
a dit s' ~, je hii dit son ch. (je lui 
ai fait des reproches). 2» Chapitre 
de chanoines. 

Chèponîn [seponî . . M, /, /', A\ 
saponê . . S, xaponc V|, s. m. — Caf'e 
à poules. Les paiires jaiis ont des 
fwos dès chaponcs dans ziie voii- 
hène. les pauvres gens ont parfois des 
cages à ])oulcs dans leur cuisine Y. 

Chèpoyeu (se) {sepoi/œ . . M. I, /'|, 
V. pron. — Se quereller. Voir Hhè- 
poyeu. 

Chèpoyeu \scpoiju M, I\, s. m. — 
Chiffonnier. 

Chèque \sck gén.|, adj. ind. — 
Chaiiue. ~ an, ch. an (tous les ans). 

Cher' \sêr X\, v. intr. — Tomber. 
Voir Cheûr. 



CHE 

Cher' \sêr . . M, /, P, F, N, sir S, 
■VI'"A ^'I' '"'J- ~ Cher. - lams, temps 
cher (cherté). 

Chèragne |sçrn;i M, N, Seron I, P, 
sariin F, saraii S, sorôn V), s. f. — 
Charogne. 

Chèratâye [seralai/, M, X, scrotân 
I, P, sarotCiij F, saralau-sariilci/ S, 
sorotc!/ V|, s. f. — Charretée. 

Chèrate {serai M. N, sçrot I, P, 
sarol F, sural-seral S, sorpl V], s. f. 
— N'oiture à deux roues où dort le 
berger. 

Chérate \sêral S], s. f. — Petite 
ciiaisc. Voir Chîratc. 

Chèrau \sçrô M, X |, s. m. — loTom- 
liereau. — 2" Charretée de onze 
hottes du pays messin (quatre cent 
(piaranle-quatre litres). 

Chèrâwe [serâio-serow M, X, sernw 
I, P, saru F, sarâ-sant-serù S, sorû 
V I, s. I'. — Charrue. Que ~ , quelle ch. 
((|ucllc corvée, quel ennui!) Mi:le 
le ~ d'vanl les biens, mettre la cli. 
devant les ba-ufs (avoir un enfant 
avant d'être mariée). 




1. Vis. 

2. Haye. 

3. Tringuc. 

4. Decratu. 



Fig. li. 
Chèrâwe (pays Messin). 

5. Pognaye. 

6. Meunc. 

7. Rèhhc. 



8. Cote. 

9. Chinnc. 

10. Rwale. 

11. Crachat. 



CHE 

Chèrâye [serây M, N, sçrây I, P, 
sarày-sarêg S, sçrêij V], s. f. — 
1° Charretée, voiture de denrées. 
Bèyeu le ~ , donner la ch. (passer 
le foin, avec la fourche, à celui qui 
l'arrange). Fâre le ~, faire la ch. 
(arranger le foin sur une voiture). 

Chèrber \serbêi . . M, I, P, S], v. 
tr. — Arracher les mauvaises herbes. 
Voir Hhèrber. 

Chèrbon [serhô M, I, P, N, sarbô 
S, sorbô V], s. m. — 1* Cliarbon. 
Hhofieu l' ~ , souffler le ch. (pendant 
la veillée de Noël, il était d'usage 
de souffler au nez du voisin le ch. 
qui était suspendu; chacun soufflait 
à son tour). — D'in chcch dé chor- 
bon né sènil sàlè fiés d'bianche fèrîne, 
d'un sac de ch. il ne saurait sor- 
tir de la blanche farine V. 2" Fu- 
roncle, clou. I m' è v'nîn i ~ d'zos 
r bris, il m'est venu un clou sous 
le bras. 

Chèrboni, Chèrbonieu, Chèrbonîn 
\sçrboni-serbonyœ-serbom M, serbone 
I, P, sarbuni F, serbonœ N, sarbonyi 
S, sorbone V], s. m. — Charbonnier. 
'L at neûr corne i -, il est noir 
comme un ch. Lés ~ d' Chèlé, les 
ch. de Chàtel, arr. de Metz. Les ha- 
bitants de ce village étaient presque 
tous bûcherons. 

Chèrbonîn, voir Chèrboni. 

Chèrbonîre [serbonîr I, N\, s. f. — 
Charbonnière (mésange à tête noire). 

Chèrbûre [serbîir M, I, P, N, F, S\, 
s. f. — Mauvaise herbe qui pousse 
dans les semis. Voir Hhèrbûrc. 

Cherché, Chèrchi [sçrse /, P, sersi 
S], V. tr. — Chercher. Voir Char- 
cheu. 

Chèrcuterèye [sçrkûtrêy M, I, P, 
N], s. f. — Charcuterie. 

Chèrcutieu [serkûtijœ . . M, I, P, 
N, sarkitsi S, sarkitsœ (G o n d rexa nge)] , 
s. m. — Charcutier. 

Chèrdé [serdç' P], adj. — Edenté. 
Voir Hhèdé.' 



129 - 



CHE 



Chèrdron [sçrdrô Rombas], s. m. 

— Chardon. Voir Hhèdon. 
Chèrdudu (è lè) [sçrdûdii M,I,N], 

loc. adv. — Porler à la Ch. Se dit 
de deux personnes qui en portent 
une troisième sur leurs mains en- 
trelacées. A Metz, on disait ancien- 
nement: R la Chardudu. 

Chère [sër S], s. f. — Chaise. Voir 
Chire. 

Chère [serê' Rombas], s. m. — 
Outil muni de dents, qui sert à pei- 
gner le chanvre. 

Chèrèbancs {sqrçbà M, I, P, N\, 
s. m. — Char à bancs. 

Chèrehi Isçri-î]. n. pr. — Chérisey, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Chèrer [serê' . . S], v. intr. — 
Dévier. Voir Hhèrer. 

Chéretïse [sertis M, I, P, N], s. f. 

— Cherté. 

Chèreton [sertô M, I, P, N, sartô 
S, sortô V], s. m. — Charretier; 
celui qui conduit l'attelage de la 
charrue. 

Chèreterîe [ser(e)tny M], s. f. — 
Remise où l'on range les voitures, 
les charrues et tout ce qui appar- 
tient au train de culture. 

Chèrèye [sçrçy M], s. f. — Erreur. 
Voir Hhèrèye. 

Chèrgater [sergatê' . . M, N, ser- 
gote . . I, P, sargàtê'-sargotç . . S, 
sorgçte-horgçtq V],\. tr. — Balancer; 
cahoter ; voiturer. Que l' diàle te 
chèrgate, que le diable te voiture 
(t'emporte) ! 

Chèrgatu [Sergatu M, N, sçrgotii 
I, P, sargàtœ . . sargçtu S, sçrgçlu 
V], s. m. — Balançoire, escarpolette. 
Voir Klambochu. 

Chèrgotè , Chèrgotu, voir Chèr- 
gater, Chèrgatu. 

Chéri [Seri M, I, P, N, sarë . . S, 
sore V], s. m. — Charron. 

Chéri [sej-i M, I, P, N, sarœ . . S], 
s. m. — Charretier. 



CliE 



— 130 



CHE 



Chèriat [sçri/a M, N, sçriin I, P, 
sari/a S. sprijo V\, s. m. — 1" Cha- 
riot. 2" Kquerrc (|ui sert à fixer 
la l)obinc et le pcif^ne du rouet. 

Chèricu [sçnjœ . . M, I, P, A', 
sari/i S, sori/e, -yœ V\, v. tr. — Cluir- 
royer, voiturer. Clirrictl: è drcûle, 
cliarroyez à droite (suivez le chemin 
à droite) ! 

Chèrigàgate, Chèrigangatc {scrif/â- 
f/itl M, .s^'r/y/m/o/ /, /', scrii/ôiiat-scri- 
lôgal N, sçrifiâf/dl S\, s. f. — C.occi- 
nclle. 

Chèrigangoûne Iscrij/ànûn M, I, P, 
sçrigài/rin-si'riiiài/ôn N ( krri(/('i(jôn 
Hestry), hislâgàn S\, s. in. — Escar- 
got. Voir Èskèrgat. 

ChèrigôgatG, voir Chèrigàgate. 

Chèrîrc [sqrîr M, I, P, A', sarPr- 
sarâ'r S, sorêr V\, s. f. — Oheniin 
d'exploitation, chemin carrossable. 

Chèritôgale, voir Chèrigangate. 

Chèrjcu [srrjri' . . M, l, P, N, 
sarji /•'!, V. Ir. — Charger (tend à 
remplacer Chèhicu et s'emploie sur- 
tout en jiarlant du temps). Lo [unis 
s'chèrje, j'èrans le puiwe, le temps 
se charge (se couvre), nous aurons 
de la pluie. Noir Chèhicu. 

Chèrjcu \sçrjii . . M, I, P, ■idrjoio 
F\, s. ni. — Chargeur. Voir Chèhou. 

Chèrjii \srrjii M, l, P \, s. ni. — 
Chargeoir. 

Chèrmcr [sçrinr' . . M, /], v. Ir. — 
Ensorceler. 

Chèrmeuyc, Chèrmîne \sçrnuvij M, 
N, sçnuTti I, P, srrmïnS, V\, s. i'. — 
Charmille. 

Chèrmine [sçrniin M, I, P, F, X, 
sçrmln S, V'|, s. f. — Charme (arbre). 

Chèrmine, voir Chèrmeuye. 

Chèrniére [scnii/cr M], s. f. — 
Chemin où passent les voitures. 

Chérote \sên)l V\, s. f. -- Petite 
chaise. Voir Chiratc. 

Chèrowe \s<;roiii M, I, /'[. s. !'. — 
Charrue. Voir Chèrâwe. 



Chèrpante \sqrpàt M, I, P, X, sar- 
pàl S, sçrpct V], s. f. — Charpente. 

Chèrpanti [serpàli M, I, P, X, sur- 
paie . . S, sçrpcle V], s. ni. — Char- 
pentier. 

Chèrpe \sçrp M \, s. f. — Kcharpe. 
Voir Hhèrpe. 

Chèrpègnatc \sqrpçùal S, serpenol 
V|, s. f. — Petit panier en osier. 

Chèrpcgne {srrpœû M, X, sçrpqn 
l, P, iitirpln F, sçrpêù S, xçrpcii V\, 
s. f. — Ouvrage de vannerie: cor- 
beille plaie; panier à deux anses, 
en osier non écorcé; grand iianier 
obloiig en osier tressé pour mettre 
le linge. .Souvent le mot désigne 
aussi un panier sans anses. 

Chèrpegnèye \sçrpenëtj M, X, .sçr- 
/)ç;î("// /, P, scrperuQ/) S, sqrpenî V\, 
s. f. — Contenu d'une Chèrpegne. 

Chèrpegni [sçrpçni M, I, P\, s. m. 

— Vannier. 

Chèrpegnon {serpcnô M, I, X ], s. 
m. — Lien de coudrier qui sert à 
l'aire des balais. 

Chèrpegnon [sqrpenô M, I\, s. m. 

— Mal (|ue l'on ressent dans les 
jambes après avoir trop marché. 

Chèrpégnote, voir Chèrpègnatc. 

ChèrpC-ne, voir Chèrpegne. 

Cbèrpicu \sfrpti(r . . M, l, P], v. 
tr. — Mettre en cliar|)ie, en nior- 
ccniix. 

Chèrpinte, voir Chèrpante. 

Chèrpinté, voir Chèrpanti. 

Chèrtu [sçrlii M, I, P\, s. m. — 
'ronnellc. 

Chèrûe {iirrn S\, s. f. — Charrue. 
Voir Chèrâwe. 

Chèrujyin {sçnyiiè P, F\, s. m. 

— Chirurgien. Voir Cèrujyin. 
Chèrvclu, Chèrvéné \sqrvrli"t M, I, 

P. X, srrnnip . . ,S'|. s. m. — Chéue- 
voltc. 

Chèsote liiçzol V\. s. f. — 1» Cage. 
On Ujint les joncs dons t'-nc ~, on 
tient les oiseaux dans une cage. 
2" Enveloppe de la l'aine, du gland. 



CHE 



131 — 



CHE 



- dé fèyîne, ~ dé guiand. 3° Cône 
de pin. 

Chèssant [sesà M, I, P, N, S], adj. 

— Adonné à la gourmandise. Chan 
bon-n-afant , qaad 7 at soïd, i n'ai 
m' " , Jean bon enfant, quand il 
est repu, il n'est pas gourmand. 

Chèssante [Se.sât Gorze] , s. f. — 
Gourmandise. 

Chèsse [sçs M, I, P\, s. f. — Châsse. 
J'alins dés piales bâcèles de v'ieje 
qii' s'an v'nînl è Metz pèrâijes corne 
dés ~ , nous étions des jeunes filles 
de village qui s'en venaient à Metz 
parées comme des ch. E. M. 1818. 

Chèsse [ses gén.), s. f. — Chasse, 
poursuite. ~ inohhc, éniouchette. 
liceiir eiuie ~ , recevoir une ch. (être 
poursuivi). J' li à bèijeu eiine fè- 
meûse ~ , je lui ai donné une fa- 
meuse ch. Été au bon d' ses ~ , être 
au bout de ses ch. (être à quia). 
'L at tojos an -, il est toujours en 
ch. (il est toujours pressé). 

Chèssebasse [sesbas M], s. f. — 
Lysimachie commune. 

Chèssc-chîn [ses sî M], s. m. — 
Chasse-chien. Nom donné ironique- 
ment à un bedeau, à un portier. 

Chèsse-môrté [ses inerte' M, I, P\, 
s. m. — Chasse-marteau (outil de 
tonnelier). 

Chèsserat [sesra M, X, S, sesro I, 
P, V], s. m. — Épervier. 

Chèssére, voir ChèssiirG. 

Chèsse-trèpe [ses trep M \, s. f. — 
Cliardon étoile. 

Chèsseûre, voir Chèssiire. 

Chèssieu [sçsyqe . . gén. (sasi F)], 
V. tr. — 1" Chasser, poursuivre. ~ an 
vaye, mettre à la porte. Le piûwe 
chèsse, la pluie chasse (fouette). ~ 
ans biches cwèfciges, ch. aux biches 
coiffées (aller aux danses pour voir 
les jeunes filles). Zoiis chîns n' 
chèssent meii ansane, leurs chiens 
ne chassent pas ensemble. Se dit 
de deux personnes qui ne sont pas 



amies. 2" Être en rut. Note treûye 
chèsse, notre truie est en rut F. 

Chèsson [sçsô M, I, P, N, satô S, 
sotô V[, s. m. — Chaton. 
" Chèssou [sesu . . M, I, P, N, S, V, 
saspw F], s. m. — Chasseur. Jane ~, 
viens briboii, jeune ch., vieux coureur 
(celui qui court le cotillon dans sa 
jeunesse, continue dans sa vieillesse). 
~ et pahhon, dons m'tis d'hèhhrou, 
eh. et pêcheur, deux métiers de fai- 
néants. 

Chèssûre [sesur M, I, P, sasûr F, 
sesœr-sesiir N, sesër-sqsœr S, sesêr V], 
s. f. — Mèche d'un fouet. Mè confie 
né pwint d' ~, je n' seras hhiapè, 
mon fouet n'a pas de Ch., je ne 
saurais le faire claquer. Se dit 
quand on refuse d'agir de concert 
avec une autre personne V. 

Chète [set gén.], s. f. — Chat. Voir 
Èlèrte. - d'âte, ch. d'âtre (chat ma- 
ladif qui garde le coin du feu au 
lieu d'aller aux souris). Priions corne 
eune ~ , frileux comme un chat. Tés 
eune vie d' ~ , tu as une vie de ch. 
(la vie dure). - au rau èva lés ~ 
de Panje, ch. au matou avec les ch. 
de Pange! (paroles que l'on crie 
aux chats qui dérangent par leur 
miaulement continuel). I s' sauve et 
s' nos monteur lo cul corne eune ~ 
qu'at fwètâije, il se sauve et nous 
montre le c comme un ch. qui est 
fouetté. Ç' n'at m' ans vièijes ~ qu'an- 
z-èprannent è ègripchen, ce n'est pas 
aux vieux eh. qu'on apprend à chi- 
per. Ç'at came le ~ hoûri, été brât 
aus'toCit qu'èle rit, c'est comme le 
ch. Hoiiri, il pleure aussitôt qu'il rit. 
'L at corne le ~ de Bolâ, èle rit et 
èle brut (deux locutions proverbiales 
qui se disent de personnes qui rient 
et pleurent pour des riens). / n' faut 
m' anframer le ~ èva l' bacon ; i n' 
faut m' ètècheu le ~ èva dés sau- 
cisses, il ne faut pas enfermer le ch. 
avec le lard ; il ne faut pas attacher 



CHE 



152 



CHE 



le ch. avec des saucisses (enfermer le 
loup (Inns la l)cr<,'cric'). Taiil l'à le ~ 
an bacon i/u'cle s'y fât /laiire, tant va 
le ch. au lard qu'il s'y fait ])rcndrc. 
iV' rani'aijcûr meu le - que dreiim, 
ne réveillez pas le chat qui dort. 
- hhaudrnic è pâwe d' l'âwc frcûdc, 
chat cchaudc craint l'eau froide. — 
'L al corne lés ~ que chèiiont sus 
zous pèles, il est comme les chats 
qui tombent sur leurs jiattes. 'L 
al fâs rowe ène t'ii'ne ~ , il est faux 
comme un vieux ch. Ç'al corne lé ~ , 
1 wèl kiè lo panel, il est comme le 
ch., il voit clair la nuit .S. Si n sol 
tn contants, qu'is pérninhhenl (' que 
le ~ cuiècfie, s'ils ne sont |)as con- 
tents, qu'ils prennent ce (|ue le chat 
cache (ses excréments). Le ~ vè tant 
â froméje bianc qu'èle s'y fèt panre, 
le ch. va tant au fromage blanc qu'il 
s'y fait prendre. 'L ot ahhttfi corne 
ène ~ quand' '/ c chyi è le bresc, il est 
cchaulTé comme un ch. (|uand il a 
ch... sur la braise (il est très alfairé). 
Lés pètes ~ font dés biès chotons, les 
vilains chats font de beaux chatons 
(les parents laids ont souvent de 
beaux enfants). ~ qu' é chotons né 
jémns bons lâchons, ch. qui a chatons, 
n'a jamais bonne friandise. Quand' 
lés ~ sont /lés. tés rètes sont nu'dcs, 
quand les ch. sont dehors, les souris 
sont maitresses V. 2" .Vmmocète 
branchial. 

Chcté [s(e)tèi M, ! \, s. m. — 
Cheptel. 

Chèté \sçtêi M, I, P, \, sale F, sctc 
. . S, setq V I, s. f. — Château. ~ 
d' freumins, ch. de fourmis (fourmi- 
lière). Fâre dés ~ an l'âr, faire des 
ch. en l'air (en Espafjne). 

Chèté I sejêi M, I, I> |, n. pr. — 
Chàtel-Saint-Cermain, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Chèté-Brèhin \s(;tc' brehè X, S\, n. 
pr. — Château-Hrchain, vill. de l'arr. 
de Chàteau-Salins. 



Chètelé \setlei M], s. m. — Celui 
(|ui doit donner le pain bénit le 
dimanche suivant. 

Chèténe, Chètcné, voir Chèleugne, 
Chètcugni. 

Chèté-Salîns |.çç/ê' . . scdl . . gén.), 
n. i)r. — Chàteau-Salins, chef-lieu 
d'arrondissement. 

ChètGugne | sçtœn M, .s'ç/ç/î /, P, 
setên S, st;tën Y\, s. f. — Châtaigne. 

- de tere, ch. de terre (gesse tubé- 
reuse, voir Mècuhon). 

Chèteugni |.sç/(c;i/ M, I, P, N, .ù;tne 
. . S, .■içlne V |, s. m. — Chàlaigner. 

ChètGure-boc \setierbok M, N, .s^- 
tiirbol,- I, P, sâtçrbuk F, sàtrçlml.-- 
ml(eibol<-set(frhok-.û;t(i>rbi.^ S, .sâler- 
Iwk V\, s. m. — Mauvais couteau. 

Chèt-heurant |.sV/iaTà Woippy], s. 
m. — Chouette, hibou. 

Chèlieu (se) \sçtyœ . . M, I, P, A'. 
satyi-setyi S, sotye V], v. pron. — 
Se corriger, s'amender. Si f viens 
lo r'fâre, i faut i pou f ~ , si tu veux 
te refaire, il faut un peu te ch. (chan- 
ger de vie). 

Chètion [setyô M\, s. m. - Petit 
château. 

Chètiou [setqu . . M, I. P\, s. m. — 
Se dit de celui c|ui inilige un châ- 
timent. 

Chètîre \setir M, I, P, N\, s. f. — 
Chatière, ouverture dans le bas d'une 
pt)rte pour laisser passer les chats. 

Chètré, voir Chètri. 

Chètrémane {.içlreman V|, s. m. — 
Couteau (jui ne coupe i)as. Voir 
Chèteure-boc. 

Chètrer \sçlrê' . . gén. (.satra- F)\, 
V. tr. ~ Châtrer. Voir Cacheu. 

Chètri \sçtri M, I, P, ^\ sçlrc . . 
•S, sçtre V\, s. m. — lUicher. 

Chètron [sejrô M, I], s. m. — 
Mouton. 

Chètrou \.si:lru . . M, I, P, X, S, 
satru F\, s. m. — Châtreur. 

Chètûre {sçtfir . . M, I, P, X], s. f. 

— Kuche à miel. 



CHÊ 



133 - 



CHË 



Cheu [s6c M, I, P], s. m. - 1» But, 
fin qu'on se propose. 2" Bout de 
champ. 

Cheu [sœ M, N\, s. m. — Soc. 

Cheu [sa M, I, P, iY|, adj. — Cher. 
Ne s'emploie que dans les expressions 
suivantes : Awer m ~ , avoir plus 
cher (préférer) ; awer auss' ~ , avoir 
aussi cher (aimer autant). 

Cheiï |sœi"|, s. m. — Suif. VoirHhu. 

Cheuch [sœs S], adj. nuni. — Six. 
Voir Hhihh. 

Chcucheler [sœslê' . . M, N, sœsyq 
P, àœsi F], V. intr. — Chuchoter. 
Que qu' ç'at qu'is cheucheulent lés 
dous le, qu'est-ce qu'ils chuchotent, 
ces deux-là '? 

Cheuchi, Cheuchiè, voir Cheu- 
cheler. 

Cheufîrc [sœfir M, I, P], v. inlr. 

— Suffire. Voir Hhcuîïre. 
Cheugnâd [sœiià M, N, sinci S\, s. 

m. — Pleurnicheur. 

Cheugncrèye [sœnrçy M, N, sœnrî(y) 
S, seùrï V\, s. f. — Pleurnicherie. 

Cheugneu [sœûqe . . M, I, P, ÏV, 
siùi F, sœni S, seiïe, -œ V], v. intr. 

— Pleurnicher. ~ dés danls, grincer 
des dents. 

Cheugneiî [scenœ M\, s. m. — In- 
secte nuisible à la vigne. 

Cheûlâd [sôèlà . . M, I, P, N, S. 
sêlu V\, s. m. — 1" Qui a toujours 
soif, par extension, ivrogne. 2" Se 
dit des enfants qui sucent leur pouce 
comme s'ils avaient soif. 

Cheûlant [sâêlà P\, s. m. — Gour- 
mand. Voir Hhûlant. 

Cheiâle [sœl Hern)], s. f. — Soif. 

Cheûler [sœlê' . . M, I, P, N, S, 
sêle V], V. intr. — Avoir soif, boire 
avidement. 

Cheumechi (fâre) [sœmsi S\ , loc. 
verbale. — Ecraser sur la figure d'un 
vendangeur un raisin que celui-ci a 
oublié de cueillir. 

Cheune [ sqen M], s. f. — Lie 
de vin. 



Cheune [sœn M, N], s. f. — Échine; 
écharde. Voir Hheune. 

Cheunetré {Snentrëi M, I, P, N], s. 
m. — Sorte de gaufre. On prépare 
des œufs détaxés dans du lait, on y 
mélange du saindoux chauffé pour 
que le mélange se fasse mieux ; on 
assaisonne d'un peu de sel. Au 
moyen d'une grande cuiller, on verse 
une quantité convenable de cette 
pâte dans un moule tenu sur un bon 
feu et graissé au moyen d'une 
couenne de lard; au bout d'un ins- 
tant, on retourne le moule. Quand 
la gaufre est cuite des deux côtés, 
on la fait glisser sur une assiette. 
La gaufre est rectangulaire, divisée 
en petits carrés. 

Cheupa' [sqepw F], v. tr. — Ra- 
masser avec la pelle. 

Cheupâye [scepây F], s. f. — Pel- 
letée. 

Cheupe ]soep F], s. f. — Pelle. 

Cheûr \sœr M, I, P, F, N, S, sêr- 
sâr V\, v. intr. — Tomber. Dans F, 
Cheûr ne se dit que des personnes, 
Tomba' des personnes et des choses. 
Ce cheut corne grale, cela tombe 
comme grêle (la pluie). Lés brès li 
oui chu. les bras lui sont tombés. 
Le piâwe chèyeût è rèimhhe, la pluie 
tombait à verse. È le nul chèyante, 
à la nuit tombante. J' to chëurâ sus 
i kèsèquin, je te tomberai sur le ca- 
saquin (je te rosserai). 'L è chu 
daus i niau, il est tombé dans un 
mal (en faiblesse). Se dit surtout 
d'une crise épileptique. Cheûr an 
doûyes, tomber en douves (se dis- 
joindre, en parlant d'une futaille). 
'L è chu vanle an l'ér', il est tombé 
le ventre en l'air. ~ an maké, 
tomber en faiblesse. Ç n'ai m' chu 
dans i sèc dècosu, ce n'est pas tombé 
dans un sac décousu (la chose reste 
secrète). / n' pieut cheûr que ç' qu'i- 
n-y è dans l'àr, il ne peut tomber 
que ce qu'il y a dans l'air (il n'y 



134 



CHE 



CHE 



a pns de fumée sans feu). — Cher 
fiôvc, tomber faible (en faiblesse). 
Ce chct (i mû, cela tombe (à) mal V. 

Chcurber [sœrbê' . . P, F], v. tr. — 
Enlever. • le ivèleiine, enlever la 
saleté (les mauvaises herbes au jar- 
din, aux champs). 

Cheurbrosse [scvrbros /•'], s. f. — 
Sorte de houe qui sert à sarcler. Une 
lame de cet instrument est aplatie et 
en biseau, la seconde est remplacée 
par deux pointes recourbées. 

Cheûrc [sœr S\, v. tr. — Suivre. 
Voir Hhûre. 

Cheurgâd [sœrgâ S], adj. — Qui 
entend mal. Voir Hhorgâd. 

Cheuriat {scyrim M], s. m. — Ac- 
croc. Voir Hheuriat. 

Cheurièsse [sœnjçs M, /, P\, s. f. 

— Déchirure. Voir Hheurièsse. 
Cheuricu [sœrgce . . M, I, P, X \, v. 

tr. — Déchirer. Voir Hheurieu. 

Chcurot [sœro I, P\, s. m. — Ac- 
croc. Voir Hheuriat. 

Cheûte [stê/ S], s. f. — Suite. Voir 
Hhute. 

Cheûve [Sœf M, I, N, slf S], s. f. 

— Chevalet qui sert à scier le bois. 
Chcuve [sœf-sef M, N, sef I, P, F. 

S, V], s. f. — 1" Panier d'osier à 
claire -voie en forme de nacelle; 
il sert de cage à poulets, les co- 
quetiers le mettent \n\r tiessus leur 
hotte; ou bien, panier à linge. '2" Peau 
de mouton sur laquelle les cré- 
mières apportaient au marché leur 
marchandise; l'on se sert aujourd'luii 
d'une tablette à rebord. 

Cheuz I sœ M, I, P, N, si-sn-sii 
F, sê-sl-sè-si , devant un pron. 
pers. : - ;jit'ii, teii, lu. nos. vos, 
zous S; se devant un substantif, 
devant nos, stje devant mi, li, li, 
vos, zôs, si devant un substantif \'|, 
prép. — Chez. 

Chèvan [iievà M, I, P, \\, s. m. 

— Panier large et ])lat qui sert aux 
vendanges. Voir Chevcnat. 



Chèvat \sçi>a M, N, sevo I, P, V, sava 
S\, s. m. — Oreiller; traversin. L'èmi- 
ticit l'ijinl sus V ~, l'amitié vlenl sur 
l'oreiller (quand on est marié). 

Chevate \sciial M, .sqi'ol I, P\, s. 
f. — 1" Panier à ouvrage. 2" Cor- 
beille où l'on met le pain bénit. 

Chèvate \.^eval M, N, sçt'çl I, P, 
sauol F, saval S, sâwçt V\, s. f. — 
1" Cordelette, licou, laisse qui sert 
à conduire les bestiaux. 2" Trait, 
chaîne qui relie l'avant-train d'une 
charrue à la charrue elle-même. 
3» Corde faite de harts, grosse 
comme la jambe, qui avait à peu 
près dix mètres de long et que l'on 
employait dans le Irain de Imis. 

Chevau [sevO-sfÔ M, I, P, F, A', 
sivû-swâ» S, sivâ V], s. m. — 1° Che- 
val. Mate è ~ , mettre à ch. (être 
indécis). Bwin ~ n è jèmâs élu 
rosse, bon ch. n'a jamais été rosse. 
/ n'y è si bwin ~ qui n'Irèheuclie, 
il n'est si bon ch. (jui ne tré- 
buche. / - baké antjrèhhe, un ch. 
boiteux engraisse. L è traqué so 
~ hoûqne po i-n-èinile, il a troqué 
son ch. borgne pour un aveugle (il 
a fait un mauvais marché). Lo mau 
l'ilint è ~ et ■/ an i>â è pvles, le 
mal vient à cheval et s'en va à pied. 

MoFil d'I'ome, vei/e de eli'imu 

Mal ilahorou an IkuiI, 
Mort de femme, vie de ch. metle labou- 
reur en haut. — Dons méchants suxls 
dans eune alCdte ne s'aranjont m', deux 
méchants chevaux dans une étabic 
ne s'arrangent ])as (deux méchantes 
personnes ne peuvent vivre en- 
semble) 5". '2" Enchevauchure qui 
se forme dans le lil qu'on dévide. 
3" Gouvernail dans le train de Iwis 
V. Voir Textes patois, p. 222. 

Chevau de bous [sfo d bû M, I, P, 
F, .s/'ô </ bôu-bû S, stvâ d bô S\, s. m. 
— V Cheval de bois. 2» Chevalet 
qui sert à faire des fagots. 3" Outil 
de charron. 



CHE 



— 135 



CHE 



Chevau don bwln Dieu \sfô dô 
bwê dyœ M, I, P, iV], s. m. — Es- 
pèce d'insecte (fossoyeur). 

Chevau-de-rîn [sfô d' ri M, swâ d' 
rè . .S, siiHi d' rè V], s. m. — Ce qui 
supporte les poutres d'une voiture. 

Chevau d'oûr [sfô d'ûr . . M, I, N\, 
s. m. — Cigale. 

Chèvcceune, Chèvecïnc [sçfsœn M, 
sefsçn I, P, sefsqn-sefsœn N, sçfsïn S], 
s. f. — 1" Caveçon. 2° Corde ou 
chaîne qui serre le nez des animaux 
pour les attacher ou les conduire. 

Chevèlat [svçla M, N, svçlç I. P, 
swçla S, swçlo V\, s. m. — Chevalet 
qui sert à scier le bois. 

Chevenat, Chèvenot [seima M, N, 
S, sqvnp I, P\, s. m. — Petit chevesne. 

Chevenat, Chèvenot [sçima M, N, 
sçviiç I, P\, s. ni. — Petit Chèvan. 

Chcvcuye, Chevèye {s(e)vœi] M, N, 
HçMu I' P' P' Hçpêy S, V], s. f. — 
Cheville. / n'i vît m' è le ~ , il ne 
lui va pas à la ch. (il est loin de le 
valoir). 

Cheviate [seuyat M, N, S, seuyçt I, 
P, seviyot F], s. f. — Goupille; che- 
villette qui sert à pendre le linge. 
Ju de ~ , jeu de ch., jeu qui consiste 
à lancer, de ditrérentes façons, un 
couteau en l'air, de manière qu'en 
retombant il vienne se planter 
dans un tas de sable. Celui qui 
perd doit aller chercher, avec ses 
dents, une chevillette enfoncée dans 
le tas de sable qui a servi au jeu. 
~ , cartes roulées dans des tubes 
en bois, que l'on tire au sort aux 
fêtes de village, moyennant finances. 
Si l'on ramène une figure, on reçoit 
un objet; si c'est un roi, on choisit 
soi-même ce que l'on désire dans 
l'étalage du marchand forain. 

Cheviâye [sevyày M, N, sevyây I, 
P], s. f. — Charge de crème, de 
fromage que les crémières appor- 
taient au marché. 



Chcvinne [ sevèn M, I, sevên P, 
sevên-sevèn N], s. f. — Chevesne. 

Chèviote, voir Cheviate. 

Chèvot \ sevç I, P, V], s. m. — 
Oreiller. Voir Chèvat. 

Chèvou \seim I\, s. m. — Cheveu. 
Voir Châw. 

Chèvoutrer, Chèvowtrè' [seimlrë'- 
sevowtrë' P\, v. tr. — Pincer la vigne. 
Voir Hhawtrer. 

Chèvow [sei'ow P\, s. m. — Che- 
veu. Voir Châw. 

Chevrate [sevrât M, N, S, sçL'rçt 
I, P, F, V], s. f. ~ Sorte de cham- 
pignon bon à manger. 

Chevreuy | sevrœy M, N, sçvrœy 
1, P, F, sei'riyœ S, sevriye,-yœ V\, 
s. m. — Chevreuil. 

Chevriyat, Chèvriyot [sevriya M, 
N, sei'riyo I, P], s. m. — Petit du 
chevreuil. 

Chèvriyé, Chèvriyeu, voir Che- 
vreuy. 

Cliewâ [swâ . . S, V[, s. ni. — 
Cheval. Voir Chevau. 

Chewâ de rin, voir Chevau de rîn. 

Chewalat, voir Chewaléye. 

Chewalerat [sivalra S[, s. m. — 
Arum. Voir hchevalerat. 

Chewaléye [swalcy, swula S, sivç- 
Icy V[, s. f. — P Se dit de choses 
qui sont placées les unes sur les 
autres. 2" S'emploie en parlant de 
grenouilles qui sont accouplées pen- 
dant le frai. 

Chewèlat [swqla S[, s. m. — Che- 
valet. Voir Chevèlat. 

Chewoléye, voir Chewaléye. 

Chewolot [swolp V[, s. m. — Che- 
valet. Voir Chevèlat. 

Chèyeu [sçyœ . . gén.], v. tr. — 
Gâter. Voir Hhôyeu. 

Chèyeu [sçyœ M\, v. intr. — Se 
fendre. Voir Hhèyeu. 

Chèyére [sçyêrS], s. f. — Chaise. 
Voir Chîre. 

Chèyeri [sqyri N], s. m. — Céleri. 
Voir Cèyeri. 



CHE 



136 — 



CHI 



Chèyi (Pont) [sçyi M\, n. pr. — 
Pont-Saillis, pont à Metz. Voir Hhèyi. 

Chèyon [seyô M, I\, s. m. — Sil- 
lon. Voir Hhèyon. 

Chéyt [seyt V], s. f. — Coin, in- 
strument de fer qui sert à fendre le 
bois. 

Chèyûre [sçyfir . . S|, s. f. — 
Chaise. Voir Chîre. 

Chez [se S, Y], prcp. — Chez. 
Voir Cheuz. 

Chèzèles [sezej M, I, P\, n. pr. — 
Chazelles, vill. près de Metz. Lés 
monsiens d' ~, les messieurs de Ch. 
(sobriquet donné aux habitants de 
ce village, où demeuraient autrefois 
beaucoup de gens riches). 

Chi [si F], s. m. — Suif. Voir 
Hhu. 

Chic \sik gén.], s. m. — 1» Chic. 
2" Fûre ~ , rater. Mo feusil è fût ~ , 
mon fusil a raté. 

Chicanerèye [sikanrêy M, I, P, A'], 
s. f. — Chicanerie. 

Chicânou [sikiinu . . gén.|, s. m. 

— Chicaneur. 

Chicant [sikà V], adj. — Adroit, 
habile. 

Chicarâye [sikariiy M, X. sikoniy 
I, P, sikçrây . . S, sikorêy V\, s. f. 

— Chicorée. On donne à la cam- 
pagne le nom de ch. au pissenlit. 

Chicat [sika M, siko I, P, sika- 
sikç S\, s. m. — Chicot, dent cariée. 

Chicâye [sikây . . M, I, P, N, S\, 
s. f. — Mangeaille. 

Chich [sis m, f, P\. adj. num. — 

— Six. Voir Hhihh. 

Chichâyc [sisûy . . M, I, P, A'], s. 
f. — Chose de peu de valeur, de 
peu d'importance. I s'èmnsc è dès ~, 
il s'amuse à des riens (des bêtises). 

Chiche [sis F], s. f. — Foire des- 
sécliée. 

Chicot [siko S], n. pr. — Chicourt, 
vill. de l'arr. de Chàteau-Salins. Les 
conslupés d' ~, les constipés de Ch. 
(sobriquet). On entend aussi Tchicot. 



Chi de fi [si I II .U, /, P. A', .S. 
.<//(■ (/ /(' V|, s. m. — Gros lil de 
cordonnier, de bourrelier. Voir Fi. 

Chiè [syc V\, s. ni. — Voilure. 
Voir Ché. 

Chiè \sijv Uicheniond , Konibas, 
Mo\ euvreOrandcl, s. m. — Chien. 
Voir Chîn. 

Chiéhh [syex V], adj. — Cher. 
Voir Cher. 

Chiéne [syen-syœn Y], s. f. — 
Chienne. Voir Kègne. 

Chièrchiè [syçrsyç Chan Ileurlin], 
V. tr. — Chercher. Voir Charcheu. 

Chiére [sycr Y], s. f. — Clièvrc. 
Voir Chïve. 

Chieri [siyri P\, s. m. — Céleri. 
Voir Cèyeri. 

Chicula' [syœla F], v. tr. — Gar- 
nir une voilure d'échelles. Voir 
Hhaler. 

Chieulaje [syœlas F\, s. m. — Ac- 
tion de mettre des ridelles à la 
voiture. Voir Hhaléje. 

Chieulate [syœlal M, A'|, s. f. — 
Petite éclielie. Voir Hhieulate. 

ChiGulc [sywl M, /, P, F], s. f. - 

— Echelle. Voir Hhieule. 
Chieulon [syœlô M, /, P\, — Eche- 
lon. Voir Hhieulon. 

Chiéz [syc V|, préj). — Chez. Voir 
Cheuz. 

Chife [sif gén.], s. m. — Chilfre. 
./' // f'râ l'cûr I jo si j'sus eiinc 
an ~ , je lui ferai voir un jour si 
je suis un (zéro) en chilfre (si je 
suis un zéro). 

Chifrcr [sifrç' . . M, /, /•"!, v. tr. 

— Calcider ; faire des comptes. 
Chigne-dant [sin dû F], s. m. — 

Personne qui ne peut fermer la 
bouche à cause de la longueur de 
ses inoisives. 

Chigni |.s'//î( /•', .S), v. intr. — Pleur- 
nicher. Voir Cheugneu. 

Chijicume [sijywin M\. adj. num. 

— Sixième. Voir Hhihieume. 



CHI 

Chiké [sik& M], s. m. — Petit 
jardin. 

Chikè [sikç S], s. m. — Chicot. 
Voir Chicat. 

Chiker \sikê' . . gén. (siki LandrolT)], 
V. intr. — 1" Cadrer; coïncider; 
s'accorder ; réussir. Ç'at beiin chiké, 
c'est bien tombé, c'est arrivé à 
point; ce è inau chiké, ceci a mal 
réussi. 2" Travailler, agir. S'v. pron. 
S'y prendre pour faire qqch. ; se 
conduire (bien ou mal). Chikenz v', 
conduisez-vous bien. I s'è inaii chiké, 
il s'est mal conduit. 

Chikou [siku . . M, I, P, N], adj. 
— Qui s'accorde avec, qui réussit. 

Chîn, Chin [ sî M, I, se P, F (sye 
Ricliemond, Rombas, Moyeuvre- 
Grande), sT-sè S, si V], s. m. — 
Chien. ~ d' ton'li, ch. de tonnelier 
(ivrogne). ~ d'hèhhroii, mauvais ou- 
vrier ; homme qui a de la peine à 
joindre les deux bouts. ~ biaric, ch. 
blanc, animal fantastique, qui est cen- 
sé mordre les enfants qui travaillent 
aux champs pour les rendre pares- 
seux. T' es le fième, lo ~ hianc t'è 
modii, tu as la flemme, le ch. blanc 
t'a mordu. ~ vahh, ch. vert, sobriquet 
des habitants de Gorze (sur le pi- 
gnon de la mairie se trouvent deux 
chiens verts). Ni ~, ni loup, ni ch., 
ni loup (sans foi ni loi). Gras corne 
i ~ d' bochi, gras comme un ch. de 
boucher. Yif corne i ~ d' piomb, vif 
comme un ch. de plomb. I fâl V ~ 
couchant, il fait le ch. couchant (il 
flatte). Couyon corne i ~ dans i Jn 
d' guemjes, lâche comme un ch. 
dans un jeu de quilles. 'L al jalons 
corne ! ~ , il est jaloux comme un 
ch. Fâre lo ~ , faire le ch. (itre 
avare) . Lo mèlioii d'anteiir zous 
n' vaut m' i ~ nayen, le meilleur 
d'entre eux ne vaut pas un ch. noyé. 
Bue, p. 43. / faut s' mèfieu dés ~ 
anrèjeus, il faut se méfier des ch. 
enragés (il ne faut pas fréquenter 



137 — 



CHI 



des personnes qui s'emportent faci- 
lement). Lés vièyes bâcèles sont so- 
vant d'eune imeûr de ~ , les vieilles 
filles sont souvent d'une humeur de 
ch. / bwin ~ d' bèiji crev'reûl pu- 
loCit qu leu, un bon ch. de berger 
crèverait plutôt que toi. Se dit d'un 
paresseux. Lés groûs ~ n' moûdenl 
meu ansane, les gros ch. ne mordent 
pas ensemble (les loups ne se man- 
gent pas entre eux). Qiiand-an vieu- 
nenl touiver i - , an dihhent qu 'l al 
anrèjeu, quand on veut tuer un ch., 
on dit qu'il est enragé. / faut fier 
i-n-as è i ~ anrèjeu, il faut jeter un 
os à un ch. enragé. — que bâwe ne 
moud m', ch. qui aboie ne mord 
pas. Toi ~ chèsse de rèce ou le kègne 
ne vaut ryin, tout ch. chasse de race 
ou la chienne ne vaut rien. J' to 
wàde i ~ d' mè chienne, je te garde 
un ch. de ma chienne (j'attends le 
moment de me venger). Qu péd i ~ 
èl que r'coûwe eune chcte, ç'at tojos 
eune bcte è qwèle pètes, qui perd un 
ch. et retrouve un chat, c'est tou- 
jours une bête à quatre pattes (c'est 
chou vert et vert chou). Qui n' frè- 
quante que dés ~ , n'ètrèpe que dés 
puces, qui ne fréquente que des ch., 
n'attrape que des puces. — Di tams 
que V ~ chiye, lo loup s'an va, du 
temps que le ch. ch..., le loup s'en 
va (il ne faut pas hésiter trop long- 
temps). Is s' voyant antre zous corne 
~ è chète, il se voient entre eux 
comme ch. et chat (ils vivent en 
mauvaise intelligence). Quand-i faut 
p'ter lés ~ è le chèsse, is n'èlrèpont 
pwint d' neuves, quand il faut por- 
ter les ch. à la chasse, ils n'attra- 
pent pas de lièvres (ce qu'on fait à 
contre -cœur ne réussit guère). / 
grfde corne i ~ qui peuche, il grelotte 
comme un ch. qui pisse. Teu ses 
Injin fâre lo ~ couchant po awé 
eun-os, tu sais bien faire le ch. cou- 
chant pour avoir un os (voir plus 



CHI 



138 - 



CHI 



haut). Tcii s'ràs bon po i ~ iV bèrji, 
t'es (les hones letonrnrs, tu serais 
bon pour un ch. de berger, tu as 
de bonnes retournures (tu trouves 
facilement des excuses) S. E i mè- 
cluint ~ j'ions pitôt in-n-os qii'ène 
piêre, à un cti. niécliant, jetons plu- 
tôt un os qu'une pierre. Nos ~ n' bo- 
wot m' insône, nos cli. ne boivent pas 
ensemble (nous ne nous accordons 
pas) V. 

Chinâd |,s-/z!rt . . S\, s. m. — Pleur- 
nicheur. Voir Chcugnâd. 

Chîncheté | .s'r,s'/("' M, I \, s. m. — 
Mesure de vin, d'huile. 

Chindant \sèdà F], s. m. — Chien- 
dent. 

Chîn-dogue [sîdok . . M, I, P, F, 
N], s. m. — Dogue. 

Chine |x(;i F\, s. f. — 1-À'hine. Voir 
Hheune. 

Chtn è dièssc {sî e dtjes . . S, sîdgi/çs 
V], s. f. — Chaîne employée, par le 
verglas, pour em])ècher la voiture 
de glisser. 

Chinerèyc [sinrêy M, I, P\, s. f. 

— Chose fatigante. 

Chingne |i"(~;l. sèf M, sçn I, P, sàf 
F, sqii-sèn N, sçn-sêri S, spn Y], s. f. 

— 1" Chanvre. 

È le Sint Modléne, 
Coye ta chêne, 
S'èle n'ot m' co bone, 
Bèfie le co ène s'menc, 
à la Sle - Madeleine, cueille Ion 
chanvre, s'il n'est pas cncoi-c bon, 
donne-lui une semaine V. 2" Chè- 
nevière. 

Chinje \s<'s . .gén.|,s. m. — lùhange. 
Voir Anchinje. 

Chinjemant \sèjmà . . gcn. {scjmô) 
V|, s. m. — Changement. 

Chinjcu, Chinjier \scj(y . . M, I, N, 
sc/ç-sc/i /', sùji-sèji F, sèji S, sèJne, 
-yœ V], V. tr. — Changer. Voir 
Hnchinjeu. 

Chînkè [sikç V], v. tr. — nisi)en- 
ser de, faire grâce. 



Chîn-kènârd \si kçnâr M], s. m. 

— Marbcl. 

Chîn-mouton [si nuilô M, 1, P\, 
s. m. — Barbet. 

Chinnate |.s"('/i(i/ M, scnot I, P, F, 
scmd-sènal \, scnul S, sênyol V|, s. 
f. — Chaînette. 

Chinne |.sV;i M, scn I, P, S, V, 
sên-iicn N], s. f. — Chaîne. / n'y è 
pus d' ~ (pie d' rliins anrèjeus, il 
y a |)lus de ch. que de chiens en- 
ragés. 

Chinon [sinô /■'], s. m. — Lien de 
noisetier avec lequel on lait des 
balais ou des paniers. 

Chîntrèye [sïtrçy . . M, I, P\, s. f. 

— I^adrerie, vilenie. 

Chinve [sèf M], s. f. — (Chanvre. 
Voir Chingne. 

Chinvieu \sèi>y(r . . M, I, P, X, 
sài'ly F.sànyê ..S, sâi'ye-jànyc, -yœ V|, 
s. m. — Chanvrier. 

Chinvious \sèi>yu . . M, /, P, \, 
S, sài'ti F\, adj. — Ligneux. 

Chînz [si S], prép. — Chez. Voir 
Cheuz. 

Chipater \sipatci . . M, N, sipote . . 
1, ]'\, V. intr. — Marchander. 

Chipatirjou, Chipotrou [sipat(r)u 
M. N, sipotru . . I, P\, s. m. — Chi- 
potier. 

Chique [sik gén.|, s. {. — 1" Chique, 
tabac à mâcher. Ce m' fût ènc 
baie -, ça me fait une belle ch. 
(cela ne m'avance pas) /•'. '2" Bille 
de pierre ou de terre cuite dont 
les enfants se servent pour jouer. 
;{" l'etile pomme de teriT. Voir 
Zîngue. 

Chiquer |.s(A-('i . . gén.|, v. tr. cl 
intr. — Chiquer; manger. 

Chîr |.sï/' S|, adj. — (i;hcr. \oir 
Cher. 

Chiratc \siral M, X, sirpl I, I>, 
sirat-sërat S, sêrot V\, s. f. — Petite 
chaise d'enfant. /;' le ~, voir È le 
Chèrdudu. 



CHI 



139 



CHI 



Chire [sir M, I, P, N, sêr-y^qyer- 
XÎUf^r-xeijûr S, -içijcr V \, s. f. — 
Chaise. 




Fig. 15. 

Chîrîe [slrly V], s. f. — Partie de 
la voiture. Voir HhOrîe. 

ChTrèyes, Chirles [i'i''ëi] M, I, P, 
N, slrT S, F], s. f. — Giries. / fût 
ses -, il fait ses g. (des manières). 

Chirijyin , Chiroujyin , Chirujyin, 
voir Cèrujyin. 

Chïrote, voir Chîrate. 

Chirouye [siruy M, I], s. f. — 
Frison, boucle de cheveux. 

Chirwèle [sirwel-sirwil M, sirwçt 
I, P], s. f. — 1" Boucle de cheveux en 
tire -bouchon, papillote. 2° Gesse 
tubéreuse. 

Chirwète, voir Chirwèle. 

Chirwi [sirwi M], s. m. — Carvi. 

Chirwile, voir Chirwèle. 

Chisse [sis gén. (sit F)], s. f. — 
Dévoiement. 'L cin-n-è èim le ~ , 
il a eu peur. 

Chitai [sito PJ, v. intr. — Glisser. 

Chitowse [sitows F\, s. f. — Mer- 
curiale des jardins. Voir Fwèroïise. 

Chitrâd [sitrâ F], s. m. — Qui a 
la diarrhée. 

Chîve [ sîf S, syer V], s. f. — 
1° Chèvre. Pied d' chiére, pied de 



ch., rondins placés debout de façon à 
former un tas en forme de cône. 
T'es d' l'esprit d'chîve, 

I an fat tôt pyin po fâre le ïïve, 
tu as l'esprit de chèvre, il en faut 
beaucoup pour faire la livre (tu es 
un sot). 2" Chevalet à scier le bois. 
Voir CheiïYe. 3" Appareil qui sert à 
soulever une voiture pour graisser 
plus facilement l'essieu. 4" Corne- 
muse. 5" Rouet plus haut que celui 
appelé Boc. 

Chiyâd [siyà . . gén.], s. m. — 

Ch Lés ~ d' Juville, les ch. de 

Juville, arr. de Château-Salins (so- 
briquet). 

Chiyanliser [s(i)yàlizci M], v. intr. 
— Se promener avec un masque 
pendant les jours gras. 

Chiyassc [s(i)yas . . M, I, P, F, N. 
S], s. f. — Diarrhée; excrément de 
mouche. 

ChiyatG ls(i)yat M, N, s(i)yol I, P, 
F, V], s. f. — 1" Lieu d'aisances. 
2" Place derrière le pressoir. 3" Ce 
qui est sale, dégoûtant. 4» Place 
qu'occupent, au jeu de la Beiîgne, 
ceux qui la reçoivent. Eté è le ~ S. 

Chiyaterêye [s{i)yatrêy M, s(i)yotrêy 
I, P, s(i)yatrcy S], s. f. — 1" Engrais 
humain. 2" Travail mal fait. 

Chiyâye [siyày . . M, I, P. F, N, 
S\, s. f. — 1" Nichée. J'atiiis tôle 
eune ~ , nous étions toute une ni- 
chée. 2" Grande quantité. 

Chïye-an-châssc [Siy à sas . . S], s. 
m. — Poltron. 

Chïye-an-keulate [s(')j/ « kœlal M, 
N, S, s{T)y à kœlot I, P], s. m. — 
Poltron. 

Chîye-an-lit [s(i)y à li M. I, P, N. 
S], s. m. — Pissenlit (salade). I minje 
lés ~ pè le rèceune, il mange les p. 
par la racine (il est mort). 

Chlye-crate [sïy krat M, N, sîy 
krçt I, P], s. f. — Personne avare. 

Chîye-nid [sly ni M, I, P, N, s(i)y 
ô ni S, s(i) à ni V], s. m. — !<> Le 



CHI 



- 140 - 



CHO 



dernier d'une couvée, ordinairement 
le plus faible. 2" Le dernier né <rune 
famille. 

Chiyeri |.si//ri P\, s. m. — Céleri. 
Voir Cèycri. 

Chîye-tron {sîylrô M, I, P], s. m. — 
Basse carte (au jeu). 

Chiyeu \s(i)y<f ■ ■ g<i'i-|. v. inlr. — 

CM Coiihhe leii èva lés prunes, 

j'an-n-coans pus è ~ qu' teu è minjeu, 
tais-loi avec tes prunes, nous en 
avons plus à cli. que toi à manger. 
T'es chieu dans me maie, tu as ch. 
dans ma poche (tu as perdu mon 
estime). Fus don bi/in è i oilin, i C 
chîije dans le min, fait du bien à un 
vilain, il te ch. dans la main. Se (tn 
chyint po lés keurious. l'an-n'èreûs 
le pûl, si on ch. pour les curieux, 
tu en aurais la part (réponse à un 
curieux). 

Chiz [si F, S\, ])rép. — Chez. Voir 
Cheuz. 

Chlâgue [ slaq . . gén. |, s. f. — 
Coups, correction. 2" ères eune bonc 
~, tu auras une bonne correction. 

Chlâguer [slûçiê' . . gén.], v. tr. — 
Ha lire. 

Chlapcr [slâpêi . . M. I, P, F, N, 
S, slapç S\, V. tr. — 1» Se dit de la 
pluie qui frappe contre qqch. Voir 
Hhlaper. 2" Faire du bruit avec ses 
sabols en marcliant. 

Chlauf |.s/ô/'gén.|, s. m. - .Sommeil. 

Chlaunâye [slônûti . . M, I, P\, s. 
f. — Uossée. Voir Hhlaunâye. 

Chlauncr |.s'/ô;i("' . . M, l. P\, v. tr. 
— Battre. Voir Hhlauner. 

Chiite Islil V\, s. f. — Schlitte. 
Voir Hhlite. 

Chliton \slilô S, V|, s. m. — Partie 
inférieure de la schlitte, sur laquelle 
elle glisse. Voir Hhlite. 

Chmaker \snutkê' . . M, N, smakê'- 
imqkci . . S, smoke \'\, v. tr. — 
1" Flairer, sentir. 2" v. pron. Se 
souffrir. Is n' ponront s' ~, ils ne 
peuvent se soutlrir, se voir. 



Chmèkcr, voir Chmaker. 

Chmokè, voir Chmaker. 

Chnape [smip M\, s. f. — Fclisse 
(le vannier. Voir Hhnape. 

Chnétse, voir Chnitse. 

Chnique [snik gén.|, s. f. — l':au- 
de-vie. 

Chniquou [sniku . . gén.), s. ni. — 
Ivrogne. 

Chnitse [snils S, snels V], s. f. 

— (juarlier de pomme ou de |)oire 
séché au four. Rognure de ijonnne. 
'L ot frouii'éye corne ène inéije ~ , 
elle est ridée comme une vieille 
rognure de pomme X. 

Chnoke \snok \ \, s. f. — Couj) ; 
blessure. 

Chnoufe \snuf gén.|, s. f. — Prise 
de tabac. 

Chnoufer \sn\ife' . . gén.|, v. inlr. 

— Priser. 

Chnoupe \smip P, F, S, V], s. f. 

— liluime de cerveau. 

Chô |,vô M, I, P], inlerj. — Cri 
pour chasser les poules. 

Chô [sô M, I, P, F, S\, s. m. — 
Putois. Voir Hho. 

Chô |.sJ" iV|, s. m. — Glui. Voir 
HhoQ. 

Chô \sô S\, s. m. — Giron. Noir 
Hhô. 

Chô [.vô S\, s. m. — Chou. N'oir 
Chou. 

Chobé \sôbê' . . M, /, P], adj. — 
Lourdaud. Voir Hhôbé. 

Chôber \sô"bqi' X, sôbe . . S\, v. 
tr. — Battre le blé de manière à 
ne pas détériorer la paille. Voir 
Hhoïîber. 

Chobionkè |.vo/'//ô/.'f V), adj. — 
daté. N'oir Chabionké. 

Chôbler [sôblê' . . S\, v. tr. — Frap- 
per les éi)is de seigle sur un objet 
dur pour en détacher le grain. Voir 
Hhôbler. 

Chôbou [sô"bu X\, s. m. — Banc 
<]ui sert à battre le blé. Voir 
Hhoiîbu. 



CHO 



141 



Chôbûre [sô"biir N], s. f. — Paille 
peignée au râteau. Voir Hhoûbûre. 

Choch l.sp.s /, P, V\, adj. — Sec. 
Voir Chach. 

Choch [sos V], s. m. — Soc. Voir 
Sac. 

Chochau [sosd M, I, P, F, N], s. 
m. — Soulier d'enfant en mauvais 
état. Trinne ~ , traîne-Ch. (dégue- 
nillé). 

Choche [soi V], s. f. — Grosse 
bûche qu'on met au feu la veille 
de Noël. 

Chochè [spsç /, P], V. tr. — Sécher. 
Voir Chacheu. 

Chochèsse \sosqs I, P], s. f. — Sé- 
cheresse. Voir Chachèsse. 

Chochéye [spsëj/ S\, s. f. — Con- 
tenu d'un tablier, givonnée. 

Chochi, voir Chacheu. 

Chochon [sçsô V\, s. m. — Gou- 
jon. Voir Govion. 

Chochon [spsô V], adj. — Maigrelet. 

Chochou [sçsu . . I, P, V], s. f. — 
Sécheresse. Voir Chacheu. 

Chochu [sosti I, P],s. m. — Séchoir. 
Voir Chachu. 

Chocot [sdkç S], n. pr. — Chocourt, 
vill. de l'arr. de Chàtcau-Salins. Voir 
Hhôcot. 

Chod [sç M, I, P, S], adj. — Sourd. 
Voir Hhod. 

Choder [sçdë' . . M, I, P], v. tr. — 
Assourdir. Voir Hhoder. 

Chodèsse [sçdes M, I, P\, s. f. - 
Surdité. Voir Hhodèsse. 

Chofiâd [sofijà . . M, I, P, S\, s. 
m. — Qui souffle. Voir Hhoîiâd. 

Choîiat [sofija M, S], s. m. — Soufflet. 
Voir Hhofiat. 

Chofieu [sçfyœ M], adj. — Essouf- 
flé. Voir Hhofieu. 

Chofieu [sofijœ . . M, I, P, F, N, S\, 
V. tr. — Souiller. Voir Hhofieu. 

Choficûr [spfyœr M, I], s. m. — 
Chou-fleur. 

Chofiot [sçfyo I, P\, s. m. — Souf- 
flet. Voir Hhofiat. 



CHO 

Chogjîn, Chogjon [sogji V, sogjô 
S], s. m. — Sauvageon. Voir Chaujon. 

Chogjiné [sogjine V], s. m. — Pom- 
mier sauvage. Voir Chawjoné. 

Chôgnâd fîô"na iV|, s. m. — Qui 
louche. Voir Hhoiïgnâd. 

Chôgnàd (sô"/îd N], s. ni. — Qui 
est délicat pour la nourriture. Voir 
Choilgnâd. 

Chogne | .son M, I, P,N], s. f. — 
Graisse de porc non fondue. Voir 
Hhogne. 

Chôgner [ .s'ô;le . . S], v. intr. — 
Louclier. Voir Hhoûgncu. 

Chohé [Soyê V], s. m. — Char- 
geoir. Voir Chèrju. 

Chohier [ soyyeryae V |, v. tr. — 
Charger. Voir Chèhieu. 

Chohou [spYU y\, s. m. — Char- 
geur. Voir Chèhou. 

Chok [.spA- /, P\, interj. — Excla- 
mation pour indiquer qu'on s'est 
brûlé. Voir Chak. 

Chokè [sçkq I, P], v. intr. - Brû- 
ler légèrement. Voir Chaker. 

Chôkeu [sôkce N], v. intr. — Ren- 
chérir; exagérer. - sus l'ranwayou, 
exagérer. 

CholandG [solàl I, P, V], s. f. - 
Sorte de galette. Voir Chalande. 

Cholemant [solinà I, P\, s. m. — 
Charretée de fourrage vert. Voir 
Hhalemant. 

Cholerous |.sp/ra . . /, P|, adj. — Qui 
a de la chaleur. 

Choli [sçli I, P\, s. m. -- Char- 
retée de fourrage vert. Voir Hhali. 

Cholîn |sp/r . . /, P\, s. m. — 
Haleine. — Voir Hhalîn. 

Cholot [sp/p /, P\, s. m. — Noix. 
Voir Hhalat. 

Choloti [solotl I, P\, s. m. — Noyer. 
Voir Hhalati. 

Cholou [solii . . I, P\, s. m. — 
Chaleur. Voir Chalou. 

Choloïine \soirin I, P\, s. m. — 
Chanoine. Voir Chaloïigne. 



CHO 



- 142 — 



CHO 



I 



Cholwotc [snhvot I, P], s. f. — 
Copcnii. Voir Hhalwate. 

Chômer |.s'ô/(!('' . . .1/, /|, v. tr. — 
Dépoler; mesurer un liquide. 

Chômer [sôinê' . . S], v. intr. — 
Sommeiller. Voir Choûmieu. 

Clion |.sô M, f, P, S\, s. in. — 
Dosse, |)l:inche c|ue l'on enlève la 
premiùre ou la dernière dans le 
seia!,'c des arbres. Voir Hhon. 

Chon l.s'ô F\, s. m. — Lard .grillé. 
Voir Chawon. 

Chonchète, Chonchon |.s'ô.s-(>/-.s'ô,s(J 
iU, /, P, F, S], n. pr. — Françoise. 

Chonchîre |sô.sîr M, f, P], s. f. — 
Sorte de poire. Voir Hhonchîre. 

Chôner Isônê' . . S\ , v. intr. — Me- 
nacer. Voir Hhôner. 

Chôner \sôiic' . . .S|,v. intr. — Lou- 
cher. Voir Hhoûgneu. 

Chotijeu \sôjœ . . M, I, P, X, 
sùji S\, V. inlr. — Songer, penser. 

Chonjéye |.w/<7/ V), s. f. — Idée. 
Owor le ~ , avoir l'idée. 

Chonoûne [sonfm I, P\, s. m. — 
Chanoine. Voir Chaloûgne. 

Chopat \sopa S, so!)o V\, s. m. — 
Barhiclie. 

Chopène |.so/«.'" /. P\< s. f. — C.lio- 
pinc. Voir Chapeune. 

Chopenè |so/"îf' • • A ^'1- '^ • 'n'"- 
— Chopiner. Voir Chapener. 

Chopcnou \soi)ini . . I, P], s. m. — 
Qui aime à boire. Voir Chapinou. 

Chopinte [sopèl S, sopîl V\, s. I'. — 
Chopine. Voir Chapeune. 

Chopol, voir Chopat. 

Chopotè {iiopole V'|, v. inlr. — 
P'aire des ouvrages utiles dans la 
maison. 

Choqué {sokr . . I, /', .V, V], v. 
tr. — ('.li(K|uer. \oir Chaqucr. 

Choquemant \so!:inà I, P\, s. m. — 
Toast. \'oir Chaqucmant. 

Choquèsse l.soAr.s /, /', /■'!, s. 1'. — 
Hrùlure légère. 

Chorat \scira .S"|, s. m. — Courant 
d'air. Voir Hhorat. 



Chorbon [sorhô V], s. m. — Char- 
bon. Voir Chèrbon. 

Chorboné [sorhone V'|, s. m. — 
Charbonnier. Voir Chèrboni. 

Chorchè |.sp/-.sT /, P\, v. tr. — (Cher- 
cher. Voir Charcheu. 

Chordot [sordo lU)nd)as, .sii/v/o /•'], 
adj. — Sourd. Voir Hhod. 

Choré \snrc V|, s. m. — Charron. 
N'oir Chéri. 

Chorè [vo/'t' V|, v. intr. — Dévier. 
Voir Hhèrer. 

Chorére [sorcr V], s. f. — Chemin 
d'exploitation. Voir Chèrîre. 

Choreton [xoiiô V|, s. m. — Char- 
retiei-. 

Choréye (.s'o'r.'/ V|, s. f. — (Char- 
retée. Voir Chèrâyc. 

Chorgâd ixp'".'/" ■ . S\, adj. — 
Sournois. Voir Hhorgâd. 

Chorgotè \sorijole V], v. tr. — 
Balance)-. Voir Chèrgater. 

Chorgotou |.soryp/i/ y\, s. m. — 
Balançoire. Voir Chèrgatu. 

Chorier |.s'pri/e, -(/«' l'I' ■^'- '■'■ — 
(Charroyer. Voir Chéri eu. 

Choricu [.son/fr ,1/], v. Ir. — l^Chu- 
ehoier. '!" (Chatouiller. 

Chbrieu {sôripy . . M, I, P\, adj. 
— Kssorillé. Se dit d'un chien. Voir 
Hhôrieu. 

ChorigôgâtG [sorii/ôfinl A'|, s. f. -- 
Coccinelle. \'oir Chèrigangatc. 

Choriot [sprijO V|,s. m. — Chariot. 
Voir Chèriat. 

Chorône [sorôn \'|, s. f. — Cha- 
rogne. Voir Chèragne. 

Chorote \sorol V|, s. f. — Voiture 
à deux roues où dort le berger. 
Voir Chèrate. 

Choroléye |sprp/c// V], s. f. — 
Charretée. Voir Chèratâyc. 

Choroûe \sorrt V], s. f. — Charrue. 
Voii- Clièràwc. 

Chose [.vô.s' . . A', .S'I, s. f. - Chose. 
Voir Choûse. 

Chôser \sô:(y . . \, S], v. Ir. — 
l)is|)uter. \oir Choûscr. 



CHO 



- 143 



CHO 



Chotier (so) [sçtye V], v. pron. — 
Se corriger. Voir Chètieu. 

Choton [sotô V], s. m. — Chaton. 
Voir Chèsson. 

Chou \su M, I, sô S, V], s. m. — 
1" Chou. Ne s'emploie guère que 
dans l'expression : Ç'al ~ po Joie, 
c'est ch. pour ch. (c'est la même 
chose , c'est réciproque). Lés ~ 
sont bons quand-is sont gras, mâs 
is sont ca mayous avon d' lé châ, 
les ch. sont bons quand ils sont 
gras, mais ils sont encore meilleurs 
avec de la viande (abondance de 
biens ne nuit pas) Gondrexange. 

Chou(k) {sn(k)gén.\, interj. — S'em- 
ploie pour marquer que l'on souIFre 
du froid. ~, qu' jTi frcnd, ch., que 
j'ai froid! Se dit également quand 
on touche avec la main un objet 
si froid qu'on est obligé de la retirer. 
Cette interjection s'emploie aussi 
lorsqu'on vient de se brûler, ou 
bien, pour mellre qqn. en garde, 
lorsqu'il s'approche du feu ou d'un 
objet chaud ou bridant. Voir Chok. 

Chou \sn M, I, P\, s. m. — Glui. 
Voir Hhoii. 

Choîibate \sîdial M\, s. f. — Hutte. 
Voir Hhoïibate. 

Choûbe [mp F], s. f. — Paille en 
bottes, prête pour faire des liens. 

Choûber [sïihv' . . M, I, P, F], v. tr. 

— Battre le blé, etc., de manière à ne 
pas abîmer la paille. Voir Hhoûber. 

Choûbîrc \\sîibîr M\, s. f. — Bas- 
fond d'une prairie. Voir Hhoûbîre. 

Choïibou, Choubu \mbii-sïibii . . M, 
I, P\, s. m. — Banc qui sert à battre 
le blé. Voir HhoObou. 

Choiîbûre [sûbnr M, I, P, F\, s. f. 

— Paille peignée au râteau. Voir 
Hhoiibûre. 

Choucheler {suslci . . M, I, P\, v. 
tr. — Ensorceler. Voir Hhouhhcler. 

Chochelerèye, Chouchererèye [sii- 
selrêij-suserrëy M, /],s. f. — Sorcel- 
lerie. Voir Hhouhhelerèye. 



Chouchètes [susçt gén. (susçt V)], 
s. f. pi. — Cheveux en accroche- 
cœurs ; petits cheveux volants près 
de l'oreille. 

Chouchèye [sasêy M, I, P], s. f. — 
Sourcil. Voir Hhouhhèye. 

Chouchieu [siisyœ . . M, I, P], s. 
m. — Sorcier. Voir Hhouhhieu. 

Choudat [sada S, sudç V\, s. m. — 
1" Petit poulet. 2" Petit chien V". 

Choufièt, Choufiot [sitfye-sufyo F], 
s. m. — Soufllet. Voir Hhofiat. 

Choufiote \mfyot F], s. f. — Flûte. 
Voir Hhofiat. 

Chouîyi [sufyi F], v. tr. — Souiller. 
Voir Hhofieu. 

Choûgnâd [sûnâ N, sûnâ I, P, F, 
sûnà-sû^nà N], s. m. — Qui est dé- 
licat pour la nourriture. 

Choîignâd [sûM . . M, I, P, N], 
s. m. — 1" Qui louche. 2" Sournois. 
Voir Hhoiignâd. 

Choûgncu [sûnœ . . M, I, P, F, N\, 
V. intr. — 1" Mâchonner, pignocher. 
2° Pleurnicher. Qii'at ç' que f choû- 
ynes tant, qu'est-ce que tu pleur- 
niches lant? 3" Ne savoir que faire, 
perdre son temps. 

Choûgneu [sûnce . . M, I, P], v. 
intr. — Loucher. Voir Hhoiïgneu. 

Choumac \siunak M\, s. m. — Su- 
mac. Voir Hhoumac. 

Choumake \swnak M, I, P, N], s. 
m. — Cordonnier, surtout savetier. 

Choûmer [sûmê' i¥], v. intr. — 
l" Chômer; rester à ne rien faire. 
2" Fêter. ~ le bone êrivâye, fêter la 
bonne arrivée. 

Choiimieu [ sîimyœ Pommérieux, 
sômî-i . . S\, V. inlr. — Sommeiller. 

Choûpous \sCipu M, I, P\, s. m. — 
Pouilleux. Voir Hhoiipous. 

Choiirbe, Choiîrbi \srirp-snrbi M, 
I, P\, s. m. — Sorbe; sorbier. Voir 
Hhoiïrbe. 

Choïîrd I sur F\. adj. — Sourd. 
Voir Hhod. 



CHO 

Chourdot [siirrfo F], adj. -Sourd. 
Voir Chordot. 

Choûrè [sûrç . . I, P\, v. inlr. — 
Eprouver des douleurs lancinantes. 
Se dit surtout de q(in. (]ui a des 
rliuniatismes. 

Choûse [sus M, I, P, F, sûs-si}"s X, 
sôs . . S, V], s. f. — 1" Chose. Chèque 
-es' lams, chaque chose a son 
temps. J'â eiine ~ an tele. Se dit 
(|uand on parle d'une personne dont 
le nom ne revient pas à la mémoire. 

— Le ~ n'vât bin pô, si cic né val 
ène demande, la ch. vaut bien |K'u, 
si elle ne vaut pas une demande. 

Choûser [silzêi . . M, I, P, sô":œ- 
sjïro» iV, sôzç . . S, V|, V. tr. — 
1" Disputer, contester. 2" Gronder. 

ChoQtâd [sntâ F\, s. m. — Qui va 
aux écoutes. 

Choûta' |.sii/o' F\, v. intr. — Aller 
aux écoutes. 

Choûwe-mins \srui>niè . . .1/, /, /', 
F, S], s. m. — Essuie-mains. Voir 
Hhoiâwc-mins. 

Chouwer \siiuyê' . . .1/, /, P, F, S], 
V. tr. — I%ssuyer. Voir Hhoûwer. 

Choûweron [sriiorô M, I, P\, s. m. 

— Kssuie-mains. Voir Hhoûweron. 
Choûwu [sCiwii M \, s. m. — Banc 

pour faire la lessive. Voir Hhoûwu. 
Chouwûrc {sûaHir M, I, P\, s. f. 

— Torchon. Voir Hhoiïwijre. 
Choûyant {sfujà S\, adj. — Salis- 
sant. Voir HhoOyant. 

Choiiyi Isûi/iS], v. tr. — Salir. 
\'oir Hhoûyeu. 

Chovolot Isorolo ri, adj. — Mim. 
Voir Chavolat. 

Chovon [sot'ô V|, s. m. — Lard 
grillé. Voir Chawon. 

Chow \st>u> M, I, P, X\, s. m. — 
(Cheveu. Noir Châw. 

Chow [sçw M\, s. m. — Oiseau 
de proie. Voir Châw. 

Chowâye \snuiâii . . M, I, /', .V], 
s. f. — Grande (pianlité d'eau. Noir 
Hhawâye. 



144 - 



CHT 



Chower [soiuê' . . M, I, P, X], v. 
tr. — Laver. Voir Hhâwer. 

Chowi \sowi .V, /, /'], s. m. — 
Lavoir. Voir Hhàwi. 

Chowon \s()it>ô M, I, P, X |, s. ni. — 
Résidu (lu saindoux fondu. Voir 
Chawon. 

Chowon \sonw I, P\, s. m. — Lard 
grillé. Voir Chawon. 

Chowote \sowol /, P, V], s. f. — 
Chouclle. Voir Chawate. 

Chowou |.s-o(()i; l'j, s. m. — Cheveu. 
Voir Châw. 

Chowrasse \sowras . . M, I, P, X], 
s. f. — Lavandière. Voir Hhawrasse. 

Chowtrer Isoiolrë- . . .V, /, P \, v. tr. 
— Pincer la vigne. Voir Hhawtrer. 

Chowtron \sou>trô M, I, P, X\, s. 
m. — Extrémité des branches de 
vigne. 

Chôyate [sôiial M], s. f. — Soupe 
faite avec l'eau qui a servi à cuire 
les nouilles; on y ajoute un peu de 
lait pour la rendre meilleure. 

Chôyâyc [sôijàii . . M, I, P, X], 
s. f. — Caresse. Voir Hhôyàyc. 

Choyé |.sp// .1/|, s. f. — Souche. 
Voir Hhoye. 

Chôyeu (so) [sôyœ M], v. pron. — 
S'habiller. 

Chôyeu Isôi/œ . . M, /, P, F, X], 
V. tr. — Caresser. Voir Hhoyeu. 

Chôyi |.sVl//i .S|, V. tr. — Choyer. 
X'oir Chwâyeu. 

Chpèkeûr | speknT M, I, P], s. m. 
(Irand et gros clou. 

Chponse \sjiôs M], s. f. — Uuelle 
(le li(. N'oir Hhponse. 

Chrôye | sn');/ M, I, P \, s. m. — 
I^rablc. Voir Hhrôye. On entend 
aussi Jrôye. 

Chté \ste VU interj. — Cri pour 
faire arrêter les bœufs. 

Chtèk I .s'/çA- F, slik V|, s. m. - 
Morceau ; croûton. In ~ dé vé, un 
morceau de veau V. 

Chtérè Islêrç V\.\. intr. — Tom- 
ber d'accord au sujet d'une all'aire 



CHT 



— 145 — 



CIE 



commerciale ou d'un mariage. / n' 
viét m' ~ , i] ne veut pas tomber 
d'accord. 

Ciitik, voir Chtèk. 

Chtikè Islike V], s. m. — 1» Petit 
rameau qui porte beaucoup de fruits. 
2" Morceau. ~ dé pin, m. de pain. 

Chtoncot \stôko M, N], n. pr. — 
Stoncourt. Voir Hhtoncot. 

Chtrâbak (sus lo) \strâbak S], loc. 
adv. — Ne se rencontre que dans 
la locution : Été sus U ~ , être tou- 
jours sorti dans le village, ne pou- 
voir rester chez soi. 

Chtrasse, Chtratse [ stras M, N, 
slrets P, streiis F, strats . . S], s. f. 

— Diarrhée. 

Chtraute [strôt M], s. f. — Déroute. 
An - , en d. Voir Hhtraute. 
Chtrènse, Chtrètse, voir Chtrasse. 
Chtrétsc [slrêts V], s. m. — Avis. 

— dé lissier, avis d'huissier. 
Chtrcut [strœ M, I, P], adj. — Étroit. 

Voir Hhtreût. 

Chtreûtèsse [slrcêlcs M\, s. f. — 
Étroitesse. Voir Hhtreiïtèsse. 

Chtreîîtou \strôêtu M\, s. m. — 
Etat de ce qui est étroit . Voir 
Hhtreûtou. 

Chtrôsa [strôza F], s. m. — Pail- 
lasse de berceau. 

Chu \sii M, I, P], s. m. — Suif. 
Voir Hhu. 

Chujant \siijà M, I, P \, prép. — 
Suivant. Voir Hhuhant. 

Chûland \sCdà M, I, P, S\, s. m. — 
Gourmand. Voir Hhiïland. 

Chulandriye [sidàdrêij M, I, P, S\, 
s. f. - Gourmandise. Voir Hhulan- 
drèye. 

Chiilener [siT-bW . . M, I, P, S], v. 
intr. — Flairer. Voir Hhiïlener. 

Chûlcnou [sûlnu . . M, I, P ], s. 
m. — Qui fouille partout. Voir Hhii- 
lenou. 

Chûler [sûl& . . M, I, P, S], v. intr. 

— Chercher à se faire régaler. Voir 
Hhiiler. 



Chûleu [sMcf . . N, S], v. tr. — - 
Fouiller. Voir Hhûlener. 

Chûr [.ifir M, I, P, S], adj. — Sur. 
Voir Hhûr. 

Chûre {sûr M, I, P, F\, v. tr. — 
Suivre. Voir Hhiire. 

Churemant [ siirinâ M, I, P, S], 
adv. — Sûrement. Voir Hhûretnant. 

Chûri [siiri S\, v. tr. — Déchirer. 
Voir Hheurieu. 

Chute \siit M, I, P], s. f. — Suite. 
Voir Hhute. 

Chuz [sii F], prép. — Chez. Voir 
Cheuz. 

Chwâye [swày . . M, I, P, S], s. f. 
— Abri. Voir Hhwâye. 

Chwâyemant [swaymà N\, adv. — 
Timidement. Voir Hhwâyemant. 

Chwâyemant [swmjmà M, N, swâij- 
mà I, P ], s. m. — Etat de celui qui 
est confus, penaud. Voir Hhwâye- 
mant. 

Chwâyeu [sivâyœ M, N, swâyç . . 
I, P, F, V, sôiji S], V. tr. — 1» Choyer, 
flatter. 2» Préférer. 3» Soigner. Èle 
so chwàije beiin', elle se soigne bien. 

Chwème [swçm Trémery], s. m. — 
Abreuvoir pour les chevaux. 

Chwès \swe gén.], s. m. — Choix. 

Chwèsi(r) [swçztÇr) M, I, P, F, N, 
S\, V. tr. — Choisir. Qii' chwèsit, 
prand pis, qui choisit, prend pis. 

Ci (Lo, Le, etc.) [si . . M, I, P ], 
pron. dém. — Celui, celle, etc. 

Ciboulote | sibnlot F], s. f. — Ci- 
boule. Voir Civale. 

Cicis', Cis', Cisson [sisis, sis, sisô 
M, I, P, F, N, S], n. pr. — François 
(terme familier). Voir Fanîan. 

Cîde [sit M, I, P, N], s. m. — Cidre. 

Ciéje Isyës V], s. m. — Cierge. 
Voir Cièrje. 

Ciel [syql gén.], s. m. — Ciel. 

Bé ~ è Sint Roman, 

Promasse de bon tanis, 

beau c. à St. -Roman, promesse de 

bon temps. — On crârât qu'i vè 

fére cher lo -, on croirait qu'il va 

10 



CIE 



146 - 



CIT 



faire tomber le ciel (tclleincnl il 
est en colère) V. 

Cièrje |.s;/e;s M, I, P, F, N, sJy- 
sirs-syiys-stjçrs S, xyês V], s. m. — 
Cierge. 

Cieujc, voir Cièrje. 

Cigare [sigàr . . gén.|, s. ni. et f. 

— Cigare. 

Cigongne, voir Cigoûgne. 

Cigoiïgne [sif/ûn-xifiôn. siirt-sôù M, 
X, sigûfi I, P, sigôit S, sk/nxin- 
sigwçn V], s. f. — Cigogne. 

Cigwane, Cigwonc, voir Cigoûgne. 

Clhhc, voir Cièrje. 

Cimetieu \simtijre M, siintiiç [, F, 
sariitiiç P, simtiiër-sœmlcr-siltcr S, 
sçmtyçr V], s. m. et f. ~ Cimetière. 
Quand' ràhh d' le - é cti dini'iè 
lo vanr'di, ce n' pèsse mi lès hhrs 
s'mênes que n' ovéhhc in mwol dons 
viléje, quand la porte du c. a été 
ouverte le vendredi, ça ne passe 
pas les six semaines qu'il n'y ait un 
mort dans le village. 

Cimon [simi) nestry], adv. — Cer- 
tainement. Voir Çamon. 

Cîn \sî M, I], s. m. — Cil. 

Cinau |.s-inô F], s. m. — Tas de 
blé non battu. Voir Cenau. 

Cinèle \sinql M], s. f. — Fruit de 
l'épine blanche. 

Cînq [sîk . . gén|, adj. num. — Cinq. 

Cinquante \sikiit . . gén. |, adj. 
num. — (Cinquante. 

Cînquicume, Cînquîme [siki/frnt M, 
P, F, A", siki/rni I, sikuu . . S, sîki/cni, 
-gœm V|, adj. ord. — Cinr|uiémc. 

Cînse [sis . . S\, s. f. — Paquet de 
cliifTons qu'on allumait et que l'on 
mettait dans le trou de l'évier pour 
elTrayer les veilleuses. Voir Kcu- 
mchhat. 

Cînsgnate, Cînsgnote [sîsnat M, A', 
sisnol . . I. P\, s. f. — 1" Pipit. 
2" Personne très délicate. 

Cînsgnon |.sr.s;jô .1/, /, A'|, s. m. 

— 1" (irillon; cigale; sauterelle. 
2» Glande sous le menton. 



Cinteurai, voir Cinturicu. 

Cintcure [ sèlœr P, F\, s. f. — 
C.ointurc. 

Cintrcûse|sp/r(?,s .V, .S|, s. f. — Ma- 
chine dont se sert le maréchal fer- 
rant pour tourner les cercles de 
la roue. 

Cinturieu [sêlùrgœ . . M, I, scUero! 
F\, V. tr. — Ceinturer. 

Cîre \sir gén.), s. f. — Cire. 

Ciréjc [sirH . . gén. |, s. m. — 
Cirage. 

Cirieu \sTrgœ . . gén. (sirn F)], 
V. tr. — Cirer. 

Cîrjc, voir Cièrje. 

Cirou [sîrn . . gén.], s. m. — Ci- 
reur. 

Cis', voir Cicis'. 

Cisès, Cisiâs, voir Cisiaus. 

Cisiaus [sizi/ô M, I, P, F, S. sizijâ- 
sizijâ" S, size V\, s. m. et pi. — Ci- 
seaux, outil du tailleur ou île la 
couturière. 

Cisiau Isizyô Vernéville), s. m. — 
Scarabée aquaticiuc. 

Cit'-cèl, Cit'-cèt', Cèl-cèl ; C'ii-ci, 
C'ti-cit', C'ti-cè; Cit'-ceul, Cit'-ceuf 
[sil srI, sil sçl (sel sel, celle-ci) M, 
I, P, sli si, sti sil, sli sç F, sil scpl, 
sil S(rl A'I, |)ron. démonslr. — Celui- 
ci, celle-ci. 

Cil-lè, Cif-èl, Cif-lè, Cit'-lèl; Ç'ti- 
la, Ç'ti-laf, Cèt'-lat'; Cit'-ccul |.si7 Iç, 
sil çl, sil le, sil kl M, I, P, sli la. 
sli lai, sel lai F, sil sœl X\, pron. 
démonslr. — Celle-ci, celle-là. 

Cèt'-èl, Cèt'-cèl, Cèf-lè, Cèl'-lèl; 
C61-la, Cèt'-lat'; Ccut'-cul, Ccut'-lè, 
Ceul-Iè, Ceut'-lèl |.sç/ <;!, sçl sel, s(;l 
le, set lel M, I, P, sel la, sçl lai F, 
sœl (fl, sirl le, sœl le, sœl lel A'], 
pron. démonstr. — Celle-là. 

Cit'-cèl; Çow-ci, Çow-cèt', Ccut'- 
cit'; Cit'-ceul, Cit'-ceuf, Çâf-ceut'; 
Çôt'-cit' l.si7 ,>îç/ M, I, P, sow si, 
soin sçl, siel sil F, sil sœl, sil s(rl X, 
sâl (sâ"l) sœl S, soi sil Y], pron. 
démonstr. — Ceux-ci, celles-ci. 



CIT 

Cèt'-èl, Cél-lè, Cét'-lèl, Cét'-lè; 
Çow-la, Çow-lat', Ceut'-lat'; Cét'-lè, 
Çat'-èl, Çat'-èt', Cét'-eul, Cét'-leul; 
Çât'-èl, Çât'-lèf, Çât'-èt'; Çôt'-lèf 
[set çl, sèl le, sët lel, sët Iç M, I, P, 
soiv la, soiv lat, sœt lat F, sêt Iç, 
sat çl, sat çf, sêt qel, sêt lœl N, sât 
(sdot) g/, sût {sâot) lel, sût (sâot) et 
S, sôt let V], pron. démonstr. — 
Ceux-là, celles-là. Souvent tous ces 
pronoms se confondent et s'em- 
ploient, sans distinction, les uns 
pour les autres. 

Citaudèle [sitddel M, I], s. f. — 
Citadelle (ancienne forteresse qui 
commandait la ville de Metz). 

Civale, Civole [sival M, N, siuçl 
I, P, y, sibulot F\, s. f. — Ciboule 
(ail d'un goût très relevé). 

Civronte [sivrôt F], s. f. — Mur 
de devant ou de derrière un bâti- 
ment. Voir Ceuvronte. 

Ciz [si V[, prép. — Chez. Voir 
Cheuz. 

Cla' [klai F], s. f. - Clef. Voir Kié. 

Clai [klai FJ. s. f. — Claie. Voir Kié. 

Clai [Mai F], adj. — Clair. Voir Kié. 

Clabauda' [klabddw F], v. tr. — 
Clabauder. Voir Kièbauder. 

Claboussi [klabiisi F[, v. tr. — 
Éclabousser. Voir Kiaubossieu. 

Claboussûre [klabusûr F\, s. f. — 
Eclaboussure. Voir Kiaubosse. 

Clampin [klâpè F\, s.- m. — Qui 
a la crampe dans les jambes. Voir 
Crampîn. 

Clanchi [klâsiF], v. tr. — Fermer 
et ouvrir avec le loquet. Voir 
Kiancheu. 

Clanchote [klâsot F], s. f. — Petit 
loquet. Voir Kianchate. 

Claqua' [klakw F\, v. tr. — Cla- 
quer. Voir Kiaquer. 

Clartai [klartŒ F\, s. f. — Clarté. 
Voir Kièrté. 

Clarteiïs [A"/«r/œ lang. pop. mess.], 
adj. — Clair. Voir Kièrtous. 



147 - 



CO 



Claubossieu [klôbosyœ Landroff], 
V. tr. — Éclabousser. Voir Kiau- 
bossieu. 

Clavote [klavçt F], s. f. — Cla- 
vette. Voir Kièvate. 

Clawer [klawê< Landroff], v. tr. — 
Clouer. Voir Kiawer. 

Cléron [klërô gén.], s. m. — Clairon. 

Clichèt [klise F], s. m. — Targette. 
Voir Kièchat. 

Clima' [klimai F[, v. intr. — Cli- 
gner des yeux. 

Clinkâye [klèkmj[, s. f. — Clin- 
quant. Voir Kyîncâyc. 

Clîse [klis V], s. f. — Écluse. 
Voir Cûse. 

Clô [klô F], s. m. — Clou. Voir 
Kiow. 

Clochi [klosi F\, s. m. — Clocher. 
Voir Kiachi. 

Clounche [kluns F], s. f. — Ba- 
lançoire. 

Clounchi [klunsi F], v. intr. — 
Balancer. 

Cloûre [klûr F[, v. tr. — Clore. 
Voir KioUre. 

Cloûti [klûti F], s. m. — Cloutier. 
Voir Kiowti. 

Clowa' [klowai F], v. tr. — Clouer. 
Voir Kiower. 

Clouwîre [kliiwlr F], s. f. — Espèce 
d'oiseau. Voir Kiouwïre. 

Cluhhé [kltixë' Landroff], s. m. — 
Couvercle. Voir Kiuhhé. 

ClûsB [klùs F], s. f. — jÉcluse. 
Voir Cïise. 

Cnôhhc (Aviôx- knôx V], v. tr. — 
Connaître. Voir Conahhe. 

Cnonhhance [knôxâs V], s. f. — 
Connaissance. 

Cnonhhe, voir Cnôhhe. 
Cos [ko V], s. m. pi. — Bouts 
de planches qui dépassent dans un 
train de bois. Voir Textes patois, 
p. 221. 

Co [A-p /, P, F, V\, adv. — Encore. 
Voir Êca. 



co 



— 148 



COD 



Cô [ko F, kôw \, S, V\, s. m. — 
Cou. 

Cô |A-ô ,1/, /|, interj. — Cri que 
jette, dans le jeu de cache-caehe, 
l'enfant caché, pour avertir ses ca- 
marades qu'ils peuvent le chercher. 
Cô [ko Ommeray], s. m. — Cor 
de berger. 

Cobous [kobii V\, s. m. — Cabus 
(chou). Voir Kèbus. 

Cocâde [kokàt M[, s. f. — 1" Co- 
carde. 2" Partie du harnais. 

Cocardau [kokanlô A/oudange], 
s. m. — Giroflée. 

Cocate [knkat M, X, S, kpkol I, P. 
F, V], s. f. — 1" Casserole avec ou 
sans pattes. 2° Garçon qui aime à 
faire des ouvrages qui conviennent 
plutôt au\ femmes. 

Côcate \kô"k(il X], s. f. — Bavarde. 
Voir CoûcatG. 

Coch [kçs M, I, P, S], adj. - 
Court. Voir Cohh. 

Cochâd I kosà-kosà . . M, I, P, F, 
S], s. m. — l)os.se. Voir Cohhàd. 

Cochâd [kosn S[, s. m. — E(]uar- 
risseur. Voir Cohhiou. 

Cochant |A-p.s(( ,V, /, /'|, adj. — Qui 
s'écorclie facilement. Voir Cohhant. 

Côchat \kôsa S], s. m. — Corset. 
Voir Coûhhal. 

Coche [kos I, P, F[, s. f. — Truie 
qui a subi l'opération de l'ablation 
des ovaires. Voir Cache. 

Côche [kôs S], s. f. — Kcorcc. Voir 
Coûhhe. 

Cochè [kpse I, P\, v. tr. — Châtrer. 
Voir Cacheu. 

Cochèle, voir Cohhèle. 

Cochcnot [/.•(),s;)p /, J'\, s. m. — 
Cochonnet. Voir Cachenat. 

Cochèsse (Ap.sV.s S[, s. f. — Kcor- 
chure. Voir Corchèsse. 

Cochicu, voir Cohhieu. 

Cochiou, voir Cohhiou. 

Cochonàde [kospiuil . . I, /', .S, /•', 
V], s. f. — Viande de porc. Voir 
Cachonâdc. 



Cochoniè [kçsonye F], s. m. — 
Cochonnet. Voir Cachenat. 
Cochou, voir Cohhiou. 
Cochou |Ap.s(( /, kosoii! P[, s. m. 
— Coupeur de porcs niàles. Voir 
Cachou. 

Cochouneric [kosiinri F], s. f. — 
Cochonnerie. Voir Cachonerèye. 

Cochu [kpsii M, I, P, kiisû F], s. 
m. — 1" Tablier de femme. 2» Giron. 

Cochu, voir Cohhu. 

Cocliche [kpklis V], s. f. — Poninie 
de pin. Lcs-ofimts jouwonl nvon 
les p' télés ~, les enfants jouent avec 
les petites |)ommes de pin. 

Coclon [koklà Vergaville), s. m. — 
Marmite. 

Coco [knkn M, I\. s. m. — Soulier 
(l'enfant (terme enfantin). 

Cocochpéri \kokosperi V|, s. m. - 
Grand nceud que les .Msaciennes 
portent en guise de coill'ure. 

Cocolâjâ, Cocolihau, Cocolijau 
I kokolâjti-kokplw'jâ" S . kpkplihô-kp- 
kolijô I, P[, s. m. — Cri du co((. 

Cocombe | kokô/) gén. ], s. f. — 
Concombre. 

Cocomiau Ikokonu/ô M, I, P, X[, 
s. m. — 1" Goûter que font les 
femmes entre elles pour se régaler. 
2" Commérage. 3" Mélange de mie 
(le pain, de noix cassées en petits 
morceaux et de sucre en poudre. 

Cocote |Av)A-p; /, P, F, V[, s. f. — 
Casserole. Voir Cocate. 

Cocoyes lApAo;/ M, f, P\, s. m. pi. 
— Sobritpiet donné aux habitants 
de .Scmécourt, arr. de Metz. 

Cocron [kokrô M, I, P, X\, s. m. — 
Mile de la farine et du son. 

Côcson |A-ôA-.s-(5 .1/, /, /', X[,s. m. — 
Imbécile. 

Codâk I A'0(/dA- . . gén.), s. m. — 
1' Cri de la |)oulc (]ui va pondre. 
2" Oeuf (terme enfantin). 

Codât |Ap(/a M, X, kodp I, P[, s. 
m. — 1" Brassée de chanvre, de fi- 



COD 



149 - 



côû 



lasse. 2" Corde qui sert à attacher 
les bêtes. 3» Femme courte et grosse. 
Code [kot M, I, P, A'], s. m. — 
Coude. Voir Cotre. 

Code [A'ô-; iV, kôl S], s. f. — Corde. 
Voir Coûdc. 

Codé [kod& M, I, N, kodë'-kordê' 
P, kçrdê F, kodê'-kodje' . . S, kodrq 
V], s. m. — i» Cordeau. 2» Corde 
qui sert à conduire les chevaux. 
TTre lo ~ è dia, tire la corde à 
gauche! 3° Cordon de la roue mo- 
trice du rouet. 4" Cordon, lacet. 

Cô-de-ki [ko t ki S, V], s. m. — 
Raidillon. Je n' ses si j' poiirons mon- 
té r ~ sons doijcr, je ne sais si nous 
pourrons monter le r. sans doubler 
l'attelage. 

CodelatG, Codelote [kçdiat M, N, 
kodlot I, P\, s. f. — Cordelette. 

Codèle '[kodel M, I, P\, s. f. — 
Petite corde; ficelle; cordeau. 'L è 
ètu è mè ~ , il a été à ma petite 
corde (à mon école, sous ma direc- 
tion). 

Codeler [kçdlêi . . M,I,P,S (kor- 
delœ F )\, v. tr. — 1" Tordre une 
corde, une ficelle. 2" Arranger le 
bois en stères. 

Codeli [ kodli M, I, P, N, kodci- 
kçdjç' . . S, kodre V], s. m. — Cordier. 

Codelon [kodlô M, I, P, N, S], s. 
m. — Un des brins tordus qui for- 
ment la ficelle. / codeale è Ircûs ~, 
il fait un cordon à trois C. 

Côdiâye |A-ô"di/ây N],s. f.| - Culture. 
Voir Coïidiâye. 

Co d'în [kç dî M, I, N], s. m. — 
Coq d'Inde, dindon. Voir Jau d'în. 

Côdje [kôts S], s. m. — Corde. 
Voir Coude. 

Codjè, voir Codé, Codeli. 

Codon [kodô M, I, P, N], s. m. — 
Brassée de chanvre nettoyé et pré- 
paré pour la quenouille. 

Codot, voir Codât. 

Codré [kçdre V], s. m. — Cordier. 
Voir Codeli. 



Codrè, voir Codé. 

Coîâye [kofâij I, P], s. f. — Cosse 
pleine. Voir Cafâye. 

Cofe [kçf gén.], s. m. — 1» Coffre. 
2" Ventre. 3" Four de fourneau. 

Cofe \ kof I, P], s. f. — Cosse. 
Voir Café. 

Cofè [kçfq Bue], s. m. — Café. 
Voir Kèfé. 

Cofiè [kofije . . I, P, V\, v. tr. — 
Ecosser. Voir Cafieu. 

Cofiè [kçfije . . I, P, V], v. tr. - 
Ecraser. Voir Cafieu. 

Coftn I kofî . . gén. ], s. m. — 
1" Cofire. 2" Étui. 3" Four de four- 
neau S. Voir Cofe. 

Coîion [kpftjô V], s. m. — Cosse. 
Voir Café. 

Cofiou, Cofiow [kçfyu F, kçfyçio 
P\, s. m. — Qui écosse. Voir Cafiou. 

Cofioûse [kçfyûs I], s. f. — Celle 
qui écosse. Voir Cafioiise. 

Cognau [A-pnô M, I, P, N, kçnà- 
konâo S\, s. m. — Couard. 

Cognâye [ kon&y . . M, I, P, N, 
konëij S], s. f. — Cognée. 

Cogneule, Cognoûle [kçnœl-kçmd 
M, /, P, kornyel-kçrnyôl F], s. f. — 
Cornouille. Lés rojes ~ , les rouges 
c, sobriquet donné aux habitants 
de Rozérieulles, près Metz, qui s'ap- 
pelait autrefois Roujerieules. Dans 
ce village, il y a beaucoup de cor- 
nouillers. 

Côgneu Ikôiïœ . . N, S], v. intr. — 
Être sans résistance, plier. Se dit aussi 
d'une tarte vieille de plusieurs jours. 
CogncuU, CognoH, Cognouli [kç- 
nceli-kpnçli-konuli M(kçnolji Sablon), 
/, P (kunœlji Vernéville), JV|, s. m. 

— Cornouiller. 

Côgnon [kônô M, I, P, N], s. m. 

— 1» Qui a le cou de travers. 2" Qui 
a le caractère sournois. 

Cognoûle, Cognouli, voir Cogneule, 
Cogneuli. 

Cogwone [kggwçn V], s. f. — Ci- 
trouille. Voir Cahoilgne. 



COH 

Cohèle [kohel M, I], s. f. — Espèce 
de ])rune. 

Cohéte [kçhet Y\, s. f. — Cahute. 
Voir Kèheute. 

Cohh [A-çx gén. (kns F)], iuij. — 
Court. Eté ~, être à court, uian(|ucr 
de. Lo ~ miiiins, le mois court (lé- 
vrier). - et hwin, c. et l)ien. Couper 
au ~, couper au c. (abréger). ~ d'ct- 
linne, c. d'haleine (asthmathi(jue). 

Cohh \kox M, I, P, N\, s. m. - 
Épidémie bénigne. Voir Rinnc, Trât. 

Côhh [kô<'xN], s. m. — Cours d'eau. 
Voir CoQhh. 

Cohhâd [A-ox<l M, \\ kay/t . . I, I>, 
F, N, S, V], s. m. — 1" Dossc; phinclic 
de peu de valeur. / ~ cl' so v'ieje lutl 
niés qti'ène bone pyinelw d'in-n-ûle, 
une dosse de son village vaut mieux 
qu'une bonne planche d'un autre \'. 
2" Chute de planche, d'épaisseur et 
de longueur irrégulière, sciée à côté 
de la dosse. 

Cohhâd [koxii ■ ■ S\, s. m. — Kcor- 
clieur. Voir Cohhiou, Corchâd. 

Cohhant [A-pxà M, I, P\, adj. — 
Ecorchant. Voir Corchant. 

Côhhat |Aô"xa N, kây/i S\, s. m. — 
Corsage. Voir Coûhhat. 

Côhhc |A-ô"x iV|, s. f. — Tranche. 
Voir Coûhhe. 

Côhhc [A'ô"x ^\ /"'ÔX '">!, s. f. - 
Écorce. Voir Coûhhe. 

Cohhèle(s) {k(o)xçl ■ ■ M. A /', A', -S'I, 
s. f. — 1° Petite cour. Voir Keutiat. 
2" Courcelles, vill. de l'arr. de Met/. 

Cohhe-quâwe [kçx kâiv (kom) M], 
s. f. — 1° Tortue à courte queue. 
2° Cerise dite de Montmorency. 

Cohhèsse [A-p;i;('s . . gén. (kiisçs Y)], 
s. f. — Écorchure. Voir Corchèsse. 

Cohhieu \kox!l<r ■ ■ M. I, P, N, 
S, koriii F, kusye,-ijœ V\, v. tr. — 
1" Châtrer. 2° Ecorcher une bète 
morte. 

Cohhieu [kçxyœ • ■ ^U A P, A'I. 
V. tr. — Trousser, retrousser sa 
robe. 



150 - 



COL 



Cohhiou \koyijn . . M, I, P, N, kor- 
sow F, ko/û-knxii .S, kiisii V], s. m. 
— K(]uarrisseur. Voir Corchou. 

Cohhiou \k()yjju . . M, /|, s. m. — 
Chàlrcui-. 

Cohhou, voir Cohhiou. 

Cohhu \koyji M], s. m. — l'ju-lu- 
nu'au de faucheur. 

Coke |AôA- .S'I, v. tr. — Corde. Voir 
Coude. 

Çokc |.spA- /, P, V), s. m. — Cercle. 
Voir Cake. 

Cokiâd {kokyâ I, P], s. m. — Qiù 
chatouille. Voir Cakiâd. 

Cokièsse [kokyçs I, P], s. f. — 
Clialouillcment. Voir Cakièsse. 

Cokièsse [kokyej \'|,s. f. — l-xiat 
de rire. Voir Cakièsse. 

Cokié [kpkye Y], adj. — Se dit du 
])ain (jui n'est pas assez cuit. Pin ~, 
pain mal cuit. 

Cokiè \kpkye . . I, P, F], v. tr. — 
Cliatouiller. Voir Cakieu. 

Cokièsse [ A-oA-i/ç.s- /, P\, s. I'. — 
Chatouillement. Voir Cakièsse. 

Cokièsse [kokyçs Y], s. f. — Éclat 
<le rire. Voir Cakièsse. 

Çokiou [spkyu . . I, P\. s. m. — 
Qui l'ait des cercles. Voir Çakiou. 

Cokious [kokyn . . I, P], adj. — 
Chatouilleux. 

Cola', voir Colé. 

Colambri \kpkWri M, I, /', kplôltri 
X, kplùlu' .S'I, s. m. — Pigeonnier. 

Colant |Ap/(i S, Y], s. m. — Cours 
d'eau; rigole. 

Colarieu \ kglury(r M\, v. tr. - 
Colorier. 

Colarisse \ kolaris M], s. m. — 
Peintre. 

Colas, voir Calâs. 

Colâye [kplày . . M, I, P, X, knlây 
F\, s. r. — l"* Petite lessive. J' n'a m' 
lortot hivê, f n'a fût qu'eune piatc ~ , 
je n'ai pas tout lavé, je n'ai fait 
qu'une petite lessive. 2" Vin qui .sort 
(le la cuve avant le pressurage. 
3" Femme indolente, sans énergie. 



CÔL 



151 - 



COL 



Colbeusse [ kolbœs I], s. f. — 
Courge. Voir Calbeusse. 

Celé [kolê V], s. m. — Tamis. 
Voir Colu. 

Colé [kolëi . . gén.], s. m. — 1° Col- 
lier de cheval ; harnais, harnache- 
ment. 2" Cou. 

Colé [kolê' M], s. m. — Margelle 
d'un puits. 

Colè [kole V], s. m. - Métier à broder. 

Coléje [kolês . . gén.], s. m. — 
Coulage. 

Coléje [kolës . . I, P, F, S, kôlês 
V\, s. m. — Action de coller. 

Colemant [kolmà M, I, P], s. m. — 
Action de couler. Se dit de la vigne. 

Celer [kolci . . M, I, P, N, kulw F, 
korS, kôrV], v. intr. — 1" Couler. 
Natc bcral cole, notre tonneau coule. 
2" Se dit des tieurs de la vigne et 
des arbres fruitiers. 3" v. tr. Vider. 
~ (■ keiivc, vider une cuve. 

Coler I kole . . I, P, F, S, kôle Y], 
V. tr. — Coller. Voir Caler. 

Coler [kolêi . . M, I, P, N\, v. tr. — 
Passer au tamis. ~ /' lacé, passer le 
lait au tamis. Voir Colu. 

Colér [kolêr V\, s. f. — Noisetier. 

Colèra [kolçrâ . . gén. (kolora V)], 
s. m. — Choléra. 

Colère [kolêr gén.], s. f. — Colère. 
Si ye m' mats an ~, ce n' s'rè m' po 
dés pwcres chaches, si je me mets 
en colère, ce ne sera pas pour des 
poires sèches. 

Colèrous [koleru . . M, I. P. F, N. 
S\, adj. — Coléreux. - corne i loup, 
c. comme un loup. 

Colète [kolet I, P, Y], s. f. - Ca- 
lotte. Voir Calète. 

ColcQ [kolœ S], s. m. — Tamis. 
Voir Colu. 

Coleûr [kolSêr M, I, P, N, kulêr Y], 
s. f. — Couleur. 

ColeiîYe, voir CoHeuve. 

Coleuvrer, Coleuvriner [kçlœvrê'- 
kolcevrinê' . . M, I, P, kçrvqelê' . . S], 
V. intr. — Soulever la terre. Se dit 



des taupes. Lés fouyants coleuvrinent, 
les taupes tracent des galeries qui 
serpentent. 

Coliche [kolis I, P, F, S, Y[, n. pr. 
— Nicolas. Voir Calas. 

Colidôr [ kolidôr gén. ], s. m. — 
Corridor. 

Colière [ kolgçr-kuyer P, kolyçr- 
kiiiiçr F, kûlyçr S\, s. f. — Culière. 

Coliére, Colieure, voir Colieuve. 

CoHeuve [kolycef M, I, P, kulyœf- 
kiiyôëf F, kolœf-kolyœf N, koÏÏf-kçlcéf- 
kolûf S, kolyer,-yœr Y [, s. f. — 
Couleuvre. 

Colijote [kolijot P, F[, s. f. — Lo- 
gette. Voir Caloûjate. 

Colîn [koir . . I. P, S, F, Y], n. 
pr. — Nicolas. Voir Calas. 

Colinte [kolèt Béchy], n. pr. — La 
femme de Collin. 

Colîve, voir Colieuve. 

Colôfc [kolôf Y\, s. L - Coquille. 
Voir Calôfe. 

Colombré , Colombri [kolôbrë . . S, 
kolôbri N], s. m. — Pigeonnier. 
Voir Colambri. 

Colon |Â-oZô M], s. m. — Pigeon. 

Colora [kolora Y], s. m. — Choléra. 
Voir Colèra. 

Colorète [kolçrcl Y\, s. f. - Gar- 
niture appliquée à un bonnet de 
femme. Voir Corolète. 

Colorikse [koloriks M], adj. — 
Coléreux, emporté. 

Colosse mègnèye [A"p/ps mefiêy M, 
I, P, X [, s. f. — Épine dorsale du 
porc. Voir Corèsse-mègnèye. 

Colote [kolot Y], s. f. — Calotte. 
Voir Calate. 

Coloîijote [kolâjot I], s. f. — Lo- 
gette. Voir Caloûjate. 

Colportéje [kolportês . . gén.], s. 
m. — Colportage. 

Colportou [kolpçrtu . . M, I, P, N, 
S], s. m. — Colporteur. 

Coltîn [koltî . . gén.], s. m. — 
Gilet à manches (il est ordinaire- 
ment tricoté). 



COL 

Cultiver, voir Coltuver. 

Coltuver [koltùvC-i . . M, l. P, F, 
N, kolliivç'kpltive . . S, koltive V\, 
V. tr. — Cultiver. 

Colu [kolîi M, I, P, K, kiilû F, 
kolœ . . S, kolê Y\, s. m. — Tamis; 
élamine, linge qui sert à filtrer le 
lait. 

ColQrG [kplPir f, P\, s. f. - Pro- 
pos trompeur. Voir Calûre. 

ColiÎYe, voir Colieuve. 

Comance [kmâs gén.], s. f. — Com- 
mencement. 

Comancemant [komàsmà M, I, P, 
N, S, kumûsmù F, koniûsmô V\, s. 
m. — Commencement. N-y è i ~ dans 
tout', il y a un c. dans tout. 

Comancieu | k(p)niàs!/ir . . gén. 
{komôsije ,-yœ V)\, v. tr. — Com- 
mencer. 

Comander [komàdê' . . gén. (Ai/- 
màda' F)\, v. tr. — Commander. 
/ comande lés Jans conte dés rliiiis, 
il commande aux gens comme à des 
chiens. 

Cornant [komà M, I, P, N, S, 
knmù F, kninà V], adv. —Comment. 

Combe (è) [kôp M, I, P, F], loc. 
adv. — Rempli jusqu'au bord. Mè- 
teûz r picotin a ~ , remplissez la 
corbeille jusqu'au bord /•". 

Combèt [Iwbç gén.|, s. m. — 
Combat. 

Combètant [kôbetà gén.], s. m. — 
Comliattant. 

Combète [kôbçl gén.], v. tr. — 
Combattre. 

Combcun' [kàlwn M, N, kôbçn I, 
P, kôbè F, kôbé-kôln S, kôlx' V\. 
adv. — Combien. 

Combin, Combîn, voir Combeun'. 

Corne [kom gén. (A-ij;ii F)\ , conj. 
— Comme. 'L at bé corne tout, il 
est beau comme tout (il est très 
beau). - auss' at ç', c. aussi est-ce, 
effectivement, en efFet, c'est ainsi ; 
comme de juste. 



152 - 



COM 



Come-come \koni kom M, /], s. 
m. — Sorte de jeu (aux quatre 
coins). 

Comeusse [komœs-kçmùs A'|, s. 1'. 
^ .\IVront. 

Comèycu \kom(ç)!i(f . . M, I], v. 
tr. — Remuer, délayer, bien mélan- 
ger. Comeuije lo miat, remue le 
millot (pour (|u'il ne lirùle pas). 

Comieu (so) {konujœ . . M, I, P, 
N], v. pron. — Se caser, se loger, 
se serrer. 

Comissâre [komisùr . . M, I, P, .S'|, 
s. m. — Agent de police. 

Comîssionâre [komisijonur . . M, 
I, P, N, S\, s. m. — Commission- 
naire. 

Comoncemont, voir Comancemant. 

Comoncier, voir Comancieu. 

Comont, voir Cornant. 

Comoûde [komût M, I, P, kpnw"l- 
konnil N, kpmôt S ) , s. f. — Com- 
mode. 

Companre [l^-ôpàr gén.|, v. tr. — 
Com])ren(lrc. 

Comparète, voir Compèrète. 

Compègne [kôpeû gén.|, s. f. — 
Compagne. 

Compègnèye [kôpçnêij M, I, P, N. 
kùprnî S, V), s. f. — Com|)agnie. 

Compègnon \kôi)çni) gén.| , s. m. 

— 1" Compagnon. 2" Lychnis sau- 
vage. 

Compèrâde [kopertit M\, s. f. — 
Ne s'emploie que <hins la locution 
(dcr c le ~, rivaliser avec qqn. 

Compère {kôpêr . . gén.], s. m. 

— Compère. Marcher corne i ~, 
marcher solennellement. 

Compère loriat [kàpêr lori/a M, 
kôpêr Ipri/o I, P\, s. m. — Orgelet. 
On dit qu'on l'attrape lorsqu'on va 
faire ses besoins dans une ruelle. 

Compèrcr [kôpçrêi . . gén. (kôpa- 
ra> F)\. V. tr. — Comparer. 

Compèrète [l<ôpenit M. I, P, X, 
kôparçt F\, v. tr. — Comparer. 
T n'as m' c - èva lu, tu n'es pas 



COM 

à c. avec lui (tu n'es pas à sa 
hauteur). 

Compèrsogncu [ kàpqrsonœ . . M, 
I, P], s. m. — Compagnon , cama- 
rade; héritier copartageant. 

Contipètu [k5p(e)tii M, I, P, N, S], 
s. m. — Cliaîne qui soutient la 
Chèvate. 

CompiâhancG [kôpijàyâs . . M, I, P, 
N, kôplâjàs F, kôpyçjâs S], s. f. — 
Complaisance. 

Compiâhant [kôpijàfà . . M, I, P, 
N, kôptâjà F, kôpyeyà V ], adj. — 
Complaisant. 

Compiâjance, Compiâjant, voir 
Compiâhance, Compiâhant. 

Compiâre [kôpi/ar M, N, kôpiiàr 
I, P, kôplâr F\, V. intr. — Com- 
plaire. Ç'at don maii d' ~ è lot 
l'mondc, c'est du mal de c. à tout 
le monde. 

Compièhance, Compièhant, voir 
Compiâhance, Compiâhant. 

Compiâhance, Compiâhant, Com- 
piâjant, Compiâre, voir Compîà- 
hancG, Compiâhant, Compiâre. 

Compon \kôpô Béchy] , s. m. - 
Tison. Voir Coupon. 

Compoiîsieu [kôpazi/œ . . M, I, P, 
N, kôpûza' F], V. tr. — Composer. 

Compoûtè (so) [kôpûtç Vj, v. pron. 

— Se passer, arriver. 
Compoutieu [kôpûtgœ . . S], s. m. 

— Support, partie de la voiture 
qui sert à supporter les planches 
et les échelles. 

Comprenîire [kôprenùr M, I, P, 
F, N, S], s. f. — Intelligence; esprit, 
compréhension. 'L è le ~ diihhe, il a 
l'intelligence dure (il comprend dif- 
ficilement). T' es mau le ~ , tu as mal 
à la compréhension (tu ne veux pas 
comprendre). 

Compromate, Compromote, Com- 
proumète [kôprçtnat M, N, S, kôpro- 
mçt I, P, V, kôpnimet F], v. intr. 

— Se mettre d'accord avec qqn. 



1^5 - 



CONt 



Comter {kôlê' . . gén.], v. tr. — 
1" Compter. 2" Croire, penser. J' 
comte qu' i va miens, je crois qu'il 
va mieux. 

Comûse [komiis N], s. f. — Affront. 
Voir Comeusse. 

Conache, voir Conahhe. 

Conahhe [konax . . M, N, S, ko- 
nçx I, P (kçnot Rombas) , kimpl- 
kimox-kunet F, A-;iôx-A-/îôx V], v. tr. 
— Connaître. Lés méchants conah- 
hcnt lo bgin et n' font que l'mau, 
les méchants connaissent le bien 
et ne font que le mal. — J' lo c'nûs 
bin, je le connais bien V. 

Cônat [kôna-kçna S], s. m. — 
Cornet. Voir Coùnat. 

Cônate [kônat S\, s. f. — Petite 
corne. Voir Coûnate. 

Conâyc [koncaj . . M, I, P, N, S, 
kunëg V], s. f. — Farce, blague; 
moquerie. 

Cônâye [kô''nàg A'], s. f. — Coin 
d'un drap de lit. Voir Coûnâye. 

Conceûr [kôscér M, I, P, F, N], 
V. tr. — Concevoir, comprendre. 

Conchate, Conchote \Ii-ôsat M, N, 
kôsçt I, P\, s. f. — Sabot qui sert à 
enrayer les roues des voitures dans 
les descentes. 

Çondes [sôt V], s. f. pi. — Cendres. 
Voir Çandes. 

Condit, Condite, voir Condut, 
Condute. 

Condolance [kôdçlàs M, I, P\, s. 
f. — Jactance ; bavardage. 

Çondré [sôdre V], s. m. — Grand 
drap que l'on étend sur le cuvier. 
Voir Çandri. 

Çondréye [sôdrêy V] , s. f. — 
Cendrée, écume de plomb. Voir 
Çandrâye. 

Condut {kôdû M, I, P, N, kôdii- 
kôdi S, kôdi S, kôdi V], s. m. — 
Conduit; égout; aqueduc. 

Condute [kôdiit M, I, P, F, N, S, 
kôdit V\, s. f. — Conduite. 



CON 



- 154 - 



CON 



Cône [A-on F, S, V], s. f. — ('orne. 
Voir Coûne. 

Concchance, voir Conchhance. 

Coneché, voir Conchhé. 

Conehhance [bon/às . .ii,én. (knô/fis 
V)\, s. f. — C.onnaissance. 'L è fat 
~ et pus i s'è mèrien cou, il a fait 
c, puis il s'est marié avec. 

Conehhé [koiv/f' . . M, I, P, X\, s. 
ni. — Tourte en forme de croissant. 
On ])réi)are avec de la farine, du 
lait et du beurre une pàtc qu'on 
forme en une abaisse très amincie 
au moyen d'un rouleau. L'on garnit 
la moitié du cercle avec des pom- 
mes pelées, découpées en tranches 
minces et fortement assaisonnées 
de cannelle ou de poivre, que l'on 
recouvre avec l'autre moitié de l'a- 
baisse. Cette tourte se prépare pour 
la veillée de Noël. 

Côner |A'ô;i("' . . S, V, kôinœ-kônqp 
iV|, v. intr. — Sonner de la corne. 
Voir Coûner. 

Confesser [kôfi^sëi . . gén.], v. tr. — 
Se confesser. J' vus -, je vais me c. 
Ç'at i diâle è -, c'est le diable à c. 
(c'est une chose très dillicile). 

Confiture \k<yitûr M, /, P, /■", A\ 
kô/iltr-kô/itPir S. kôfitir V], s. f. - 
Confiture. 

Contrat [kôfra M], s. m. — Con- 
frère (membre d'une confrérie). 

Confràrèyc Iknfnirçij M, \. I.àfrû- 
rni I, ]'\, s. f. — (Confrérie. 

Congnâd [kôiM X\, adj. - Qui a 
la consistance de la corne. Voir 
Coûgnâd. 

Congne Ikùù A'|, s. f. — Coui'une. 
Voir Coûgne. 

Çongne {son M, X], s. f. — Cigogne. 
Voir Çoiîgne, Cigoiïgne. 

Congnous Ikônii Ponloy], adj. ~ 
Coriace. 

Conîn [koiù . . M, P, N, konî-kpnôr 
I], s. m. — Parties génitales de la 
femme. 



Conjeu [kôjœ . . gén. (kwèjyc V)), 
s. m. — Congé. Bèyeu ~ , donner 
c. (renvoyer). 

Connat \kôna X\, s. m. — Cornet. 
Voir CoQnat. 

Connate [kôitut X\, s. f. — Petite 
corne. Voir CoQnate. 

Connâye [kônay X], s. f. — Coin 
de draj) de lit. Voir CoQnaye. 

Conne [kôn X ], s. f. — Corne. 
Voir Coûnc. 

Conneu, voir Coïiner. 

Connon Ikônô X \, s. m. — Petite 
corne. 

Conoche, Conohhc, voir Conahhc. 

Conolji \kpnolJi Sablon], s. m. — 
Cornouiller. Voir Cogneuli. 

Conôr, voir Conîn. 

Conotc [konot Hombas], v. tr. — 
Connaître. Voir Conahhe. 

Conrat, voir Conreuye. 

Conrat \kôra S, kôro V\, s. m. — 
Corroi. Voir Côrat. 

Conré [kôrOi . . M, I, P, X\, s. m. 
— Cuir tanné. 

Conrer [kôif . . M. 1, P, X\, v. 
tr. — Piétiner; pétrir. Tere conrâye, 
terre piétinée. 

Conreuye | kôririj M, X, kôrei/ 
I, P, F, kôra S, kùro V), s. m. — 
Terre forte, argileuse; terre du 
sous-sol. 

Conrièsse \kôniçs M, I, P], s. f. — 
Motte de terre fortement piétinée, 
qui ne veut i)as se désagréger. 

Conrièsse | kôriiçs M, I], s. f. — 
Trou ([ue les porcs font dans les 
champs avec leur groin. 

Conriou Ikôrt/u M, I \, s. m. — Qui 
|)iétine la terre. 

Conrot, voir Conrat, Conreuye. 

Consaler ( kôsalr . . M, X, kôsolc 
. . I, P, F, S, \'\, V. tr. — Consoler. 

Consay | kôsai/ M, kôsmi-kôsçy S, 
V\, s. m. — Conseil. 

Consèquant [kôsekà gén.], adj]. — 
Important. 



CON 

Conser [Aôsç . . S, l'], v. intr. — Se 
coucher (en parlant du soleil). Voir 
Scia. 

Conseuyerasse [kôscfijras M, N, 
kôseyros I, P\, s. f. — Qui donne 
des conseils. 

Consèyeu \k5s{q)ijœ . . gén.], v. 
tr. — Conseiller. 

Consine [kôsin M, I, P, F, N], s. 
f. — Tisonnier. 

Consiou Ikôsgu . . M, I, P, N], s. 
m. — Conseilleur. Voir Pèyou. 

ConstrQre [kôstriir M, I, P, F, N, 
kôstrïr-kôstrûr S, kôstrJr V], v. tr. — 
Construire. On dit plus souvent Bâtir. 

Consulte \kôsiilt M, I], s. f. — 
Consultation. 

Contant [kôtà gén.|, adj. — Con- 
tent. ~ corne i prince. Ç n'at m' 
1rs pus bètus les pus ~ , ce ne sont 
l)as les plus battus (qui sont) les 
l)lus c. 

Contanter {kôtàtê' . . gén.] , v. tr. — 
Contenter. On n' sèmt ~ tôt chèkîn, 
on ne saurait contenter tout le 
monde. 

Conte [A*ô^ gén.|, prép. — 1" Contre. 
2" Auprès, tout près de. Vgins ~ 
nieu, viens auprès de moi. 

Conte [A'ô^], s. m. — Conte, men- 
songe. Fâre dés ~ , faire des c. 
(dire des mensonges). 

Conté [kôtêi S], n. pr. — Conthil, 
vill. de l'arr. de Château-Salins. Lés 
j'wous d' biyàrd d' ~, les joueurs 
de billard de C. (sobriquet). 

Contefieus [kôtfijce M, kôtrefyc V], 
s. m. — Printemps. Voir Tams. 

Contcnîn (so) [kôtnî . . M, 1, P, F, 
N, kôtni S, V], v. pron. — Se 
contenir, se maîtriser. 'L ont èim 
don mau de s' ~, il ont eu du mal 
à se maîtriser. 

Conteû [kôtôê M], s. m. — Porte- 
chaîne de la charrue. 

Conteurdance [kôtœrdàs M, I, P, 
N, kôtredàs F], s. m. — Contre- 
danse. 



155 — 



COP 



Contou [kôtu . . gén.], s. m. — 
Conteur; bavard. 

Contour (au) {kôtûr M, I, P, N], 
loc. adv. — Aux alentours. 

Contrâre [kôlrâr . . gén.], s. m. 

— Contraire. 

Contrâye [kôtrày gén.], s. f. — 
Contrée. 

Contreîâte [kôtrefàt . . M, I, P, N], 
s. f. — Contretemps. 

Contréfiés, voir Contefieus. 

Contrèt [kôtrç gén.] , s. m. — 
Contrat. 

Contrevanji (so) [kôtrevâji S, kôtre- 
vèjyc Y\, V. pron. — Se taquiner, 
s'agacer. 

Contrévinjié, voir Contrevanji. 

Contunicu [kàtïmijce M\, v. tr. — 
Continuer. 

Convenâbe [Icôunàp . . gén.], adj. 

— 1" Convenable. 2" Notable. 
Convenîn ]/vô;'/îr . . M, I, P, F, N, 

kôimi S, V], V. intr. — Convenir. 
Eune pièce au ryin fâre m' convyin- 
reùi, une place à ne rien faire me 
conviendrait. 

Côp {kô-kow N, kô-icow S, ko V], 
s. m. — Coup. Voir Coup. 

Çop' [sop I, P, V], s. m. — Cep. 
Voir Çap. 

Côpant [kôpâ V\, s. m. — Tran- 
chant. Voir Coupant. 

Copate [kopat M, kopot /], s. f. 

— Espèce de pomme. 

Çopâye [sopây I, P], s. f. — Cépée. 
Voir Çapâye. 
Cope [kop M, I, P. N], s. m. et f. 

— Trouble (engin de pêche). 
Cope [kpp V\ , n. pr. - Diane- 

Capelle, vill. de l'arr. de Sarre- 
bourg. 

Çopè [sope . . I. P, V], V. tr. — 
Tailler la vigne. Voir Çaper. 

Copèle [kçpej M, I, P\, s. f. — 
Partie de la lampe où l'on met 
l'huile. Voir Copion. 

Côper [kôpêi . . S, V], v. tr. — 
Couper. Voir Couper. 




lî 



COP 

Côpèrlu \Uôperliï iV|, s. m. — Es- 
l);ice d'une liciiro. Voir Coûpèrlu. 

Côpèsse \kôpvs S, \'\, s. f. — {Cou- 
pure. Voir Couper. 

Côpèle [kôpcl /•'!, s. f. — Bnvardc. 
Voir Coiicate. 

Çopëye [sopcy V\, s. f. — i{nnu':ui 
eie vi^'ne. Voir Çapâye. 

Copiât [ko/nid M, l<p/)ijp I\, s. m. 
— (".ouplel. 

Copiâye Ikopi/iit/ . . gén.|, s. f. — 
Le contenu d'un Copion. 

Copièye Ikppi/çu M, I, P\, s. f. - 
(Couple (une). 

Copion \kp/)!/ù yen. (kiipiiô F)], s. 
m. — 1» Réci- 
pient que l'on < 
déposait dans 
les anciennes 
lampes à huile. 
Il était en cui- 
vre et contenait 
riiuilc et la 
mèche. 2» La 
lampe elle-mê- 
me. 3' Mesure 
l)0ur les grains, 
la .■)0"i'' partie 
du hichet. 

Copion [kopyôgi'n. 
pillon. 2" Moulin silu 
Nouilly-lés-.Mctz. 

Copiôsat [kopyôza M, kppi/û:p I\, 
s. ni. — Eleignoir. 

Copiot [kopi/p /,/'!, s. ui. — lloninic 
maigre, qui n'a (|uc la peau et les os. 

Copite [kôpil M, /, 1>, A'], s. m. - 
1° Diahle, sorcier; bête imaginaire. 
2" liavard. 

Copli \kppli Landnill'l, adj. — .Se 
dit du bois (pii a Iraxaillé et s'est 
déjeté. 

Copotc, voir Copate. 

Coqfèrdouyc \kpkfi;nlii!i A f, /''l. 
s. m. — Espèce de chami)ignon (gi- 
rolle ou chanterelle). 

Coqgnon | kpki'iù M, I, I>\, s. m. - 
1» Coquetier. 2» Marchandeur. 3" Ni- 



156 



COR 



x^ 



"!il^. t 



Fig. 16. 



s. m.^ l''('iou- 
dans la rue de 



I gaud, niais. On dit ordinairement: 
C.han - . 

Coqlé \kpkle Y\, s. m. — Garçon 
([ui aime à faire les ouvrages cjui 
conviennent aux femmes. 

Coqlevîn Ikoklçtù M, I\, s. m. — 
Poisson qui sert d'amorce. 

Coquerat [ kpknt M, kpkro I, P\, 
s. m. — Teigne. 

Coqui |A-pA-/ V|,s. m. — Coquetier, 
petit ustensile qui sert à manger 
des œufs à la cot|uc. 

Coquiéje Ikoki/f-s . . I, P\, s. m. — 
C.otiuillage. Voir Caquiéje. 

Coquinerèye \kpkinrc!i A P], s. f. 
— Coquinerie. Voir Caquinerèye. 

Cor I A-or M, I. P, X], s. m. - 
Courant d'eau. 

Cor I Aor M, I, P, N], s. m. - 
F,l)idémie bénigne. Voir Cohh. 

Côr I A-ôr S, V|, s. m. — Cor de 
chasse. Voir Cour. 

Côr |A-ôr N], s. m. — Cor au pied. 
Voir Cour. 

Côr Ikôr S, V\, v. intr. — Couiir. 
Voir Cori. 

Coràd |A-pr« V\, s. m. — Ciguë. 

Corant (Aorâ gén.j, adj. — 1» Cou- 
rant. Lcs-âives corantes, les eaux 
courantes. / iioiid -, un nœud cou- 
lant. 2" s. m. .\cccs, attaque d'un 
mal. - (/' fieui'c, accès de fièvre. 
3" Porc de grandeur moyenne. 

Corantc |Aprà/ gén. (kiilûl F)\, s. 
f. - 1" Diarrhée. 2" .Soite de danse. 

Corantc [kpràl M. I, P, A'|, s. f. — 
.Meule supérieure du moulin. Voir 
Dreumante. 

Corasse [ A'prn.'; .W|, s. f. — La 
l)remière vertèbre de l'échiné. Voir 
Corèsse. 

Corassemègnèyc, voir Corèsse- 
mègnèye. 

Corat \kpraM\,s. m. — Coursd'cau. 

Corat |A-ora M\, s. m. — Épaule, 
omoplate. 

Côrat I Aô;(i S, kôrp \'|, s. m. — 
Corroi. Voir Conrat. 



COR 



157 



COR 



Corau [kçrô M, I, P, N], s. m. — 
1" Corail ; perle de verre ; grain de 
chapelet. 2" Bout du fémur. 3" Echine. 
Corâyc, Coreu, Coreûre, Coréye, 
Corère [ korâij-korœ-kçrœr-korëij S, 
korêrV], s. f. — Coudrier. VoirCoiîrc. 
Corban [kçrbâ V], s. m. — Ais de 
bois muni de crénaux aux extré- 
mités, que l'on fixe à une échelle 
pour y suspendre les porcs tués. 

Corbaye [korbay M, N, korboij I, 
P, kçrbey F, kçi'baij-korbâoy S, kor- 
bôy V], s. f. — Panier plat et rond 
où l'on met la quantité de pâte 
sufTisante pour former un pain. 
Ifètpis d' corbôyes que d' morvôyes, il 
fait plus de c. que de merveilles V. 
CorbayéJG \korhayës M, N], s. m. 
— Un demi-bicliet. 

Corbe [korp gén.|, s. f. — 1" Courbe. 
2" Rameau de vigne recourbé M, I, N. 
Corbé [kçrbë' . . gén. (krobêi Bé- 
chy)l, s. m. — Jante. Voir Ché. 

Corbcr [korbê' . . gén.], v. tr. — 
Courber, cintrer, rendre courbe. 

Corbète [korbet M, I, P], s. f. — 
Courbette. 

Corbeuyate [korbcyyal M, korbçyot 
I, P, korbiyat-korbœyat N], s. f. — 
1" Petite corbeille. 2" Cupule de 
gland. 

Corbeuyon [korbœyô M, N, kçr- 
beyô I, P, korbiyô S\, s. m. — Petite 
corbeille. 

Corbiyate, voir Corbeuyate. 
Corbon [kprbô S], s. m. — Hanche 
de porc. 

Corbone [korbçn M, I], s. f. — 
Bourse. 
Corboye, voir Corbaye. 
Corbu [korbii M, I, P\, adj. — 
Courbé ; bossu ; qui va de travers. 
Corchâd [korsâ . . M, I, P, N, 
koyji . . S\, s. m. — 1" Écorcheur, 
équarrisseur ; bourreau. 2" Couteau 
ou rasoir qui ne coupe pas. 

Corchant [kçrsà M, I, P, N, kçxà 
S, kusâ V], adj. — Ecorchant; qui 



s'écorche facilement. Se dit surtout 
des animaux qui n'ont pas encore 
de plumes et dont la peau est 
encore tendre. J' n'eine mi lés- 
ofants quand- is sont co tout cou- 
chants, je n'aime pas les enfants 
quand ils sont encore tout C. V. 

Corcheu [korscs . . M, I, P, F, N, 
S], V. tr. — Écorcher, dépouiller 
de sa peau. / corch'reût i pu po 
awer se pé, il écorcherait un pou 
pour avoir sa peau (il est très 
avare). Voir Cohhieu. 

Corchèsse [korses M, I, P], s. f. 

— Écorchure; égratignure; éraflure. 
Voir Cohhèssc. 

Corcheiir, voir Corchou. 

Corchou, Corchow [korsn . . M, 
I, P, N, korsnw-korsœr F], s. m. — 
Équarrisseur; écorcheur. S'emploie 
surtout au figuré. Voir Cohhâd, 
Cohhiou, Cohhou. 

Corchu [korsii M, I, P, N], s. m. 

— Abattoir; clos d'équarrissage. 
Corcoyote [korkoyot V], s. f. — 

Caille. Voir Cancayate. 

Cordé [kordC'i P], s. m. — Cordeau. 
Voir Codé. 

Cordela» [kordela' F], v. tr. — 
Cordeler. Voir Codeler. 

Cordelerèye [kordelrêy M, I, P, N\, 
Corderie. Voir Corderèye. 

Cordeniè, voir Cordonieu. 

Corderèye \korderâj M, I, P, N\, 
s. f. — Corderie. Voir Cordelerèye. 

Cordonieu [kordonœ . . M, I, P, 
{kordoni Gorze)|, s. m. — Épinoche. 

Cordonieu [kordonce M, N, kor- 
denc-kordone I, P, kurduni F, kor- 
doni S, kordone, -nœ V], s. m. — 
Cordonnier. 

Coré [korë> . . gén.], adj. — Bien 
portant; leste; vigoureux, plein de 
force; gai. 'L at corâyc corne i pin- 
son, elle est gaie comme un pinson. 

Coréje {korês . . gén. {kurês V\, 
s. m. — Courage. 



COR 



- 158 - 



COR 



orèjous [korejii . . gén. (kiirejn 
V], adj. — Couraf^ciix. 

Corérc [knrêr V], s. f. — Coudrier. 
Voir Coure. 

Corèsse [korqs - kprœs - koras M, 
koros I, P, F, kones N], s. f. — 
1" I.a i)rcinière vertèbre de l'échiné, 
aussi appelée le Juif; les deux os 
sur lesquels s'appuie ré|)ine dor- 
sale. 2" Échine, colonne vertélirale. 
3» Nuque. 

Corèsse mègnèye, Corasse-mè- 
gnèye | kor(^s mçnçti-kord.s mcnçu, 
kotos mçnêij M, I, I\ N, kros mûnû- 
kros mânî F\, s. f. — Épine dor.sale 
du porc et aussi d'autres animaux, 
même de riiouime. Soupe à la C, 
Au lieu de lard, on fait bouillir 
dans l'eau un bon morceau de |)orc 
frais contenant encore quelques 
vertèbres de la C. On ajoute pom- 
mes de terre, carottes, navels, cé- 
leri, poireaux, bouquet j^arni, laurier, 
un oignon piqué de clous de girofle, 
poivre et sel. 

Coreu \korœ \\, s. m. — Terre 
forte, argileuse, de sous-sol. Voir 
Conreuye. 

Coreu, Coreûre [konp-korivr SI, s. 
m. — Noisetier. Voir Coure. 

Coreussc, voir Corèsse. 

Coréye |/."ôm/ .S|, s. f. — Noisetier. 
Voir Coiîre. 

Corgnat \kornn M], s. m. — Chien 
mâtiné destiné à la chasse (il a les 
oreilles étroites et la ipieue en trom- 
pette). 

Corgnèle, Corgnôle \korncl-koi- 
nôl /•"!, s. f. — (lornouiilc. Voir Co- 
gneîjle. 

Cori I kçr(i) M, I, X, koiii)-kûr 
/', kuri F, kor S, kôr \'|, v. intr. — 
1" Courir. - coine si an-n-coiul l' 
fu au cul, c. comme si on avait le 
feu au derrière. - è pijin ru, c. à 
plein ruisseau (ruisseler). 2" Couler. 
LTiwe corl an M'sèlc. l'eau coule 
dans la Moselle. 3» Se promener, 



flâner. / i>aurcût niieus trèvèyeu 
<tuc (V ~ anlè, il vaudrait mieux 
travailler que de flâner ainsi. 

Cori [kôri Destry], s. m. — Cor- 
nicr. 

Coriate [konjal S\, s. f. — Aveline. 
Voir Couriate. 

Coriate | knnjal M, \, kon/pl I, 
P, kurijol F, V, koryat-kunjal S\, s. 
f. — Petite courroie. Quand-on-n-é 
d'pèné tout' s'n arjant, i n'at pus 
lams d' sarer le coriate, quand on 
a dépensé tout son argent, il n'est 
plus temps de serrer la courroie 
(de sa bourse). 

Côriès' \kô"ryes X, kôrijçs . . S], adj. 

— Flexible. Voir Coûriès'. 
Corieu [korijiç M \, s. m. — Cor- 

royeur, tanneur. 
Corion [koryô M, I, P, X], s. m. 

— 1" Cordon de cuir. 2" Ceinture 
en cuir, dans laquelle on serrait .son 
argent. 

Corion Ikort/ô M, I, P, 
X], s. m. — Lait caillé 
cuit au four. 

Coriote, voir Coriate. 

Corjèye \korjetj M, I, 
X, kurjcti-kurjëfi P, korjî- 
kurfi F, ku-(iiafi Villers- 
aux-Oies, kujï S, V\, s. 
f. — Fouet. Palcr le - , 
faire claquer le fouet. On 
entend aussi dans .1/ et 
.V: Corjâye. 

Cormant \konnà .V, /, 
/', iY|, s. m. — .\ction 
de couler. Lo - (/<■*•- 
('(I//.S-, larmoiement. 

Cormouchèsse | A-or- 
innses \'\, s. f. — Fcor 
cluire. Voir Cohhèsse, 
Corchèsse. 

Corniouchier(so) \kpr- 
musijc,-ii(r y\, V. pron. 

— S'écorcluT. VoirCoh- S.fournanl 
hicu, Corcheu. 4. Minche. 



Fig. 17. 

Corjèye. 

1. Trim/nu. 

2. Chèssûrc. 



COR 



159 - 



COR 



Cornârd [kçrnàr N], adj. — Qui 
ne s'enfonce pas facilement. Se dit 
d'une cheville ou d'un clou qui ne 
sont pas droits. 

Cornate [kornat M, N, koniot I, 
P, kçrtiçt S, V], s. f. — 1» Cornette, 
bonnet de femme avec deux larges 
bandes que l'on nouait sur le des- 
sus de la tèle. Le nœud formait deux 
petites cornes. Dès fomcs, dés dirdes 
an ~ , des femmes, des diables en c. 
2° Femme en général. 3" Religieuse. 
4" Gâteau qui se vendait autrefois 
à Metz pendant le carême. Voir 
Cournète. 

Cornéje [ kçrnês V], s. m. — 
Viande corrompue. Voir Carnéje. 

Côrnîn [kôriiî N], n. pr. — Corny, 
vill. de l'arr. de Metz. Voir Coiîrni. 
Cornote, voir Cornate. 
Cornu [koriiû M, I, P, N\, adj.— 
Cornu. V'séje ~ , visage c. Se dit 
de qqn. qui a eu des malheurs con- 
jugaux. Note vèche al bijin cor- 
nciwe, notre vache est bien c. (elle 
a de belles cornes). 

Corolète [korolçt V\, s. f. — Gar- 
niture appliquée à un bonnet de 
femme. Voir Colorète. 

Coron [korô M], s. m. — Bout de 
fil. J'à pedu V ~ d' mo-n-istwere, 
j'ai perdu le fil de mon récit. 

Corône [kçrôn-kçrçn M, I, P, N, 
kurun F, kiirôn S, V\, s. f. — 1" Cou- 
ronne; cercle; tonsure. 2" Sommet 
d'un arbre. 

Corone de Sint Bèrnâd [kçron de 
se bp-nà . . M, I, P, N], s. f. — 
Couronne de St- Bernard (arc-en- 
ciel). Quand le ~ bèiie, ç'al sine de 
piâwe, quand la c. donne (quand 
il y a un arc-en-ciel), c'est signe de 
pluie. 

Corone de Sinl Bèrnâd, 
Quand' j' to wès, f hrâs, 
couronne de St-B., quand je te vois, 
je pleure (parce' qu'il y aura de la 
pluie). 



Quand' le ~ bèye la mètin, 
Ç'ol pou fére olè lo molin ; 
Quand-èle bèye lo so, 
Ç'ol pou fére volé lo poussot. 
Quand il y a un arc-en-ciel le ma- 
tin, c'est pour faire aller le moulin 
(il pleuvra), quand il y en a un le 
soir, c'est pour faire voler la pous- 
sière (il fera sec) V. 

Coronèl [koronql M, I, P, N\, s. 
m. — Colonel. 

Coroner [k(o)ronêi . . M, I, P, N, 
kurunai f^ kurçne . . S, V\, v. tr. — 
1» Couronner. 2" Se dit d'un cheval 
qui, en tombant sur le genou, se 
blesse. 3" Passer rapidement la 
jambe sur la tète à un enfant. Eh! 
t'es couroné, té n' vanrés pis pis 
grand, tu es couronné, tu ne de- 
viendras pas plus grand (super- 
stition) V. 4" Lancer un projectile 
par dessus un point élevé sans le 
toucher. J'è couroné l'tâl ovon éne 
piére, j'ai couronné le toit avec une 
pierre (j'ai lancé une pierre par- 
dessus le toit) V. 

Corosse [koros I, P, F\, s. f. — 
La première vertèbre de l'échiné. 
Voir Corèsse. 

Corosse mâmie (mànle) \k{o)ros 
mânnij (mânlij F\, s. f. — Epine 
dorsale du porc. Voir Corèssc- 
mègnèye. 

Corot \kôro VJ, s. m. — Corroi. 
Voir Côrat. 

Corou \kçru . . M, I, P, iV],s. m. 

— Coureur (personne inconstante 
en amour). 

CoroûlG [konll M], s. f. — 1" Cour- 
roie. 2" (xnnture de la robe. 
Coroûye [korûy M, I, P, N \, s. f. 

— Bourrelet que les femmes por- 
taient autrefois pour retenir leurs 
jupes. 

Coroûye de Sint Jan \kçrûy de 
se jà M, I, P\, s. f. — Herbe de la 
St-Jean (armoise). 



CAR 



160 — 



CHT 



Corôye [knrnu S\, s. f. — Support 
pour les poutres (riiii pImucIut. 
Voir Coroûye. 

Corpandu {korpâdii S], s. m. — 
Sorti- ilo |)oiiiino. Voir Carpandu. 

Corpelatc, Corpenate, Corpèlote, 
Corpènote {korpehil-korpviuil M, N, 
kor/wlot-korpcnol I, P\, s. f. — Som- 
met d'un arbre. Voir Kèrpelate. 

Corporance [knrporâx M, I, P, F, 
N\, s. f. — r.or|)ulcnfe. 

Corpus' [korpils M, I, P\, s. m. — 
1" Hostie non consacrée. 2" Pom- 
mes de terre coupées en forme 
d'iiosllcs et cuites au IVu du four- 
neau. 

Corrasse \korras ,1/|, s. f. — Cou- 
reuse, femme léfjère. 

Corrèye [korrèii M, I, P, \\ ,S|, s. 
f. — 1" Jeu d'écoliers qui consiste 
à provoquer à la course en fraii- 
pant son adversaire à la main. 
2" Course inutile. 

Cors |A:ô"r N, kûr S, V|, s. m. — 
Corps. Voir Coiïrs. 

Côrséje \kôrsrs X V\, s. m. — 
Corsage. Voir Coûrséje. 

Corsié \korsi;e V\, s. m. — Petit 
quadru|)ède du i^enre de la bclctlc. 

Corsu |Av);vs('i .1/, /|, adj. — Cor- 
pulent. 

Corti |/.o;/( M, I, P\, s. m. — 
Courtier. 

Cortinat, Cortinèt [korliiui M, kor- 
liiiq P, F . . ], adj. -- Courtaud. 

Corveler \ kornelc' . . S\, v. intr. 

— Soulcvei'la terre. Voir Colcuvrer. 
Corvclèssc [korrçlçs S\, s. f. — 

Sillon tracé par la taupe. 

Corveyôye \korvçii{'ij M. /|, s. f. — 
l'réiKiration de cuirs. 

Corvihhieu \kori>ix!iq' M\, s. m. 

— (^orroyeur. 

Côse [kô"s N\, V. tr. — Couilic. 
Voir Couse. 

Cosèquc |/.v):(7,- |.;cn.|, s. m. — 
("o.saijue. Ail ml iiik tin' Ira ~ 
n'èront m', en voilà un (juc les c. 



n'auront pas. Se dit d'un plat, d'une 
bonne bouteille de vin, etc. que 
l'on vient de mander ou de boire. 

CosGrassG [kozrax M, X, kozrns I, 
P, kinras S, kiizros V\, s. f. — Cou- 
turière. 

Coseunc [kozœn M, kozen I, P, 
kiizçit F, kpzivn-kozen X, kiizln S, 
kiizTn V], s. f. — Cousine. 

Coseunerèye \koz(pnrcii M, X, 
kozçnrf'!/ I, P\, s. f. — Cousinage. 

Cosîn \knzi . . .V, /, P, kuzî-kuzê 
. . S, V], s. m. — Cousin. - xoiis 
jèrmin, c. germain V. 

Cosou |À-orii . . M, /, P, X, kiizii 
S, V\, s. m. — Tailleur. 

Cosse [knx F\, s. f. — Cosse. 
Voir Cafc. 

Cosscnou, voir Cosson. 

Cosson \kosô gén. (knsim V)], s. m. 
— 1" Marchand ambulant de volail- 
les, d'œufs et de beurre. "2" Maipu- 
gnon. 3" Marchandeur. 4" Espèce 
de charançon. 

Cossoner \kos(o)nê' . . gén.], v. 
intr. — Faire le métier de Cosson. 

CotancG, voir Cotanje. 

Cotanje | kotàs M, I, kolàs-kulàx- 
kiilàs P, kiilàs F, kolàs-knlûx X, ko- 
las S, V\, s. f. — 1« Coût, prix; cherté. 
2" né|)ense. IJ ~ fût pcde la (jol, le 
coùl l'ait perdre le goût. 

Cotanje \knlàjc> . . -U, /|, adj. -- 
Induit à dé|)enser. 

Cotanjous {koldju M, I], adj. — 
Coûteux; dispendieux. Voir Eco- 
tanjous. 

Cote |A-n^ iV|, s. m. — Contre. 
Voir Chèrâwe. 

Cote \k(,t I. P,S, l'l,s. f. - .lupc. 
Voir Cate. 

Côte 1/-Ô/ . . ,V, .S, l'I, s. f. - 
Côte. Voir Coûte. 

Côte |A-ô/ P, F, V\, prép. - Très, 
auprès, cliez. Voir Conte. 

Coté |Ao/ê' . . gén.], s. m. — Côté. 
l'o (iii'cr il' l'rrjtiiil il'vani smr, i finit 
i mate d' ~ , pour avoir de l'argent 



COT 



- 161 - 



COU 



devant soi, il faut le mettre de côté. 
Voir Cotié. 

Coté [kçtê' M], s. m. — Rayon 
de miel. 

Cotelate [kotlat M, N, kollot I, P], 
s. f. — 1» Côtelette. 2» Favoris. 

Cotelire [kçtRr M, I, P, N\, s. f. 

— Gaine du coutre. 
Cotelote, voir Cotelate. 

Coter \kotë> . . gén.], v. intr. — 
Coûter. Quand' lés mèrchands v' 
dîhhent qii'is uandent è pris cotant, 
is guingnent lo dobe, quand les mar- 
chands vous disent qu'ils vendent 
à prix coûtant, ils gagnent le double. 
/ n' s'y cote, il ne s'}' coûte (cela 
n'y fait rien, peu importe, c'est 
égal, c'est indifférent). Rijin n' cote 
dans le manhon lé, rien ne coûte 
dans cette maison (rien n'est trop 
cher). 

Coterat [kotra M], s. m. — Lange. 

Coteure, voir Cotiîre. 

Cotieu [ kotgœ . . M, /], s. m. — 
Côté. Voir Coté. 

Cotièr' (è) [kotger M, I,P], loc. adv. 

— A côté ; du côté de ; au long de. 
/ n'y è si grand maleûr qii'i n'y 
èveusse i piat boneûr ~ , il n'y a de 
si grand malheur qu'il (où il) n'y 
ait un petit bonheur à côté. 

Cotîer [kotge V], v. tr. — Décol- 
leter les betteraves. ~ les tournipes 
(betteraves). 

Côtieu [kô"tyœ N\, v. tr. — Cou- 
doyer. Voir Coïitieu. 

Cotile [kotil M, I, N\, n. pr. — 
Clotilde. 

Cotion [kotyô I, P, F, S, V], s. 
m. — Cotillon. Voir Cation. 

Cotre [kçlrëi M, I, P, N, kolrëi . . 
S, kotre V], s. m. — Coude. Ses 
~ pèssent au trêves d' se kèmisoïde, 
ses coudes passent au travers de 
son veston. Voir Code. 

Cotron [kçtrô M, N], s. m. — Jupe 
de dessus qui s'attache à la hauteur 
des côtes. 



Cotumîéremant [kotûmyêrmâ M, 
I, P\, adv. — Ordinairement. 

Cotiîre [kotûr M, I, P, kçtfir-kotqer 
N], s. f. — Couture. 

Cou [kû M, I, P, kô-kû F, kû-kçw 
N, kô-kow S, ko V], s. m. — Cou. 

Cou [Au M, I, P, N, S], s. m. — 
Pierre à aiguiser la faux; afTiloir. 

Cou [ku M, I], s. m. — Planche 
courbée qui se trouve sous la roue 
du moulin. 

CoQcâde [kûkàt M], s. f. — Co- 
carde. 

Coucate [kûkat M, kûkot I, P, 
kûkat-kô''kat N, kâkal-kâokat S, kû- 
kot V], s. f. — Bavarde, cancanière. 

Couch \[kus F], adj. — Court. 
Voir Cohh. 

Couchant [kusâ V], adj. — Qui 
s'écorche facilement. Voir Cohhant, 
Corchant. 

Couchât, voir Coïihhat. 

Couchate [kusat M, N, S, kusot I, 
P, V\, s. f. -- 1» Couchette. - de 
lieuve, gîte de lièvre. 2" Bois de lit. 

Couche [A-us . . gén.[, s. f. — 
Couche, lit. Corne an r'font se ~, 
an s couchent, comme on fait son 
lit, on se couche. 

Couche [kûs M, I, P], s. f. — 
Tranche. Voir Coiihhe. 

Couche |Aûs M, I, P], s. m. — 
Drainage. Voir Coiihhe. 

Couche [kûs M, I, P], s. f. — 
Écorce. Voir Coûhhe. 

Couchéje [kusês . . gén.], s. m. — 
Couchage. 

Couchenat [kusna S\ , s. m. — 
Petit cochon. Voir Cachcnat. 

Couchèssc [Auses V\, s. f. — Écor- 
chure. Voir Cohhèsse. 

Coucheu, Couchi, Couchicr [kusœ 
M, N, kowse I, P, kçivsi F, kusi S, 
kusye, -//ce V], v. tr. — 1» Coucher, 
étendre. An sont pus longtams 
coucheus qu' drefits , on est plus 
longtemps couché que debout (on 
est plus longtemps mort que vivant). 

11 



cou 



162 - 



COU 



2» Se dit de céréales que la pluie 
a couchées sur la terre. 

Couchier [kusije, -tjœ V|, v. tr. — 
Châtrer. Voir Cohhieu. 

Couchon [kiisô S, V], s. m. — 
Cochon. Voir Cachon. 

Coûchon, voir Coûhhon. 

Couchou [kiisii V|, s. ni. — Kquar- 
risscur. Voir Cohhiou. 

Couchu |A-HsiïF], s. m. — Talilicr 
de femme. Voir Cochu. 

Coucou [kiikii f^én.], s. m. — 
1" Coucou. C.hach corne i ~, sec 
(maigre) connue un c. Fûre ~ , 
faire c. (se faner). — Coucou ! fwv- 
rous, c. ! foireux ! Se dit quand on en- 
tend clianter le c. - dés bous, ~ 
des hàyes, combyin que f vek'rû 
d'ènâyes, c. des bois, c. des haies, 
combien que je vivrai d'années? 
Interrogation qu'on adresse, au 
printemps, au c. lorsqu'on l'entend 
chanter. Le nombre de fois (juil 
chante, comme réponse à l'inter- 
rogation, indique le nombre d'an- 
nées demandé. — .S'( l'eus dés sous 
quand leu zwaijes chunlè /' ~ /('■ j>re- 
mlrc fu'os, l'in-n-èreus loule raiiêi/e, 
si tu as de l'argent quand lu entends 
chanter le c. la première fois, tu en 
auras toute l'année (Gondrexange). 
2" Jeu de cache-caclie (il consiste 
à montrer sa tête, par intervalles, 
dans une ouverture, et à la retirer 
en criant c). 3° Homme qui fré- 
quente la femme d'un autre. 

Coûdc [kût M, I, kûl-kûrl P, kûrl 
P, kût-kr)"t N, kôk-kôt-kdis S, kwol 
Y], s. f. — Corde. Fèi/ou d' ~ , faiseur 
de c. (cordier). On dit aux enfants 
qui ont l'habitude de manger les 
bouts de leurs clievcux ou de la licelle, 
qu'ils apprennent à être des faiseurs 
de c. Mè mère me d'heûl sovmtl : I.o 
çu qii' s'mèrïe, s' mal le ~ au cou, 
ma mère me disait souvent: Celui 
qui se marie, se met la corde au 
cou. / nuaul m' le - po l'pamle. 



il ne vaut pas la c. pour le pendre. 
/ /(' feule le -, il lui file la c. (il 
l'élève mal). — / n fût jèmâ.i pré- 
paré le code avant qu' lo ué n'atèsse 
uni, il ne faut jamais préparer la 
c. avant que le veau ne soit venu 
(il ne faut jias escompter d'avance 
une succession ou une recolle). / 
nul inis lams d'cor è lé code quand' 
lo l'é (il uni, il n'est plus temps de 
courir à la corde quand le veau 
est venu (ce n'est pas quand un 
accident est arrivé qu'il faut cher- 
cher à l'éviter) S. 

Coudèriè | kuderiiç F\, s. m. — 
t^oudrier. Voir Coure. 
Coudeure, voir Coudûre. 
Coudiâye Ikudi/ôy M, X, kudyâu 
I, P\, s. f. — Culture; labour. 

Coûdicu [kûdyrr-kûdi . . M, I, P, 
X\, V. tr. — Défoncer un terrain; 
cultiver à la béclie. 

Coûdieu (so) {kûdyq- M\, v. pron. 
— Se coudoyer. Is s' coûdyinl d' toi 
près, ils se coudoyaient de tout près. 
Coudûre [icudiir . . M, I, P, kudiçr 
X\, s. f. — Culture; labour, culture 
à la bêche. 

Coûgnâd {kûnâ . . M, I, P, kûnâ- 
kônà X]. adj. — 1" Qui a la consis- 
tance de la corne, du cuir. 2" Qui 
ne se casse pas. Se dit surtout de la 
terre dure à travailler. Lé tere al con- 
nnnle, la terre est dure à travailler. 
Coûgne [kûn M, I, P, kunô /•', kûn- 
kôn X\, s. f. — (Couenne de lard cuit. 
7" ères sus lé - , lu auras sur la c. 
(menace de frapper). Voir Dagoûnc. 
Çoïigne | .sH/i-.sô;! M, X\, s. f. — 
(Cigogne. Voir Cigoûgne. 

Cougner |A-ime VJ, v. tr. — Cogner. 
Voir Keugneu. 
Cougnon, voir Coiïgne. 
Cougnol I A-ii;î() V, kumi S], s. m. 
— Coin. Voir Keugnat. 

Couhenè,Couhenére {kufnq-kufncr 
l"|, s. m., s. f. — Cuisinier; cuisinière. 
Voir Cuheni. 



cou 



163 



COU 



Couhenè \kuyne V], v. intr. — Cui- 
siner. Voir Cuhener. 

Coûhhat ]kCixa M, kûxç I, P, Ahx«- 
kô''xci N, kôxa S, kwçx V|, s. m. — 
Corsage; corset; camisole de nuit; 
gilet court; brassière. 

Coûhhe [kâ-i M, I, P, kûy-kô"x JV], 
s. f. — 1" Tranche. ~ d' bacon, t. de 
lard. 2" Pan d'habit. 

Coïihhe \kûx M, I, P, kûy^-kô"x N, 
kôx S, kwçx V], s. f. — Écorce. 

Coïihhe [kâx M, I, P, kfix-kô-'x N], 
s. f. — Cours d'eau. 

Coïîhhon [kûxô M, I, P\, s. m. — 
Écorce; dosse. 

Coiîhhot, voir Coïihhat. 

Couhiâye (/a(Y(/o;/Villers-aux-Oies], 
s. f. — Fouet. Voir Corjèye. 

Coïihieu(so)[A-HY.'/œ ••gén.],v. pron. 
— Se taire ; se tenir tranquille. Coii- 
heîiz v', veus n' sèveCiz cou qn' pâler 
vient dire, taisez-vous, vous ne sa- 
vez ce que parler veut dire. Coulihe 
ta, mè bâcèle, d'peiis Péris jiisqu'è 
Rome, ç'at loiit's dés-omes, tais-toi, 
ma fille, depuis Paris jusqu'à Rome, 
c'est tous des hommes (il ne faut 
pas avoir confiance aux hommes, 
ils sont les mêmes partout). 

Couhîne [kuyJn V], s. f. — Cuisine. 
Voir Cuheune. 

Coujine \kiijin F\, s. f. — Cuisine. 
Voir Cuheune. 

Coujîe [kiijî S, V], s. f. — Fouet. 
Voir Corjèye. 

Coujion [ knjrjô S, V\, s. m. — 
Cordon de soulier. 

Coulante [kulàt F\, s. f. — Diar- 
rhée. Voir Corante. 

Coulaye [kulâtj F\, s. f. — Petite 
lessive. Voir Colâye. 

Couler' [kidër V], s. f. — Couleur. 
Voir Coleiir. 

Coulière [kultjqr S], s. f. — Partie 
de derrière du harnais. Voir Colière. 

Coulieuve [kalyqef F], s. f. — Cou- 
leuvre. Voir Colieuve. 



Coulu [kulii F], s. m. — Tamis. 
Voir Colu. 

Coumanccmant [ kiimàsmà F], s. 
m. — Commencement. Voir Co- 
mancemant. 

Coumanci [ kumàsi F], v. tr. — 
Commencer. Voir Comancieu. 

Coumanda' [kumâda' F], v. tr. — 
Commander. Voir Comander. 

Coumant [kiimà F], adv. — Com- 
ment. 

Coume [kum F], conj. — Comme. 
Voir Come. 

Coumédie [kutnêdîg M, I], s. f. — 
Comédie. 

Counâd \kunâ V], s. m. — Trayon. 

Coûnat \knna M, knno I, kûno- 
korno P, kCina-kôna N, kona-kôna S, 
kiino V], s. m. — 1° Cornet. 2" Étui 
où le faucheur met la pierre à 
aiguiser V. Voir Bohé. 

Coiinate [kanat M, knnot I, P, 
kûnat-kdnat N, kônat S, knnot V], 
s. f. — 1" Petite corne. ~ de boqntn, 
c. de bouc (cornemuse). 2» Espèce 
de pomme de terre ayant la forme 
d'une petite corne. 3" Gâteau en 
forme de triangle fait du meilleur 
froment et d'oeufs, que l'on confec- 
tionne pendant les jours gras. 4° Sorte 
de jeu de course (celui qui est at- 
trapé est Coîîne). 

Coiînâye [knnày . . M, I, P, kn- 
nàtj-kônàij N\, s. f. — P Coin d'un 
drap de lit ou d'une serviette. 
2" Gâteau long. 3" Pièce, morceau, 
parcelle. 

Coïine \kfm M, I, P, kôn-kûn F, 
kôn-kân N, kôn S, kwan V], s. f. — 
1° Corne. ~ de cerf, ~ de gags', 
chèvrefeuille, clématite (Retonféy). 
~ de pawyon, antenne des insectes. 
~ de boquin, cornemuse. Quand-on 
minje lo diâle, on minje anssen se 
-, quand on mange le diable, on 
mange aussi sa c. Ce li rèbèche i 
pou le ~, cela lui rabat un peu la 
c. (l'orgueil). 2° Corne de berger. 



cou 

3" Petites graines noires dans les 
haies, fleurissant lilanc. 4" Kspècc 
de pomme de terre. 5" Cliausse- 
pied. Lés pârins et mârcncs béijont 
in cwane è zôs filiés â novièl an, les 
parrains cl les marraines donnent 
un cil. à leurs filleuls au nouvel an. 
6" Vrille de la vigne. 

Coîiner \kûnë' . . M, I, P, kôna'- 
kûnw F, kônœ-kûnœ N, kônê' . . S. 
V], V. tr. — 1» Blesser à coups de 
corne. 2" v. intr. Sonner de la 
corne. Eime hèle nuisi(itic, an dJ- 
rinl (ju'is coûnenl dans dés sèbats, 
une belle musique, on dirait qu'ils 
cornent dans des sabots. - dans 
le bolèfie, boire à même le goulot. 
3" Eprouver la sensation d'un bruit 
sourd et continu. Més-araycs me 
coûnenl, mes oreilles me tintent. 
4" Écorner. 

Counète \kimçl F], v. tr. — Con- 
naître. Voir Conahhe. 

Couneulji \kuncelji Vernéville], s. 
ni. — Cornouiller. Voir Cogneuli. 

Couniè [kitnç Y], s. m. — Càlcau 
que l'on fait pour le nouvel an. 

Counohhe, Counote \knnnx V, ku- 
nçt F\, V. tr. — Connaître. Voir 
Conahhe. 

Coup [kil M, I, P, kù-kC) F, kù- 
kçw N, kô-kçw S, ko V|, s. m. — 
Coup. I-n-aute ~, un autre c. (une 
autre fois). E ~ fâre, de suite. 

Coupâbeté [kupâplfi M\, s. f. — 
Culpabilité. 

Coupant [kiipâ gén. (kôpâ V)|, s. 
m. — Tranchant d'un couteau, etc. 

Coupatc [knpal M, kupol l\, s. f. 

— Espèce de pomme. 

Coupe \kup M, I, P, F, N], s. f. 

— Coupe de bois. 

Coupe-châ |A-ii/) sa . . M, I, P, iV|, 
s. m. — Hachoir. 

Coupéje \kupH M, I, X]. s. m. — 
Paille hachée servant à la iiouiri- 
lure des chevaux. 



164 - 



COU 



Couper [knpê' . . M. I, P, F, N, 
kôpç . . S, V|, V. tr. — Couper. 

Coûpèrlu [kûperlii M. I, kûpçrli'i- 
kô"pçrlû \], s. m. ~ Espace d'une 
heure. 

Coupèrnote [kupernot F], s. f. — 
Sommet d'un arbre. Voir Kèrpe- 
late. 

Coupèsse [kupes M, f, P, X, kô- 
pes S, V], s. f. — Coupure, taillade. 
Èrbe de ~ , espèce de .sedum. 

Coupète \knpel F\, s. f. — Cime 
d'un arbre. 

Coupion \knpijô F\, s. m. — Réci- 
pient de l'ancienne lani|)e à huile. 
Voir Copion. 

Coupon |Ai;pô M, I. P, kàpà-kupô 
X\, s. m. — Tison; reste d'une 
bûche dont une partie a été brûlée. 
- d'fa. tison de feu (garyon qui 
aime à faire des ouvrages qui con- 
viennent plutôt aux femmes). Voir 
Nawé. 

Coupote, voir Coupate. 

Cour Ikfir M, I, P, kûr-kiv'r X, 
kôr S, ku)o V], s. m. — Cor de 
cha.sse, de berger. 

Cour [kûr M, I, P, kô'-r-kûr X\, 
s. m. — Cor au pied. 

Cour \knr P\, v. intr. — Courir. 
Voir Cori. 

CoQratc \kûral M, X\, s. f. — 
Noisetier. Voir Coure. 

Courbate [karhat M\. s. f. — 
1" Poignée recourbée du manche 
(le la faux. 2» Branloir d'un soufllct 
de forge. 

Courcayate Ikurkaijal .S|, s. f. — 
Caille. Voir Cancayate. 

Coûrdc \kiui P\, s. f. — Corde. 
Voir Coude. 

Courdouni \karduni F], s. m. — 
C.oidoniiier. Voir Cordonieu. 

Coure Ikûr-kûral-knrjjir M, knr f, 

kiiri/ç P, kndenjç F, kûr-kûri X, 

kôrluj-kôrêii-korcç-korcer S, kçrêr V|, 

s. m. et f. — 1" Coudrier, noisetiei'. 

I 2" Branche de coudrier. 



cou 



— 165 



COU 



Couréje [kiirês V] , s. m. — Cou- 
rage. Voir Coréje. 

Courèjous [kiirejii V],adj. — Cou- 
rageux. Voir Corèjous. 

Couri {kuri F], v. intr. — Courir. 
Voir Cori. 

Coûri, voir Coure. 

Couriate \kiirijat S], s. f. — Petite 
courroie. Voir Coriate. 

Couriate [kuryal M, knrijot I, P, 
korijat S], s. f. — Aveline de jardin. 

Coîiriâte [kûryât Vernéville), s. f. 
— Personne qui aime à faire la 
causette. 

Coiïrîe [kûrT V], s. f. — Cuillerée. 
Voir Keuyerèyc. 

Couriè \kiirije V\, adj. — Coriace. 

Courieu, voir Coure. 

Coiirifes' [kâryes M, I, P, kôrijçs S, 
kuryq V], adj. — 1» Flexible; duc- 
tile. 'L ot couriè corne ène hâl, il 
est flexible comme une hart. 2" Ner- 
veux, actif, agile, dispos. 

Courieu [kiiryœ . . gén.], s. m. — 
Courrier. 

Couriotc [kuryot F, V], s. f. — 
Petite courroie. Voir Coriate. 

Couriotc, voir Couriate. 

Courjéye, Courjîe \kiirjcy, karjî S, 
V], s. f. — Fouet. Voir Corjèye. 

Courmand [kurmà M, I\, s. m. — 
1» Branche ployée qui forme le bord 
supérieur d'un panier. 2° Baguette 
ajoutée à la faux d'un moissonneur. 

Cournète [kiirnçt M, I\, s. f. — 
Cornette, bonnet que les Me.ssines et 
le> femmes de la banlieue de Metz 
portaient anciennement. Il avait 
la Passe ample et le fond pointu, 
légèrement relevé en corne. Il était 
blanc. Les bords en étaient garnis 
de fronces tuyautées, en tulle ou en 
dentelles, que l'on appelait mirli- 
fiches. Le jour où une fille se ma- 
riait, on attachait à sa cornette une 
couronne d'immortelles, qui rempla- 
çait la fleur d'oranger et avait la 
même signification. Voir Cornate. 



Coûrni [kûrni M, I, P, kûrnî-kô^nù 
N], n. pr. — Corny , vill. de l'arr. 
de Metz. 

Couroner [karonê' . . S], v. tr. — 
Jeter des pierres par-dessus un 
arbre. Voir Coroner. 

Courouna' [kiiruna' F] , v. tr. — 
Couronner. Voir Coroner. 

Couroune [kuriin F\, s. f. — Cou- 
ronne. Voir Corône. 

Cours [kûr M, I, P, F, kôT-kûr N, 
kôr S, kôr V], s. m. — 1" Corps. 
- sint, c. saint (reliques). 'L è ètii 
rcl'vé ~ xiiit, il a été relevé c. saint 
(on a exhumé ses reliques, il a été 
reconnu comme saint). Quand' la 
~ at malcde, l'esprit n' va m', quand 
le corps est malade , l'esprit ne va 
pas (en souffre). 2" Corsage sans 
bras pour enfants, auquel on atta- 
chait la culotte; casaquin; gilet de 
laine pour hommes. 

Course [kurs M], s. f. — Epidémie. 

Coûrséje [kûrsês . . M, I, P, kôrsës- 
kûrscs iV, kôrsês S, V\, s. m. — Cor- 
sage ; taille de femme. 

Courti [kurli M, I], s. m. — 1» Jar- 
din; verger clos. 2° Habitation la 
plus commune consistant en une 
pauvre maison faite de torchis. 

CouryTe \kuryî V\, s. f. — Cuille- 
rée. Voir Keuyerèyc. 

Coûsat [kûza M, N], s. m. — Ou- 
vrage que l'on est en train de coudre. 

Coiïse \kris . . M, I, F, S, V, kçws 
P, kûs-kô''s N\, v. tr. — Coudre. 
Nas chains sont cosus d' hhédons, nos 
champs sont cousus de chardons 
(sont pleins de ch.). Dés finesses 
cosowes d' neûr fi sus 'ne Manche 
ch'niînhhe, des finesses cousues de 
fil noir sur une chemise blanche 
(cousues de fil blanc). - Vol désjônes 
tût cosis sus note tât, voici des oi- 
seaux tout cousus (en grande quan- 
tité) sur notre toit. Quand-on coud 
è Nouwè, è Pâques et co è le Pan- 
kote, on sèt byin ç' qu'il an cote, 



— 166 



COU 



COU 



quand on coud à Noël, à Pâques 
et (encore) à la Pentecôte, on sait 
ce qu'il en coûte (on ne doit ])as 
coudre à ces fêtes) V. 

Cousènc \kiizçn F], s. T. — Cou- 
sine. \'oir Coseune. 

Couserasse [ku:ras S, kuzrns V\. 
s. f. — ïailleuse. Voir Coserasse. 

Cousérc, voir Cousûre. 

Couserosse, voir Couserasse. 

Couseûsc [ kuzœs M, I, P, F, N, 
kulyaT V], s. f. — Couturière. 

Cousou \kuzii S, Y], s. m. — Tail- 
leur. Voir Cosou, Pèrcmanti. 

CousiJre [kiiziir . . M, I, P, N, kii- 
zûr S, kiizcr V], s. f. — Pièce de 
cuir qui relie le lléau au nianclie. 
Voir Hheupe. 

Coussi |A-(js( F|, V. tr. — Aplatir, 
écraser. Voir Cwèssicu. 

Coussîn [kusî \'],s. ni. — Coussin. 
Voir Keussîn. 

Coussotc [kiisol F], s. f. — Instru- 
ment de bois en forme de couteau, 
qui sert à broyer le cbanvre pour 
la deuxième fois. Voir Brake, Brayu. 

Coutance, Coutanje | kiilâs-kulâs 
N, P\, s. f. — Coût. Voir Cotanje. 

Coutche [kilts V\, s. m. — Cliaiii- 
pignon des champs. 

Coûte |A-w/ M, I, P, F, kûl-kô"! A', 
kôt S, V|, s. f. — Côte, os des par- 
ties latérales de la poitrine. 'L til 
corne i loup, 1 è lés ~ un loiij, il est 
connue un loup, il a les côtes en lonj». 

Coïite |/vû/ é^én.], s. m. — Coutre 
de la charrue. 

Coûte [kût M, I. P, F, kô<'t-krit N. 
kôt S, V], s. f. — Côte, colline. 

Coûté [kutêi M, I, F, N, kowlct P, 
kiitî'i . .S, kute V), s. m. — 1» Cou- 
teau. E foûhhc d' /Tire seuroi s' -, 
I n'y è pus qu'eune guèijeune, à force 
de faire servir son c., il n"y a plus 
qu'une gaine. 'L è chinjeu s' ~ po 
i-n-alineugne, il a changé son c. pour 
une lame (il a fait un mauvais 



échange). 2" Serpe à vendanger. 
3" Siliquc des plantes crucifères. 

Coutelâyc [kullôy . . gén.|, s. f. — 
Quantité de céréales sur pied que 
le moissonneur coupe d'un seul 
trait (le faux ou de faucille. Ç'iit i 
bioin fauchou, i fût d' boncs -, 
c'est un bon faucheur, il fait de 
bonnes C. 

Coutelerèye {kulelrëy M, N, kulçl- 
rêy I, P], s. f. — (Coutellerie. 

Couteli \kutli M, I, A'], s. ni. — 
CouteHcr. 

Coûter |Aii/t"' . . M, I, P, X, akow- 
tw F, akutêi ..S], v. tr. — Kcoutcr. 
(Mille ç que f vus /' dire, écoute ce 
que je vais te dire. 

Coutètrèpâye \ kutçlrepuy iV/|, s. 
f. — Lézard. Voir Qwètrepâye. 

Coûtiâd I kûlyû I], s. m. — Qui 
habite la côte, la montagne. Se dit 
(les habitants du Pays-Haut. 

Coûtieu [kîilyœ . . M, l, P, kô"tyœ- 
ki'ilyœ X\, V. tr. — 1° Côtoyer. / haye 
an coûtiant corne i boûyne, il marche 
en hésitant comme un borgne. 
2» Suivre de jirès, ne pas perdre 
de vue. 

Coutieure [kutyœr V|, s. f. — Cou- 
Uuière. Voir Couseûse. 

Coutîre [kutlr Y], s. f. — Couture. 
Voir Keutûrc. 

Coutrates, Coutrotes \kulrut M, X, 
S, kulnit I, I', V|, s. I'. pi. — Langes; 
couverture d'enfant. 

Couture [kutiir . . M, I, X, kowtiir- 
kowkrr P. kuker F, kutîr-kulùr S, 
kulJr Y I, s. f. — (Couture. Voir 
Keutûre. 

Couturière [kutnryêr Metz], s. f. — 
Machine à coudre. 

Couturière [kuliiryvr M, /), s. f. — 
Couitilière. 

Couva' [kiwa' F\, v. tr. — Couver. 
Voir Cover. 

Couvâyc {kiivûy F], s. I. — Couvée. 
Voir Covâye. 



cou 



- ler 



Couvèrchu [kiwçrsn F], s. ni. — 
Voile blanc que portaient les veuves. 
Voir Cruche. 

Couvèrke, Couverte f kiwerk S, 
knnerl F, S. V\, s. f. — Couverture. 
Voir CovétG. 

Couvis' [kiwis F], adj. — Couvi. 
Voir Covis'. 

Couvot lAiii'p F], s. m. — Chauf- 
ferette. Voir Covat. 

Couvrér [kuvrêr V\, s. m. — Cou- 
vreur. Voir Covrou. 

Couvrète \kiwrel F\, s. f. — Cou- 
veuse. Voir Covrasse. 

Couvri [knvri F, S\, v. tr. — Cou- 
vrir. Voir Covri. 

Couvrossc [knvrgs F], s. f. ~ Cou- 
veuse. Voir Covrasse. 

Couvrow [ kiwrow F\, s. m. — 
Couvreur. Voir Covrou. 

Couyer, Couyi [knije V, kiiyi S], 
V. tr. — Cueillir. Voir Keuycu. 

Couyère [kiiyqr P\, s. f. — Partie 
de derrière du harnais. Voir Co- 
lière. 

Couyerîe \kiiyrl V], s. f. — Cuil- 
lerée. Voir Keuyerèye. 

Couyeûve [kiiyœf F\, s. f. — Cou- 
leuvre. Voir Colieuve. 

Couyîe \ kuyl V|, s. f. — Cuiller. 
Voir Keuyér'. 

Couyi, voir Couyer. 

Couyon [ kiiyô gén.], s. m. — 
1" Couillon ; homme mou , sans 
énergie. 2" Timide, craintif, hon- 
teux, lâche. 'L al ~ corne le ICine, il 
est 1. comme la lune. 

Couyonâde [kuyonùt . . gén.], s. f. 
— Gausserie, plaisanterie, bouffon- 
nerie, chose qui fait tourner qqn. 
en ridicule. 

Couyoner [kiiyçnê' . . gén.], v. tr. et 
intr. — 1" Caponner. 2" Plaisanter 
sur un insuccès, ridiculiser. 

Covant [kovà M, I, P, N], s. m. — 
Couvent. 

Covat [kova M, N, S, kçvç I, P, V, 
kuvaF], s. m. — Chaufferette. C'était 




Fig. 18. 



cov 

un récipient de cuivre dans lequel 
on mettait de la braise ardente. 
Par-dessus 
on plaçait 
une espèce 
de boîte 
carrée ou 
ronde, fer- 
mée en haut 
par des 
barres de 
bois, sur les- 
quelles on 
posait les 
pieds. 

Covau [kçuô M, I, P, N\, s. m. — 
Écouvillon, balai, paquet de chiffons 
au l>out d'une perche, qui sert à 
retirer la braise du four. 

Covâye [kovây . . M, N, S, kçvây 

I, P, V, kiwûy F], s. f. — Couvée. 

Covc-çandes [kof sàt M, N], s. m. 

— Homme s'occupant des affaires 
qui regardent les femmes. 

Covéje [kovës . . M, I, P, N], s. 
m. — Incubation. 

Covcr [kçvêi . . gén. (kuuw F], v. 
tr. — 1° Couver. 'L è coué, il a couvé 
(il est resté trop longtemps quelque 
part). ~ eiine malèdèye d' nicuf 
miuins, c. une maladie de neuf mois 
(être enceinte). 

Covéte [kçvët M, I, P, N, kuvçrt 
F, kiwçrk-kiwerl S, kuvçrt V], s. f. 

— 1" Couverture. Eté è ~ , être à 
couvert. S' mate è ~ , se mettre à 
couvert. 2') Couvercle. / n'y è pwinl 
d' SI viens t'pin que n treuveusse se 
~, il n'y a pas de si vieux pot qui 
ne trouve son c. (une vieille fille 
peut encore trouver à se marier). 

Coveû [ kçvœ S], adj. — Couvi. 
Voir Covis'. 

Covîn [kçvî . . gén. (kuvè F, kçvô 
V)\, s. m. — Couvain. 

Covis' [kçvis M, I, P, kuvis F, 
kçvcÈ S], adj. — Couvi. Se dit d'un 
œuf à demi-couvé ou gâté. 



cov 



16S — 



CRrt 



Covon, voir Covtn. 

Covot, voir Covat. 

Covote [Apoo/ V], s. f. — Écouvette. 

Covote (è le) [koi'ol V], loc. adv. 

— Se dit de qqn. qui est à croupetons. 
Glissier é le ~, glisser de la manière 
suivante: Un gamin s'accrou])it, un 
deuxième prend un élan et, en glis- 
sant, saisit le premier par les luains, 
puis tourne avec lui sur la glace. 

CoYotè [kovotq V], v. tr. — Ba- 
layer avec l'écouvette. 

Covrassc [kpi'ras M, N. S, kovros 
I, P, y, kuiTçt-kiu'ros F\, s. f. — 
1" Poule couveuse. Maline corne cune 
~ , méchante comme un c. (prête 
à vous sauter à la figure). 2* Cons- 
tellation des Pléiades. 3° Pomme 
de pin. 4" Intérieur de la col- 
chique S. 5" Agaric. 

Covri [kovri M, I, P, K, kuvri F, 
S], V. tr. — Couvrir. 

Covrosse, voir Covrassc. 

Covrou [kovru . . M, I, P, N, 
kuvrow F, kuvrœr S, kiivrcr V|, s. 
m. — Couvreur. 

Cowchè [kçwse P, koivsi F], v. tr. 

— Coucher. Voir Coucheu. 
Cowc-salâde \kow suirtt I, P\, s. 

m. — Sorte de ])anier où Ton met 
la salade pour la secouer. Voir 
Cawc-salâdc. 

Cowse [kows P\, v. tr. — Coudre. 
Voir Coiisc. 

Cowté [koiutêi P\, s. m. — Couteau. 
Voir Coûté. 

Cowteure, Cowtûrc [koivliyr-koiv- 
lûr P], s. f. — Couture. Voir Couture. 

Coyâd \koyci M, \, koijâ I, P\ . s. 
m. — 1" Pièce de charpente qui 
relie les deux jumelles du pressoir 
à bascule. 2» Pièce de bois ser- 
vant à charger d'autres pièces. On 
entend aussi Coyârd. 

Coyâtc [k^ycil M, koi/ûl I \, s. f. — 
Vin de mauvaise qualité. J' f'nins 
d'iè ~ l'ènâije ceii, nous ferons du 
mauvais vin cette année. 



Coyc \koy V] , s. f. — Morceau. 
Voir Caye. 

Côyemant \koijma M\, adv. — En 
secret. 

Coyeni [koi/iii M , I\, n. pr. — 
Colligny , vill. de l'arr. de Metz. 

Coyè \ koi/ç I, P\, v. tr. — Se- 
couer. Voir Cayeu. 

Coyi \kotii F], v. tr. — Toucher, 
atteindre en visant. S'emploie sur- 
tout au jeu de billes. Ele è coyie, 
elle est touchée (la bille). 

Côzâ [A-ôrfi M, N, kôzâ I, P\, s. m. 
— Colza. 

Crâ \krâ-knh> S, krâ \'\, s. m. — 
Corbeau. 'L al nôr corne i -, il 
est noir comme un c. Lés ~ d'La- 
(jCiUhe, les c. de Lagarde, vill. de 
l'arr. de Château-Salins (sobriquet). 
Lés ~ cront binlôt se piè, les c. 
auront bientôt sa peau (il mourra 
bientôt). Lés - n' font pwinl d'moh- 
luils, les c. ne font point de moineaux. 
Se dit des enfants qui sont forts 
comme leurs parents S. - I s'èrdrosse 
corne i ~ sis in polon d'motons, il 
se dresse comme un c. sur un pot 
de lait caillé (il est très lier V). 

Cràbosse \krubos M, jV], s. f. — 
Télé (terme de mépris). T' ères sus 
le ~ , tu auras sur la tête (des 
coups). 

Crabouyi, voir Craboyeu. 

Crachance, voir Crahhancc. 

Crachat \krasa- krasô M, kroso- 
krosô l, P, kroso F, V, krosa S], 
s. m. — Croc, crochet. 

Crachate [krâSat M, X, S, krasol 
I, P, F, Y], s. f. — Crachat, salive. 

Crachate \krûsat S, krûso V|, s. 
f. — ("irenouille verte. / s' lyint è 
cripolon corne ène crachote, il se 
tient accroupi comme une gre- 
nouille )'. 

Crache, voir Crahhc. 

Crache [krâii \'|, s. f. — Trognon. 
/ - d'Jole, un trognon de chou. 



CRR 



— 169 - 



CïîA 



Cracheu [krasqs . . gén.], v. tr. — 
Cracher. Crache dans l'âr, ce t' 
recheûrè sus l'iiéz, crache dans l'air, 
cela te retombera sur le nez. Se 
dit de qqn. qui tombe dans le piège 
qu'il a dressé. 

Cracheter \kraslë' . . M, N, krçste 
. . I, P, F, S, V], V. tr. — Faire 
du crochet. 

Crachetou [kraslu M, N], s. m. — 
Chiffonnier. 

Crachi, voir Crahhe. 

Crachicu, voir Crahhicu. 

Crachon, voir Crachat. 

Crachote, Crachote, voir Crachate, 
Crâchate. 

Crachu [krasii M, N, krosii I, P], 
adj. — Crochu; tordu, courbé, 
y èveûz lés deûys ~ , veiis v' f'reûz 
mate an keje, vous avez les doigts 
c, vous vous ferez mettre en cage 
(vous êtes un voleur). 

Craîaye, Crafèye [krafay M, N, 
krofçij I, krçfnj-krofçij P, krafci/- 
krafï F, krafay-krafa«ij S, krofôy V\, 
s. f. — 1" Coque, coquille, écale. 
Lés hhalats sont bwins iènâye le, an 
weiinenl les keuhhes an trêves dés ~ , 
les noix sont bonnes cette année, 
on voit les cuisses (les côtes de 
l'amande) au travers des coquilles. — 

CocoV codâk! 

Lés ziés ç'ot pou lo mate. 

Les crafayes ç'ol pou le mâlrossc. 

Cocot' codàk ! 
les œufs sont pour le maître, les 
coquilles sont pour la maîtresse 
(jeu de mots) V. 2" Cosse, pelure 
S, V. 

Craîiâd [krafyà . . S, krofyû Y], 
s. m. — Flâneur; ouvrier qui tra- 
vaille mal. 

Crafiat [krafya M], s. m. — Croc 
en fer. 

Craîiate [krafyat M], n. pr. — So- 
briquet donné aux habitants de Male- 
roy, arr. de Metz. 

Crafîe, voir Crafaye. 



Crafieu [krafyœ . . M, N, F, S, 
krofye . . I, P], v. tr. — P Enlever 
la coquille, l'écaillé. 2° v. intr. Flâ- 
ner, traîner, mal travailler S, V. 

Crafyi [krafyi S, krofye V\, adj. 
— Broyé. 

Crahèle [krayçl S\, s. f. — Petite 
prune sauvage. Voir Crèhèle. 

Crahhance [la-axàs . . M, N, S, 
krçxàs I, P, V\, s. f. — Croissance. 

Crahhe, Crahhi [Icrax M, N, krçx 
I, P, krasi F, krax-kraxi S, krçxi V ], 
V. intr. — Croître. Mauvûse èrbe 
cral v'ianti, mauvaise herbe croît 
volontiers. An dîrint qu' l'èrjant li 
crat dans le maie, on dirait que l'ar- 
gent lui croît dans la poche (telle- 
ment il en gagne). Ce li cral dans 
le boche corne lés bolales au cul d'eune 
gays', cela lui croît dans la bouche 
comme les crottes au c. d'une chèvre 
(il a la parole facile). 

Crâhhe [Avd/ V], s. f. — Trognon. 
On bréle lés ~ dés joies èprès l'ivér', 
on brûle les trognons des choux 
après l'hiver. 

Crahheuyemant [kraxœymà M, N], 
s. m. — 1" Craquement. 2" Broiement. 

Crahhiat, Creuhhiat, Creuhhegnat 
[kraxya- kru'xya - krq'xna . . M, N, 
krœxnç-krcexyç I, P, kroxun ■ ■ S\, 
s. m. — 1° Cartilage. 'L è chu sus 
l'néz, is' è brayeu V ~ , il est tombé sur 
le nez, il s'est cassé le cartilage. 
2» Os dont on peut facilement tirer 
le jus quand il est cuit. Voir 
Creuhhant, Creuhhiat. 

Crahhieu [kraxyoe . . M. N. krçxyç ■ ■ 
I, P, S, V\, V. tr. — Croquer; 
avaler goulûment. 

Crâhote [krâyol .V], s. f. — Raie 
des cheveux. Voir Crâye, Grâye. 

Crâlâye ^krâlây . . M, I, P, N, 
krœlây F\, s. f. — Grande averse, 
trombe d'eau. 'L è chu eune ~ è 
tortot brayeu, il est tombé une averse 
à tout broyer. 'L è fût cheûr eune 
~ de hal'rasses, il a fait tomber 



CRA 



- 170 



CRA 



une pluie de prunes (en secouaiil 
l'arbie). 

Cralu \kratiiM,XJ:r()lu /, l'(vkrnlû 
Honibiis), krptirr S, krôlPr V\, s. ni. 

— Endroit niaréciigeux; londriére; 
bourbier. 

Crâmat \krama S], s. ni. — ("ra- 
cbat épais. 

Cramau [krainô F\, s, m. — Cré- 
maillère. Voir Crèmau. 

Cramèle [kramcl M, \, kramcl . . S, 
kroniPl V\, s. f. — Meurtrissure, 
blessure; cicatrice. 

Cramerosse [krainros /■'], s. ni. — 
Kcuinoire. Voir Keumerasse. 

Crampâd [kràpà . . gén.|, s. m. 

— Qui a la crani|)e. Se dit des 
honinies et des bêles. Voir Crîmpâd. 

Crampe, voir Crampîre, Crankc. 

Crampe [krùpè . . .S'], v. intr. — 
Renoncer à un travail par lassitude. 
Voir Cranter. 

Crampîn [krâpî . . M, I, P, A', A7â- 
pc F], s. m. — Qui a la crampe dans 
les jambes; boiteux. 

Crampîre [kràpTr M, I, P, \, krùp 
/•']. adj. — Personne d'une impor- 
tunité tenace. 

Crampon [krâpô Fleury], s. m. — 
Gâche, outil de maçon. 

Crampouna' (so), voir Crampoyeu. 

Crampoycs [kràpçy M, I, P, N], 
s. f. pi. — Doif^ts; grilTes. Voir 
Grampoye. 

Crampoyeu (so) (/."ra/K)//(r . . M, /, 
P, kràpunw f\, v. pron. — Se cram- 
ponner. 

Cran [krà M, /, /', F, N\, s. m. - 
1" Cran. 2» Han-^. 'L al d' nalv ~, 
il est de notre ranj;. 3" Fente. J'â 
r'wâtieu pè l' ~ d' /'cii/i/i, j'ai regardé 
par la fente de la porte. 4" Portion 
de forêt à exploiter et à façonner, 
dans une coupe, pour clKu]ue l)ù- 
cheron. 

Crance (è) {krùs M, 1, P\, loc. adv. 

— A crédit. 



Cranchc | kràii Verny [, s. f. — 
Vrille des plantes. Voir Crankeuye. 

Crâne \krfin . . géii.], adj. - Fier, 
hautain. / fôl x' ~ , il est lier. 

Cranke |/>7«A- M, 1 1, s. f. — (Crampe. 

Crankcr, voir Cranter. 

Cranker \kràkci . . M, I \, v. intr. 
-- Bouger. 

Crankeuye \ krùhvij M\,s. f. — 
Vrille de la vigne. 

Crankler | A-;-àA-/ê' . . .V, /, P, N, 
kràlld' F], V. tr. — Faire des crans, 
des entailles, échancrer. 

Cranklure [krùklùr . . M, /, P, X, 
kràtliir F\, s. f. — Futaille, échan- 
crurc. 

Cranti, voir Cranter. 

Cranter |Avyî/("' . . gén. (kràlC''-krù- 
pêî . . S)\, V. intr. — !• Hcnoncer à 
un travail par lassitude, par dégoût; 
n'avoir pas le courage de l'achever. 
ï"('.s- cranté le d'sitx, sus i pial bout 
(Util', tu t'es arrêté là-dessus, tu as 
lai.ssé un petit bout de travail com- 
me cela sans l'achever? 2" Henon- 
cer. / n' fût m' ~ sis la vin. il ne 
l'aul pas renoncer à boire du vin 
(il faut en boire beaucoup). — Part, 
pass. : Fatigué, éreinté. On entend 
aussi Cranker, Cranti. Voir Crampe. 

Crantler, voir Crankler. 

Crantlûre, voir Crankliîre. 

Crapàd \krapâS\, s. m. — Crapaud. 
Voir Crèpaud. 

Crape |At<//^ .V, A'. .S, krop I, P, V], 
s. r. — Crèche, mangeoire, auge. 
Voir Croche. 

Crape \krap .S"), s. f. — 1" Croule qui 
se forme sur la tête des nouveaux- 
nés. 2" Pou des oiseaux. 

Crâpi [krâpi S, V\, adj. — Hidé; 
à moitié fané. Se dit surtout <les 
fleurs, des pommes. 

Crapîn-crapant [krapl-krapâ M, A'|, 
loc. adv. — Clopin-clopant. 

Crapsè [krapsç . . S, V], v. intr. 
— Mourir. Voir Crèpsi. 



Craquant [krakàM, krokà I, P, F, 
S, V ], s. m. — Cartilage. Voir 
Crahhiat. 

Craquer [ krakêi . . M, F, kroke 
. . I, P, N, S, V], V. tr. — Croquer, 
manger. 

Craquerèye [ krakrçij M, N], s. f. 

— Craque, mensonge. 
Craqueuhhe [kraka'x M, N], s. m. 

— Monstre fabuleux. 
Craqueuyemant ]krakœymà M,N], 

s. m.— 1" Action de craquer. 2" Rou- 
coulement M. 

Craqueuyeu [krak(œ)ijœ M, kra- 
Kç)yÇ I' P], V. intr. — Caqueter; 
croasser. 

Crâre [krûr V], v. tr. — Croire. 
Voir Creïire. 

Crasse [kras M, N, kros I, P, F, 
S, V\, s. f. — 1" Crosse, béquille. 
/ haye èva dés ~ ou vu è - , il 
marche avec des béquilles. Voir 
Lcrasse. 2" Croix. 3" Perche four- 
chue qui sert à supporter les bran- 
ches d'un arbre chargé de fruits. 
4" Perche que l'on suspend sous le 
toit et sur laquelle on met sécher 
les haricots. 

Crasser [Arasé' M], s. tr. — Etan- 
çonner. 

CrassètG [krasel M, N], s. f. — 
Espèce de pomme. 

Crassieu [krasyœ M, krosye I, P], 
V. tr. — 1» Appuyer. 2» Mettre des 
crosses sous les branches d'un arbre 
pour les empêcher de se casser. 

Crassous \krusii F\, adj. — Cras- 
seux. Voir Crèssous. 

Cratau [kratô M, N, krolô I, P \, 
s. m. — 1" Croûton, entamure de 
pain. 2" Chanteau de pain bénit que 
le bedeau apporte à une famille 
pour l'avertir que son tour d'offrir 
le pain bénit arrivera le dimanche 
suivant. Bèyeii f ~ , signifie que 
c'est au tour de qqn. de faire qqch., 
par ex., à une noce, on donne le C. 
au plus vieux garçon de la noce. 



1?1 



CRA 



Crate [krat M, N, S, krot I, V, krçp- 
krot P, krêt F], s. f. — 1» Crête du 
coq. 2° Amarante rhinante. 

Crate [krat M, N, krçt I, P, F, S, 
V], s. f. — Boue; crotte. Ce H vyinl 
corne le ~ au cul d'eune gays', ça lui 
vient comme les c. au c. d'une 
chèvre (il a la parole facile, il parle 
avec volubilité). 

Crater [kratê' . . M, N, krotç . . I. 
P, F, S], V. tr. — Crotter, salir. Voir 
Médc. 

Crâti [kràli . . M, /, P, AT], adj. — 
Desséché, grillé par le soleil ; ridé ; 
mal venu, chétif. Se dit surtout du 
blé. L'ènâye ceu, lés blés sont~, cette 
année, les blés sont desséchés. Si 
j'aleûs auss' ~ qii' teii, si j'étais aussi 
mal venu que toi. 

Craton [ kratô M, N, krçtô I, P, 
krutyô F, krotô-krostyô S, krostyô- 
krotyà V], s. m. — Croûton. Voir 
Crotat. 

Craulâd [krûlà M. krôlâ P], s. m. 
— Sobriquet donné aux habitants 
de Norroy-le-Veneur, arr. de Metz. 

Crâve [krâf F], s. f. — Coquille 
de noix, de noisette. Voir Paloîihhe. 

Graver [ kravê' . . M, N, S, krovç 
. . I, P, V (krœvyç Woippy, krœvŒ 
F)], V. intr. — Crever. ~ au rire, 
rire à gorge déployée. Vaut mieus ~ 
an brave kompègnJe que d' meurt tôt 
seîd, vaut mieux c. en brave compa- 
gnie que de mourir tout seul. Voir 
Pater. Lés cravès d' fim d' Chèté- 
Sulins, les crevés de faim de Châ- 
teau-Salins (sobriquet) S. 

Cravèsse [kraves S], s. f. — Cre- 
vasse. Voir Crevèsse. 

Crawâye [krawày-krçwûy M, N, 
krowây I, P, kruwây S], s. f. — 
1" Corvée, par extension, démarche 
inutile. Fâre eune ~ , faire une cor- 
vée, se donner un mal inutile. 2° Bê- 
tise, sottise. N'alanr meu n' brouyens 
ni fâre eune ~ , n'allons pas nous em- 
brouiller ni faire une corvée inutile. 



CRH 

Crâwc [krâw-kroiu M, X, krnw I, 
P], s. f. — 1" Terre calcaire léf^ère, 
terrain sec, de peu de valeur. 2° Ver- 
ger; terrain cultivé, clos par une haie 
du côté du chemin. 

Crawé [krawê'-kTOU'C' il\, a. ni. — 
Ooc à fumier. 

Crawi | krawi-kroivi M, N, krnioi 
/|, adj. — Qui n'est |)ns cuit. 

Crawion | krau'yô-kroioyô M, kro- 
iiujù I, P, krawyô S], s. m. — I" Sil- 
lon de peu d'étendue. 2" Petit champ. 

Crawîre [knninr-krowTr M, A', />";<)- 
iinr /, P], s. f. — Pie-grièche. 

Crawou [ krawu-kroiini M, kroiini 
I], s. m. — Gruau; son. 

Crâye [ krây V|, s. f. — Craie. 
Voir Creûyc. 

Crâye [krây . . M, A', S, krây I, P, 
f], s. f. — 1" Haie dan.s les cheveux. 
2* Crevasse; écorchure. \oir Crâ- 
hote, Grâye. 

Crâyeu [kràyce . . M, I, P, A'|, v. 
tr. — Faire des raies, des martiucs 
sur un corps, sur un objet (|uel- 
conque. 

Crâyeu | krâyœ,-ye V, krûyi S\, v. 
tr. — Ouvrir de grands yeux. - dcs- 
ycs corne ène hinlivnc, ouvrir des 
yeux aussi grands qu'une lanterne V. 
Voir Râyeu. 

Crâyèsse [krâyçs . . M, I, P, A', i.'|, 
s. f. — 1" Trace, trait, raie que laisse 
un objet frottant sur un corps. An- 
z-aiil Irinyncu rime /nrclie (iii Ir 
sanle, an-:-y weuncnl le ~ , on a 
traîné une perche dans le scntiei', 
on y voit la trace. 2" Petite fente, 
creva.sse. Lo juii pèsse mi Irèrrs d' 
le ~ , \c coq passe à travers la 
petite fente. 

Crayon [krâyô \'|, s. m. — Tèle 
de chou mal venu. / ~ d' joie, une 
tète de chou mal venu. 

Crebau ( krçbô M, I, P, N, karbô 
F\, s. m. — (;orbeau. Voir Crà. 

Crebiat \krrbya M, X, krçbyo /), 
s. m. — Tourbillon de poussière. 



\n - 



CRE 



CrebiatG \krebyal M, X, krebyot I, 
J'\, s. f. — 1° Serpette de vigneron. 
2° Couteau à pain. 

Crebieu, CrcbTre [krebytp-krebîr . . 
M, I, P\, V. tr. — Troubler, déranger, 
renverser. — Part. |)ass. : Se dit sur- 
tout d'un champ de blé où. après 
une pluie ou un orage, les épis sont 
tombés dans tous les sens. Voir 
flncrcbieu. 

Crebieune, Crcbieusse | krebyrvn- 
krebyci's M, X], interj. — (Sa)crebleu. 
Sorte de juron. 

Crebiot, Crcbiote, voir Crebiat, 
Crebiate. 

Crcbiûrc Ikrçbyiir A/, /, A'), s. f. 
— Criblure. 

Crèche \kres S, \'|, s. f. — Crasse. 
Voir Crèssîn. 

Crèchous ( kresii S, V\, adj. — 
Crasseux. 

Crècote \krçknl /, P], s. f. — Petite 
cruche. Voir Creukate. 

Crédance [krêdâs M, I, P, F, X, S\, 
s. f. — Crédence, bulfet à dressoir; 
commode. 




Fig. 19. 

Crèfiote | krefyol I, P\, n. pr. — 
Sobriquet des habitants de Hosse- 
langc, arr. de Thionville. 

Créftou [kreftu \'|, s. m. — Cou- 
vreur. Voir Covrou. 



CRE 



— 173 - 



CRE 



Crêgne [krçfi M, I, P, N], s. f. - 
l"Réunion de femmes qui passent en- 
semble la veillée en filant, tricotant, 
racontant des histoires, en Dâyant. 
Voir Dâyeu. 2" L'endroit où l'on se 
réunissait. Voir Pale. 

CrègnéJG [krqnês . . M, I, P, A'], 
s. m. — Crinière, chevelure. 

Crègnèyc Ikrqnêy M, I, P, N], s. 
f. — Crinière. 

Crègnerasse, Crègnerosse [kreii- 
ras M, N, krenros I, P\, s. f. — Celle 
qui est à la Crègne. Voir Palerasse. 

Crègnous,Crègnoiîse [krenn-kremts 
M, I, N], s. m. et f. — Qui établit 
une Crègne dans son logis; qui 
compose la Crègne. 

Crèhèle [kre^-çl M, I, P, N, kra-(ç[ 
S], s. f. — Petite prune sauvage qui 
pousse dans les broussailles, elle 
est plus grosse que la prunelle et 
elle est sucrée. 

Créhîe \ kreyï V], s. f. — Carre- 
four. Voir Criihiéje. 

Créhicr [ kre-{ije,-!/œ V], v. tr. — 
Croiser. Voir Crûhieu. 

Créhin-créhot [krehè-kreho FJ.loc. 
adv. — En tous sens. 

Créhote [kreyol V'|, s. f. — Abé- 
cédaire. Voir Cruhate. 

Crèke [A-rçA- /, P, krek V], s. f. - 
Cruche. Voir Creuke. 

Crèkegnon [kreknô I, P\, s. ni. — 
Petite cruche à huile. Voir Creu- 
kegnon. 

Crékelîn [krcklî V], s. m. — Cru- 
chon. Voir Creukegnon. 

Crèmâ, voir Crèmau. 

Crèmau, Crèmâye \krqinô (kremâij 
Failly) M, I, N, krcinô-kremô (kre- 
mon Rozérieulles) P, kramd F, krq- 
mâ-krqmâo-krçme . . S, krçine V], 
s. m. — 1" Crémaillère du foyer. 
NeCir corne i ~, noir comme une c. 
2" Lampe à crémaillère dont on se 
servait aux veillées. Voir Heurchat. 




Fig. 20. 




Fig. 21. 

Crème [A-rem M, N], s. f. — Petite 
table étroite oîi l'on met le linge 
que l'on lave pour le frapper avec 
le battoir. 

Crème, voir Crèmau. 



174 — 



CRE 



CRE 



Crème \krcni P, X, S, V], s. f. - 
Crème. Voir Crimme. 

Crème \krpme . . I, P, ^\ -S, V|, 
Y. tr. — HcréiiKM-. Voir Crimmer. 

Crèmerosse [ larmrps P\, s. f. — 
l'xiimoire. Voir Keumerasse. 

Cremcsat \ krçmza M, N, krçmzo 
I, P\, s. m. — 1" L;im|)c à criMiuiil- 
lùrc. Voir Crèmau. 2" Piiquet do 
chiffons en tiretainc qu'on allumait 
et qu'on fourrait par dessous la porte 
ou autrcmenl dans la chambre où se 
tenait la veillée. Kn percevant cette 
odeur, les femmes croyaient que 
leurs vêtements brûlaient par la 
chaulTerette et s'elfrayaient. Voir 
Keumehhat. 

Crômesat \kn;in:<i Sorbey], s. ni. 
— Pot de lait caillé. 

Crème -trouwande | krcin Iniii'àt 
P, X\, s. f. — Chevalet qui serl à 
charpenter. 

Crèmiate, Crèmiote | ArçHii/fi/ .1/, 
krçnu/ot I, P\, s. f. — Espèce de cro- 
chet sui)plémenlaire qui s'adapte au 
Crèmau. 
Crèmon, Crémone, voir Crèmau. 
Crèpaud [krçpô M, I, P, A', Avfi/w . . 
S, krapô F, Y], s. m. — 1" Crapaud. 
'L (il chèrjeii de m'ucûiie coiur i ~ 
d' piciimes, il est chargé d'argent 
connue un c. de ])luiues (il n'est pas 
riche). — VTf conic i cnipâd </' pioiiih, 
vif comme un c. de plomb (très 
lenl) .S. Qimnd-on hvche iiiicquînk 
crd/xiiid, 7 ot Irûs Jonriicx sans crohiic, 
quand on ap|)ellc (|(|n. c, il csl trois 
jours sans grandir (superstition) V. 
2" Tumeur sous le talon du cheval. 
Crèpaude \krrpr>l M, I, /', A'|, s. 
f. — Fille de mauvaise vie. 

Crèpauderèye \krcpodrcu .1/, /, -V k 
s. f. — Marmaille. 

Crèpau-volant |A;r/»ô rolà M, IJ\ 
A', knipd riilà S\, s. ni. — Chauve- 
souris. Voir Bat-volant, Chaute- 
seuris. 



Crèpauyou \ krepôipi 3/, A'I, adj. 
— Raboteux, noueux. 

Crêpé [krçpci M, A', krepê' I, P], 
s. ni. — 1" Crêpe, espèce d'omelette 
à l'huile ou au beurre dans laquelle 
on mêle des œul's et de la farine 
délayée. 2" Pâte li(|uide composée 
de farine, eau, lait, jaunes d'ieufs, 
avec addition de sel ou de sucre, 
que l'on fait frire en couche légère 
dans la poêle. 

Crépi |At(7>( M. A', krrpi I, P], s. 
m. — Crépi. 

Crèpîn (sint) \krepî M, I], n. pr. — 
Saint Crépin. Minjeu s' ~ , manger 
son St.-C. (se ruiner). 

Crèpsi |Atç/wi M. I, P, A', krapsë' 
. . S\,\. intr. — Mourir, crever (terme 
de mépris). 

Crôpule \kirpiil M, I, P, A'|, s. f. - 
Cra|uile. 

Crés [krê V), s. f. — Croix. Voir 
Crus. 

Crèssat [Arç.sa .1/], s. m. — Sorte 
de lampe en fer. 

Crèssate |Atç.s-«/ M, K, S, kresol /, 
P|^ s. f. — Mortier desséché, crépi. 
Crèsse lArç.s gén.|, s. f. — Crasse, 
saleté; avarice. Vatcû: le ~ toi 
pi'irc, vous êtes la c. toute iiure 
(vous êles excessivement avare). 

Crèssèlc [kresçt-krçsêl S, krçsêl V], 
s. f. — (irande c|iiantité. - </(' bons, 
grande (luanlilé de bois. 

Crèssîn | Are.sr . . -V, /, /', A'I, s. 
m. — Scorie, mâchefer. 
Crèssote, voir Crèssate. 
Cressons \krçsn . . gén. (Arasii F)], 
adj. — Crasseux, avare. 

Crèsu I Arçcfï M], s. m. - Sorte 
(11' lampe. 

Cretelé | Atç//c' . . M, /, /', A'|, 
adj. — Uidé. 

Crétié |An"/;/c V|, s. m. — Qui fait 
des croix tombales. 

Crèlique |A-/r/iA- .1/ ], adj.- Critique. 
Crètiquou lÀrç/i'A» .1/|, s. m. - Cri- 
tiqueiir, censeur. 



CRE 



- 175 - 



CRE 



Cretûre [kretûr . . M, N, kretùr I, 
P\, s. f. — 1° Créature. Manre ~ , 
méchante c. 2» Corps malingre. 
3" Carcasse. / né qu' le -, il n'a 
que la c. (il est très maigre). J' U 
fianqu'râ sus le ~ , si 1 è ca i malefir 
d' broncheii, je lui en flanquerai sur 
la c., s'il a encore le mallieur de 
broncher. 

Cretyin [krelijë M, krqlijè I, P, X], 
s. m. — Chrétien. / duhh ~, un dur 
c. (un homme au cœur dur). 

Creucate [krcekat M, N, krçkpt I, 
P, krikat S], s. f. — Petite cruche. 
Voir aussi la planche représentant la 
Crédance. 




Fig. 22. 

Crcuchant, voir Creuhhant. 

Creuchegnat, voir Crahhiat. 

Creuchelate [krœslat M\, s. f. — 
Espèce de prune. Voir Creuhhelate. 

Crcûche-nujate \krœs iiûjat M, A', 
krœs nûjot I, P\, s. f. — Casse-noi- 
sette. Voir Creiihhe-nuhate. 

Creuchiat [krcesi/a M, N\, s. m. — 
Cartilage. Voir Crahhiat. 

Creuchieu, voir Creuhhieu. 

Creuchion, voir Creuhhion. 

Crcuchon, voir Crcuhhon. 

Creuhhegnat [krœ/j'ia . . M, N, krœy- 
no I, P\, s. m. — Cartilage. Voir 
Crahhiat. 

Creuhate [krœyal S], s. f. — Petite 
croix. Voir Cruhate. 



Creuhhelate, Creuhhelote [krqexlat 
M, krcfxlçt I, P\, s. f. — Espèce de 
petite prune noire. Voir Crèhèle. 

Creuhhant [krœxà S, krpyà F], s. 
m. — Cartilage. Voir Crahhiat. 

Creuhhant [kraeyà S, kroyà V], 
adj. — Croissant, en pleine vigueur. 

Creuhhate [ krcexat M], s. f. — 
Parisette, genre de liliacées. 

CreOhhe-hhalat [krœx xc^^ ^^^l> s- 
m. — Casse -noix (oiseau qui se 
nourrit de noix). 

Creuhhèle {knx'xej jY), s. f. — Prune 
rouge précoce. 

Creuhhiat \krœxya M, krœxnç I, P], 
s. m. — Cartilage. Voir Crahhiat, 
Creuhhant. 

Creuhhieu \krœxyœ . . M, I, P, N], 
V. tr. — 1" Croquer; avaler bruyam- 
ment. É qwè ce seuru d'aiver des 
hhalats è ~ si an-n-ont pus d' dants, 
à quoi cela sert d'avoir des noix à 
croquer quand on n'a plus de dents? 
(à quoi sert la richesse si on ne 
peut en jouir?). 2" Écraser. J' to 
creuhheuy'reûs corne i vehh, je t'é- 
craserais comme un ver (menace). 

Creuhhion [ krcexyà . . M, I, P, N\, 
s. m. — Os tendre, facile à croquer, 
dont on peut l'acilement tirer le jus 
quand il est bien cuit. Voir Crah- 
hiat. 

Creuhhion [krœyjjô M\, s. m. — 
Sorte de grosse mouclie noire. 

Creuhhiot, voir Creuhhiat. 

Creuhhioûle \krœyjjiil M, /], s. f. — 
Glande. 

Creuhhon [krcexô M, I, P, N, krœsô 
S, kqrsô V\, s. m. — Cresson. 

Creûhi [krcê-(i S\, v. tr. — Croiser. 
Voir CrïihiGU. 

CrcîihTe [krœyidj) S], s. f. - Car- 
refour. Voir Crîihièye. 

Creujate [krœjat S\, s. f. — Petite 
croix. Voir Cruhate. 

Creûji [krœji S], v. intr. — Croiser. 
Voir Crïihieu. 



CRE 



- 176 - 



CRI 



Crcuke [AtopA- M, X, kirk I. P, 
krcêk S, krck V], s. f. — Cnulie. 
Voir la planche représentant la 
Crédance. 

Creukegnon [ krœknô M, krckim 
I, P], s. m. — Cruchon, petite 
cruche à huile, à vin. Voir Cré- 
3klîn. 

Crculâye [kra-lru/ F], s. f. — Grande 
averse. Voir Crâlâyc. 

Creupeultyin | knrpifllin' Alioii- 
courl], s. m. — Crêpe. 

Crcupion [krœpijô M, X\, s. m. — 
Croupion. 

Creupson (an) [knppsô M, I, P, X, 
S, kni/Ksô F], loc. adv. — A croupe- 
tons, accroujji, recroqueville en |)e- 
loton. Voir Creupsote, Cripoton. 

Creupsote (è le) \krœpsol P, kriip- 
sot F), loc. adv. — A croupetons. 
Voir Creupson. 

Creûre | krtrr . . M, I, P, F, X, 
krôr S, krâr V], v. tr. — Croire. 

Creus [krœ S\, s. m. — Croix. 
Voir Crus. 

Creus' I krœs M, I, X, krPi-kns S, 
krii/e V], adj. — 1" Creux. Lo loné 
sciiiic /o ~ , le tonneau sonne le c. 
2" A jeun. 3" S. m. Cavité, petit trou. 
4» Fossette. - d' le Jâwe, f. de la 
joue, du menton. 5" Aisselle. - don 
brès (bras). 6" Estomac, poumon. 
Fwcr' i bwin ~ , avoir une bonne 
])oitrine. Se dit des enfants qui 
crient bien en venant au monde. 
7» Eau profonde. 

Crciîscr | krwzê' . . il, I, P, X. 
krùzê'-knze . . S, kriijezç V], v. tr. — 
Creuser. 

Creusson [krœsô S\, s. m. — Cres- 
son. Voir Creuhhon. 

Crcûsijre {krœzûr M], s. f. — Co- 
peau de sabotier. 

Crcûye ( krûêy M, l, P, X, krôi/- 
knii/ F, krôij S, krôij \'\, s. f. — 
1" Craie. Rojc -, |)ierrc rouge, san- 
fjuine; luilihc - , sinople. 2" Velouté 
dont sont couverts les fruits. 



Creiîyeu [ krcêyœ . . M, I, P, X, 
krôiji-krCuii F, krôi/i S, krâtie,-uœ V], 
v. tr. — 1" Faire des traits, des 
marques avec de la craie ou avec 
un crayon, écrire avec de la craie. 
2" V. intr. Se vclouter (en parlant 
des fruits). Lès friits s' creni/enl 
i''laiili, les fruits se couvrent volon- 
tiers de velouté. 

CreQyon [ krâ-jiô M, I, P, X\, s. 
ni. — Crayon. 

Creva', Creviè [krçvœ F, krerije 
\Voi])py), V. intr. — Crever. Voir 
Craver. 

Çrcvé [srçvê' V\, s. m. — Cerveau. 
Voir Cèrvé. 

Crcvèsse | kreves M, X, krenes I, 
P, kravçs S, krovçs V],s. f. — Cre- 
vasse, fissure, gerçure. 

Crèyance [kreyàs M, I. P, X ], s. 
f. — Crédit. £ -, à crédit. 

Cri |At/S, V], adj. — Cru. Voir Cru. 

Cricate [krikat .S), s. f. — Petite 
cruche. Voir Creucatc. 

CrignassG, voir Crignèsse. 

Crignèsse [krinex M, I, P, X, kri- 
nas F], s. f. — Tignasse. 

Crignon \krinô F], s. m. — Tranche, 
petit morceau de lard frit. 

Crikegnon [krikiw Corny|,s. m. — 
Cruchon. Voir Crcakcgnon. 

Crimme IAtchi M, I, krëin P, S, V, 
krëm-kiriu X\, s. f. — Crème. 

Crimmer | krèmc' . . M, I, krêinêi 
. . P. S. V. krcime-krèmoc A'], v. tr. 
— 1" Ecrémer. 2" v. intr. Produire 
de la crème. Lo lacé crimme pus 
l'clc qii l'iu'cr', le lait produit plus 
de crème l'été cpic l'hiver. 

Crimmc-trouwande |Arè/n Iniivâl 
.V, /, krcm trnwàl P, X], s. f. — Cheva- 
let ((ui .sert à charpenter. 

Crimmiate [krèmiial Ilémillyl, s. 
f. — Crochet qui sert à suspendre 
la lampe. 

Crîmpâd [krlpâ X], s. m. — Qui 
a des nœuds ou des crampes dans 



CRI 



— 177 - 



CRO 



les jambes par suite du manque 
d'exercice. Se dit des cochons qu'on 
ne sort pas, de la volaille. On dit 
aussi Crînchâd. 

Crîncaler [ krîkal& . . M, N], v. 
tr. — Denteler. 

Crînchâd [krîsà N], s. m. — Même 
signification que Crîmpâd. 

Crîncheu [krîsœ . . M, I, P, N], 
V. intr. — Marcher avec peine, traî- 
ner la jambe. 

Crîncot [krîko S], n. pr. — Crain- 
court, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Lés lâhhes pètes de ~ , les 
larges pattes de G. (sobriquet). 

Crînkieu Ikrïkyœ . . M, I, P], v. 
intr. — Grincer. 

Cripoter [kripolëi . . S], v. intr. — 
Glaner aux raisins. Voir Grèpater, 
Trlpater. 

Cripoton (an) [kripotô S, V], loc. 
adv. — A croupetons. Voir Creupson. 

Crîs' [krîs S], adj. — Creux. Voir 
Creûs'. 

Crise [krîze . . S], v. tr. — Creu- 
ser. Voir Creuser. 

Crisséle [krisël V], s. f. — Pile de 
planches. Lés bosses (voir ce mot) 
oténent fèts ovon dés ~ dé pyinches 
pôséjjes ène déssis l'aie, les B. étaient 
faits avec des piles de planches po- 
sées l'une sur l'autre. Voir Textes 
patois, p. 216. 

Cristére [kristêr M, I, P, N], s. f.— 
Clystère, lavement. 

Cristôde [ krislôl M, I], s. f. — 
Boîte, écrin où la villageoise met 
son Christ. 

Criston [kristô M, /, P, N\, n. 
pr. — Christophe. 

Criyâd [kriyà . . M, L P], s. ni. — 
Criailleur, grognon. 

Criyâtè [kriijcdç V\, s. f. — Cru- 
auté. Voir Cruyauté. 

Criyâye [kriijaij M, N, kriyây /, P, 
F], s. f. — Criée, vente publique 
aux enchères. 



Criyé [ kriye V], adj. — Creux. 
Voir Creiïs'. 

Criyél [kriyël S, V], adj. — Cruel. 
Voir Cruyèl. 

Criyésè [kriyezç V], v. tr. — Creu- 
ser. Voir Creuser. 

Criyeu [kriyœ M, N], v. intr. — 
Couler. Ne se dit que des yeux. 
Sés-euys criyint sans hoûter, ses yeux 
coulaient sans cesser. 

Crobé [krçibêi Béchy] , s. m. — 
Jante. Voir Corbé. 

Crobosse \krobos V], s. f. — As- 
périté, rugosité. 

Crobossous {krohosu V] , adj. — 
Raboteux, rugueux. 

Crochat [krosa S], s. m. — Cro- 
chet. Voir Crachat. 

Croche \kros V] , s. f. — Crèche. 
Voir Crapc. 

Crochîn-Crochat \krosT krosa S], 
loc. adv. — Pêle-mêle. 

Crochon [krosô /, P, F, kroso V], 
s. m. — Crochet. Voir Crachat. 

Crochot [kroso /, P, F, V], s. m. 

— Crochet. Voir Crachat. 
Crochtion [kroslyô S, V], s. m. — 

Croûton. Voir Craton. 

CrochtïG [krosti Y], s. f. — Ce 
qu'on prend d'un seul coup avec 
une fourche. 

Croîèye, Croîoye [krofêy-krofçy P, 
krofûy Y] , s. f. — Coque. Voir 
Craîaye. 

Crofiâd [krpfyâ V], s. m. — Flâ- 
neur; bousilleur. 

Crofiè [krofyq /, P], v. tr. - En- 
lever la coquille. Voir Crafieu. 

Crohhance [krçxâs /, P, V], s. f. 

— Croissance. Voir Crahhance. 
Crohhat [krç^a Y], s. m. — Car- 
tilage. Voir Creuhhant. 

Crohhant \kroxà Y], adj. — Crois- 
sant. Voir Creuhhant. 

Crohhc, Crohhi [A'rpx /, P, krçxi 
Y], v. intr. — Croître. Voir Crahhe. 

Crohhiat [krçxya S], s. m. — Car- 
tilage. Voir Crahhiat. 

12 



CRO 



- 178 - 



CRO 



Crohhiè [krçxyç . . I, P, S. V\, v. 
tr. — Croquer. Voir Crahhieu. 

Crôke [AtôA- A'], s. m. — Corbeau. 

Crôke (è) [krôk M, I, P. N, kwâk 
S], loc. adv. — Qui est retenu, 
accroché, susi)cndu, par ex. dans 
les branches d'un arbre. 'L bâton 
at d'inaré è - , le bâton est resté 
suspendu (à l'arbre). 

Crôker \kr5kc' . . M. I, P, X\, v. 
intr. — Attendre lonf^teinps, rester 
à ne rien f;iire l'aire; le pied de 
grue. 

Crôker \krdkc' LandrofT], v. tr. — 
Faire chaulTer lentement et léi^ère- 
menl. 

Crôkeu, voir Crôkieu. 

Crokeuyemant [krok<fijmà M, P\, 
s. m. — Croassement. 

Crôkieu {krôki/œ . . M, I, P, krô- 
k(y-krôkijcv N], v. intr. — Coasser; 
croasser; glousser; roucouler. 

Croler [krolc' . . gén.], v. tr. — 
1" Démolir. 2" -Secouer vigoureuse- 
ment. Croie lo cèl'hé, lès ç'ichhes 
sont mégisses, secoue vigoureuse- 
ment le cerisier, les cerises sont 
mûres V. On entend souvent, dans le 
pays messin, le part. pass. Crolu 
dans le sens de écroulé, en dé- 
sordre. 

Crôlérc [krôlêr V\, s. f. — Endroit 
n)arécageux. Voir Cralu. 

Crôlèssc \krôlçs M, I\, s. 1'. — 
Croulenient. 

Croleiîrc [krol(cr S\, s. m. — Kn- 
droit marécageux. Voir Cralu. 

Crolu \krolu l, P], s. m. — En- 
droit marécageux. Voir Cralu. 

C rombîre | krôblr - (/rôlnr - (/rôdlnr 
M, I, P, F. X, S. ri," s. f. - Pomme 
de terre. Dllférentes sortes: Illiis 
s'minnes, six semaines; nienf s'min- 
ne$ , neuf semaines; amcrikcne, 
américaine (rose et longue); (/(/«- 
watc. petite (pieue (jaune et longue); 
coCmc, corne (jaune et longue); 
nuifinom (jaune et ronde),' fouyanl 



(longue et jaune). — / néz came 
eiine ~ , un nez comme une 
])omnie de terre. / pâle corne eune 
-, il parle comme une i)omme de 
terre (bêtement). Voir KematÉre. 

Croméle {kromêl V], s. f. — 
Meurtrissure. 

Crônatc [krônal M, X, krônol I, 
P], s. f. — Cime d'un arbre, d'un 
clocher. 

Crope \kroi) gén.], s. f. — Crou|)e. 

Crope \kntp I, P, V\ , s. f. — 
Oèclie. Voir Crape. 

Crope \krpi> I, P, V), s. f. — Crête 
de coq. Voir Crate. 

Croquant [krokà I, P, S, V|, s. m. 

— Cartilage. Voir Craquant. 
Croquclant \kroklà S\, adj. — (jui 

croque sous la dent. 

Croqucrossc \krokros V], s. f. — 
Sorte de cerise croquante. 

Crôre \krôr S\, v. tr. — Croire. 
Voir Creîire. 

Crosse \krps /, P, F, S. V\, s. f. 

— (j-osse. Voir Crasse. 

Crossi |/.To,'i( F], s. m. — Partie 
du jambon de devant. 

Crossiè [krosi/e I, P\, v. tr. — 
.\|)puycr. Voir Crassieu. 

Crostion \krnstf/ô S, V], s. m. — 
Croûton. Voir Craton. 

Crotat |ATo/n .S", krolp V], s. m. — 
Croûton. Voir Craton. 

Crotau [krotô I. P\, s. m. — Chan- 
teau de pain bénit. Voir Cratau. 

Crote |At()/ /, /'|, s. f. — Crète 
de coq. \'oir Cratc. 

Crote \krpl S\, s. f. — Croûte. 
Casser eune - , casser une c. Petite 
collation que les domestiques man- 
gent vers 10 h., après le dételage de 
la charrue, ou qu'on oITrc, à la ménic 
heure, aux femmes qui lavent la 
lessive. 

Crotè \krolz ■ ■ I, P, F, S\, v. tr. 

— Crotter. Voir Cratcr. 

Crotion [krolfiô V\, s. m. — Croû- 
ton. Voir Craton. 



CRO 



- 179 



CRU 



Croton [krotô I, P, S], s. m. — 
Croûton. Voir Craton. 

Crou! Croul {kni-km M, I, P], 
interj. — Cri pour appeler les 
poules couveuses. 

Croupie [krupïij M], s. f. — Crou- 
pière, partie du harnais. 

Croupinète [krupinçt M] , s. f. — 
Sommet d'un arbre. 

Croupis [kriipi M, I, P, N\, s. m. 

— Sorte de plante. 

Croupson, Croupsote (èlè) [kriipsô- 
krupsçt F\, loc. adv. — A croupe- 
tons. Voir Creupson. 

Croution [kralijô F\, s. m. — Croû- 
ton. Voir Craton. 

Crovè [krçvç I, P, V], v. intr. — 
Crever. Voir Craver. 

Crouwâye \krtiwciij S], s. f. — Cor- 
vée. Voir Crawâye. 

Crovote [krovçt V], s. f. — Cra- 
vate. Voir Crèvète. 

Crowâye [krçivây . . M, I, P, F, N], 
s. f. — Corvée. Voir Crawâye. 

Crowe [krow M, I, P, N], s. f. — 
Terre calcaire. Voir Crâwe. 

Crowé [krowë' M\, s. m. — Croc 
à fumier. 

Crowi [krowi M, I, N\, adj. — 
Qualité de ce qui est cru. Voir 
Crawi. 

Crowion [krowijô M, I, P\ , s. m. 

— Sillon de peu d'étendue. Voir 
Crawion. 

Crowïre [kroiuîr M, I, P\, s. f. — 
Pie-grièche. Voir Crawîre. 

Crowou \krowu M, /), s. m. — 
Gruau. Voir Crawou. 

Crôye [krôy S], s. f. — Craie. Voir 
Creîîye. 

Crôyi {krôiji S\, v. tr. — Faire 
des traits avec de la craie. Voir 
Creùyeu. 

Crôyon [krôuyô N\, s. m. — Petit 
champ ; sillon de peu d'étendue. 
Voir Crawyon. 

Cru [kru M, I, P, F, N, kri-krû S, 
kri V], adj. — 1" Cru, qui n'est 



pas cuit. 2" Froid, humide. I fat 
~ , il fait c. (il fait humide). 

Cruccfis [krûsfi M, I, P, JV], s. m. 
— Crucifix. 

Cruche [kriisë' M, I, P, kiirsê' N, 
Woippy], s. m. — Voile blanc for- 
mant capuchon, que les veuves 
portaient pendant six semaines, 
le dimanche, après la mort de 
leur mari, pour aller à la messe. Il 
se portait aussi aux enterrements 
dans quelques localités. Voir Cou- 
vèrchu, Curché. 

Cruhate [knifat . . M, N, kriiyçt I, 
P, krœ-fat S, krerot V], s. f. — 
1» Petite croix. 

/ n'y è si piate mohhate 
Que n'aye se cruhate, 
11 n'y a si petite mouche qui n'ait 
sa petite croix (le bonheur n'est pas 
parfait). 2» Abécédaire (la première 
page du livre avait en tête une croix). 
Été è le ~ , être à l'a b c (commencer 
l'alphabet). 

Cruhate, bilbokate. 
Note cher mate 
N'è pwint d'barate, 
C, bilboquet, notre cher maître n'a 
point de barrette (jeu de mots). 
3° Croisette; gentiane. 

Cruhé [kriitë' . . M, I], s. m. — 
Croix que les femmes portent au 
cou. 

Crûhot [kriïyç Verny], s. m. — 
Eclialas. 

Cruheune [kriifœn . . M, N], s. f. — 
Croisure. 

Crûhié [krûyyë' M], s. m. — Croi- 
sée. Voir Crûjât. 

Crûhieu \krii-{yœ . . M, I, P, F, N, 
krcëfi S, kre-^ye-kwa-^ye V] , v. tr. — 
le Croiser. 'L ot cwâJii , il a les 
jambes croisées (en X). 2° Rayer. 

Crîihièye [kruyyëy . . M, I, P, N, 
kr(ë-!Î{y) S, kreyi V\, s. f. — 1» Car- 
refour. 2° Embranchement de che- 
mins S, V. 

Cruhote, voir Cruhate. 



CRU 



180 — 



CUH 



Crujatc, voir Cruhatc. 

Crujeunc, voir Cruheune. 

Crujèye, voir Cruhèye. 

Crûjat \krùjn M, krfijo /, P], s. 
m. — Croisillon, traverse d'une croix. 
Voir CrQhié. 

Crûjieu, voir Crûhieu. 

Crujote, voir Crujate. 

Crus [krti M, [, P, F, X, krâ . . S, 
krë V], s. m. et f. — Croix. Les firands 
~ , les grands c. (les Rogations). ~ d' 
Jérusalem, lychnide. Vos i)'lé, j'alans 
fâre eiine ~ , vous voilà, nous allons 
faire une c. (vous venez si peu sou- 
vent qu'il faut niarciucr l'événenuMit 
à cause de sa rareté). — Vol mè irês, 
voilà ma c. (disent les enfants en 
faisant le signe de la croix pour 
affirmer qu'ils disent la vérité) V. 
2" Le nombre 10 qui, en chiffres ro- 
mains, s'écrit X. J'â lés iiieiif ~ pès- 
sânes, j'ai les neuf c. |)assées (j'ai 
passé 90 ans). Voir Cwas. 

Crûs' \ kriis' S\, adj. — Creux. 
Voir CreQs'. 

Crûser ]krfi:ê' . . S\, v. tr. — Oeu- 
ser. Voir Creuser. 

Cruyâtè, voir Cruyauté. 

Cruyauté [krïmôlêi . . M, I, P, F. 
N {kriifiçliici Juville), kritiûtê''kniiiri- 
lê' . . S, kriiiôlç V|, s. f. — Cruauté. 

Cruyèl {kriiii^l M, I, P, X, kriiirl- 
krii/cl S, kriijCl V \, adj. — Cruel. 

Cruyèlité, voir Cruyauté. 

Çu I sii M, I, P, sii-s(i' F. sii-si \, 
si-sî-sè-sin S, sêl V, précédés de 
l'article défini], pron. délcrminatif. 

— Celui, celle, ceux, celles. Dans 
N et S, svl, celles. 

Cubalance \kiihalâs M. I, P\, s. f. 

— Balan(,'()ire. 

Cubalancicu (so) \kiilnil(hii(r . . M, 
I, P\, V. pr. — Se balancer. 

Cubaniche (an) \kiihanis . . M. I, 
P, A'], loc. adv. — Kn clicniisc. Voir 
Baniche. 

Cubassieu {kuhasfiff M, N, kiibosi/ç 
I, kiibasi S], v. tr. — 1" Bossucr, 



bosseler. 2» Entremêler; mettre en 
sens contraire, jeter en sens in- 
verse. 'L al corne i fèr/al cubassieu, 
il est coiume un fagot emmêlé. 3" Se 
dit des céréales versées. Voir Kcur- 
bassieu. 

Cubayate [kfibayal M, S, kubçnçt 
I, kiiboupt-kiiboiirot P, kiulbowrc F], 
s. f. — Culbute. 

Cubôlcr, voir Cuboûler. 

Cubossieu, voir Cubassieu. 

Cuboûlâye, Cuboûle, \kiibrdan-ku- 
bi'il M. X, kûbûlâij I, P, kubû"lâ!i- 
kiibfilâii iV|, s. f. — Cal)riole, culbute 
que font les enfants en se mettant 
la tète entre les deux jambes et en 
se roulant sur le dos pour continuer 
de même. 

CuboQlcr [kiibûlê' . . M, I, P, kii- 
bô"lœ-kuhrd(i' X, kuhôlç-hiubôle-lsù- 
bôlç . . S. kàbolii-kibole V], v. tr. — 
Culbuter; renverser; bouleverser. Lo 
fcnnié i>è ele nuire, 'l é kibolè, le 
fermier va être maire, il a versé 
sa voiture (plaisanterie) V. 

Cuboyole, Cuboyrote, voir Cu- 
bayate. 

Cucamboûle \kûkùlnd M, I, P. kii- 
làbôul-kidâbrd X, kiilàbôl- Isiilsâbôl- 
Isilsàbôl S, kikàbnl V\, s. f. — Cul- 
bute; cabriole. Fâre le ~ , faire de 
mauvaises affaires. 

Cûché, Cuchi \kmc' M. I, /', kiisi 
F], s. m. — Couvercle. Voir Cûhhé. 

Cudbowré, voir Cubayate. 

Cugnat I />/;;î<i S\. s. m. — Coin. 
Voir Kcugnat. 

Cugnatè |A(i;i((/ç .S], v. tr. — Fendre 
du bois. Voir Keugnater. 

Cubante |Ah-,'<'' ^I \, s. f. — Hbumc 
de cerveau. 

Cuhéje \ku-;ês M, /], s. m. — .\clion 
(le cuire. 

Cuhencr | Aiïy/ic' • • M, I. P, X. 
kiijruv F, ka"(nëi-ls<r-(iiç-liitrfnr . . 
S, ku^ne V\, v. intr. — Cuisiner. 

Cuheni Ikiiyni . . M, I, P, X, kyeyni- 
tsœfni-l!/(f(ni . . S, kufne V], s. m. 



^ 181 - 



CUH 



ClJM 



— Cuisinier. Lo miou ~ , ç'at le fin 
le meilleur c., c'est la faim. 

Cuhenîre [kii-iinr . .M,I, P, N, kcfx- 
nër-kii-inœr-tsœynœr-lijœxncêr S, Aiiy- 
iiêr V], s. f. — Cuisinière. 

Cuheune [kûyqen . . M, N, kûyen-kœ- 
jin-kiijin-kiijin F, ku-fcfn-kuYen-kiiyïn- 
kceiïn-tsœiln-tycexin S, {tyœyen (Ver- 
gaville), kiiyin V\, s. f. — Cuisine. 

Cûhhé [ktixêi-kiûxêi . . M, I, P, N, 
kûsi F, kûxi-tyôy^êî S, kwçsê-kwqiiot 
V], s. m. — Couvercle. - de l'pin, 
c. de pot (membre viril). — Quand' 
lés c'motièies sont kétcs, on tire lo 
cwèché di pot pou qii'is chochinchent, 
quand les pommes de terre sont 
cuites, on tire le c. du pot pour 
qu'elles sèchent V. I n'y è m' eane 
si vieuye cass'rôle qu' n'ènensse so ~ , 
il n'y a pas de si vieille casserole 
qui n'ait son couvercle (une vieille 
fille peut encore toujours trouver 
à se marier). Voir Tionché. 

Cuhîne, voir Cuheune. 

Cuhon [kiifô . . M, I, P], s. f. - 
Cuisson. 

Cuhûrc [kiifiir . . M, I, kiiyœr-kii^iir 
P, N, kœfiir-lyœyùr S], s. f. — Dé- 
pôt que laisse dans la marmite le 
beurre fondu. Voir Keume, Rèk- 
mônîn, Raguégnon, Râkion. 

Cujène, Cujeune, Cujine, voir Cu- 
heune. 

Cujener, voir Cuhener. 

Cujcni, voir Cuheni. 

Cujenîrc, voir Cuhenîre. 

Cujon, voir Cuhon. 

Cujiire, voir Cuhiïre. 

Cul [ kii M, I, P, F, N, ki-kû-tsi- 
tsii-tyi-tyû S, ki V], s. m. — Cul; 
derrière. Sans (sens) ~ d'vant, à re- 
bours. Fâre - ôj'anc, faire c. blanc (vi- 
der son verre à fond). L'ver V ~ , ruer, 
faire une ruade. Fâre le rèvèrance è 
~ d'vé, faire la révérence à c. ouvert, 
comme elle se pratiquait autrefois. 
— bas ~ , c. bas c. (sens dessus- 
dessous) S. Mate sus ~, mettre sur 



c. (renverser). Ç'at dous ~ dans 
eune ch'mînhhe, c'est deux c. dans 
une chemise (ce sont deux amis 
intimes). Ç' que 'l è dans le tête, i 
n' le m' dans l' -, ce qu'il a dans 
la tête, il ne l'a pas dans le c. (c'est 
un entêté). / fât eune mine corne i 
~ , il fait une mine comme un c. 
(une mine piteuse). 'L è eune figure 
corne lo ~ d'i poûre orne, il a une 
figure comme le c. d'un pauvre 
homme. I joûw'reût V ~ dans l'àwe, 
il jouerait le c. dans l'eau (tellement 
il aime jouer). / pèrdrcût byin s' ~ 
s'i n'ateïit m' ètècheu, il perdrait 
bien son c. s'il n'était pas attaché 
(tellement il est oublieux). Mieus 
vaut i ~ d' tridinne que V ~ d' drèp 
è crédit, mieux vaut le c. de tiretaine 
que le c. de drap à crédit. Voir Pater. 

Culate \kiilat S], s. f. — Culotte. 
Voir Keulatc. 

Cul-bianc [kiibyâ M, I. P, N, S\, 
s. m. — Motteux; hirondelle de che- 
minée. 

Cul-de-chtn [kiitsi . . M, I, P, F, 
iV, S\, s. m. — 1" Nèfle ; souvent, cy- 
norrhodon, fruit de l'églantier. 2° Es- 
pèce de violette sans parfum. 

Cul-de-hate [kûthat M, N, kûthçt 
F, P, S], s. m. — C. de hotte (espèce 
de chausson aux pommes). 

Cul-d'èreugne [kiidt^rœn . . M, N, 
kiidereii I. P\, s. f. — Sorte de dragée. 

Culot [A-(ï/p S], s. m. — Reste de 
chandelle. Voir Kculat. 

Culote [kfilçit S], s. f. — Culotte. 
Voir Keulate. 

Cul-mofe [kiimof M, I, P\, s. m. — 
Homme sans énergie. 

Cul-pèné [ku pçnê' M, N], s. m. — 
1" Qui est en chemise. Voir Cuba- 
niche. 2° Personne pauvre. 

Cul-sèré [A-(ï sçrê' . . M, I, P\, adj. 
— Avare, chiche, ladre. 

Cumaler [kûmalê' . . M, N, kumç- 
Iç . . I, P], V. tr. — Confondre, em- 
mêler. 



— 182 — 



CUM 



CWfl 



Cumolè, voir Cumaler. 

Cupélatc, Cupélote {laipOlctl M, X. 
kiipclgt I, P\, s. f. — C.ulbiile. 

Cûr 1 kfir M. I. P, N, kœr-kiir F, 
kœ-tsœ-lyœ . . S, kê V], s. m. — 
Cilir. 

Curasse [ktirâs . . M. I, P, P, N, 
kiras-kiiras S, kiras V], s. f. — C.ui- 
rasse. 

Curassieu [kiirûsyce . . M, I. 1\ P, 
N, kirasyi-kûrasiji S, kirasye V|, s. 
ni. — Cuirassier. 

Curché [kiirsê' Woippy], s. m. — 
Voile blanc. Voir Cruche. 

Cure [kfir . . M, I, P. \, k(7T-kfir 
F, kœr-lsœr-lyœr S, kcr V\. v. Ir. — 
Cuire; bouillir. Quand' ce eut Irap, 
ce breule, quand ça cuit trop, ça 
brûle (il ne faut exagérer en rien). 
Ç'que n' cul m' por mcu, je i lèlihc 
breuler, ce qui ne cuit pas pour 
moi, je le laisse brûler (je ne m'oc- 
cupe pas de ce qui ne me regarde 
pas). — Que chèkin fèyèhhe kêre se 
mormile, que chacun lasse c. sa 
marmite (que chacun s'occupe de 
ce qui le regarde) V. 

Cure [klir Courcelles-Chaussy], s. 
ra. — Cuivre. On dit ordinaire- 
ment CwTve. 

Curé [kiirê' M, I, P, F. \, S], s. 
m. — Curé. Voir Keuré. 

Curéjc [kùrês S], s. m. — Curage. 
Voir Keuriéje. 

Curious [kiiryu M], s. m. — Bou- 
sier. 

Curious \kuryu-kûryoii> ■ . F, S\, adj. 
— Curieux. Voir Keurious. 

Cusançon [kûzàsô M, I\, s. f. — 
Vive douleur, au physique et au 
moral. 

Cusâye [kiizây . . S\. s. f. — Urine 
abondante. 

Cûse [kûs M, I, P, N, kllis F, 
klis V], s. f. — 1° Écluse. Fâre lés 
~ , faire les écluses. Se dit des 
laveuses quand, au lavoir, elles t'ont 
des barrages pour y mettre dans 



l'eau le linge lavé jusqu'au rinçage 
dclinitif. Voir Èkiûse. 2° Kau qui 
se trouve en avant des vannes du 
moulin. 

Cusse [ki'is M, I, kœl-lsivl S, kPt 
V], s. f. — Cuile, fournée de pain, 
de briques. 

Cutambôle \kiilàbô"l . . X, S\, s. f. 

— Culbute. Voir CucamboiJle. 
Cutàyc \kiilay M, kiilây 1, P, /•'], 

s. f. — Fournée de pain. 
Cuteumeré \kûlœmrë' M, 1 1, s. m. 

— Groseille noire. 

Cuve [kPif M, I, P, F, N, kilf-lsfif- 
lyûf S\, s. f. — Cuve. 

Cuyér' \kûyêr M, /, N\, s. f. - 
(Cuiller. Voir Keuyér'. 

Cuyère [kûyer F], s. f. — Partie 
du derrière du harnais. Voir Co- 
lière. 

Cuyeu [ki'iya' M], s. m. — Cuiller. 
Voir Keuyér'. 

Çuz [sii /■'], prép. — Chez. Voir 
Cheuz. 

Cwachi \kiiHisi F\, v. tr. — (Cacher. 
Voir Cwèchcu. 

Cwachote [kwasol F\, s. f. — Ca- 
chette. Voir Cwèchate. 

Cwachotiè Ikiixisolyç F\, s. ni. — 
(^achollier. Voir Cwèchatou. 

Cwafa' [kiiHifw F\, v. tr. — Coiller. 
Voir Cwèfer. 

Cwagnc {kwail M], adj. — 1" Lâche, 
mou. 2» Sot. 

Cwâhatc Ikivâyat S. kwâyot V\, 
s. m. — 1" Giron. 2" Croisette, 
petite croix. Mèrchcu è le ~ , mar- 
cher les jambes tor.ses. 

Cwâhate [kwâ-^at S, kuniyot V\, 
s. f. — Uaic dans les cheveux. 

Cwahier [kwayye V], v. tr. — 
Croiser. Voir Crûhieu. 

Cwâhier \ku>rf{ye Y], s. m. — Dossc. 
Voir Textes patois, p. 220, ligne 1."). 

Cwàhot [kwâ-fO Y], s. m. — Kcar- 
temeiit. Voir Dècwâher. 

Cwâke (è) [kwûk S\, loc. adv. — 
Se dit de ce qui est en suspens. 



CW/l 



^ 183 



CWE 



Rester ~ , rester bouche bée, sans 
savoir quoi répondre. Voir Crôke (è). 

Cwâker [kwâhëi . . M, I, P, F. N, 
\ S, kwçkq V], v. intr. — Croasser. 
On entend aussi souvent Cwâkieu. 

Cwâle [kivàl M, N, kivây P, kwêl 
Frémery], s. f. — Caille. Chaud corne 
eune ~ , chaud comme une c. (ar- 
dent, vif). 

Cwâler (so) [kwâlë' . . M, N], v. 
pr. — 1" Se mettre à l'abri comme 
une caille, se cacher, se tapir, se 
baisser, s'accroupir. 2" Se mettre à 
son aise. 'L alint cwîdés an s'ia, ils 
étaient étendus, à leur aise, au soleil. 

Cwachi, voir Cwècheu. 

Cwachote, Cwachotiè, voir Cwè- 
chate, Cwèchatou. 

Cwane [kwan V], s. f. — Corne. 
Voir Coûne. 

Cwane [kivan F\, s. f. — Couenne. 
Voir Cwègne. 

Cwas (Sinte) \kwa M, I, P, N\, n. 
pr. — Sainte -Croix. Mot français 
patoisé; ne s'emploie guère que dans 
les dictons suivants: N' londenr meu 
vas bèrbis d'vanl le ~ ne èprès, ne 
tondez pas vos brebis avant la Ste.-C. 
ni après (3 mai). 

È le Sinte-Cwas, 

Keuye tés pweres et gaule tés muas, 
à la Ste-C, cueille tes poires et gaule 
tes noix. 

Cwâsé [kwcizê' . . gén.], s. f. — 
Croisée, fenêtre. 

Cwayate [kwayat M], s. f. — Petite 
écuelle. 

Cwâyc [kwûy P], s. f. — Caille. 
Voir Cwâle. 

Cwây, voir Cwè. 

Cwè [kwç M, I, P, S, kwûy F, kwœ- 
kivç N}, s. m. — Abri. Été au ~ , 
être à l'abri. Été au ~ don vant, 
être à l'abri du vent. 

Cwèchate [kwçsat M, N, S, kwqsçt 
I, P, V, kwasçt F], s. f. — 1» Cachette. 
2" Provision cachée. 'L ont volé nas 



~ , ils ont volé nos provisions. 
3° Jeu de cache-cache. 

Cwèchatou [kwçsatu M, N, S, kwç- 
sçtu . . I, P, kwasotyç F, kwesçta V], 
s. m. — Cachottier. 

Cwèche [kwçs M], adj. — Timide, 
pusillanime. 

Cwèché [kwçsê V], s. m. — Cou- 
vercle. Voir Cûhhé. 

Cwècheu [kwesqe . .M,I, P, N, S, V, 
kasi-kwasi F\, v. tr. — Cacher, cou- 
vrir. - i fu, c. le feu. Au temps où 
l'on n'avait pas d'nllumelles, on cou- 
vrait le feu avec des cendres, avant 
d'aller au lit, pour pouvoir l'allumer 
le lendemain en se levant. Voir Ba- 
cale. — Ç' que n'ot m' è fere, n'ot m' è 
cwèchier, ce qui n'est pas à faire, 
n'est pas à c. V. 

Cwèchot [kwçsç V], s. m. — Cof- 
fin dans lequel on porte la pierre 
à aiguiser la faux. Voir Bodieu. 

Cwèchote [kwesçt V], s. m. —Cou- 
vercle. Voir Cûhhé. 
Cwèchote, voir Cwèchate. 
Cwèdrebeïise [kwçdrebœs M], s. f. 
— Jeu de colin-maillard. 

Cwèfe [kwi'f M, I, P, N], s. f. — 
1" Cornette. Elle se taillait en deux 
pièces, l'une 
ronde appe- 
lée le fond, 
l'autre rec- 
tangulaire 
appelée la 
Passe. Pour 
les jours de 
fête, elle 
était de soie 
piquée, bor- 
dée de ve- 
lours, et cou- 
vrait seule- 
Fig- 23. ment la moi- 

tié postérieure de la tête, attachée 
sous le menton par un ruban, la 
Gormate, dont le flot se faisait 
d'ordinaire sous l'oreiUe gauche. 




CWE 



— 184 — 



CWI 



2" Couvercle de fourneau de forme 
ronde. 

Cwèler [kwejê' . . gén.], v. tr. — 
Coill'cr. Ele panreûl i prcnnii cliîn 
cwèfc, elle prendrait le premier 
chien coiffé (elle prendrait le pre- 
mier venu pour mari). 

Cwèfér', Cwèfcûr, voir Cwèfou. 

Cwèfou [kivçfu . . M, I, P, N, kwç- 
fœr S, kwefêr V\, s. m. — Coiffeur. 

Cwèfûre [kw^fûr M, I, P, N, kwç- 
fùr-kiuç/'ir S, kivçfîr V\, s. f. — 
Coiffure. 

Cwègne [kwçn M, I, P, kiiuin F], 
s. f. - Couenne. Vieuijc ~, vieille c. 
(lâche, poltron). Le ~ ramiuhhiâije, 
la c. endurcie (la peau dure). 

Cwèlat [kivçla M], s. m. — Per- 
sonne peureuse. 

Cwélate [kwèlat M, N. kiiwlol I, P, 
kyœtçt-kijœlot F], s. f. — Petite 
écuelle. Fâre dés -, faire des é., 
jeter des pierres sur l'eau pour faire 
des ricochets. Les cailloux jetés 
dans l'eau forment des ronds qui 
ressemblent à des écuelles. 

Cwéle [kwêl M, I, P, N, kyœl F, 
ekil-ektil-çtsîil . . S, ekyel Y], s. f. — 
Écuelle, vase en terre cuite où l'on 
mettait la soupe. 'L è ans' clieit se 
~ vûde que pyinle, il aime autant son 
é. vide que pleine (tout lui est égal). 
JV' è pus grande ~ qu' le sienne que 
leume, il y a plus grande é. que la 
sienne qui verse (il y a plus grande 
fortune que la sienne qui a été dé- 
pensée). 

Cwéle, voir Cwâle. 

Cwèncïis \kwçndè M], s. ni. — 
Lapin. 

Cwèrâmc, voir Cwèromc. 

Cwére (so) [kwêr I, P], v. intr. — 
Se mettre à l'abri du vent V. 

Cwèrome Ikwçrçm M, I, P, N, 
kârçm F, kwerâm S, kuiçrôm V), s. m. 
— Carême. - prenant, les trois 
jours qui précèdent le c. 



Cwèrome al moûl 
Dans 'n' kwele de bous, 
l r'vinrè d'min 
Dans 'n' cwéle d'èlin, 
C. est mort dans une écuelle de bois, 
il reviendra demain dans une écuelle 
(l'étain. 

Au dârin coup, 
Cârènte et moût ; 
Fricassenz lés-yeus. 
Carême èl /ieus, 
au dernier coup, c. est mort; fri- 
cassez les œufs , c. est parti /•" 
(strophe que les gamins chantaient 
quand ils faisaient aller leurs cré- 
celles |)endant la semaine sainte). 
Cwèrteler [kwertçlê' . . M, I, P\, 
V. tr. — Écarteler. 

Cwèssate Ikwesat Pontoyj, s. f. — 
Rotule du genou. Voir Roûlate. 
Cwèsse |A-(j'ç.>; .S, V, kusot F], s. f. 

— Brisoir pour le chanvre. 
Cwèsse I kwçs M, /, P ), s. f. — 

Prune qui provient d'un arbre non 
greffé, de l'espèce dont on fait des 
quetsches. 

Cwèsscr, voir Cwèssieu. 

Cwèssieu [kwesya' . . M, I, P, \, 
kusi F, kwesç . . S. V], v. tr. — 
1" .\platir, écraser. 2" -Se dit d'une 
voiture qui enfonce dans un champ 
ou dans un mauvais chemin. 3" Tra- 
vailler le chanvre avec la maque. 

Cwètcwélate, Cwètcwèrate {kwçt- 
kwêlat M, X, kwçlkwerat S\, s. f. — 
Caille. Voir Cancayate. 

Cwèti \kweti M. /], adj. — Abrité; 
caché. 

Cwcu, voir Cwè. 

Cwik-cwik [kwik kwik il, I, kikik 
S\, s. m. — Oeuf (terme enfantin). 

Cwinçant (an) [kwèsà V),loc. adv. 

— Vm biais. 

Cwincier | kwêsye V, kwèsi S], v. 
tr. — Pousser dans un coin. 

Cwinjié [kwèjyc V\, s. m. — Congé. 
Voir Conjcu. 



CWI 



- 185 - 



Cwïve [kunf gén.], s. m. — Cuivre. 
Voir Cure. 

Cwo, voir Cwè. 

Cwo [kwo V], s. m. — Cor de 
cliasse. Voir Coîir. 

Cwode [ kwot Y], s. f. — Corde. 
Voir Coude. 

Cwohè {kwpfÇ V\,s. m. — Corset. 
Voir Coiîhhat. 



CWO 



Cwohè [kwçfç V], s. m. — Gosier. 

Cwohhe [kwçx V], s. f. — Écorce. 
Voir Coûhhe. 

Cwokè [kwokç V], v. intr. — Cro- 
asser. Voir Cwâker. 

Cwone \kwon V], s. f. — 1" Corne. 
Voir Coûne. 2" Partie de la schlitte. 
Voir Hhlite. 







DR 



— 186 - 



DRH 



D 



Da [dû M, X, da I, P], prép. — 
Cette préposition marque le point 
de départ, elle est ordinairement 
suivie de loceu ou de lolc. ~ lolc, 
de là. J'û oûiii - loceu. j'ai en- 
tendu depuis ici. 

Dâ [dâ-dâo S, dû V\, s. m. — Dé 
à coudre. Voir Dau. 

Da' [dw F], s. m. — Dé. Voir Dau. 

Dâbô I dâbô V\, n. pr. — Dabo, 
Dni/sboiirg, vill. de l'arr. de .Sarre- 
bourg. Quand-on wol le châpcle dé 
" , col qti'-n-èré d' le piô, quand on 
voit la chapelle de D., c'est qu'on 
aura de la pluie (Haltif,'ny). 

Dâbô [dûhô . . M, I, P, dôbil Woip- 
py, dûbô<'-dôbow A'), s. m. — SoulFrc- 
douleur; niais, innocent, imbécile, 
idiot. Grand ~ , jjrand imbécile. 

Dâd [dû . . M, I, P, X\, s. m. - 
1" Dard. 2" Espèce de couleuvre. 
3" Frelon; bourdon. 

Dâdâd [dàdii . . M, I, P, F. X. S], 
s. m. — Dadais, niais, sot, imbécile. 
7" creûs ç'iè, grand ~ , lu crois cela, 
grand d.? 

Dâ devant [dàdvà . . M. I, P, X. 
dyiidiHi .S'], interj. — Oi dont se sert 
le conducteur des chevaux d'une 
charrue pour faire tourner le cheval 
de tète du côté gauche. 

Dadi |(/(i(/( \'|, n. ])r. — .Auguste. 

Dâdiche [dâdis-dil^'dis S, dCidis V\, 
n. pr. — Claude. Voir Daudiche. 

Dagonnc, Dagoûne [dCigûn . . M, 
I, P. dayôn-duyiin X, dayôi'i S, dç- 
givan \\, s. f. — 1" Lard qui n'a 
que de la couenne, mauvais lard. 
Voir Coiignc. 2" Vieille vache. 



Dagrïhhc [dûgr'ix ■ ■ .V, /, P, X\, 
loc. adv. — Soit, d'accord, cela 
m'est égal. Da est le cri dont se 
sert le conducteur des chevaux 
d'une charrue pour faire tourner 
le cheval de tète, le cheval de 
cordeau, quand, un sillon étant 
tracé, on fait tourner l'attelage pour 
revenir en arrière et tracer le 
suivant. Grîhhe, c'est le nom du 
cheval qu'on intei'pellc, la Grise! 
— c'est la drise qui est le cheval 
de cordeau. — «A gauche, la Grise! 
Nous sommes au bout ! c'est fini ! » 
Da! Qrihhe! ré|)été à chaque instant 
jiar le conducteur de l'attelage est 
passé à l'état de locution prover- 
biale et s'emploie encore pour dire 
que l'on quitte la partie. Voir I5on- 
n:u(lot, op. cit.. p. 4(10. 

Dalant |(/«/(î M, X, dolù I, P, F, S. 
V|, adj. — Dolent, languissant, ma- 
ladif. 

Dalantcr (so) [didàtci . . M, X, do- 
làlç . . I, P. F, S, \'|, v. pron. — Se 
plaindre. 

Dàle l(/<i/ .V, X, dàl-dâl S\, s. f. - 
(Cloison. 

Dalè [dCde M, X, S, delç-çd,;l,; V], 
conj. — Néanmoins. - , ce n' fèt ryin, 
ç'ot mi qu'é robon, n. ça ne fait 
rien, c'est moi qui ai raison \'. 

Dame [dam Gondrexange], s. f. — 
Grèbe. 

Damwèsâyc [dûmwezây S), s. f. — 
Pensée, violette double. 

Dâna' Idâniv F\, v. tr. — Damner. 
Voir Dauner. 



I 



DftN 



- 187 



DflR 



Dandâre (an, è) [dàdâr . . M, I, P, 
N], loc. adv. — A califourchon. 

Dandau [dàdô M, I, P], s. m. — 
Église (terme enfantin). Elans au ~, 
allons à l'église. 

Dandine [dâdin M, I, P, N, S], s. 
f. — Réprimande ; correction appli- 
quée aux enfants, volée de coups. 
'L è èvu eune ~ , il a eu une répri- 
mande. 

Dâne [dan . . M, I, P, N, S], adj. — 
Excédé de fatigue ; qui a le vertige 
à force de fatigue. 'L è chu ~ , il 
est tombé excédé de fatigue. Tortot 
tone auto d' meu, j' sus ~ d'awer 
dansieu, tout tourne autour de moi, 
j'ai le vertige d'avoir dansé. 

Dâner [dcmê' . . M, I], v. inlr. — 
Être atteint de vertige. 

Dânion [dcinyô . . M, I, P, N, S], 
s. m. — Etourdissement, vertige. 
Awer lés ~ , avoir les ctourdisse- 
ments (tomber en syncope). 

Dâniou [dctmju . . M, I, P. N, S], 
adj. — Épileptique. L at ~, il est é. 

Danjerous [dàjru . . M, I, P, F, N, 
S], adj. — Dangereux. 

Danon [danô S, donô V], n. pr. — 
Donon, montagne dans les Vosges. 

Danrâyes [dàrây . . gén. F], s. f. 
pi. — Denrées. Se dit surtout des 
céréales. 

Dans [ dà gén. (dô V)], prép. — 
1» Dans. Devant un substantif com- 
mençant par une consonne, on peut 
supprimer l'article lo : Dons bds, dans 
le bois, mais on dit dons lés bous, 
dans les bois. Dé ~ , marque l'ori- 
gine : Je vyins dé ~ bas, je viens de 
dans le bois (du bois). Au lieu de 
dons bas, on peut aussi dire on bas 
V. 2" Chez. Je vés ~ lés Alsacijins, je 
vais chez les Alsaciens (en Alsace) V. 

Danse [dâs gén.], s. f. — 1° Danse. 
Bèyeu le ~ , donner la danse (don- 
ner congé). Aler sus le ~ , aller 
danser. Boquèt d' premîre ~ , bou- 
quet de première d., bouquet que 



les garçons de fête mettent aux en- 
chères et qui donne le droit à l'ac- 
quéreur de danser la première 
danse, le jour de la fête, avec la 
jeune fille à laquelle il en a fait l'hom- 
mage. Aler ans danses, aller au bal. 
Prête que danse, poye que chante, 
fome que pâle lètin, ce mwlnne è 
mauuâse fin, prêtre qui danse, poule 
qui chante, femme qui parle latin, 
ça mène à mauvaise fin. 2" Volée 
de coups de bâton. 

Dansieu [dàsyce . . gén.], v. intr. 
— Danser. J' to f'râ ~ le premire 
danse, je te ferai d. la première 
danse. 

Dansou [dàsu . . gén.] s. m. — 1» Dan- 
seur. 2" Acrobate. 

Dant [dà gén. (rfô F)], s. m. — 
Dent. ~ d'euy, d. canine. ~ d' chîn, 
chiendent A'^. - d' rète, d. de rat 
(dent de lait). 'L è los ses ~ , il a 
toutes ses d. (il est prompt à la 
réplique). / n'è pus mau lés ~ , il 
n'a plus mal aux d. (il est mort). 
Awer lés ~ blanches, avoir les dents 
blanches (être jeune). Eté lés ~ an 
Ver, être les d. en l'air (être mort). 
Lés ~ d' se boche patint corne dés 
molîns ans Reûs, lés d. de sa bouche 
claquaient comme des moulins aux 
Rois (?). Awer dés pwèls aus ~ , avoir 
des poils aux d. (être méchant). — 
Quand-on-z-é mû lés donts, on prand 
dés câroles que sont râyles po lo vont, 
quand on a mal aux dents, on prend, 
pour se guérir, des carottes qui sont 
arrachées par le vent V. 

Danteule [dàtœl M, N], s. f. — 
Dentelle. 

Dantissc [dâtis gén.], s. m. — Den- 
tiste. 

Dapeus [dapœ S], adv. — Depuis. 
Voir Depeus. 

Dapon [dapô Pontoy], s. m. — 
Enfant insupportable. 

Dâra' (sa) [dûrœ F], v. pron. — 
1° Traîner, vagabonder. Ou et ç' que 



bAR 



188 



DAU 



/' vas ~ , ou vas-lii truinerV 2" Se 
réfugier. 

Daratc \daial M, A', dorol /, /', /■', 
V, dorai S\, s. f. — Jiiune (l'd'iil' (|ui 
sert à (iorcr le gâteau ou lu tarie. 

Darâye \daràt/ M, X, dorâij I, P], 
s. f. — Galette de fromage mou et 
d'œufs dont la croûte e.st dorée. 

Dardèla' \dardelu' F\, v. iiitr. — 
Faire marcher la crécelle. Voir 
Trèteler. 

Dardèle [diirdçl F\, a. f. — Cré- 
celle. Voir Trètrèle. 

Dire ((/((;■ . . M, I, P, K\, adj. - 
Dernier (terme de jeu). Quand il y 
a avantage à attendre, on crie: - ! 
Èvanl ~ , avant-dernier. 

Dârc (an) \dar . . M, I, P\, loc. 
adv. — En hâte, précipitamment, 
dare-dare. / montcnl an ~ dans le 
dure è preucheii, il monta précipi- 
tamment dans la chaire à prêcher. 

Dâré, Dareu | dùre-durœ S, Y\, 
adj. — Dernier. Voir Dâryin. 

Dâréne, voir Dâricune. 

Dârénemant, voir Dârieunemant. 

Dârer [dârê' M\, v. intr. — Tarder. 
Voir Dâra'. 

Darcr [darë' . . M, \, dore . . I, P, 
F, S, V\, V. tr. — Dorer. 

Darére, Daréremant, Dareiâre, Da- 
reîiremant, voir Dâricune, Dârieu- 
nemant. 

Dârieune \dârtjcfn M, dâri/en I, P, 
dïircn F, dàryivn-dàrycn X, diinÏT 
. . S, dân'r V|, adj. — Dernière. 

Dârieunemant [diirtiirnmà M. dâ- 
ryenmâ I, dârênmà F, dàrticennià- 
dâryçnmà N, dârœrmà S, dârvrmà 
V], adj. — Dernièrement. 

Dârin, voir Dâryin. 

Dârniè \ dàrnyç . . I, P], adj. — 
Dernier. 

Darou \daru M, A', doru . . I, P, 
F, S, V\, s. ni. — Doreur. 

Daru {darû F\, s. m. — Oiseau 
fabuleux. Voir Dèru. 

Darûre [darâr M,N],s.{. — Dorure. 



Dâryin \daryc . . M, I, P, dârê F, 
diiryè X, diirœ S, dure V], adj. — 
I" Dernier. 'L è randii /' - batiyat, il a 
rendu le dernier bâillement (le der- 
nier s()U|)ir). 2" prép. Derrière. - </' 
zout' Idachi, derrière leur clocher X. 

Das \dâ . . M, I, P, X, S\. prép. 
— Dès. - (/(((', dès que. Voir Drès. 

Dàser |(/drc' . . M, /|, v. intr. — 
I" Muser, tarder. 2" Htre en peine. 
Fâre ~ , faire pester. 

Dâscrèye [dâzrçy . . M, I, P\, s. 
f. — .Mu.sarderie. 

Dassé [dasC'i M\, s. m. — Le dos 
d'un feuillet, le verso. 

Date |(/(i/ M, X, S, dpi I, P, V, dçt 
F\, s. f. — Dette. Mule sa bin an -, 
mettre son bien en dettes (hypolhé- 
(jucr ses propriétés) S. 'L al pyin 
d' ~ corne i chin pyin </' puces, il est 
plein (le dettes comme un chien est 
plein de puces. 'L al daits les dales 
jusqu'au d'sus dcs-arayes, il est dans 
les dettes jusqu'au dessus des oreil- 
les. — In lile de bile né paye mè in tiârd 
de dèles, un litre de bile ne i)aye 
pas un liard de dettes /•'. Mieus imt 
s' couchi sans sopè que d' so Fvè avo 
dés dales, mieux vaut se coucher 
sans souper que de se lever avec 
des dettes S. 

Date \dal M, X, dpi I, P, F, S, V\, 
s. f. — Dot. / n prand wâ qu' le ~ 
an mèriéje, il ne prend guère que 
la d. en mariage (il épou.se une 
femme laide). 

Dau |(/ô M, I, P, X, dû- F, dâ-dûo 
S, dâ V\, s. m. — Dé à coudre. 

Daubâye \dôbay . . gén.|, s. f. — 
1" Volée de coups. L è r'çu enne bone 
-, il a reçu une bonne volée de 
coups. 2" Pluie, averse. 'L è chu 
enne bone ~ , il est tombé une bonne 
averse. 

Daudiche ( rfôrfis M, I, P, F, X. 
dâdis-dâ^'dis S, dâdis V|, n. pr. — 
1" Claude. 2" s. m. Niais. Les - de 
Coutures, les niais de C, arr. de 



DflU 



— 189 - 



DEB 



Château -Salins (sobriquet). Voir 
Guiaude. 

Daudincr (se) [dôdinê' . . M, I], v. 
pron. — Se dandiner. 

Daufine [dôfin M, I, P], s. f. — 
Belle et forte étoffe de soie à semis 
de fleurs, mise à la mode par Marie- 
Antoinette, qui s'en fit faire une robe 
après son mariage avec le dauphin. 
Elle se fabriquait à Reims et à 
Amiens. 

Daulhin [dëlhê jV|, n. pr. — Dal- 
hain, vill. de l'arr. de Château-Salins. 

Daumyin [dômijè Béchy], n. pr. — 
Damien. 

Dauner \dônê< . . M, I, P, N, dâna' 
F], V. tr. — 1° Damner. Jciirieii corne 
eune daunâije, jurer comme une 
damnée. 2" v. intr. Enrager, /s m' 
font ~ , léx-afanls le, ils me font en- 
rager, ces enfants. 3" Souffrir atro- 
cement. 

Dây [dây V], s. r. — Orteil, doigt 
de pied. Le grand ~ , le piote ~ , le 
gros orteil, le petit orteil. Voir DGïiy. 

Dâyat, voir Dâyemant. 

Dâyemant | daijmâ . . M, I, P, F, 
N, dâija . . S, dâyç V\, s. m. — Dail- 
lement, quatrains ]3laisants et mor- 
dants qu'échangeaient aux fenêtres 
des veillées garçons et filles. Ces 
vers étaient d'ordinaire en patois, 
mais il y en a aussi en français, 
qui sont moins crus. Exemple d'un 
Dâyemant. 

Je v' vands note olctije 
Qu' n'ot m' beun' handlâije, 
Y è i teuhon 
Po vos câssè r gron. 
Je vous vends notre allée qui n'est 
pas bien balayée, il y a un tison pour 
vous casser le groin /. Voir L. Zéliq- 
zon et G. Thiriot, Textes patois re- 
cueillis en Lorraine, p. 433-460. 

Dâyeu [dàgœ . . M, N, S, dmje . . 
I, P, F, V], V. intr. — 1« Tarder, 
muser. 2» Echanger des daillements 
pendant les veillées. 



Dàyèye [dàyçy . . M, I, P, N, S], s. 
f. — Veillée. 

Dâyot, voir Dâyemant. 

Dàyou [dàyu . . M, I, P, F, N, S], 
s. m. — Celui qui Dâye. 

De [de-d' M, I, P, S, dç-d' F, de- 
d' V], prép. — De. 

Dé [ûfê' . . M, I, P], prép. — Auprès, 
à côté. Voir Delé. 

Debacaré [d(e)bakarê' . . M, N, rfç- 
bolwre . . I, P, debal<arç . . S], adj. 
— Marqué de la petite vérole. 'L at 
foûrt ~ pè le popelieure, il est bien 
marqué par la petite vérole. Voir 
Picaté. 

Dèbâgnè [debûiie V], adj. — Dé- 
braillé. Voir Dèbâné. 

Debagouler | d(e)bagulê' . . M, N, 
dçbogale . . I, P\, v. intr. — 1" Débiter 
des paroles, parler vite. 2" Dire des 
injures. 

Debaguèjeu [d(e)bûgqjœ M, N, dç- 
bageje . . I, P, F,'s, i'J, v. tr. — Dé- 
ménager. On entend aussi Debau- 
guèjeu. 

Debâklcr {d(e)bàkiëi . . M, N, dç- 
bâlde . . I,P, F\, v. tr. — Bousculer. 

Dèbale, voir Debèle. 

Dèbâné [debânëi . . S, debànç V], 
adj. — Débraillé, négligé. Voir 
Èbâné. 

Debaquicu \d(e)bakyœ N], v. tr. — 
Becqueter. Voir Debequieu. 

Dèbarbouyi [dçbarbuyi S\, v. tr. — 
Débarbouiller. Voir Debèrboyeu. 

Debarjeu [d(e)bàrjœ M, debarjç . . 
I, P, F, S\, V. tr. —Mettre de l'eau 
dans un cuveau, un tonneau, pour 
faire gonfler les douves et le rendre 
étanche. Voir Dékli. 

Debassieu [d{e)basyce M, N, debosyq 
I, P\, V. tr. — Débosseler. 

Dèbatiji, Dèbatyi, voir Debètieu. 

Debauculer [d(e)bôkûlê' . . M, dçbô- 
ktile . . I, P\, V. tr. — Bousculer; 
déranger. 

Debèle Idebel gén. (dçbal F)], loc. 
adv. — C'est, à proprement parler, 



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190 — 



DEB 



un juron dont le sens s'est atténué; 
il exprime le doute, le mépris. / 
sw dèbale ç' qu' i dit, il sait certaine- 
ment ce qu'il dit (en parlant ironi- 
(luenicnt d'un lioniiue ivre) /•'. 

Dèbène, voir Debeunc. 

Dèbènit [debeiii M, I, P, N\, adj. 
— Qui a perdu sa bénédiction (se 
dit d'une médaille bénite). 

Debequicu ( d(ç)bekya' M, dehçkt/ç 
. . /. I>, F, d(e)bçlm(v-d(e)hakii(t' .VI, 
V. tr. — 1° Becqueter. '2" Détruire 
à coups de bec (en parlant des 
poules). 

Dcbèrboyeu \d(e)herboi](e M, N, de- 
berboije . . /, 1*, debarbiiiii F, S, de- 
barbmjc ,-il<JS Vj.v. tr. — Débarbouil- 
ler ; nettoyer. 

Debèrès \d{e)berq gén.], s. m. — 
Débarras. Val i bivin ~, voilà un bon 
d. Se dit quand un gêneur .s'en va. 

Deberlificater \d{ç)bcrti/ikatc' . . M, 
N, dçberli/ikole . . ï, P\, v. tr. — 
Tirer qqn. d'embarras, le débarras- 
ser de choses qui le gênent. 

Debèticu \d(e)bet!J<e M, S. debrli/e 
I, P. debaliji F, debali/i S\, v. tr. — 
Débaptiser. 'L ont d'bèticti le râwr 
le, ils ont débaptisé celte rue. 

Debètsaler \d{ç)betsâlë' . . M, X, de- 
betsale . . I, P\, v. tr. — 1" Débourser, 



payer. 



intr. Déguerpir, vider la 



place. 

Debètu \d{e)bctû M, / 1, adj. — .Adroit, 
avisé, dégourdi, rusé. 

Debeune \d{e)bœn M, dçbçit I, /', 
d[ç)b(yii-d(ç)bcn X\, s. f. — Débine. 

Debeurnâltieu [d(ç)b(i'rnnkiia' M, 
iV|, V. tr. — Découdre; dénouer. Les 
beurlrèles </' mi' haie sont d'bcnim'i- 
kiâijes et /' ciil al d'calé, les l)relelies 
de ma hotte sont décousues et le 
fond est décollé. 

Debeurtenè (so) \d{e)b(frt(;nç . . S\, 
V. pron. — Se dénuuier. Voir De- 
breutener. 

Debeuskegneu \d(ç)b<i'skrn(r M, .V, 
dçbirskçne I, P\, v. tr. — 1» Débus- 



quer, faire sortir d'une cachette. 
2" V. pron. S'en aller bien vite. Tâche 
i poil de t' ~ , tâche un peu de t'en 
aller vite. 
Debeuter \dfe)bœtè' . . M. I\, v. tr. 

— Déboilcr, luxer. J'â le jambe 
d'bcnlCnje, j'ai la jambe luxée. 

Debeutûrc \d(e)ba'tnr M, I, P\. s. f. 

— Cassure, fracture d'un membre, 
luxation. 

Dcbiawter [d(e)bijaivtê'-d(e)bijpwtê' 
. . M, X, debi/oii'tç . . I, P, deblaw- 
tw F, debyawtç' . . S, Y\, v. inlr. — 
1" Voir de nouveau clair après avoir 
été ébloui par une lumière vive ou 
a|)rès avoir été aveuglé par la lu- 
mière en sortant d'un endroit sotu- 
bre. 2" Désabuser, désillusionner. 
'L è ètii byiii d'biawté, il a été bien 
désillusionné, surpris. 

Debieucheu \ d(e)bi](rsip . . M, X, 
dçh!i(ysç .. I, P,S\, v. tr. — Dél)illarder. 

Debieuker \d(e)bfi(t'kc' . . il, X, de- 
bii(vke . . I, P, dçbhika' F, debt/oke 
. . S, i'], v. tr. — Déboucler. — Part. 
l)ass. : Dé.solé. 

Dèbieussi \debii(rsi S. debi/osi V], 
V. inlr. — Dégermer. Se dil surtout 
des pommes de terre dont on en- 
lève les tiges. 

Dèbiokè, voir Debieuker. 

Dèbiosse [dçbijos V\, s. f. — Dé- 
chet de viaiule. 

Dèbiossi, voir Dèbieussi. 

Debiowter, voir Debiawter. 

Debiscayeu \d{e)hisk(uj<r M, X, de- 
biskauç . . l. P,' F, S, Y], adj. — 
1" Fatigué, cpii a le visage défait, 
qui a l'air malade à la suite d'excès 
(le boisson. 2" Dérouté. 

Dèbituer \debitiw . . M, I, P]. v. tr. 

— l)éshal)iluer. 
Dèblawtai, voir Debiowter. 
Dèblouka' \ deblakw F\, v. tr. - 

Déboucler. Voir Debieuker. 

Debocheu \d(e)bos(i' M, X, dçbose /, 
/', debiisi F, S, delHisiie,-yœ V\, v. 
Ir. — Déboucher. 



DEB 



- 191 



DEB 



Dcbochieu, voir Debohhicu. 

Dèbouchi, voir Debocheu. 

Dèbocorè, voir Debacaré. 

Dèbogoulè, voir Debagouler. 

Debohhieu [d(e)boxyq' . . M, N, rfç- 
bçxye I, P\, v. tr. — Débourser. 

Debondener [ d{e)bôdnê' . . M, N, 
dçbôdnç . . I, P\, v. tr. — 1" Enlever 
la bonde d'un tonneau; déboucher 
(une bouteille). 2» v. pron. Se dé- 
charger l'estomac, vomir. 

Dèbordâye [dçbordâij M, N, S, de- 
bordây I, P, V], s. f. — Bordée, 
ripaille. 

Deborjener \d(e)borJenë' . . M, N, 
dçborjeiie . . I, P, F |, v. intr. — 
Passer au-delà, passer outre. 

Dèbossiè [dçbosi/e I, P], v. tr. — 
Débosseler. Voir Debassieu. 

Debotener [ d(e)botnë' . . M, N, dç- 
bolne . . I,P, debiitnw . . F, S, Y\, 
V. tr. — l» Déboutonner. — Part, 
passé : Loquace. Il è jolimanl dè- 
bout'na! anut, il est joliment loquace 
aujourd'hui F. 2" v. pron. Murmurer, 
gronder entre ses dents. 

Déboula' [dçhulu' F\, v. tr. — Faire 
payer qqn., lui faire rendre gorge. 

Deboûler [d{e)brdë' . . M, N, debCde 
. . I, P, S\, V. tr. — 1» Débiter des 
histoires, raconter avec de nom- 
breux détails. 2" Démêler les che- 
veux S. 

DèboQleû [debCdœ . . S], s. m. — 
Démêloir. Voir Decranchu. 

Deboussieu [d(e)biisijœ M, N, debii- 
syç I, PJ, V. tr. — Repousser, renvoyer. 

Debrancheu ld(e)bràsœ M, iV, debrà- 
sç . . I, P, F, S, V], V. tr. - Ébran- 
cher ; mutiler. 

DèbrasaS voir Debreser. 

Debrayeu \d(e)brâyœ M, N, dçbraye 
. . I,P, F, S, V], V. intr. - lo Sortir 
de l'enveloppe. Se dit du blé, de 
l'orge, etc. Lés seCdes débrayent, les 
seigles (les épis) sortent de leur 
enveloppe. 2» v. pron. Se débou- 
tonner ; ôter ses culottes. 



Debreder [d(e)bred& . . M, N, dç- 
brede . . I, P, debridœ F], v. tr. — 
Débrider. / n' debrede meu, il ne 
débride pas, il ne cesse de travail- 
ler, de jouer, etc. 

Débréhier [ debre-{ye, -yœ V\, v. 
intr. — Faire la première façon 
avec la herse. On d'bréhe davanl 
que d' s'mé qiiand'-n-è d'és gros gué- 
zons, on fait la première façon avec 
la herse avant que de semer quand 
il y a de gros gazons. 

Debreser [d(e)brezë' . . M, N, debrç- 
ze . . I, P. debrazai F|, v. tr. — Des- 
souder. 

Debrctencr (so) [d(ç)bretnê' . . M, 
dçbtirtene Woippy, d(e)bertenœ-d{e)- 
bretnœ N, dçbertene . . S], v. pr. — 
Se démener; se disputer; s'impa- 
tienter. Que qu' v' èveûz tant è v' ~ , 
qu'est-ce que vous avez tant à vous 
démener? 

Débrida', voir Debreder. 

DebrIhiGU [d(e)brTyyq' ..M,I, P, N], 
V. tr. — Mettre en pièces. 

Debrîjieu, voir Debrîhieu. 

Dèbringla', voir Debrînguieu. 

Debrînguieu \d(e)brîgyœ M, N, dç- 
brîgyç . . I, P, dçbrèglœ F\, v. tr. — 
Démonter un ensemble compliqué; 
démolir, démantibuler. 

Dèbrîser [debrizêi . . gén.], v. tr. — 
Défaire. 

Debrobicu (so) [d(e)brobyqe M, N, 
dqbrçbye I, P], v. tr. — 1» Enlever 
les gourmands de la vigne. 2" v. 
pron. Se dépêtrer. 

Debrôlâye \d{e)brôl&y M, N, dçbrô- 
lây I, P\, s. f. — Chose défaite. 

Debrôler [d(e)brôlê> . . M, N, dçbrô- 
le . . I, P\, V. tr. — 1" Abîmer, dé- 
faire, détruire, démolir, écraser. 
Nate niauhon at d'brôlâye, notre 
maison est démolie. 2" v. intr. Se 
dé.sagréger. Se dit surtout des pom- 
mes de terre qui s'émiettent en 
cuisant. 



DEB 



— 192 - 



DEC 



Dèbrotè [dçbrotç V], v. tr. - Ra- 
mener le timon à sa première po- 
sition. Voir Broter. 

Dèbroyer [dçhroyerUcf V],\. tr. — 
Enlever les ehaînes ou la cour- 
roie (ic transmission d'une machine. 

Dèbroyer [debroi/e, -ijœ V], v. tr. 

— Salir. 

Dèbrutè, Dcbrutieu [d(e)briiliiq' M, 
X, dçbrùlijç . . I, P, F, dçbriite . '. S], 
V. tr. — Dénigrer, critiquer; médire. 

Dèburtenè, voir Debretencr. 

Dccachelcr, voir Decahheler. 

Dècachi [dçkasi F\, v. tr. — Dé- 
couvrir. Voir Decwècheu. 

Dccafieu [d(e)kaf!i(f . . M, X, S, de- 
kofy(; . . I, P,'f, v'|,"v. tr. - 1" Éca- 
1er, éco.sser. 2" Otei'. 

Decahheler | d(e)kihflë' ■ ■ M, S, 
dçkaxli; . . I, P, F, S, V\. v. intr. - 
1" Muer (en parlant des |)0iiles). 
2" Perdre ses cheveux, '.i" v. |)ron. 
Se découvrir. 

Dèçakeler, voir Deçakieu. 

Deçakieu [die^saki/te M, N, dcsokyç 
I, P], V. tr. — Décercler. On entend 
aussi |)arf()is Dèçakeler. 

Décaler \d(r)k(ilci . . M, X, dçkolç 
. . /, P, S\, V. tr. — 1» Décoller'. 
J' sus è pwinne d'calc, je suis à 
peine décollé (levé, en mouvement). 
2" Débarrasser. Je n' pions aii-u-tlc 

— , je ne puis m'en dél)arrasscr. 
Decarer \d{ç)kavOi M, dckorc . . I. 

P, F, S, V, d{ç)karœ-d{e)k()ny X \, v. tr. 

— Détacher. 

Decârcr \d(r)karci . . M, X, dçkdrr 
. . /, /', F, S, V, I, V. intr. - sè 
retirer précipitaninieril, déguerpir. 

Dècapourè, voir Dècapouyi. 

Dècapouyi | dçkapiiui S, dçkapnrç 
V\, V. tr. — Plumer; dépouiller. Xos 
J'iînes sont dècaponrci/cs, J'irons l'i- 
('(';•■ (/(•' bonc oûre, nos |)oules sont dr- 
plnmccs (perdent leurs plumes), nous 
aurons l'hiver de bonne heure V. 

Decâssé\il(r)k(isei M, X, di;krisç . . I, 
P,F, y\, part. pa.ss. — AlFaibli, défait. 



Decauscr [d{e)kôzê' . . M,I], v. intr. 

— Médire. 

Decaycu (so) [d(ç)kàyœ M, X, dç- 
kai/e . . I,P, F, S, V], v. tr. — 1» Sépa- 
rer les morceaux. - lés-ans, défaire 
une tète d'ail, en séparer les gous- 
ses; décoller. 2° v. |)ron. Se débar- 
rasser. Je m' sus d'caijeu d' lu, je me 
suis débarrassé de lui. An n' pcutjent 
s'aii ~, ç'al pis cpi'enne teugne, on ne 
peut s'en débarrasser, c'est pire 
qu'une teigne. Se dit d'un im|ior- 
tun. ,'5" Mettre en morceaux S, V. 

Decèsser [d{e)sçsèi . . M, N, dçsçsç 
. . I, P, F\, V. intr. — Cesser. Ç'al 
eune langue d'èguèsse, i n' d'cèsse 
meu d' pâler, c'est une langue de 
pie, il ne cesse de jiarler. 

Dechâbieu |(/(c).s"d/);/rr . . M, I, P, F, 
S], ailj. — Fatigué. Voir Dehhâbieu. 

Dechacheu \d(e}sasœ M, X, dçspse 
. . I, P, X, dfsosi F, desasi S, iiesgsi 
V|, V. tr. et intr. — Dessécher. 

Dechâgregneu \d(ç)sàgrenie . . M, X, 
dcsâgreùç I, P, desûgrein . . S\, v. tr. 

— Kgratigner, grifTer. Couper mala- 
droitement, ai)imer. RammontiH' /. 
coulé, leu d'vhâgrvutinc lé châ lé, 
aiguise ton couteau, lu coupes mal 
cette viande. 

Dechâgregnon \d(e)sàgrenô M, X, 
desCigm'iô I, P\, s. m. — 1" Mauvais 
rejKis, nourriture mal pré])arée. 2" Se 
ilil (le q<in. (jui est de mauvaise 
humeur. 

Dèchalandcr \desalàdêi . . gén.), 
V. tr. — Désachalander. 

Dèchâler \drsrdc' . . S\, v. tr. — 
Olor les éi-helles d'une voiture. 

Dechamboyeu \d(,ç)siiboy(y . . M, I, 
P\, adj. — Déguenillé. Voir Dch- 
hamboycu. 

Dechancieu |rf(f).«î.s7/«' M,X, dçsàstjt; 
1, P\, V. tr. — Oter la chance. 

Dechande [d(r)sàl M, X, dçsàl I, P, 
F. S\, V. intr. — Descendre. Voir 
Dehhande. 

Dèchàsse, voir Déchausse. 



193 — 



DEC 



DEC 



Dèchassi, voir Dechèssieu. 

Dèchâssi, Dèchâssier, voir De- 
chaussieu. 

Déchausse [d(e)s5s. M, N, desôs I, 
P, F, desâs-desâos S, desâ V], adj. 

— Nu-pieds. Ola a pieds ~ , aller 
nu-pieds F. 

Dechaussener [d(e)sôsnci . . M, N, 
desësne . . I, P], v. tr. — Déchaumer, 
donner un premier labour. 

Dechaussieu [d(ç)sôsijœ M, N, de- 
sôsije . . I, P, F, dejâsi . . S, desâsye, 
-ijœ V], V. tr. — Déchausser. 

Dechèhieu, [d{e)se'(yœ . . M, dqSejye 
1, P, deseyi S, despjye, -yœ V\, v. tr. 

— Décharger. 

Dechèssieu [d(e)sçsyœ M, N, desesye 
I, P, desasi F\, v. tr. — Chasser, 
mettre en fuite, faire partir, éloigner 
par de mauvais traitements. 7e 
bâcèle è ètu d'chèssiûye pè se marâle, 
ta fille a été chassée par sa belle- 
mère (elle l'a fait partir). 

Decheûr [d(e)sôérM, N, desœr I, P], 
V. intr. — Dépérir. 

Decheurièsse ld(e)sœryes M, dçsœ- 
ryes I, P], s. f. — Déchirure. Voir 
Dehheurièsse. 

Decheurieu \d(e)sœryœ . . M, N, 
dqsœrye I], v. tr. — Déchirer. Voir 
Dehheurieu. 

Decheiiyeu [d(e)sœyc£ . . M,I, P,F], 
V. tr. — Fendre le bois. Voir Deh- 
heiiyeu. 

Decheveler [d(e)sevlc' . . M, I, P\, \. 
tr. — Écheveler. Voir Dehheveler. 

Dechieuler \d(e)syœlci . . I, P, F], 
V. tr. — Enlever les échelles d'une 
voiture. Voir Dehhieuler. 

Dechik [d(e)sik M, I, P\, s. m. — 
Habileté, adresse. L' è don bè ~ , il a 
une belle adresse (il est très adroit). 

Dechinner [d{e)sënê' . . M, I, dç- 
sënê' P, d(e)sênœ-d(e)sënœ N], v. tr. 

— Délivrer. ~ rf' monts mans, d. de 
beaucoup de maux. 

Dechipe [d(e)sip M, I, P, F, S\, s. 
m. — Dissipateur. Voir Dehhipe. 



Dechipieu [d(e)sipyqe . . M, I, P], 

V. tr. — Déchirer. Voir Dehhipieu. 

Dechipieu [d(e)sipyu M, I], s. m. 

— Se dit d'un enfant qui déchire 
beaucoup. Voir Dehhipiou. 

Dèchîri [dçsTri S], v. tr. — Dé- 
chirer. Voir Dehheurieu. 

DechTyeu [d(e)slyœ M, N], v. tr. — 
Fendre le bois. Voir Dehhîyeu. 

Dèchochè {desçse . . I, P, V], v. tr. 

— Dessécher. Voir Dechacheu. 
Dechorieu ld(e)soryœ . . M, I, P], 

V. tr. — Abimer. Voir Dehhorieu. 

Dechoter \d{e)sçtêi . . M, N, dqsote 
. . 1, P\, V. tr. — Débarrasser. Voir 
Dehhoter. 

Dechoucheler \d{e)saslê' . . M,I, P], 
V. tr. — Rompre le charme. Voir 
Dehhouhheler. 

DèchoYOulè [dejovule V], adj. — 
Échevelé. Voir ftnchawté. 

Dèchtenâye [destenây . . M, I, P], 
s. f. — Sottise. Voir Dèhhtenâye. 

Dèchtri [deslri S\, n. pr. — Destry. 
Voir Dèhhtri. 

Décider (so) [d(e)sidëi . . M, N, 
dqsidç . . I, P, S], v. pron. — Se 
décider. Je n' m' an d'cîde meu, 
je ne m'y décide pas, 

Dccirieu [rf(f)sîrî/œ M, N, desîryq 
I, P], v. tr. — Oter le lustre d'un 
objet. 

Dèclabaudaje [deklabôdas F], s. m. 

— Clabaudage. 

Dèclabauder [deklabôdê' . . S, F, 
V\, V. tr. — Clabauder. Voir De- 
kièbauder. 

Dèclaboussi [deklabusi F], v. tr. 

— Éclabousser. Voir Dekièbossieu. 
Déclamé \dqklame Avricourt], v. 

tr. — Blâmer. On ian-n-é déclamé, 
on l'en a blâmé. 

Déclarer [dçklàrq . . S, V, F], v. 
tr. — Déclarer. Voir Dekiârieu. 

Dèclauboussi [deklôbusi F], v. tr. 

— Éclabousser. Voir Dekièbossieu. 
Decodeler \d(e)kodlêi . . M, I, P, 

N\, v. tr. — Détresser la Chèssiïre. 

13 



DEC 



- 194 - 



DEC 



Décofiè [dekofye . . I, P, V\, v. 
tr. — Kcaler. Voir Decaficu. 

Dccofieu \d(e)knftjfr M, \, dqkofijç 
I, P], V. Ir. — Knipèclicr une poule 
de couver ou de continuer à couver. 

Dccohé ld{e)ko-[êi . . M, X, dqkoyç 
. . I, P\, adj. — Iléplunic. Ne se 
dit ordinairement que des poules. 
Eime poijc d'cohmje, une poule dé- 
plumée. 

Dèçokiè \deapkiie I, P\, v. tr. — 
Déccrcler. Voir Dcçakieu. 

Décembre \dçkôbrç V\, v. tr. — 
Tuer. 

Decomieu (so) \d(ç)koin!i(v M, X, 
dçkomije I. P\, v. pr. — Se mouvoir, 
se retourner. Je n piciis m' ~, je 
ne peux me retourner, par ex. dans 
une chambre, ])arcc qu'elle est trop 
étroite. 

Dècôner [dçkônê' . . S], v. tr. — 
Décorner. Voir Decoûner. 

Dcconré \d(r)k('>rc- . . M, I, P\, adj. 

— néplunic. .Se dit de la |)()ule 
quand elle fait sa mue. 

Deconsieu {d(e)kôsyce M, X, dçkoxye 
. . I, P, S\, v. tr. — Déconseiller. 

Deconte [d(e)kàl gén. [dckôl \')|, 
prép. — ,\ côté de. auprès de. Voir 
Conte. 

Dccor \d(e)korM, dqkor I\, v. inlr. 

— Couler, découler. Le siiioii li d'cor 
pi/in trs jâwes, la sueur lui découle 
plein les joues. 

Dècorè {dekore . . S\, v. tr. — Dé- 
tacher. Voir Decarer. 

Dccorèjeu [d(e)koreJ(y . . M, X, dç- 
kçrçjç I, P, dekiiraji . . F, S, V], v. 
tr. — Décourager. 

Decosèsse ((/(çjAorrs- M, \, drkozrs 
I, P, dçkiizçs S\, s. r. — l'arlie d'un 
habit (|ui est décousu. 

Décôte, voir Deconte. 

Decoûner [d(r)krinci . . M, dçkûuc . . 
I, P, d{ç)kônq'-d(ç)krtn(i' X, dçkônç . . 
S, dekwane-dçkwonç \'|, v. tr. — I)é- 
corncr. / l'tinl hliofici'il é - dc.s hiens, 
un vent souillait à d. des bœufs. 



Découper (so) ( d(e)kupê' . . M, X, 
dçktipç . . I, P, S. V], V. pron. — Se 
contredire. 

Dècouraji \dçkiiraji . . F, S. V), v. 
tr. — Décourager. Voir Decorèjeu. 

Découse |(/(ç)/.ils M, /, S, V, dçkçtvs 
P, d(e)kris-d(e)kô"s X], v. Ir. — Dé- 
coudre. 

Dècousèsse \dçkiizçs S], s. f. — En- 
droit d'un habit (|ui est décousu. 
Voir Decosèsse. 

Decover [d(ç)koi'('' . . M, X, drkove 
. . /, P], v. tr. — Oter le couvercle. 
D'coi'cùz lé mèrmilr, enlevez le cou- 
vercle de la marmite. 

Decovéte \d{ç)koi>ct M, I, P, X], s. 
f. — Découverte. 

Dècovetè | dic^koflc . . I, P\, v. Ir. 
— Découvrir. 

Decovri [d(e)korri M, dekot'ri I, P, 
dekiwri S\, v. tr. — Découvrir. 

Decrache, voir Decrahhe. 

Decracheu|(/((')A/(j.s(j' .)/, X, dekrpxç 
. . I, P, F, S, V\,' v. tr. — Dé- 
crocher. ~ le bwâye, enlever le 
linge qui est suspendu aux cordes 
pour sécher. 

Dècrachcû, voir Decranchu. 

Dècrachi, voir Decrancheu. 

Decrahhe \d\ç)krux •■ -^A -V. di^krox l, 
P, dekrasi F, dçkraxi S, dekroxi V|, 
V. intr. — Décroître. L'afunl Ir 
d'cral los lés jos, cet enfant décroît 
tous les jours (va tous les jours 
|)lus mal). 

Decraler | d(e)kralci . . M, X, f/f 
krole . . L /'|, V. tr. — 1» Faire sor- 
tir d'un mauvais pas, par ex. une 
voiture d'une ornière. 2" v. pron. 
Sortir du marais, de la bourbe, etc. 

Dècramîu Idqkntmyii F\, s. m. — 
Qui sert à démêler. Voir Decrèmiu. 

Dècramyi, voir Decrèmieu. 

Decrancheu \ d{i')kràs(r M, X, de- 
krùsq I, P, dqkrasi S, dckrosye V], 
v. tr. — 1" Dégager ce qui est em- 
mêlé avec d'autres choses. 2" Dé- 
mêler les cheveux, peigner. 



DEC 



— 195 — 



DEC 



Dccranchu \d(e)kràsû M, N, dqkràsû 
I, dekràsâ-dekresii-dekrasœ . . S, rfç- 
krosê V], s. m. — Démêloir. 

Decrankieu [d(e)kràkyœ . . M, I, 
dekràtiji S], v. tr. — Enlever du cran. 
Part. pass. : mort. Val loiilams qii' 
'lat ~ , voilà longtemps qu'il est mort. 

Dècrantyi, voir Decrankieu. 

Decrater \d{e)kraté' . . M, N, dçkro- 
te . . I, P, F, S, V], v.lr.— Décrotter; 
nettoyer. 

Decratou, Decratu \d{e)kratii-die)- 
kratû M, N, dekrolii-dekrotu I, P, F, 
dekrçlœ . . S, dçkrotê V], s. m. — 
Décrottoir. Voir Chèrâwe. 

Dècraver (so), voir Decrever. 

Dècravèsse [dckraves S\, s. f. — 
Crevasse. Voir Decrevèsse. 

Decrâyeu [d{e)krâijœ M, N, dekrâijç 
I, P\, V. tr. — Faire des raies (sur 
un mur, un livre, etc.). 

Dècrechu, voir Decranchu. 

Dècrémè [dekreme V], v. tr. — 
Écrémer. 

Decrèmieu [ d(e)krenujœ M, N, dç- 
krçmije I, P, dekramyi F\, v. tr. — 
Démêler. 

Decrèmiu ld(e)kreiuijii M, dqkremijû 
I, P, dekramijû F], s. m. — Démê- 
loir; instrument qui sert à démêler. 

Decrèssieu [ d(e)kresij<f M, N, de- 
krçsife . . I, P, S, dekrcSe V\, v. tr. 
— Décrasser. 

Decreiiyeu \d(e)krœgœ M, N, rfç- 
krœye I, P\, adj. — Se dit des fruits 
qui ont perdu leur velouté. 

Decreiiyeu [d(e)krœyœ M, N, de- 
krôêyq I, P\, v. tr. — Faire à tort 
et à travers des raies avec de la 
craie, un crayon. 

Decrever (so) [d(e)kvevë' . . M, N, 
dqkrevq . . I, P, dçkraue . . S], v. 
pron. — Gercer; se fendiller. Dés 
potes dccrevâyes, des lèvres gercées. 
Dés ç'iïhhes decrevâyes, des cerises 
fendillées. 

Decrevèsse [d(e)krçves M, N, de- 
krevqs I, P, dçkrauçs S], s. f. — Ger- 



çure aux mains; crevasse dans la 
terre. 

Dècri [dqkri M, I, P, F, N], s. m. 
— Décri; le fait d'être décrié. Lés 
patwès sont an ~ , les patois sont 
décriés. 

Décroché, voir Decranchu. 

Dècrochier, voir Decrancheu. 

Dècrohhe, Décrohhi, voir De- 
crahhe. 

Dècrolè, voir Decraler. 

Dècroté, Dècroteu, voir Decratu. 

Dècrotou, voir Decratou. 

Decrûhieu \d(e)kriixyœ . . M, N, dç- 
kriiyge I, P\, v. tr. — Décroiser, par 
ex. les jambes, les bras. 

Decriijieu, voir Decrûhieu. 

Dècwachi [ dekivasi S], v. tr. — 
Découvrir. Voir Dècwècheu. 

Dècwâhè \dekwa-xe V], v. tr. — 
Écarter. Voir Cwâhot. 

Dècwanè ( dekumnç V], v. tr. — 
Décorner. Voir Decoiiner. 

Decwèche [d(e)kwçs M, N], s. f. — 
Endroit dans une carrière où l'on 
a enlevé la terre qui recouvre le 
banc de pierre. 

Dècwècheu [d(e)kwçsœ M, N, dç- 
kwqsç . . I, P, dçkwasi S, dqkasi F], 
V. tr. — 1" Découvrir; mettre à l'air. 
2" Montrer; manifester. 

Dedans ( d(e)dâ gén. (dedô V)], 
prép. — 1" Dans. 2" adv. Dedans. 
/ n'at m' ni an ~ , ni an d'fiens, il 
n'est ni en dedans, ni en dehors (il 
est indécis). 

Dèdè [dedç V], n. pr. — Joseph. 

Dèdèt [rfçf/ç M, I, P], s. m. — 
1" Petit doigt (terme enfantin). 
2» Niais, sot. 

Dedepeûs, Dèdepus [defpœ M, I, 
P, N, dçtpii F], prép. — Depuis. 
~ que, depuis que. Voir Depefls, 

Dedion [dedyô M, N], n. pr. — 
Didier. 

Dedons, voir Dedans. 

Dedôye [dçdôy M, N, dedôy I, P], 
s. f. — Femme bavarde, commère. 



DED 



— 196 — 



DEF 



Dèdrëmi [dçdremi V], v. intr. — 
Se réveiller. 

Dèrccinè [dçrsinç Y], v. intr. — 
Prendre une collation pendant les 
veillées d'hiver. Voir Recèner. 

Dèfachi, voir Defèhheler. 

Dèfâchi (so), voir Defaucheu. 

Dèfaci {(lefosi F\, v. tr. — i:tlaccr. 
Voir Defaucicu. 

Dèfâfcler, voir Defaufeler. 

Detalcûr (so, an) |(/((')/(i/<Tt ,V, A', 
dçfolœr I, P, F\, v. pron. — .S'en 
falloir. 

Delande \d(e)fàt M, X. S, dçfàt 
I. P. F, S, dçfôt V), V. tr. - i)é- 
fendre. 

Dèfanse \defâs fjén. (dçfôx V)\, s. 1'. 

— 1" Défen.se. 2" Branche d'arbre 
plantée au milieu d'un champ pour 
interdire d'y passer. 

Defâre \d{e)l7ir . . \, X, dcfâr /, 
P, F, dçràr . . S, defcr V], \. tr. - 
Défaire, délier, dénouer, détacher. 

Defaucheu (so) | d(e)fôsff M. X, 
drjôse I, P, defCisi F\, v. pron. — 
S'apaiser. 

Dcfaucieu [d(ç)/dsij(f M, X. defôsi/e 
I, P, liçfdsi F|, V. tr.' - Klfacèr. 

Defaufeler \d{e)fôtU" . . M, X, de- 
fô/lç . . I, P, dcjallii-dcfih'lh: . . S, 
dçfâfle V|, V. tr. — Défauliler. 

Dcfayiter \d(e)fâijilc' . . M, X, dç- 
fdililr I\, V. intr. — Tomber à rien. 

Dcfècheler, voir Defèhheler. 

Defèhheler {d(e)fçxlC" ■ ■ M, X, dc- 
fçxlç . ■ I, P, S,'v', dçfasi F], v. tr. 

— 1" Défaire le maillot d'un enfant. 
2" Oter le lien d'un fa^ot, défaire 
un fafjot. 

Dèfeler |rfç/7ê> . . M. /, 1\ F], v. 
tr. — 1" Dénier (ôter le (il passé 
dans qqch.). 2" Oter son manteau 
ou son chapeau. 

Defiari \d(ç)fi/ari M. X, dçfi/ori I, 
P, dcfi/ivri S, deftjcri V], v. intr. — 
Déllcurir. 

Dèfiate \dçfyal M. X, dçfi/ot I, P\, 
s. f. — Défiance. 



Defieus [d(e)fyfr M, X, defyœ I, P, 
F, die)ffi S, d(c)f!je V], adj. — Dehors. 
.1/1 - , en (1.; de ~, de d. 

Defieuter \d(r)f!/œlc' . . M, X], v. 
tr. — Oter l'enveloppe (d'un pa- 
rapluie, d'une canne à pèche, etc.). 

Définir (an) \d((')fiiûr M. de/'imr I, 
P, dvfmi S, V|, v. tr. — Finir, ter- 
minci-. (." n'an d'/inil m', cela ne 
finit pas, cela n'a pas de fin. 

Dèfiori, voir Defiari. 

Dèfiote, voir Defiate. 

Dèfluxion Idr/liiksijô M, I, P. A'|, 
s. f. - Fluxion. - d'èhhtomèk, f. 
de |)oi!rine. 

Dèfoleûr, voir Defaleûr. 

Defoncieu \d(i;)fôs!jn' M, X, dçfnsije 
. . I, P, F, S, V\, V. tr. — Défoncer, 
enfoncer. 

Dèfonde, voir Dèfande. 

Defoner \dii')/'onêi . . M, X, dçfonç 
. . I, S, dçfonc'-defornê' P. dçfurnw 
F], V. tr. — Défourner. 

Defôneu, Defonneu, voir Defoûner. 

Dèfonse |(/(7'â"i V|, s. f. — Défense. 
Voir Defanse. 

Deforin \d(e)forè il, I, P, X, de- 
f(irc S\, adj. — Forain, élranger. 

Dèforner, voir Defoner. 

Defoûner \d(e)fïïnêi M, defOnç . . 
I, P, F, d(e)l'ôn(r-d{ç)/ontf X\, v. tr. 
— F'nlevcr les fanes des carottes, 
dos l)otleraves, etc. 

Dèfourma', voir Defoûrmcr. 

Defoûrmer \d(e)frirmêi . . M, X, 
deffirmç I, deformê'-delTirmç' P, de- 
fiirnuti /■"], V. tr. — Déformer. 

Détournai, voir Defoner. 

Defoyeu, Dèfouyi \d(c}fnij(r X, dç- 
fuyi S\, V. tr. — Klfeuiller. 

Dcfrâler \d(ç)frâlê' . . M, X, dcfrâlç 
. . I. P, F, V\, V. tr. — Briser, 
mettre en pièces; démantibuler; 
abîmer, {jàter. J' to d' frâlrû /' (/''"". 
je te casserai la gueule. / danse 
corne i motin d'frCdé, il danse comme 
une église qui tombe en ruines. 



- 197 



t)EF 



Deframer [d{e)frainèi . . M, N, de- 
fromq . . I, P, V], v. tr. — Ouvrir. 

Dèfrandji Idçfràdji S, defràyge, 
-ijœ Y], adj. — Effrangé. Voir De- 
frandoyeu. 

Defrandoyeu, Dèfrandouyé |(/(f)- 
fràdçyœ M, N, dej'ràdoye I, defrâdoyc- 
dçfràduyç P, dçfràdiuji . . F, S\, adj. 

— 1» Effrangé. 2" Qui a les habits 
déchirés, qui est en loques. 

Défranguié, voir Dèfrandji. 
Dèfrapouyi, voir Defrèpoyeu. 
Dèfraqui [dej'raki M, I, P\, s. m. 

— Garde-robe. 

Defratieu \d(e)fraltjœ M,N\, v. tr. 

— DélVayer; régaler. Voir Défrayer. 
Defrauder [d{e)frôdê' . . M, I, P\, v. 

tr. — Frustrer. 

Dèfrâyi [ defrâyi-dej'rûyi S, dé- 
fraye, -yœ V\, V. tr. — Défrayer, 
régaler. Voir Defratieu. 

Defrèchieu, Deîrècheurieu, voir 
Dcfrèhhieu, Defrèhheurieu. 

Dcfrèhhieu, Defrèhheurieu [d(e)- 
frçxyce, d{f\frejœryœ M, N, dçf'rçiye- 
dqfrexoerye I, P\, v. tr. — Eveutrer. 
J' to d'frèhheiirieûs le panse, si je 
n' mo r't'neûs m', je t'éventrerais, 
si je ne me retenais. 

Dcfrèpoyeu [d(e)frçpoyœ M, defre- 
poyç I, P, dçfrapuyi F\, adj. - Cou- 
vert de haillons. 

DefrThieu [d{e)frï^yœ . . M, N, dç- 
frîryç . .I,P, F, S,V\, V. tr. - 1» Dé- 
friser. 2" Contrarier. 

Defrîjieu, voir Defrîhieu. 

Dèlringuè [defrège . . I, P\, adj. 

— Ecorché. Les jambes dèfriiigâyes, 
les jambes écorchées. 

Dèfriyôle [dç/ri(/ô/S|,adj. — Chétif, 
qui dépérit. In chwâ ~ , un cheval 
qui dépérit. 

Defrôdoyeu [d{e)fr5dçyœ . . M, I, 
P], adj. — Déchiré. 

Dèfromè, voir Deframer. 

Defrut [d{e)frii . . M, I, P, F, N, S], s. 
m. — 1" Usufruit ; rente; jouissance; 
produit. 2* Ce qu'il faut d'une chose 



t>È6 

pour la consommation courante. 
Awer po s' ~, avoir en suffisance 
pour soi, pour son entretien. 

Défunte [d{e)f(Jêtë' . . M, N\, adj. 
— Défunt. 

Defiîs \d(e)fii S\, adv. — Dehors. 
Voir Deficus. 

Dègabosè {degabçze I], v. tr. — 
Éclabousser. Voir Dckièbossieu. 

Dègaji [degaji F\, v. tr. — Dégager. 
Voir Deguèjeu. 

Dègala' [degalw F], v. intr. — Se 
dit des poules qui étendent la terre, 
le sable, etc., en grattant. Voir 
i\ngrahhieu. 

Dèganglè, voir Dcganguieu. 

Deganguicu [d{e)gàgyce . . M, I, 
degàglç V], v. tr. — Dénigrer. Vos 
m'âz dèganglè dons lot lo v'iéje, vous 
m'avez dénigré dans tout le village V. 

Degater [d{e)galê' M\, v. tr. — Sur- 
passer. Que d' ~ chèquîn 'l è treuvé 
V s'crèl, que de s. chacun elle a 
trouvé le secret. C. H., IV, 67. 

Dègne [den M, I\, adj. — Digne. 

Degobieu [d{ç)gobyœ M, N, degçbyq 
. . I, P, F, S, degubye, -yœ V], v. 
tr. — 1" Vomir. Voir Gobieu. 2" v. 
intr. Couler, ruisseler S. 

Degofieu \d{e)gofyœ M, N, degofyq 
. . I, P\, V. tr. — Dépouiller qqn. ' 

Degonfieu \d{e)gôfyœ M, N, dçgôf'ye 
. . I,P, F, V], V. tr. et intr. — Dé- 
gonfler, désenfler. 

Degorju \d{e)gçrjû M, N, degçrjù 
I, P], s. m. — Outil de maréchal 
ferrant. 

Dègot [degç gén.], s. m. — Dégoût. 

Dègot [dqgo M, I, P ], s. m. — 
1° Gouttière. 2" Ce qui tombe goutte 
à goutte. 

Dcgoter [d{e)gçlê' . . M, N, dçgçtç 
. . I, P, S, V, degutai F], v. tr. — 
Dégoûter. Ç n'ot m' lés pis dègotès 
lés pis èffèmès, ce ne sont pas les 
plus dégoûtés les plus affamés V. 

Dcgoter [d{e)gotê' . . M, N, dçgçtç 
. . I, P, F, S'\, V. intr. — Égoutter. 



DEG 



198 



DEG 



Dègoubier, voir Degobieu. 

Dègrachi, voir Dègrèlihieu. 

Degrafigneu [ d(ç)grà/iriœ M, A', 
degrafine I, P. F, S, V], v. tr. — 
Égratij^ncr, grifTer. 

Degraler (so) \d(e)gr(ilë' . . M, N, 
dçgrolç . . I, P\, v. pron. — Se dé- 
mener; gronder. 

Dègrand [degrà M], adv. — Avec 
intention. V'niii -, venir exprès. 

Dègrâs [degrà M, dçgrâ I, P], s. 
m. pi. — Ne s'emploie que dans la 
locution :• Fore ses -.faire son bon 
plaisir; faire son profit. On dit aussi 
Fâre ses gras. 

Dègrata', voir Degrètcr. 

Degrawieu \d(e)grawyœ-d(e)groiv- 
yœ M, degrowgc I. P\, v. tr. — Net- 
toyer. - l'âwi, déboucher l'évier. 

Degrâyc ld(e)gruy M, K, det/râi; 
. . I, P. F, S, dçyrêy Y], s. f. - 
Marche d'escalier, escalier. 'L è 
monté note -, il a monté notre 
escalier. 

Dègrâycr [degrâyc-yœ V, degràyi 
S], V. tr. — Débarrasser ; déblayer. 

Dègrâycr [di^grâye ,-yœ Y, dqgrmji 
. . S], V. intr. — Ecarquiller les yeux. 

Dcgrâyeu [d{e)graycc M, degrâyc 
I], adj. — Qui a les cheveux en 
désordre, enchevêtrés. 

Degrèchieu, voir Degrèhhieu. 

Degregnater, Dègrègnotè [d{e)gre- 
fuilê' . . M, X, S, degrçnolç . . I, p\, 
v. tr. — Grignoter. 

Degrèhhieu \d{ç)grqfjj<y . . M, A', (/<•- 
grqxm ■■ h P, S, Y {d(;yrasi F)\, v. 
tr. et intr. — Dégraisser. / d'grèhhe 
lo boyon d' zoiil' bacon, il dégraisse 
le bouillon de leur lard. 

Degremiater, Degremieu, Dègrè- 
miotè \d{e)grçmyatv'- d(e)gr(ynyfr . . 
M, N, dçgrçmyote-d{e)grçmye I, P\, 
V. tr. — 1" Émictter. 2* v. intr. Tom- 
ber en poussière. Le 1ère le iil d'gre- 
mianle, cette terre tombe en pous- 
sière (elle est friable). 



Degrèmoner ( d(e)gremonêi . . M, 
degrqnwnç . . I, dçgrempnê'-degrimo- 
nê' . . P, degrimuncv F, dqgrinwlç 
. . S), v. tr. — 1" Enlever le chien- 
dent avec le Gremon. 2" Égraligner. 

— Part. pass. Qui a la figure labou- 
rée, égratignée jusqu'au sang. 'A" v. 
pron. Se démener. 

Degréneu, voir Degrinncr. 

Degrèter | d(e)grelê' . . M, K, dç- 
grele . . I, P. degraUv F\, v. tr. — 
Gratter en tout sens, comme les 
])oules. 

Dègrifgnè {degrifnc . . P, S, degri- 
fyerHie Y\, v. tr. — Egraligner. Voir 
Degrînîgneu. 

Dègrimolè {dçgrimole . . S\, v. tr. 

— Enlever le chiendent avec le 
Gremon. Voir Degrèmoner. 

Dègrimoner, voir Degrèmoner. 

Degrimonèsse [d{ç)grim(>nes M. X, 
dcgrimones I, P, degrimunas F], s. 
f. — Egratignure. 

Dègrimouna', voir Degrèmoner. 

Dègrimounaje, voir Degrimonèsse. 

Dègrin [dçgrè S, V|, adj. — Dé- 
gourdi, décidé, résolu. / n'ot ni' 
grand, mes 'l ot - , il n'est |)as 
grand, mais il est dégourdi \'. 

Degrînfgneu ( di,e)grîfnce . . M, I, 
X, degrifnc . . P, S], v. tr. — Égra- 
tignei-, griller. Voir Dègrifgnè. 

Degrîngaler {d(e)yrlgatëi . . M, X, 
degrîgole . . I, P, S, Y], v. intr. — 
Dégringoler. Si, don coup le, nale 
kiaelii n' dcgringale nwu, ç'al qui 
lyinl bciin, si, de ce coup, notre 
clocher ne dégringole pas, c'est 
qu'il tient bien. Se dit à propos de 
q(|n. qui vient de raconter une 
grosse bourde. 

Degrinner \d(e)grênêi . . M, I, de- 
grênc . . P, F, S, Y, d(e)grèn(y-d(e)- 
grênœ X\, v. tr. — Egrainer. 

Dègrobouyè, voir Degroboyeu. 

Degroboyeu (so) \d(e)gritboy(r . . 
M, I. X, dçgroboyç-dcgrohnyi; P, dç- 
grçbmji . . F, S, Y], v. pron. — 1* Se 



— 199 — 



t)EG 



DEH 



débarbouiller. 2" Se débarrasser; 
sortir d'un mauvais pas, se débrouil- 
ler. 3° Se développer, se former. Se 
dit d'un enfant. 

Dègrolè, voir Dcgraler. 

Dcgrôler (so) ld(e)(/rôlë' . . M, N, 
dçgrôle ■ ■ I, P\, v. pron. — 1" Mur- 
murer, grommeler, 2° Se démener, 
s'agiter. 

Degromoner (so) [d{e)gromonêi . . 
M, I, P\, V. pron. — Grommeler. 

Dègrouyi (so) {dcgruyi S\,v. pron. 
— Se débrouiller. Voir Degroboycu. 

Degrowieu, voir Degrawieu. 

Deguèjeu | d(e)gcJoe M, N, dçgeje 
. . I, P, S, dçgciije,-iju' V (degaji F)\, 
V. tr. — Dégager. 

Dèguéne, voir Deguinne. 

Deguéneu, voir Deguinner. 

Dèguènichi [dçgenisi F], v. intr. — 
Se sauver. 

Dcguèter (so) \d{ç)gelêi . . M, N, 
degçlç . . I, P, S, V], v. pron. — 
Oter ses guêtres. 

Degûgncu \d(e)guncf M, N, dcgiine 
I, P\, v. tr. — Bosseler. / chèpc 
d'gûgnen, un chapeau qui est tout 
déformé par les coups et les heurts. 

Deguibossieu [d{ç)giboxgœ M, N, 
degibosye I, P\, v. tr. — Éclabousser. 

Deguîhieu [degîjyw . . M, N, dqgï- 
xye I, P\, V. tr. — Déguiser. 

Deguîjieu, voir DeguThicu. 

Deguinne {d(ç)gên M, I, dçyên P, 
d{ç)gèn-d(e)gën N\, s. f. — 1» Plaisan- 
terie, hâblerie. 'L è eiine bone ~ , il 
a une bonne blague. 2" Mauvaise 
tenue. 

Deguinner [ d(e)gêiiëi . . M, I, de- 
gên^' P, d(e)gênœ-d(e)gënqe N], v. 
intr. — Plaisanter. 

Deguînsieu [d(e)gîsyœ M, N, dçgT- 
syq . . I, P], y. tr. — Éclabousser. 

Dcguîserèye [d(e)gTzrêy M, N, de- 
gîzrêy . . I, P], s. f. — Mascarade. 

Dègwane [ dçgwan V\, s. f. — 
Couenne de lard. Voir Dagoûne. 



Degwèser [d(e)gwçzê' M, N, dçgivç- 
ze I, P, degwose V\, v. tr. et intr. 

— Dégoiser; crier. / s' dègwoche 
corne in-n-èvéle qii' é pédi so btdon, il 
crie comme un aveugle qui a perdu 
son bâton. 

Dègwoche, voir Degwèser. 

Dehacheu [d(e)husœ M, N, dçhçse 
. . I,P, F, dehusi S], v. tr. — Secouer, 
ébranler. 

Dèhachi [dçhasi F], v. tr. — Ha- 
cher. Voir Dehècheu. 

Dehadé ld{e)hadci M, X. dehçidç 
. . I, P, F, dehôde Y], adj. -- Dé- 
lassé, reposé. 

Dehakieu [d(e)hakyœ M, N, dfhç- 
kyq I. P\, V. tr. — P Ébranler par 
le cahot. 2" Disloquer. 

Dèhâle, voir Dehèle. 

Dehale \d{e)hcd M, N, dehçl . . I, P, 
dçhâol S, dchôl V], s. f.' — 1» Dé- 
charge, endroit d'une maison où 
l'on range les objets qui ne sont pas 
d'un usage journalier. 2" Hangar. 

Dehaler [d(e)halêi . . M, N, S, de- 
hole . . I, P\, V. tr. — Décharger; 
débarrasser. 

Dehater ld{ç)Iuitêi . . M, N, dçhçte 
. . I, P, F, S, dehole V\, v. tr. — 
1" Dégager, par ex. une voilure en- 
foncée dans une ornière. 2" v. pron. 
Se débarrasser d'un obstacle, se tirer 
d'une dilliculté. 3" Se mettre en 
branle. 

Dehècheu \d{e)hexœ M, N, dçhçsq . . 
I, P, S, V, dçhasi F\', v. tr. — 1" Ha- 
cher. 2" Tirer en sens divers; tra- 
vailler. 

Dèhèhhelè [dçhey^le Y], adj. — 
Gercé. Se dit surtout des mains, 
de la figure. 

Dehèle [d(e)hel M, N, dehçl I, P, 
dehâl F, S\, s. m. et f. — Débarras. Le 
fait d'être débarrassé de qqn. 'L al 
an-n-alé, bêle ~ , il est pai'ti, bon 
débarras ! 

Dèhéne [dçhën S, dëhên V], s. f. 

— Dizaine. 



200 - 



DEH 



DEH 



Dchèrpoyeu [diçyivrpouw M, N, 
(lçlti;rpoijç I, P\, V. tr. — Mettre en 
lanitjeaux, déchirer. 

Dèhèvè [dehçvç Y], v. tr. — Faire 
glisser en pleine eau le devant d'un 
radeau pour qu'il puisse avancer, 
le mettre à flot. 

Déhh [dêxS, V], adj. num. — Dix. 
Voir Dihh. 

Dehhàbieu \d(e)xàby(f . . M, N, 
dex^ibije . . I, P, F, S\, v. tr. - 
1" Chasser une poule de son nid, 
l'empêcher d'y revenir. 2" Essayer 
de faire sortir qqn., |jar ex. do l'au- 
berge. 

Dehhàbieu [d(e)xàbyqc M, dçxâbiiç 
. . I, P, F, S, V\, adj. — Indisposé; 
fatigué. 

Dèhhâlè \dexâle-dex(i"lr . . S, V], 
v. tr. — Oler les échelles d'une 
voiture. 

Dèhhâlenè [dexûlnç Augny], v. tr. 
— Démolir du haut en bas. 

Dehhamboyeu [d{e)xilhity(r . . M, \, 
dçxùboyç . . I, P, F\, adj. — Dégue- 
nillé. ' 

Dchhande {d(e)xàt . . M, N, dexâl 
I, P, F, S, dexôl V\, v. tr. — Des- 
cendre. 

Dehhante [(/(e)xâ/ . . M, N, dcjâl I, 
P, F, S, V, deyôt V], s. f. — Des- 
cente. 

Dehhcurieu [d{e)xceryqe . . M. I, \, 
d(ç)X(rrç' P, dçs<rrii' F, d{e)xîri-d(ç)- 
xfiri S, d{ç)xirye, -yœ V), v. tr. — 
Déchirer. - l'cul d' l'an, d. le bout 
de l'an (veiller au delà de minuit 
la veille du nouvel an). — Part. 
|)ass. : Défait, pâle, qui a mauvaise 
mine. 

Dehheurièsse [d(e)xqeryçs . . M, N, 
deyjfryes I, P], s. f. — Déchirure. 

Dchheûyeu ld{e)xœy(f . . M, N, dç- 
yjï'ye . . I, P,F\, v. tr. — Fendre 
le bois et le mettre en bûches. 

Dehhipe [d(e)xip . . M,N, dçx'P I, P< 
S], s. m. — 1" Dissipateur. 2" Qui 
use beaucoup de vêtements. 



Dehhipieu | d(e)xipy(f . . M, X, dç- 
xipyii ■ ■ L P, deyjpç . . S, dçynipç V], 
V. tr. — Déchirer, mettre en lam- 
beaux, en morceaux. — Part. pass. : 
Déguenillé. 

Dehhipiou [d(ç)xipyii . . M, N, dçyj- 
pyu . . I, P|, s. m. — Qui déchire 
iieaucou]) de vêtements, qui n'a pas 
soin de ses vêtements. 

Dèhhîri [dçyjri S], v. tr. — Dé- 
chirer. Voir Dehheurieu. 

Dchhîyeu [d(ç)yjya' . . M, d(;yjyç /, 
P\, V. tr. — Fendre le bois. Voir 
Dehheûyeu. 

Dèhhnipè, voir Dehhipieu. 

Dèhhnotè [dexnotc V], v. tr. — 
Morceler. 

Dèhhonde, voir Dehhandc. 

Dchhoricu [d(e)yoryœ . . M, \\ </<•- 
XÇryç I, P], V. tr. — l)émantil)uler. 
S' ~ les pôles, se d. les lèvres (la 
mâchoire). 

Dchhoter [d(e)xolê' . . M, A', dcyote 
. . I, P], V. tr. — Débarrasser. Dans 
M, N, on entend aussi Dchhoti. 

Dehhouhheler (d(ç)x"x'^' • • ^^. ''^'> dç- 
yw/Je- ■ lJ'\t'<- ti"' — Hompre le charme. 

Dèhhtenâye [deyjçiuin . . M, I, /', 
iV|, s. f. — 1» Sottise, folie. 2" Uepas 
de baptême. 3" Fredaine. 

Dèhhtri [dçxlri . . X, S\, n. pr. — 
Destry, vill. de l'arr. de Forbach. 
Les fwêroiis d' ~ , les foireux de 1). 
(sobriquet). 

Dèhi {défi S, doyi l)ianne-Ca|)ellc, 
dojye V\, v. intr. — Tarder. / doje 
d'èrféiii. il tarde de revenir. 

Déhiéme, Déhîme [dêfycm V,dë-{Uii 
S\, adj. num. — Dixième. Voir Dî- 
hieume. 

Dèhilè [dçliile . . I, P\, adj. — Gercé. 

Dchincheu \d(e)hès(v M, X, dehèse 
. . I, P, S, V (dehàsi F)], v. Ir. — 
Délianchcr. 

Dèhochè | dehose 1, P |, v. tr. — 
Secouer. Voir Dehachcu. 

Dèhodè I dehpde . . I, P, dehr,de 
V], adj. — Délassé. Voir Dehadé, 



DEH 



201 - 



DEK 



Dèhokiè [dqhokye I, P], v. tr. — 
Ébranler. Voir Dehakieu. 

Dèhole [dehçl I, P, dehôl V], s. m. 
et f. — Débarras. Voir Dehale. 

DèhoIè [dçfiolç . . I, P], v. tr. — 
Décharger. Voir Dehaler. 

Dehôpoyeu [d(e)hdpoij(f: M, N], v. 
tr. — Déchirer, mettre en lambeaux. 

Dehosater [ d(e)hp:atêi . . M, N, 
dçhozotq . . I, P\, v. tr. — Oter les 
guêtres. 

Dehoscler [d{e)hozlêi . . M, N, rfç- 
hozle . . I, P, F, S\, V. tr. — Étran- 
gler. Se dit des bêtes, surtout d'un 
chien qui a empoigné un lièvre et 
qui le secoue dans la gueule. 

Dèhotè [dqholii .. I,P,F,S, V\, v. 
tr. — Dégager. Voir Dehater. 

Dèhotè [dçhote . . S, V], v. tr. — 
Empêcher une poule de couver. 
Ene j'ITne dèhotcye, une poule qui 
abandonne ses poussins à leur sort. 

Dehou [rf(f)T" M, A', deyii . . I, P], 
s. m. — Diseur. ~ d' bone èvanlnre, 
d. de bonne aventure. 

Dèhouchi [dehnsi S\, v. tr. — Se- 
couer. Voir Dehacheu. 

Dchoyeu [ d(e)hoyœ M, N, dehoye 
I, P], V. tr. — 1" Tirer qqn. de la 
peine. 2" Dépouiller. 

Dejaker id(e)jakëi . . M, N, S, de- 
joke . . I, P, F, V], v. tr. — Déju- 
cher; abattre un oiseau perché. 

Dejal [d{e)jal M, N, S, dçjol I, P, 
dejôl V], s. m. — Dégel. 

Dejalâyc [d(e)jalày . . M, N, S, 
dçjolây . . I,P, F, V], s. f. - 1« Dé- 
gel. 2" Volée de coups donnés en 
correction. Si 'l cdeût de inyin, ç' 
chin le, j" li fout'reûs eime sacrée ~ , 
s'il était à moi, ce chien, je lui fiche- 
rais une sacrée raclée. 

Dejaler [d{e)jalê' . . M, N, dejale 
. . S, dejolç .'. I,P, F, V\, V. intr. — 
Dégeler. 

Déjè [dêje gén. (dèje-djq V)], adv. 
— Déjà. Pwinl ~ , pas déjà (pas 
tout à l'ait). 



Dejèdener [d(e)jqdnê' . . M, N, rfç- 
jedne . . I, P, dejçrdine . . S, V], v. 
tr. — Couper le menu bois, la brous- 
saille. 

Dèjèrdinè, voir Dejèdener. 

Dejeter [destêi . . M, N, dqste ■ ■ 
I, P, F, S, V], v. tr. — Écarter, éloi- 
gner. — Part. pass. : Déhanché (en 
parlant d'une personne); gondolé 
(en parlant du bois). 

Déjiéme, Déjîme, voir Dîhieume. 

Dèjiner, Dèjinon, voir Dejuner, 
Dejunon. 

Dèjokè, voir Dejaker. 

Dèjôl, voir Dejal. 

Dèjolâye, voir Dejalaye. 

Dèjolè, voir Dejaler. 

Dejou, voir Dehou. 

DèjoQwe [dcjCim N, S, V], s. f. — 
Guignon. Se dit surtout au jeu. Jou- 
wer è le ~ , jouer à qui perd gagne. 

Dejuner [ d(e)ninê' M, N, d(ç)ninq 
. . I, P, F, d{e)Jine-d{ç)jiine . . S, 
d{e)jinq V], v. intr. — Déjeuner le 
matin, avant d'aller au travail. 

Dejunon ld(e)jûnô M, N, d(q}junô 
I, P, F, d(e)jmô-d(q)Juiiô S, d(e)jiiiô 
V], s. m. — 1" Premier déjeuner, 
aussi appelé piat ~. 2" Déjeuner, 
à midi. 

Dejus [d{e)jiï M, /], adv. — Dehors. 

Déke [dêk S], s. f. — Dartre. Voir 
Dèrbe. 

Dèkéhhi [dake^i V], v. tr. — 1» Ar- 
racher les branches d'un arbre. 
2" Houspiller, maltraiter. J' n'è m' 
véli qu il oléhhc co è Vaubèrje, j'I'èrâs 
pitôt ~ , je n'ai pas voulu qu'il aille 
encore à l'auberge, je l'aurais plutôt 
battu. 

Dèkèsè [dqkeze V\, v. tr. — Déchi- 
rer. Quand' lés débranchons èrvénont 
di bas, is sont torlos dèkèsès, quand 
les ébrancheurs reviennent du bois, 
ils sont tous déchirés (leurs vête- 
ments). 

Dekeuchieu, voir Dekeuhhieu, 



DEK 

Dekeuhhicu \d(e)kceyjjœ . . M, A', 
dçkœxlH' ■ • l' l\ t'' ^' tirkc/i V|, adj. 

— Qui est haut sur jauibcs, qui est 
maigre. 

Dekcuvcler \d(ç)k(fi>lci M\, v. tr. 

— lùileviT la lessive du cuveau. 

— /(■ bwâije, enlever le lini<e par le 
bas (lu euveau (marier sa lille ca- 
dette avant l'aînée). 

Dekiabotéje ld(e)kyabotcs M, /], 
s. m. — (".la()otage. 

Dekiancheu [d(e)ky(Uq' M, N, dç- 
ki/àsç . . I, P, F, dçlsàsi-dçttjàsi S\, 
V. tr. — Déclancher. 

Dekiârieu | d(ç)kijarijœ M, A', dç- 
kyârtiç I, P. deklârw . . F, S\, v. tr. 

— Déclarer. 

Dekiatcr ( d{e)kijatêi M, dçktialç- 
dqlijale . . S\, v. tr. — Kcailler. Voir 
Dekicuter. 

Dekièbaudéje [d(ç)kyçl>ôdcs . . M, 
I, P, dçklabôdas F, d{e)kyebôdês- 
d(ç)tyçbôdës N\, s. m. — C.labau- 
dai,<e. 

Dekièbaudcr | d(e)ky('bûdê' . . M, 
dçkyçbûde . . I, P, dekUibôdw . . F, 
S, V, d{e)kyçbôdœ - d(ç)lyçbôd(v A'|, 
v. tr. — Clabauder, médire. 

Dekièbossieu [d{ç)ki/ebosy(f M, A', 
dekyçbpsye I, P, dçklabusi F, S\, v. 
tr. — Kclabousser, salir. Voir Dè- 
gaboser, Kiaubossieu. 

Dékiépè, voir Dekieuper. 

Dekieupcr | </((■) Af/cr/jé' M, d(;ky(yi)ç 
I, P, d(ç)kyœp(f-d(e)ly(fp(f A', rfç- 
l.s<yp(;-dvly(fpt' . . S, dckyvpq \'\, v. 
tr. — 1" Dénouer. 2" Lâcher chevaux 
et vaches. 

Dekieuter \d(e)kyœlci M, dçky(tiç 
. . 1,P, d(e)kyq'tœ-d(e)tyœtœ A'|, v. tr. 

— l'À-ailler; écosser. J'aluiis ~ iias- 
(iidrs po h's piailler, nous allons é. 
nos ails pour les planter. 

Dekioûre \d(ç)kyùr M, dçkyûr I, P, 
d(e)kyrir-d{f)lyô"r N, dekyôr V ), v. 
tr. — 1» Ouvrir (une porte). 2" Enle- 
ver une clôture. 



è02 — 



DEL 



Dekiower \d(e)kypii>ê' . . A/, /, /', 
dçkyoïixp-dqkyowp N, drlsawe-detya- 
wç . . S], V. tr. — Déclouer. 

Dékli [dekliV], v. intr. — Ktaneher. 
Mole lo loué ~ , mettre de l'eau 
dans le tonneau pour en l'aire ren- 
ller les douves et le rendre élanche. 

Dekyînsicu \d(ç)kyî.sy(y M, drkyï- 
sye . . f, P, d(ç)kyî.iyœ-d(e)lylsyœ 
N, dçlyèsi-dçtyîsi S\, v. tr. — I-Icla- 
bousser. Voir Detrînsieu. 

Dekyînson \d(ç)kyisù M, drkyïsyô 
I, P, dçlyèsçs-di;lyi.sçs S], s. f. — 
lù'laboussure. 

Dèlaci \dclasi F\, v. tr. — Délacer. 
Voir Delèdeu. 

Delâmanter (soj {dir)l(iiiiùtêi . . M, 
X, dclûmâlç . . I, ]', F, S, \'|, v. pron. 

— .Se lamenter; se désoler. 
Dèlayi, voir Delèycu. 

Delé |(/<-/ê' . . M, /, /', F, A'), prép. 

— Auprès; le long de; à côté de. 
Voir Dé. 

Dèlè |(/(;/(.' V], conj. — Néanmoins. 
Voir Dalè. 

Delècieu \d(e)lçsyiy M, X, delçsyr . . 
/, /', dçlasi F, dçlçsr . . S. V|, v. tr. 

— Délacer. 

Delèyeu \d(ç)ley(r . . M, I, P, dç- 
hiyi /•'], v. tr. — Délaisser. 

Délibérer \d{ç)libçrêi . . M, A", </(•- 
Uberr . . I, P\, v. tr. — Délivrer. 

Delicater \d(r)lik(Vê' . . M. A', </(■- 
likdlr . . I. P\, V. tr. — Hendre 
agile, dégourdir. Friinçivès, J'û ciinc 
course è V jTirc fâre. — Tant miens 
ce m' d'iiciirrè lés jiimbes, François, 
j'ai une course à te faire faire. — 
TmiiI mieux, ça me dégourdira les 
jambes. 

Dclijance \d(ç)lijùs M, A', delijàs 
I, P\. s. f. — Diligence (voilure |)u- 
lili(|ue |)our voyager). 

Dclikèt' \d(e)Uk(:l M, A', d<ilikqt I, 
y'I.adj. -1" Délicat, chétif. 2" Agile, 
alerte, leste. 

Dclivrâyc ld(e)lii>rdy M, A', dçlivrây 
1, P], s. f. — Accouchée. 



— 203 



DEL 



DEM 



Deloûjeu [d(e)irijoe . . M, N, rft'/il/X' 
/], V. tr. — Déloger. 

Dèloyi [deloyi F], v. tr. -- Délier. 

Dèlûje {delnii M, I\, s. m. — Dé- 
luge. Quond-on dote lo ~ , faul fâre 
dés dïyues, quand on craint le d., 
il faut faire des digues. Bue, p. 121. 

Demâcheler, voir DcmâhhGler. 

Demâcheu [d(e)mci!i<i' M, N, dçnui- 
se . . I, P, F, N\, V. tr. — Démordre. 
/ n'an dèmcich' reîil m\ il n'en démor- 
drait pas. 

Demâhheler [ d(e)mwflê' ■ ■ M, N, 
demâxle . . I, P, F, S\, v. intr. — 
Tomber en défaillance. — Part, pass.: 
Mal lié. Se dit d'un fagot qui se dé- 
fait et dont les branches tombent. 

Demaler [ d(e)maW . . M, N, S, 
demole . . I, P, F\, v. tr. — 1" Dé- 
mêler, choisir, trier (pois, fèves, etc.). 
2" Arranger les cheveux. 

Demande [d(e)inàt gén.|, s. f. — 
Demande, interrogation. E bcte ~, 
pwint d' réponse, à bête d., point 
de réponse. 

Demander [d(e)mâdê' . . gén.], v. 
tr. — 1" Demander. Qii' fat pus 
qu' 'l at, fat ~ qid at ç' que 7 at, qui 
fait plus qu'il (n') est, fait d. qui il 
est (celui qui vit au-dessus de ses 
moyens, excite le monde à demander 
qui il est). D' mande tojos, on n' 
leu ndnj'rè m', demande toujours, 
on ne te mangera pas. 2" Mendier. 

Demandou ld(e)mâdu . . gén.|, s. 
m. — Qui demande. Bwin ~, bwin 
r'fiisou, bon d., bon refuseur (ceux 
qui demandent des services sont 
souvent ceux qui en refusent). 

Demangoner [ d(e)mâgçnêi . . M, 
dejnàgone . . I, P, demùguna' F\, v. 
tr. — 1" Démantibuler. 2» v. pron. 
Bougonner. 

Dèmangouna", voir Demangoner. 

Dèmangougni [dçmàgurd F], v. tr. 
— Secouer qqn. en l'empoignant. 

Dèmangouyi, voir Demangoyeu. 



Dcmangoyeu [d{e)màgo\jœ M, N, 
demàgoyç I, P, demâgugi S\, adj. — 
Déguenillé; déchiré; disloqué. 

Demarance \d(e)maràs M, N, d(e)- 
moràs I, P\, s. f. — Demeure, séjour. 

Demarâye [d(e)marây M, N, d(ç)- 
mçrây I, P, F], s. f. — Demeure; 
attente; retard. 

Demarcr [d(e)mar& . . M, N, de- 
more . . I, P, F, d(e)marce-d(e)mwê- 
rœ N, d(e)miuC'rq . . S, d(e)mure V], 
V. intr. — Demeurer, rester. 

Dèmâs [dçmà . . gén.], s. m. — 
1" Prune de Damas. 2" Giroflée 
(viola damascena). 

Dèmâsine [dçmâzin . . M, I], s. f. 

— Espèce de prune. 

Dèmate [dejnat M, N], s. f. — Li- 
bellule. 
Demaudire \d(e)m5dïr M, I], v. tr. 

— Maudire. 

Dème \dem M], s. f. — Dîme. 

Dème [dem gén. (dam F, V)\,s. f. — 
Dame. Le villageois disait volon- 
tiers en parlant de sa femme: nale 
déme, notre dame. 

Dème [dçm M, I, P], s. f. — Bois 
qui encastre la vis qui se trouve au 
haut du pressoir. Voir Chaucu. 

Dème [dqm M, I, P, F, N, S], s. f. 

— Lanterne à deux ou trois faces. 
Dème [dem S], s. f. — Instrument 

qui sert à battre la terre fraîchement 
mise dans la grange pour l'afTermir 
et l'aplanir. 

Déme [dêm N, S], n. pr. — Delme, 
vill. de l'arr. de Château-Salins. Lés 
grands pénés d' ~, les grands jupons 
de D. (sobriquet). Voir Dimme. 

Demé [ dme V, dmœ S ], adj. — 
Demi. Voir Demèy. 

Dèmèîyi (so) [demefyi S, demçfye- 
yœ Y], V. pron. — Se méfier. 

Demehale [dem-fal . . M, N, dem- 
yol I, P, demyCd S, dçmyôl V], s. f. 

— 1» Servante, bonne. 2" Libellule. 
3» Tige de la pédale du rouet. Voir 
Diemehale. 



DEM 



- 204 



DEN 



Dèméjc \demës . . M, I, J', ,V, S, \\ 
iltinuiii F|, s. 111. — Doniniage, préju- 
dice, (Ic'f^iU. 

Dcmejale, voir Demehalc. 

Dèmc-mére [(li;m luvr M, I \, s. {'. 

— 1» Bclle-uière. 2» l'icu. 3" Pilon. 
•1" Liinteriu" à deux laces. 

Demèrieu (so) \ (l(i')mçrij(y M, \\ 
(lçmerij(; . . I, /', S, V\, v. pr. — 
1" Divorcer. 2" Se dit de deux per- 
sonnes qui sont en dé.saccord. I sonl 
il' nivriciis. ils sont en désaccord. 

Demcsaler, dèmesolè |(/((');)i('r(i/c'- 
dçmzalc' . . M, N, dcm(e)zolc . . /, /'), 
V. tr. — 1" Abîmer; broyer; meur- 
trir; détruire. — Part. pass. : Tout en 
s:inj5, meurtri. 2" v. pron. Tomber 
en ruines. 

Demèy |</(ç)//if;/ M, I, P, F, X, d(ç)- 
lUd' S, d(e)me V\, adj. — Demi. 

Demiatcr [ d(e)mi/atci . . M, X, S, 
deiiifiote . . I, P, V\, v. tr. - 1» Hmiel- 
ter; écraser. Deniiale lo pin lUins l' 
lâcc, émiette ton pain dans ton luit. 
2" Caresser; consoler. 3" v. intr. Tres- 
saillir de joie, être content, heureux V. 

- d'yâhlilè, ne pouvoir se tenir 
d'aise. Is dèmiolont d'tjâhhlè d'owor 
mèrié zoiite bïicèle. ils ne se tiennent 
pas d'aise d'avoir marié leur fille. 

Detnin |(/(c);)i(" M, I, X, S, V, dçmP' 
P, d(ç)mc F\, adv. — Demain. ~ le 
nul, demain soir. Eprrs -.après d. 
L'anle vprcs ~, le surlendemain. 

Demincheu |</((')"i('.'i'i' M, X, denit'- 
sq . .1, P, F, S, dçHiêsyc V\, v. tr. ~ Dé- 
mancher. 

Dèminje \ dçmès S, V], s. ni. — 
Donimaf^e. Voir Dèméje. 

Deminjcvèlc \d(v)nu'jt>çl M, X\, n. 
pr. — Domangeville, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Dèmiotè, voir Demiater. 

Demi-sèrjanl \d(ç)nii sçrjà {,'én.|, 
s. m. — Kspèce de jioire (corruption 
de Messire Jean). 

Dèmohhotè (so) \dçnwxol(; V|, v. 
pron. — Convoiter. 



Dèmôlc [demôl V\, s. f. — Aptitude 
à se tirer d'alVaire. L'ôme le s'rc to- 
Jos pris, i n'r pwini dé ~ , cet homme 
sera toujours pris, il n'a pas d'ap- 
titude à se tirer d'alTaire. 

Dèmolè, voir Demalcr. 

Dèmolwér' {di^nuilivï-v Y], s. m. ~ 
Démêloir. Voir Decranchu. 

Démon \dvnu) M, I, P, X\,%. m. — 
Démon. 

Demorance, voir Demarance. 

Demoraye, voir Demarâye. 

Dcmorer, voir Dcmarer. 

Dèmouna', voir Demwinner. 

Demwàsèle |(/(ç)"i/('orç/ . . M. I, 
P, F, X, -S], s. f. — Institutrice. Voir 
Demwinzèle. 

Demwâycu \d{e)mwiii](e M, X, dç- 
nuiHiiii; I, P\, v. tr. — Défaire une 
nwiu'c, sortir les échalas de terre. 

Dcmwénè, voir Demwinner. 

Demwérer, voir Dcmarer. 

Demwinnemant [d(i')mincnniû M, I \, 
s. 111. — Citation en justice; procès. 

Demwinner [d(ç)iuii>ènë' . . M. I, 
demii'ênç' P, dçnnvuti F, d(e)mivênœ- 
d(v)mnwn(f' X, d(ç)mwrne . . S, dçinuni' 
V], V. tr. — 1" Groiuler. 2° v. pron. 
Se (léuieiier, s'agiter vivement. / s' 
dcniirinnc corne i didlc dans i bcniticii, 
il se démène comme un diable dans 
un bénitier. / s' dcmioinne corne i-n- 
ûne qu'è eimc tcle de hhèdons d'zos 
le quïiive, il se démène comme un 
âne qui a une tète de chardons 
sous la queue. 3" Se défendre l'. 
/ n inét m' oivor lûrt, tvès corne i 
s' dèmoiine, il ne veut pas avoir tort, 
vois comme il se défend. 

Demwinzèle l(/^<');;i(i>("rç/ M, I\, s. f. 
— 1» Demoi.selle, jeune fille de la 
ville. 2" Libellule. Voir Demwàsèle. 

Denâvicu | d(e)nui>yœ M, X. dç- 
nûft/ç . . I, P, F\, V. tr. — 1» Chasser. 
2" Débarras.ser. J' èi'uns élu - il'i 
groûs hèsseûs, nous avons été dé- 
barrassés d'un grand embarras. 

Denawcr, voir Denower. 



DEN 



- 203 - 



DEP 



Denayemant [d(e)naymâ M, N, rfç- 
noi/mâ I, P], s. ni. — Dénégation. 

Denayeu [d(e)na!jœ . . M, N, denoyç 
. . I, P, F], V. tr. — Dénier. 

Dener [d{e)nê< . . M, N], v. tr. — 
Donner. An n' sèrînt ~' que ç' qu' 
an-z-ont, on ne saurait donner que 
ce que l'on a. I s' demie déx hauts-ers, 
il se donne des hauts airs (il fait 
l'important). So ~ d' wâde, se donner 
de gardefprendre garde). VoirBèyeu. 

Dèniâsi (so) {dçniiâzi V\, v. pron. 
— Se distraire. Ole: iu pô è le pohhe 
pou vos ~, aller un peu à la pèche 
pour vous d. 

Denis [d{e)ni gén.], n. pr. — Denis. 

S' i pieut lo jo d' le Sinl D'iiis, 
Toi l'uitér' i pieUrè aussi. 
S'il pleut le jour de la Saint-Denis, 
tout l'hiver il pleuvra au.ssi. 

Dèniter, voir Denutieu. 

Denoncieu \d(e)nôsijœ M, N, dçriô- 
sijq . . I,P,F.S, V|,v.tr. —Dénoncer. 

Denonciou \d(e)nôsyu M, N, denô- 
syu . . I, P, F, S, V\, s. m. — Dé- 
nonciateur. 

Denower {d(ç)ngu)ê'-d(e)iiawê' . . M, 
N, denpnie . . I, P], v. tr. — Dénouer. 

Dènoyemant, voir Denayemant. 

Dènoyè, voir Denayeu. 

Dènoyer (so) | denoye,-y<x V], v. 
pron. — Se désennuyer. 

Denutieu | d{e)nûlii(e M, N, denû- 
tye I, P, denile-denfile . . S, denite 
V], V. tr. — Dénuder, dépouiller. 

Dèpachela', voir Depèhheler. 

Dèpachelou, voir Depèhhelou. 

Dèpahhler, voir Depèhheler. 

Depâlcr ld(e)pâlê' . . M, X, depâle 
. . I, P, F, S,' V], V. intr. — lîérai- 
sonner, divaguer. 

Depande [ d(e)pàt M, N, depàt I, 
P, F, S\, V. tr. — Décrocher. 

Depandou [d(e)pàdu M, N, depàdu 
. . I, P, S \, s. m. — Dépendeur. 
I grand ~ d'andoyes, un grand dé- 
pendeur d'andouilles (homme grand 
et fluet). 



Dèpanè, voir Depèner. 

Depanse ld(e)pàs M, depâs F. P, S], 
s. f. — 1" Dépense. 2° Lieu où l'on 
met le laitage. 

Depansieu [d(e)pàsyœ M, N, depâ- 
syç . . I, P, F, S, V\, V. tr. — Dépenser. 
Voir Depèner. 

Depansiou \d{e)pàsyu M, N, depà- 
syu . . I, P, S, V], s. m. — Dépenseur. 

Depârieu [d(e)pâryœ M, K, depâ- 
rye . . I, P, F,'s, V\, V. tr. - Dépa- 
reiller, désaccoupler. 

Dèparpouyi [deparpuiji S, dçpçr- 
puye,-yœ V\, v. tr. — Éparpiller. 

Dèpartaji [departaji F], v. tr. — 
Partager. Voir Depèrtèjeu. 

Dépassa', voir Depèsser. 

Depassieu \d(e)pasy(e . . M, N, S, 
depasi S, dvposije . . I, P, Y], v. tr. 
— Rendre moins épais; arracher 
l'excès des plantes, espacer. 

Depècheler, Depèchelou, voir De- 
pèhheler, Depèhhelou. 

Dèpècicu [dqp(isy<e . . M, I, P, F, 
iV|, v. tr. — Dépecer. 

Depèhheler [ d(e)pexlê' ■ ■ M, N, 
depe-fle . . I, P, dçpaslw F, dçpayjç 
. . S\, V. tr. — Enlever les échalas 
d'une vigne. 

Depèhhelou |f/((')pçx'" ■ • jV, N, dq- 
pe-/lu . . I, P, dçpaslow F, depayju 
S\, s. m. — Ouvrier qui enlève les 
échalas d'une vigne. 

Dèpehhi \depie)yj S\, v. intr. — Pis- 
ser. Voir Depeuhhieu. 

Depèner \d{e)pçnê' . . M, N, de pê- 
ne . . I, P, S, V {depanç Famille 
ridicule)!, v. tr. — 1" Dépenser mal 
à propos. 2" User, friper des vête- 
ments. / n' depène meu ses b'saynes, 
il a le don de ne pas user ses vête- 
ments. 3" Se servir. / faut lo ~ tel 
que 'l al, il faut l'utiliser tel qu'il 
est. Voir Depansieu. 

Depènou ( d(e)penu M, N, depemi 
. . I, P, F, S, V\, s. m. — Dépensier. 

Depèr ld(e)per M, I, P], prép. — Par. 



206 — 



DEP 



DEP 



Depèrtèjeu \d(e)pertej'œ M, N, de- 
pçrlçjç . . I. P, S, (Içparlaji F, de- 
pertejije V|, v. tr. — Fnrtngcr. 

Dèpés, voir Depeus. 

Depèsser \d{ç)pcs('> . . M, X, dépose 
. . I. I\ S, depasi F], v. tr. — Dé- 
pnsscr, devancer, distancer; saillir. 
Le tâle que dèpèssc lo ki, ç'ol Ifde 
pédJe, la toile qui dépasse le c, 
c'est toile perdue. Se dit d'une che- 
mise trop lonf,'ue. 

Dèpét [depe Y], s. ni. — Dépit. 

Depètriyeu ld(e)pelriija' M, N, de- 
pelrii/e . . I, P, S, V\,'\. tr. — l)é- 
jjètrer, démêler. 

Depeuchieu, Depeuhhieu [diçypte- 
X!l<f ■ ■ M, depœxye . . I, P, depisi F, 
depxi S], V. intr. — Pi.sser. 

Depeuner \d(e')p<ynë< . . .1/, A', de- 
pene . . I, P, dçpine Y], v. tr. — 
1" Enlever les épines. 2" Déchirer, 
mettre en lambeaux. On racontait 
anciennement à Metz l'histoire de 
saint Kliennc le Dépenné. 

Depeus \d(e)p<r j^én. (d(ip(r-d(e)p(i' 
S, depe, endepe Y)], adv. — Depuis. 

Depeutieu {diç^pcptija' M, /, /', /•', A', 
S\, V. tr. — 1" Délif^urer; enlaidir. 
2" V. intr. Devenir laid. 

DèpGÙye, Dèpéye \depiTni S, depë:/,- 
û'ii V|,s. r. — Dé])ouille. N'oir Depoyc. 

Dèphhi, voir Depeuhhieu. 

Dèpiâji, Dèpiâhi \depij('f;i . . M, A', 
depipl-fi . . I, P, deplàji F, dei>!ie-;iS, Y\, 
s. m. — Déplaisir. 

Dèpiarc \depi/ar M, A', depuûr . . 
/, /'. S, Y, deplCir /•"], v. intr. — 
Déplaire. 

Dcpiayeu \d(e)pijim(v . . M, X, dç- 
Plldiji S, diipijmie . . I, P, Y, dculoiji 
F\, V. tr. — l)é|)loyer. 

Dèpichi, voir Depeuhhieu. 

Dèpicotè \depik()le . . .S'|, adj. — 
M:ir(|ué de la petite vérole. Voir 
Picdté. 

Dcpiècer \d(e)piiesëi . . M, X, de- 
pijese . . I, P, S, depi/esi Y, dephisi 
F\, V. tr. — Déplacer. 



Dèpiémè, voir Depieuraer. 
Depieumer \d(e)p!i(rniê' . . M, I, P, 
X, .S, depijeme Y, drphynuv F\, v. tr. 

— Déplumer. 

Dèpinè, voir Depeuner. 

Depioner \d(e)pij<mê' . . M, X, dç- 
PUpne . . I, P, S, depijone Y\, v. tr. — 
Enlever l'éclat. Yatc pict al lorlol 
d'pioné, votre plat a peidu tout son 
son éclat. 

Depinter \d(e}pètê' . . M, I, X\, v. 
tr. — Dépeindre. 

Déployé, voir Depiaycu. 

Dèplaci, voir Dcpiècer. 

Dèpiâji, voir Dèpiâhi. 

Dèplâre, voir Dèpiârc. 

Dèpleuma', voir Depieumer. 

Dèployi, voir Dcpiayeu. 

Dèpokcta' \depnklw F\, adj. — 
Martine de la petite vérole. Voir 
Debacaré. 

Dèporpouycr, voir Dèparpouyi. 

Dèpossiè, voir Dcpassieu. 

Depotclé \d[e)p<>llc' . . M, A'|,adj. 

— .Martine de la petite vérole. Voir 
Debacaré. 

Depotené (sol (f/(c)po/;iê' . . M, X, 
depnlne . . I, P\, v. pron. — 1" Se 
dénu'iier. 2" Murmurer, içrommeler; 
iSronder. 

Dépoter [d{e}polê' . . M, l\, v. tr. 

— .lauj^er un tonneau. 
Dcpotrener \d(e)polrenêi . . M, X |, 

V. tr. — 1" dronder. 2" v. pron. 
Se démener en parlant à haute voix. 

Depoûrtcr (so) [d[e)jiûrlê' . . M, I\, 
V. pron. — Se soustraire à une obli- 
gation. 

Dcpoûsieu \d(p)priz;i(r . . M, I, /', 
(/{(')/»ï"://'i'-(/(ç)/'(7r//(i" A'I, v. Ir. — 
Déposer. 

Dcpoussetâye ld(e)pusla!j . . M, X, 
S, deimslâii I, P\, s. f. — Voice de 
coups, lièi/eu euiic -, donner une 
volée de coups, rosser. 

Depoûtcr (so) \die)pritc' . . M, dé- 
pute . . I, P\, V. pron. — Se dé- 
crotter la chaussure. Voir Poûtâye. 



DEP 



207 - 



DER 



Dèpouyi, voir Dcpoyeu. 

Depoyeu [d(e)poijœ M, N, depoijç 
I, P, dçpiuji . . F, S, V], V. tr. — 
1» Dépouiller. 2" Effeuiller. 

Depoyou [d(e)pçyu M, N, dçpoya 
. . I, P], s. m. — Spoliateur. 

Depratcr (so) \d(e)pratê' . . M, N, 
dçprçtç . . I, P, F, V, depratç . . S], 
V. pron. — Se déshabiller; changer 
d'habits, de linge. On s' dèprote 
d'vonl qii' d'èranjicr léx bêles, on 
change d'habits avant d'arranger les 
bêtes V. 

Deprïhicu, DeprîjiEu \d(e)pnyyœ 
M, N, dçpn-(ije I, P\, v. tr. — Dé- 
précier, mépriser. 

Depriyeu \d(e)priyœ M, N, depriye 
S, I], V. tr. — Désinviter. 

Dèprotè (so), voir Deprater. 

Depwehener ld(e)piveyiiê' . . M, 
depwe'(m; . . I, P, d(ç)p(w)ç-(nœ N \, 
V. tr. — Détruire l'effet du poison 
par quelque antidote. ~ i champ, 
nettoyer un champ. Voir Depwe- 
hener. 

Depwejener, voir Depwehener. 

Depweler \d(e)pwçlë' M, depwele 
. . I, P, F, d(e)pii>çlœ~d(ç)pwçke N \, 
V. tr. — Epiler. 

Depwinter \d{e)pwèlc' M, N, de- 
pwele . . I, P\, V. tr. — Ei)ointer. 
J' Cl d'pwinté m'n awemje, j'ai épointé 
mon aiguille. 

Depwintieu [d{e)pwëli}œ . . M, I\, 
V. tr. — Découvrir. 

Depwoleu, voir Depweler. 

Dequawcr, Dequower [d{e)kawc'- 
d(e)koivê' M, dekowe . . I, P, F, d{e)ka- 
wœ-d{e)kawo N, dekaïue . .S\, v. tr. — 
Enlever la queue. 

Dèracenai [derasnw F\, v. tr. — 
Déraciner. Voir Derècener. 

Deranjeu(so) [d{e)ràjœ . . M, I, P\, 
V. pron. — Prendre des habitudes 
d'intempérance. 

Deratcr (so) \d(c)ratê' . . M, jYJ, v. 
pron. — Travailler mollement. 



Derawer [d(e)rawë'-d(e)rçtvêi M, 
derçwp . . I, P, F, d(e)rawœ - d(e)- 
rçwo N], v. tr. — Oter d'un trou; 
retirer. 

Derayeu [d(e)rayœ . . M, N, S, 
deroye . . I, P, F], v. tr. - 1» Oter 
le frein d'une voilure. 2» Sortir de 
l'ornière. — Part. pass. : A moitié 
arraché i)ar le vent. 

Derayeu \d(e)rayœ M, N, deroye . . 
I,P, F\, V. tr. — Délimiter un champ, 
un pré. 

Dèrbe \derp M, I, P, F, N, dêk-dert- 
dëls S, gyel V\, s. 1'. — Dartre. Voir 
Dèrvc. 

Dèrbou [derbu . . M, I, P, N\, adj. 

— Dartreux. 

Dére \<ler F\, v. tr. — Dire. Voir 
Dire. 

Dèrècencr \derçsnë' . . gén. (deras- 
nw F], V. tr. — 1" Déraciner. 2" Dé- 
chirer, mettre en lambeaux. 

DeredTre [derdîr M, I, P, N], s. f. 

— Différence. / n'y è wâ ~, il n'y 
a guère de d. 

Dcreudieu [d(e)rcêdyq> . . M, I, P, 
X, derôdyi S\, v. tr. — 1" Déraidir. 
2" V. pron. Se dégourdir. 

Dercûyeu \d(e)r(Jêyœ N\, v. tr. 

— Itnlever la rouille. Voir Dcsan- 
reûyeu. 

Derevcnate \d(e)rei'nat S, dervençt 
V], loc. adv. — Derechef, de nou- 
veau. 

Dèri, voir Dèrieu. 

Dèrieu [dçryce . . M, I, P, F, N, 
deri S, dërye, -yœ V\, adj. — Derrière. 
Que vos fiète po douant, vos trèyi po 
déryé, qui vous flatte par devant, 
vous trahit par derrière V. 

Dèrijeu {derijœ . . M, I, P, N, di- 
riji S\, V. tr. — Diriger. 

Dèrne {dern M, I, P, F\, adj. — 
Dernier (terme de jeu). J' èvans 
joiiwé lés ~, nous avons joué les d. 

Dèrôdyi, voir Dereiîdieu. 

Derojieu [d{e)rçjyœ M, N, derçjyq I, 
P, dçrûji F\, V. tr. — Dérougir. 



DER 



208 — 



DES 



Dèroketai \deroklw F], v. tr. - 
Dcroder, dt-frichcr un lorrain. 

Dèrokji [derokji F\, v. tr. — Dé- 
fricher un terrain. Voir Dèroketai. 

Dèrotè \dçrole V], v. intr. - Dé- 
raisonner. 

Deroiîkicu \diç)râki]iç M, X, dç- 
rûkiie I, P\, V. tr. — 1" Dérouler. 
2" Dire. - cime /wi-alc. Dire un 
mot. 

Dérouler (so) \d(ç)rrdêi . . M, X. 
dçrCde . . I, P\, v. pron. — S'em- 
nièler; s'enchevêtrer; s'embrouiller. 

Deroutiner \d(e)riilinëi . . M, X, 
drrittinç . . I, P, S\, v. tr. — Dé- 
rouler, déconcerter. 

Dèrower, voir Derawcr. 

Dèroyè, voir Derayeu. 

Dèrte, voir Dèrbe. 

Dèru Idrrii M, P, X, darii F\, s. 
m. — Oiseau fabuleux. Aler an -, 
être mystifié. La chasse au D. se 
pratique de la manière suivante: 
on i)lace, à la tombée de la nuit, 
celui qu'on veut mystilier au bout 
d'un champ, un sac ouvert à la main, 
lui assurant qu'on va rabattre le 
gibier de son côté, en commentant 
de l'autre côté. On lui dit (|u'il 
n'aura (|u'à rel'ernicr le sac lors(iuc 
l'oiseau s'y ])récipilera. L'on retourne 
ensuite cliez soi, lai.ssant le myslillé 
seul dans les champs à attendre (pie 
le gibier vienne. Voir Tcxles i)atois, 
p. 87. 

Dcrusion \d(ç)rii:iiô M, I \, s. f. — 
Dépense. 

Dèrvc I (/(■;•/■ M, /, /', X\, s. f. - 
Dartre. Voir Dèrbe. 

Dcrvîn-dervâ [ dcrindcrvâ M, X, 
dçrt'idçrvâ I], loc. adv. — Çà cl là. 
de droite et de gauche. Alcr ~ , 
aller et venir. 

Dés \dc gén.|, art. -- Des. 

Desachoner, voir Desahhoner. 

Desâcieu \d(i'):âsi/(ç M, X, dczâniic 
I, P\. V. tr. — Agacer. L'ûlhule r/'.sd- 
âe lés dants, l'oseille agace les dents. 



Desahhoner ld(e):axonëi , . M, N, 
dczo/one . . I,P\, v. tr. — I")éfaire un 
ourlet. 

Dèsaléye [drzalëij V|, s. f. — Fille 
léuéi-cmenl velue (terme de nié|)ris). 

Dèsampehener, Dcsamp(w)ohneu, 
voir Dèsampwehener. 

Desampwehener \d(<f)zàpwç-jnê' . . 
il/, di-zàpinryiir . . f, P, d(ç)z(lpwe-{nœ- 
d{r)zàp'ii>)<r(n(y X. dezâpçynC'i . . S\,\. 
Ir. — Détruire les mauvaises herbes 
d'un champ. Voir Depwehcner. 

Desanîieu \d(t')zàf!j(i' M, X. dezâfije 
. . I, P, S, dczàjlw F, dezôfije,-yie V\, 
V. Ir. — Désenller. 

Desannayeu (f/( (■)-''"".'/'.'' ^l, X, dç- 
zàiioijc . . /, /*, F, drzândui S, dçzè- 
iw!/e,-yœ V\. v. tr. — Désennuyer. 

Desanreûyeu, Dèsanroûyi, Dèsan- 
rîiyi \diç)zài'(7'ti(r M, X, dczùrd'iiç I, 
P, dezàrPifii F, dezàn'ii/i S\, v. tr. — 
Enlever la rouille. Voir Dereûyeu. 

Desassieu \d(e)zas!j<p M, X, dezo- 
si/e . . I, P, F, S, dezosi/e V|, v. tr. — 
Désosser. — Part. pass. : Moulu de 
fatigue. 

Desâvieu \d(ç)zài>ij(i' M, X, dezCiiniç 
I, P\, V. tr. — P Déranger. 2» Dé- 
voyer, détourner du chemin. — 
Part. i)ass. : Défiguré, pâle; qui a un 
in.ilaise api-és un excès de boisson. 

Desèbieu \d{v)zcbii(y M, X, dçzvhije 
I, P\, s. m. — Petite chciiii.se. 

Desègrèfer \d{ç)zç!iirfc' . . M, X\, 
V. Ir. — Dégraller. 

Desèpèrcu |'/((').s(7)()vr .Vl, v. tr. — 
Séparer. Voir Desevrer. 

Dèsinfier, voir Desanfieu. 

Dèsinnoyer, voir Desannayeu. 

Désirai, yoji- Dcsîrieu. 

Dcsirance |(/(('j:/'n(.s- .1/, A', drzirùs 
I, /', /•', S, V], s. f. — Knvie de femnie 
enceinte. 

DcsTriant \d(r)zTr!iù M. X, dczlrt/â 
I. P\. a<lj. - 1" Curieux. '2» Qui a 
hâte de faire cpu'lcpie chose. 3" (jui 
a des envies. Se dit d'une fcnim.i 
enceinte. 



DES 



- 209 



DET 



DGSïrieu [d(e)zîryœ M, N, dezïrye 
. . I, P, S, V,' dezira' F], v. tr. — 
Désirer. / s' fat ~ corne eune bêle 
bcicèle, il se fait d. comme une belle 
fille (il se fait attendre). 

Dèsohhonè, voir Desahhoner. 

Dcsôrieu, voir Desoûrieu. 

Desos [rf(e)rp M, N, S, dezo I, P, 
F, dezoV], prép. — Dessous. - bâbe, 
sous-barbe. - goîihhc, sous-gorge 
(partie du harnais). 

Desossicu, voir Desassieu. 

Desoiîr \d(e)zûr M, I], s. m. — Le 
dessus. Lo ~ don t'pîn, le d. du pot. 

Desoûrieu [d{e)ziu'ijœ . . M, I, P, 
d(e)zô''rgœ-d(e)zîiriiœ N ], adj. — 
1" Se dit de qqn. qui a changé 
l'heure d'une de ses habitudes jour- 
nalières. 'L al d'sonricn, il a changé 
l'heure du repas. 2" Épouvanté. 

Dèsowiè [dezowije . . I, N], v. tr. 
— Égoutter. 

Desrevi, voir Desservi. 

Dèssachi [desasi S], v. tr. — Des- 
sécher. Voir Dechacheu. 

Dessâhoné, Dessâjoné [d(e)safonê'- 
d{e)sâjçnë' M, N, desâyone . . I, P], 
adj. — Qui n'est pas à son aise. 

Dessangonant ld(e)sàgonà M, I, P, 
N], adj. — Sanglant. 

Dcssangoner [d(e)sàgonê' . . M, I, 
P, N], V. tr. — Ensanglanter. 

Cessante \d(e}sàl M, N, desàl I, P, 
F, S, dçsêl V], V. tr. — 1" Pressentir. 
2" Tâcher de pénétrer les intentions 
de qqn. 

Dessante [d(e)sàl M, N, desàl I, P, 
F, S, desët V), s. f. — Hernie. 

Dcssarer [d(e)sarë' . . M, N, dçsarç . . 
I, P, S, desgre V], v. tr. — Desserrer. 

Dèssârt [dcsàr M\, s. m. — Dessert. 

DessÊgneu, voir Dessingncu. 

Dessèquieu [d(e)sckijœ M, N, desç- 
kge I, P], V. tr. — Couper menu. 

Desservi \d(e)sevvi-d{e)srevi M, N, 
deservi I, P, F, S, V], v. tr. - Des- 
servir, par ex. la table. 



Desseûlcr (se) [(/(e)sœ^ê' . . M, N, 
descêle . . I, P], v. pron. — Se dés- 
altérer. 

Desseûler [d(e)sœlê' . . M, N, de- 
sôèle . . I, P], V. tr. — Gercer par 
le froid. 

Desseurieu [d{e)scerijœ M, N, dç- 
sœrije . . I, P, F, S, V], v. tr. — 
Ronger (en parlant des souris). 

Desseuriûre [d(e)sœryiir M, N], s. 
f. — Objet rongé par les souris. 

Desseûyeu \d(e)sœyœ M, desœye I, 
P], V. tr. — 1" Enlever les soies d'un 



porc. 



V. intr. Perdre les soies, 



en parlant du porc. 

Dessevrer ld(e)sevrê' . . M, N], v. 
tr. — Séparer. Voir Desèpèrcr. 

Dessingneu [d(e)sênœ . . M, I, de- 
sëne . . P, F, S, V, d{e)sënœ-d{e)sênœ 
N], V. tr. — Ensanglanter. - lés dants, 
ensanglanter les dents. 

Dèssinte, voir Dessante. 

Dessis, voir Dessus. 

Dèssochi, voir Dechacheu. 

Dèssorè, voir Dessarer. 

Dèssouyéje [desuyês V], s. m. — 
Brin d'arbre. 

Dessus \d(e)sii gén. (d(e)si-d{e)sû S, 
desiV)], adv. — 1" Dessus. ~ toi, sur- 
tout. An ~ , au-dessus. 2" prép. Sur. 

Dètachi, voir Detècheu. 

Détalante [d(e)tàlàl& . . M, N, dç- 
lalàle . . I, P], adj. — Qui a perdu 
tout son talent ; qui n'a plus de force, 
plus de courage. 

Detalâye \die)talây M, N, detolây I, 
P], s. f. — Action de dételer. 

Détaler [d(e)talei . . M, N, S, dçtolç 
. . I, P, F, V], V. tr. — Dételer.' 

Dètasselè [detaslç . . S], v. tr. — 
Démolir une meule de céréales. 

Dctauyeu [d(e)l5yœ M, N, dçtôyç 
I, P ], V. intr. — Sortir de table. 
J'èvans d'iaayeu d'vas mèynnt, nous 
avons quitté la table vers minuit. 

Dètayi, voir Detèyeu. 

Dètchanchi [dçtsàsi S], v. tr. — 
Déclencher. Voir Dekiancheu. 

14 



DET 



210 - 



DET 



Dètchawè [detéawç . . S], v. tr. 

— Déclouer. Voir Dekiower. 
Détchc \dcts S\, s. f. — Dartre. 

Voir Dèrbe. 
Dètchcupè [delsœpe . . S\, v. tr. 

— Dénouer. Voir Dekieuper. 
Detècheu \d{e)tes(e M, X, detese . . 

I, P, S, dçlasi F), v. tr. — Détacher. 

Dètèchclè, voir Deteuhheler. 

Dètèkelè [dçtçkiç V\, luij. - Marqué 
de la petite vérole. Voir Debacaré. 

Dctenîn (se) |rf('//if M, X, deliù . . 
I, P\, V. pron. — Se retenir. Je 
m' delyins d' bwerc, je me retiens 
de boire. 

Detcucheler, Deteuhheler [ d(e)- 
Uyslc'-d(ç)Uyyi^ê' . . M, X, dcloyk . . I, 
P, S, V], v.tr. — 1» Enlever un ta.s de 
foin ou de gerbes du grenier. 2" Dé- 
molir un tas de grains engrangés. 

Dètèy |(/('/(";/ gén.], s. m. — Détail. 

DÈtèyeu [deteyfe . . gén. (dçtaiji 
F, S)\, V. tr. — Vendre en détail. 

Dètiâhi \dçttj(r;i Attilloncourt|, v. 
tr. — Rendre étanche un tonneau, 
etc. Voir Debarjeu. 

Dètianchi [detiiùsi S\. v. tr. — Dé- 
clencher. Voir Dekiancheu. 

Dètiatè [delyate . . S], v. tr. — 
Écailler. Voir Dekiatcr. 

Dètiawè {deti/aive . . S\, v. tr. — 
Déclouer. Voir Dekiower. 

Dctièbaudéjc [d{ç}tyebôdcs X], s. m. 
— Clabaudage. Voir Dekièbaudéje. 

Detièbaudcu \d(e)tycbô"d(r X\, v. 
inlr. — Clabauder. Voir Dekièbauder. 

Detieupcu [d{e)t[ifpp(T . . X, .S], v. 
tr. — Dénouer. Voir Dekieuper. 

Detieutcu \d{e)t\i(rlfv X\, v. tr. — 
Kcailler. Voir Dekieuter. 

Detinde \d(e)lèl M, X, dçtct I, /', F, 
S, V], V. tr. — Eteindre. 

Detiôrc [d(ç)lyô"r X], v. tr. — Ou- 
vrir une porte. Voir Dekioûre. 

Dètiyè \dctiyç V\, v. tr. — Tirer 
sur la tige. 

Dcto \d(e)lo M, N, delo I, P, F, S, 
V], s. m. — 1» Détour. 2» Sinuo- 



sité. 3" Torticolis. 4' Foulure du 
pied V. 

Detokicu \d(e)lpkyœ M, N, detçkge 
I, P, F, delotsi-'detolyi S\, v. tr. — 
1" Détortilicr. 2' Tourner la vis du 
pressoir en sens contraire. 

Dètolâyc, voir Detalâye. 

Dètolè, voir Détaler. 

Detomber \d{e)tôbë' . . M, X, dç- 
tôbe . . 1, P, F\, v. intr. — 1" Dimi- 
nuer de volume. Lés joies dclombcnl 
an cuhanl, les choux diminuent 
de volume en cuisant. 2" Faiblir, 
dé|)érir. 

Détoner \d(e)tonêi . . M, N, détone 
. . I, S, dclomv-deturnw F], v. tr. — 
1* Détourner. 2" v. pron. Se détour- 
ner; faire un détour. 

Detoper \d{e)topê' . . M, X, dçlopç 
. . I, P, S], V. tr. — 1" Déboucher. 
2" Ouvrir le four .S, V. 

Dètotchi, Dètotyi, voir Dctokieu. 

Détourna', voir Détoner. 

Dctoûyeu \d(e)tùy(e M, X, delûyç 
I, P,V\, V. tr. — 1" Démêler, par ex. 
un écheveau tle fd. L'rhhérole dé 
jUé ol si intoûyé que j'è di nui d'io ~ , 
1 "écheveau de fil est si emmêlé que 
j'ai du mal de le démêler Y. 2" Choi- 
sir, trier. 

Dètrât i(/c/r<i V|. adj. — 1" Leste, 
agile, souple, adroit. 2" Se dit de 
ce qui a été élargi et qui, ])ar là, 
est devenu commode. 

Dctrèchieu, Detrèhhicu [d(e)lresgœ- 
d(e)lrexycie M, X, dçlre/jje I, P, dc- 
Ircfi . . S, dçlrexi-dclrcxye, -yœ V|, 
V. tr. — Défricher. Voir Dètrichè. 

Dètrèpc [delrep gén.|, s. f. — Dé- 
barras. S'em[)loie presque exclu- 
sivement dans la locution: Bcle -, 
bon d!, par ex. après la visite d'un 
fâcheux. 

Detrèper \d(e)lrepci . . M, I, P, X], 
v. tr. — 1" Étraper. 2» Débarrasser 
un animal de toute entrave, parti- 
culièrement un cheval qui s'est pris 
dans ses traits, dans sa longe ou son 



DET 



— 211 



DEV 



licou. 3. Clabauder; critiquer, ca- 
lomnier, dénigrer. 4" Défigurer. 
5" Briser. 

Detrèpieu [cl{e)lrep\jœ M\, v. tr. — 
Caloniniier. Voir Detrèper. 

Detrèquer [d{e)treke' . . M, N, rfç- 
treke I], v. tr. — Décrier, dénigrer. 

Dètreûs [detrœ M, I], adj. —Triste. 
Fém : Dètreîise. 

Dètrichè [detrise I, P\, v. tr. — Dé- 
fricher. Voir Detrèhhieu. 

Dctrînssieu [d(e)trîsgqe M, N, de- 
trîsije . . I, P, F, detrèsi . ., detylsi 
S, detrTsije, -ijœ V], v. tr. — Lancer 
de l'eau en frappant avec un bâton; 
éclabousser. Voir Dekytnssieu. 

Dètrïre, voir Detrûre. 

Dètrîssier, voir Detrînssieu. 

Detriyeu [d(e)triyœ M. N, detriije 
. . I, P, S], V. tr. — 1" Déranger qqn. 
dans son occupation; mettre en re- 
tard. 2" V. intr. Traîner en longueur. 

Detrossieu [d{e)trosi]œ M, N, S, 
delrosije-detrusije P, detrusi F], v. tr. 
— Détrousser, piller. 

Dètrûre [dqtrûr M, I, P, F, N, de- 
Irïr-detriir S, delwïr V], v. tr. — 
1" Détruire. S ~ è Vovreje, se tuer à 
force de travailler. 2" v. pron. Se 
suicider. 

Dètyinssi, voir Dckyînsieu. 

Dètyînssièsse [detijîsi/es S\, s. f. — 
Éclaboussure. Voir Dekyînsion. 

Deu \dœ M, I, P, N], intcrj. — 
Dieu (sorte de juron employé pour 
alFirmer: parbleu!). Ç' n'at m' bé 
anlé, ~, ce n'est pas bien ainsi, 
parbleu! 

Dcû [dœ Gorze], interj. — Silence! 

Deû Idœ F], s. m. — Doigt. Voir 
Deûy. 

Deûlant [dœlà I, P], adj. — Déli- 
cat, cliétif, faible. 

Deurai, voir Deurieu. 

Deurant [dœrâ M, I, P], prép. — 
Durant. 

Dcurâye [dœrcïij . . M, N, S, dœrây 
I, P], s. f. —Durée. 



Deurieu [dœryœ . . M, I, P N, dqe- 
ra' F, diri-dûri S, dïrye,-yœV],'v. intr. 

— Durer. 

Deurlon [dœryô P], s. m. — Duril- 
lon. Voir Durion. 

Deurvilers [dœrvilê' M, N\, n. pr. — 
Dorvillers, vill. de l'arr. de Boulay. 

DeQte [dôèl M, I], s. f. — Galerie 
de taupe. 

Deïité \ddèlê F], s. m. — Doigtier. 

Deiïy \dœy M, I, P, N, dœy-dûy F, 
dôy S, dwoy V], s. m. — Doigt. An- 
z-onl cinq' ~ dans le min, mâs is n' so 
r'sanent meu tout's, on a cinq doigts 
dans la main, mais ils ne se ressem- 
blent pas tous (tous les hommes ne 
se ressemblent pas). Noms des cinq 
doigts: Pûchat, pouce; nawal, index; 
grand ~ , doigt du milieu ; pial cour- 
taud, annulaire; mwinnou d' chèrate, 
meneur de charrette, petit doigt. 

Deûy [dœy M, I, P, F, N, S, dêg 
V], s. m. — Deuil. Boh! boh! boh! 
an n' poCitenl pus V ~ è ç'I oûre, lo 
~ ot au cul, quand-an V polent, an 
Vmolent d'jus, bah I on ne porte plus 
le deuil aujourd'hui, le deuil est au 
c, quand on p..., on le met de- 
hors /. 

Deuyat [dœya N], adj. — Douillet. 

Deûyat [dœya M, N, dœyç I, P 
dôya S, doyâ\], s. m. — Poucier. 
~ d'Nate Dème, digitale pourprée. 

Deîiyon [dôéyô M, I, P\, s. m. — 
Pinçon. 

Devalaye \d(e)valây M, N, d(e)vçlâg 
I, P, F, dvelâg-dvçlëy S], s. f. — Des- 
cente. È le ~ ,en descendant. 'L è chu 
è le ~ d'eune hhieule, il est tombé 
d'une échelle (il a dégringolé). 

Dévaler [d{e)valë' . . M, N, d(e)vole 
. . I, P, F, V, dvele . . S], v' intr. 

— Dévaler, descendre une pente. 
Devant [d(e)và M, I, P, F, N, S, 

dovâ-dà V\, prép. — 1" Devant; avaiït. 

— d'fieus, devant dehors (devant la 
porte). J' sus èrivé ~ lu, je suis 



DEV 



2!2 



arrivé avant lui. 2" Le devant. 
3" Tablier (Béchy, Rcmilly). 

Devantantan \(l(e)i>â-ùlà M, I, P, 
N\, loc. adv. — Devant iinidn, autre- 
fois, au temps passé. On dit aussi 

- lan. 

Devant-ècheû, DcYant-ehhciï (rf(f)- 
i>à(l)esœ-d(e)i>à(l)cxiê M, I, P, N], loc. 
adv. — .\vant-hier. Voir Èvant- 
èhheû. 

Dèvantéje [devâlês . . f^én. {davà- 
tas F)\, adv. — Davantage. Boche 
cosôwe, n'an d'heûz ~ , bouche cou- 
sue (close), n'en dites pas d. 

Dcvanl-z-ér [d(e)và:cr, d(e)và:tiêr 
S\, loc. adv. — Avant-hier. Voir De- 
vant-èhheû, Èvant-z-ér. 

Devarcr \d{ç)iHirê' . . M, N, dévore 
. . [, P, F, S, V], V. tr. — Dévorer. 

Devas \d[e)va M, N, S, d(e)i'o I, P, 
F, dwo V), prép. — 1» Vers. - onze 
eûres, vers onze heures. / d'mare 

- Péris, il demeure v. (aux environs 
de) Paris. — Po d'won, |iar devers V. 
2" (^hez. Èch'ter ~ i mèrchand, ache- 
ter chez un marchand. 3" A côté, au- 
près. 

Devédier, voir Devûdieu. 

Devédiot, voir Devûdat. 

Dcvéhhieu ld(e)vêxy(e M, A', dei'ê- 
XUÇ ■ ■ I, P, F, S], V. tr. — Ronger 
(en parlant des ver.s). Eiitie laiiye 
d'i'éhhiâije, une table rongée par 
les vers. 

Dcvèlâye, voir Dcvalâyc. 

Dcvèlè, voir Dcvalcr. 

Devénate [die)i>ciuil ,1/, X. d{e)i>ê- 
iHjl I, P, d[e)tniiat S\, s. f. — Devi- 
nette, charade, énigme. 

Devéner [d(e)i)ênê' . . M, I, P, X, 
d[e)i'ina' F], v. tr. — 1" Deviner. 
2" Prédire. 

Devenîn [demi . . M, /, P, X, 
dçvnc F, deimi S, doeni l'|, v. intr. 

- 1" Devenir. Tel an hantent, tel an 
d'iu/inncnl, tel on hante, tel on de- 
vient. 2» Venir, revenir de. 



DEV 

Devér' [d{e)vêr-doi>ër M, I, N, S, 
d(ç)i>êi, dnvri F, devijer-dèinjer V ), 
V. tr. — Ouvrir. lièvèrancc è cul 
(/'()«', révérence à c . . ouvert (pro- 
fonde révérence telle que les femmes 
la faisaient autrefois). Voir Ovri. 

Dèvcrouyi {deorui/i S], v. tr. — 
Tirer le verrou. 

Déverse [devers Ciorze], s. f. — Peur. 

Devcti (so) \defti M, I, X, defti 
P, F, S, V), V. pron. — Se dévêtir, 
se déshabiller complètement. On s' 
dèvél pou olè dons lél, on se dévêt 
pour aller au lit \'. 

Dcveûdat. voir Devûdat. 

DevGïidi, Dcveûdyi, voir Devûdieu. 

Dcveûr [d(e)vœr M, I, P, X, dâ'r F, 
d(e)vôr-dôr S, dewor V), v. tr. — 
Devoir. 

Deveussc [d(e)vœs M, I, P, X, rfç- 
v<es F], s. f. — Peur, frayeur. 

Devïdu \d(e)vîdu M, X, devldii I, P\, 
s. m. — Instrument qui tourne sur 
un axe vertical et sert à former des 
écheveaux avec le (il qui se trouve 
à la bobine du rouet. 




Fig. 25. 



DEV 



- 213 - 



DIH 



Dèvièr', voir Devér'. 

Devinai, voir Deviner. 

Devinate, voir Devénate. 

Devineresse [d(e)i>inras M, N, S, 
dçvinros I, P], s. f. — Somnambule. 

Dcvinité [d{e)vinitc' Bue], s. f. — 
Divinité. 

Devisai, voir DevTsieu. 

Devîsieu [d(e)inzijœ M, I, P, N, 
dçvizci' F], V. intr. — Deviser, cnu- 
ser, s'entretenir. J'aii d'vTs'rans èva 
lu, nous en causerons avec lui. 

Dcvïsou \d(e)inzu . . M, I, P], s. 
m. — Causeur. 

Dèviti, voir Dèvosieu. 

Dèvolâye, voir Devalâye. 

Dèvolè, voir Dévaler. 

Devoltc \d(e)vçU M, N, devait I, 
P, F, S], s. f. — Déveine (terme de 
jeu). Eté è le ~, être dans la d. 
(ne faire aucun pli au jeu"). Mette è 
le ~, jouer aux cartes à qui perd 
gagne. 

Devôr, voir Devcûr. 

DevosîGmant [d(ç)v5~T!imâ M, N, 
devozîtjinà I, P], s. m. — Tutoiement. 

Devosieu [d(e)vozijoe . . M, N, devo- 
zyç . . I, P, V, devili-deimzyi F], v. 
tr. — Tutoyer. Voir Vosieu. 

Dèvouzyi, voir Devosieu. 

Devûdat [d(ç)vïida M, N, d{e)vndo- 
d(ç)i'iidyo-d(ç)vûdii I, d(e)imdo P, F, 
d(e)vœda S, dvêdijo], s. m. — Dévi- 
doir qui met en écheveau le fil d'une 
bobine. Voir Védiot. 

Deviâdieu \d(e)imdijœ . . M, I, P, F, 
N,d(e)vôëdi-d(e)vôèdJi-d(e)vœdyiS,d(e)- 
vêdye, -yœ V], v. tr. — Dévider. 

Deviidu, voir Deviidat. 

Déwor, voir Deveiîr. 

Dewos [dwç V], prép. —Vers. Voir 
Devas. 

Dèwoyé [dewçye V], adj. — Chargé 
d'humidité. Toms ~, temps chargé 
d'humidité (qui promet une longue 
période de pluie). 

Déy [dëy V], s. m. — Deuil. Voir 
Deiïy, 



Dèye, Dèyeu [dçy-dçyœ . . M, I, 
P, N], prép. — Derrière. An -, en d. 
(en retard). Lo s'ia couche dèye le 
coûte Sint Quantîn, le soleil se couche 
derrière la côte Saint-Quentin (à 
l'ouest de Metz). 

Dia [dyà . . M, I, P, F, N, dyç- 
dyâhç V], interj. — A gauche 1 (en 
s'adressant au cheval). F n'oïiye meu 
11' dia II' hu, il n'entend ni à gauche 
ni à droite (il est sourd). Dia l'ovanl, 
à gauche, l'avant (tourne à gauche 1) 
V. Voir Da devant. 

Diâbe, voir Diâle. 

Diâblosse, voir Diâlèsse. 

Diâdine [dyâdiii S], n. pr. — Clau- 
dine. Voir Guiaudine. 

Diâdinète [dyûdinçt S, V], n. pr. — 
Narcisse (fleur). Voir Guiâdinète. 

Diâho, voir Dia. 

Diâlatîn [dyàlatî M\, s. m. — Dia- 
blotin. 

Diâle [dyàl-dyôl M, N, dyîd I, P, 
dyâp F, djâl-dyàl-dyûl-dyâol-djap- 
dyàp-dyâop S, dyâl-dycip V], s. m. — 
Diable. Au -, au d.! (cri des enfants 
qui poursuivent les masques). Ç'at 
V ~ è confesser, c'est le d. à confesser 
(c'est une chose difficile). Ç'at è fâre 
v'nîn tanre l'âme don - , c'est à faire 
devenir tendre l'âme du d. (c'est très 
pitoyable). I hèchc lo - pè le quâwe, 
il tire le d. par la queue (il est pauvre). 
Lo - n'ai m' tojos è l'euhti don poùre 
orne, le d. n'est pas toujours à la 
porte du pauvre (le malheur n'arrive 
pas tous les jours). Lo - at an-n- 
anfé, je n' dotans pus ses coups, le 
d. est en enfer, nous ne craignons 
plus ses coups (c'est fini pour tou- 
jours). / n'ai m' si - qu' l'at neûr, 
il n'est pas si d. qu'il est noir (il 
n'est pas si méchant qu'il en a l'air), 
y an-n-èveût an -, il y en avait en 
d. (en grande quantité). Lo - ne 
l'èreût m' cru, le d. ne l'aurait pas 
cru (personne ne l'aurait cru). Que 
r — prenne sés-as' po fâre dés manches 



— 214 - 



DIA 



DIE 



de coûté, que le d. |)renne ses os 
pour faire des manches de couteau! 
(imprécation). An n'pemjenl pingneit 
i ~ qu' n'è pwini d' châwes, on ne 
peut peigner un d. qui n'a pas de 
cheveux (où il n'y a rien, on ne peut 
rien prendre). / s'è fût èhieu d' le 
moûdc don -, il s'est l'ait habiller 
de la mode du d. (il est mal vêtu). 
Ç'al pus èmêr' que V cul don ~ , c'est 
plus amer que le c du dlahlc. Enne 
fu'ès qu'an-z-ont minjcu don ~ , an- 
z-y r'tonent, une fois qu'on a mangé 
du d., on y retourne (on retombe 
toujours dans ses fautes). Pus V ~ 
è, pus i vieut awer', plus le d. a, plus 
il veut avoir. Ç'at /' ~ que bel se 
fome; ç'al /'- que mène se feye, c'est 
le d. qui bat sa femme; c'est le d. 
qui marie sa fille. Se dit quand il 
pleut et qu'en même tcmjjs le soleil 
luit. Ç'al r~ que chefd sus Trâbok. 
c'est le d. qui tombe sur Traboc (c'est 
une chose désagréable et inattendue). 
— Lo diâbe chîe lojos sus lés yrds 
mwâs, le d. ch. . toujours sur les 
gros tas (les gens riches augmentent 
facilement leurs richesses) S. I n 
fat s'bèyer à - pou owor di pèssc- 
toms, il ne faut pas se donner au 
d. pour avoir du passe-temps (on 
peut toujours s'amuser honnête- 
ment) V. 

Diâlemant [dycilmà . . M. I, P, X], 
adv. — Diablement. 

Diâlcrèye [dyâlrêy . . M, I, P, X\, 
s. f. — 1" Diablerie. 2" Maléfice, 
sortilège. 

Diâlèsse [dyâles . . M, I, P, X, dyû- 
blos l'\, s. f. — Diablesse. 

Diâlous [dyFdu M, X, dyâlu . . /, 
P], adj. — Monstrueux, énorme. 

Diand \dyâ X, S, V], s. m. — Gland. 
Voir Guiand. 

Diane [dyan X, S], s. f. — Glane. 
Voir Guiane. 

Diancu [dyamr . . X, S\, v. tr. — 
Glaner. Voir Guianer. 



Dianou \dyanu X, S\, s. m. — Gla- 
neur. Voir Guianou. 

Diariate \dyaryal X\, s. f. — Glo- 
riette. Voir Guiariatc. 

Diarious \dynryu X\, adj. — Glo- 
rieux. Voir Guiarious. 

Diat \dya X, S\, s. m. — Iris. Voir 
Guiat. 

Diatous \dyalu X, S], adj. — Gluant. 
Voir Guiatous. 

Diaudat [dyôda X\, n. pr. — Claude. 
Claudot. Voir Guiaudat. 

Diaudate [dyôdal .V|, n. pr. — Clau- 
dine. Voir Guiaudate. 

Diaude |(/;/ô/ X\, n. pr. — Claude. 
Voir Quiaude. 

Diaudiche, Diaudinètc [dyôdis, dyn- 
dincl X\, n. pr. — Claude; (Mauiline. 

Diaule, voir Diâle. 

Diaulerèye, voir Diâlcrèye. 

Diâyant \dyûyâ X], adj. — Gluant. 
Voir Guiâyant. 

Dich |(/(.v -S"), adj. — Dur. N'oir 
Duhh. 

Dîch, Dich-sèt,voirDîhh,Dihh-sèt. 

Dictom' [diklom M, /, /', X\, s. m. 
— Dicton, ])roverbe. sentence. 

Didé |(//(/f'' M. /|, n. pr. — Didier; 
Désiré. 

Didichc, Didôche \didis, didôs lU, 
/, P, A'I, n. pr. — Claude. Voir 
Guiaude. 

Dié, voir Dieu. 

Diècc, Dièçon {dyçs-dyçsô X, S, V|, 
s. f. — 1" Glace. 2" Gla^-on. Voir 
Guiëce. 

Dièçu [dyesû X], s. m. — Glissoir. 
Voir Guièçu. 

Diemehale | dyçmyal M |, s. f. — 
Demoiselle. Voir Demchale. 

Diére [dyer V], v. Ir. — Dire. Voir 
Dîre. 

Dièrir [dyrrïr], v. tr. — Guérir. 
Voir Guérir. 

Diète \dycl], s. f. — Guêtre. Voir 
Guète. 

Dièlè [dyele . . S], v. Ir. — Guetter. 
Voir Guèter. 



DIE 



- 215 - 



DIN 



Diètenîn [dyetnî N], n. pr. — Gla- 
tign)'. Voir Guiètenîn. 

Dieu [dijûê-dijœ M, I, P, F, N, djœ- 
dyœ S, dye-dyœ], n. pr. — Dieu. 
Bwin ~ , bon Dieu (crucifix). Sus mon 
~, sur mon D. (afFirmation). Aler 
veûr lo bwin ~, aller voir le bon 1). 
(mourir). Ç'al i-n-ome don bwin -, 
c'est un homme du bon D. (c'est un 
homme de bien). Çal è ~ èl è mcu, 
c'est à D. et à moi (cela m'appar- 
tient). Çou qu' ~ wèrde al byin wèrdé, 
ce que D. garde est bien gardé. Lo 
bwin ~ anvayc dés nnhates ans eus 
qu' n'ont pus d' dunts, le bon D. en- 
voie des noisettes à ceux qui n'ont 
plus de dents (la fortune arrive sou- 
vent quand on ne peut plus en jouir). 

Dieûlâd [dyôêlâ . . S\, s. m. - Gueu- 
lard. Voir Gueûlâd. 

Dieiilâye [dytëlây . . S], s. f. — Cri 
sauvage. Voir Gueûlâye. 

Dieûle [dycël S], s. f. — Gueule. 
Voir Gueïile. 

Dieïilè [dyœlç . . S\, v. intr. — 
Gueuler. Voir Gueïiler. 

Dieumanche [dyœmàs gén. (dyœ- 
môs V)|, s. m. — Dimanche. 'L èveîit 
mîns ses r'chats dés hauts ~ , il avait 
mis ses habits des hauts d. (des grands 
jours de fête). Voir Vanredi. 

Dicurni [dycerniS], s. m. — Grenier. 
Voir Gueurnîn. 

Dieurnoiîye [dyœrnûy S\, s. f. — 
Grenouille. Voir Gueurnaye. 

Dieurnouyi [dyœrmiyi S\, v. intr. 
— Dissiper. Voir Gueurnayeu. 

Dieîîs \dyœ S], s. m. — Gueux. 
Voir Gueûs. 

Dièyant [dyqyà S], adj. — Gluant. 
Voir GuiSyant. 

Dièzon [dyçzô S], s. f. — Gazon. 
Voir Wèzon. 

Dihéne, voir Dihinne. 

Dihh [d(xS, V), adj. - Dur. Voir 
Duhh. 

Dîhh [dix ..M,I, P, F, N, dêx S, V\, 
adj. num. — Dix. 



Dih-nicuî [diy nyqef .. M, I, P, F, 
N], adj. num. — Dix-neuf. Dans S 
et V, on emploie d'ordinaire la forme 
française. 

Dihh-set [dix set . . M, I, P, F, N], 
adj. num. — Dix-sept. Dans S et 
V, on emploie ordinairement la forme 
française. 

Dîhieume [dîxycrm . . M, N, dJyyem 
I, P, dqyJm S, dê'iycm, -yœin V\, adj. 
num. ord. — Dixième. 

Dihinne [diyèn . . M, I, N, difên P,F, 
iV, de-fi^'n-difën S, de-(ën V\, s. f. — 
Dizaine. 

Dihut' Idiyiit . . M, I, P, F, N\, adj. 
num. — Dix-huit. Dans S et V, on 
eni|)loie d'ordinaire la forme fran- 
çaise. 

Dîjâyes [dljûy F\, s. f. pi. — Ra- 
contars, propos en l'air. Voir Dî- 
rèycs. 

Dijéne, voir Dihinne. 

Dîjieume, voir Dîhieume. 

Dijut', voir Dihut'. 

Dimme [dèm Pontoy], s. f. — Tas 
de gerbes, au nombre de dix ou de 
douze, relevées et appuyées l'une 
sur l'autre. 

Dimme [dèm-dêm N, dêm S], n. pr. 

— Delme, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Dîn [dl . . M, N, S], n. pr. — Dain- 
en-Saulnois, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Dîn [dï M, /], s. m. — Daim. 

Dînât [dîna M, iV, dlnç I, P\, s. m. 

— Imbécile. 

Dinate [dinat M, N, S, dinot I, P, 
F, V], s. f. — Dinde. 

Dîndon [dîdô . . S, V], s. m. — 
Dindon. Voir Dinon. 

Dîne [dïn-dîn . . M, I, P, N], s. f. 

— 1" Dinde. 2" Femme de haute 
taille (terme de mépris). 

Dîngue-dîngue [dik-dlk . . M, I, 
P, F\, s. m. — Tintement de cloche 
(terme enfantin). 



DIN 



- 216 - 



DJfl 



Dîngucr, Dinguyi [dîgci . . M, I, 
P, N, dègyi F\, v. intr. — 1" Sonner, 
tinter. 2" v. tr. — Mal sonner les 
cloches. 

Dinjè [dîjç Y], adv. — Déjà. Voir 
Déjè. 

Dînme \dîm M, I, N\, s. f. — Dînic. 

Dînmou [dîmu M, I, N], s. ni. — 
Décinialeur. 

Dînne, voir Dîne. 

Dînnon, voir Dînon. 

Dïnot, Dînote, voir Dînât, Dînate. 

Dînon [([ïnô-dînô M, I, X\, s. m. 

— Dindon. 'L al corne i ~, hele cl 
méchant, il est comme un dindon. 
bête et méchant. 

Dinvicr' [dêvyer V], v. tr. — Ou- 
vrir. Voir Devér'. 

Dio [dyo V], interj. — A gauche! 
Voir Dia. 

Diônc [dyûn V], s. f. — Glane. Voir 
Guiane. 

Dionou [di/onij V], s. m. — Glaneur. 
Voir Guianou. 

Diôrc ldyô"r N, dyôr S\, s. f. — 
Gloire. Voir Guioiire. 

Diôrous [dyôru V\, adj. — Glo- 
rieux. Voir Guiarious. 

Diot \dyo M], adj. — Glouton. Voir 
Guiot. 

Dious' [dyus M, I, P. A'], n. pr. — 
Dieu. Ne s'emploie que dans l'ex- 
pression: iVoni de ~, nom de D., 
tone de -, tonnerre de D. (juron.s). 

Diqse \diks M, I, P, F, N], s. m. 

— Disque. 

Dire |(/7;' M, I. P. N, S, der-d'ir F. 
dycr V\, v. tr. — Dire. Fofirl ~ , 
fort d. (parole merveilleuse); peut ~, 
inétlire; nienlir. Lo Jeiisoii al lo 
miott d'hant, le .losepli est le mieux 
disant (parle mieux que tous). Vaut 
mieus ~ j'à qu' j'èvcûs, il vaut mieux 
dire j'ai que j'avais (un tiens vaut 
mieux que deux tu l'auras). .Si 
d'aiikink an sont manconlants, pèssc 
et n'écoute mcu zou -, si d'aucuns 
sont mécontents, passe et n'écoute 



pas leur dire. — Ç'ol lo diére dé, 
c'est le d. de (au dire de) \'. 

Dîre [cHr V\. s. f. — Kndurancc. 
Fie ècoutimc è lé - di frâd, être ac- 
coutumé à la dure du (à supiiorter 
le) froid. 

Dirèctou \direktu . . M, I, P, \'\, 
s. m. — Directeur. 

Dîrèycs \({îrêy M, I, I', X, dJrî S, 
V\, s. f. pi. — Dires, rai)|)orts médi- 
sants, bavardage. Voir Dîjâycs. 

Dîri, Dîrier \dlri S, dîrye,-yœ \'\. 
V. intr. — Durer. Voir Dcurieu. 

Dîrîyes, voir Dîrèyes. 

Disète [dizet M, I, X, dizel-li:çl /'|, 
s. f. — Betterave fourragère Voir 
Lisète, Tournipe. 

Disputer \dispulc' . . M, I, P, F, 
X, dispite-dispfilç . . S, dispitç V\, v. 
tr. — Gronder. 

Djâbc [djâp S\, s. m. — Diable. 
Voir Diâle. 

Djâdine [djâdin S\, n. pr. — Ghiu- 
(line. X'oir Quiaudine. 

Djâdinètc [djâdinel .S'|, s. f. — 
Narcisse. Voir Quiaudinète. 

Djâle \djrd S\, s. m. — Diable. 
Voir Diâle. 

Djand \djâ S\, s. m. — Gland. Voir 
Guiand. 

Djane \djan S\, s. f. — (jlane. Voir 
Guiane. 

Djanè [djanç . . 5|, v. tr. — Gla- 
ner. Voir Guianer. 

Djanou \djamtS\, s. m. — Glaneur. 
Voir Guianou. 

Djâre [djar-djâr S, yâr \'|, s. m. — 
1" Jupe très solide, bleue ou rouge, 
tout coton, faite autrefois par le 
tisserand. 2. Vêtement. 

Diariate, voir Guiariate. 

Diarious [dyaryu S], adj. — Glo- 
rieux. Voir Guiarious. 

Djate \djat Ommcray|, s. f. — Kclat 
de bois. 

Djatou [djatu S\, adj. — Gluant. 
Voir Guiatou. 



DJE 



— 217 



DOC 



Djébeuchtroî [djêbcpstrçf S], n. pr. 

— GuébestrofT, vill. de l'arr. de Châ- 
teau-Salins. 

Djèce [djçs S], s. f. — Glace. Voir 
Guièce. 

Djèçon [djçsô S\, s. m. — Glaçon. 
Voir Guièçon. 

Djéneuchtroî [djênœstrof S\, n. pr. 

— GuénestrofF, vill. de l'arr. de Châ- 
teau-Salins. 

Djèrir [djenr S], v. tr. — Guérir. 
Voir Guérir. 

Djète [djçt S], s. f. — Guêtre. 
Voir Guètc. 

Djètè [djelç . . S\, v. tr. — Guetter. 
Voir Guèter. 

Djeu [djqs S\, n. pr. — Dieu. Voir 
Dieiî. 

Djeublanje [djœblàs S\, n. pr. — 
Guéblnnge, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Djeûlâd [djœlâ S], s. m. - Gueu- 
lard. Voir Gueûlâd. 

Djciilâye [djôèlàij S\, s. f. — Cri 
sauvage. Voir Gucûlâye. 

Djeûle \djœl S), s. t. — Gueule. 
Voir Gueule. 

Djeûlè [djà'lq . . S], v. intr. — 
Gueuler. Voir Gueuler. 

Djeurncu [djœrnce . . S\, s. m. — 
Grenier. Voir Gueurnîn. 

DJGurnoQyc [djcjcrnûy S\, s. f. — 
Grenouille. Voir Gueurnaye. 

DJGurnouyi [dj<x'rnui/i S\, v. intr. 

— Dissiper. Voir Gueurnaycu. 
Djeîis [djcë S], s. m. — Gueux. 

Voir Gueûs. 

DjeuvatG [djœvat S\, s. f. — Cu- 
vette. Voir Keuvate. 

Djeuvé [djœvê' . . S], s. m. — Cu- 
veau. Voir Keuvé. 

Djèyant [djçyà S\, adj. — Gluant. 
Voir Guiâyant. 

Djèzon [djçzô S], s. m. — Gazon. 
Voir Guèzon. 

DjTe Idjî(y) S], s. m. — Quille. 
Voir Gueuye. 

Djiyi [djiyi S], v. intr. — Quitter. 



Djodjîn [djçdjî V], s. m. — Jardin. 
Voir Jèdîn. 

Djonè [djonc V\, v. tr. — Glaner. 
Voir Guianer. 

Djôre [djôr S], s. f. — Gloire. Voir 
GuioiîrG. 

Djôrious [djôryii S], adj. — Glo- 
rieux. Voir Guiarious. 

Dobe [dçp M, I, P, N, dûy S, dSy 
V\, adj. — 1° Double. Fâre ~ po 
fàrc voile, faire d. pour faire volte. 
2" Double, liard ; pièce de deux cen- 
times. I n' è m' i rojc ~ , il n'a pas 
un rouge liard. 

Dobiâye [dobyây . . M, I, P, N, 
dublïnj F\, s. f. — Volée de coups. 

Dobieu [dobyœ . . M, I, P, F, N, 
dobyi-duyi S, doye V\, v. tr. — - 
1" Doubler. 2° Renforcer un atte- 
lage avec un second cheval. Je n' 
scrè monté le côte ovon mo chwïi, 
fut que f doyeiihhe, je ne peux mon- 
ter la côte avec mon cheval, il 
faut que je renforce l'attelage. 

Dobieure, voir DobiiirG. 

Dobiûrc [dobyîir M, I, P, S, dobyœr- 
dobyiir N\, s. f. — Doublure. Fin 
conte fin n' vaut ryin po le ~ , fin 
contre fin ne vaut rien pour la dou- 
blure (à trompeur, trompeur et 
demi). 

Doborer [doborêi . . M, I, P, F, 
N\, V. tr. — Maculer; salir avec in- 
tention; éclabousser. 

Dôboiî, Dôbow [dôbû Woippy, dô- 
bow N\, s. m. — Dupe. Voir Dâbô. 

Doçate [dçsat M, N, dçsçt I, dusçt 
P, F, V, dusal S], s. f. — 1» Mâche 
commune, valérianelle potagère. A 
Metz, on dit DoucètG. 2" Pomme 
douce. Voir DoucGron. 

Docemant [dçsmà M, I, P, N, dusmà 
S], adv. — Doucement. Quand-on va 
~, on va longtams, quand on va d., 
on va longtemps. 

Docètcmant [dçsqtmâ M, I, P, N], 
adv. — Tout doucement. 



DOC 

Doceûr, Doçou [dosûT-dosii . . M, 
I, P, lY), s. f. — Douceur. 

Dôdiner [dôdinëi . . }5én.|, v. tr. — 
1" Caresser. 2" v. pron. Se dandi- 
ner V. 

Dôdô |(/ô(/ô M, I, iV|, s. m. — An- 
cien corsage de femme, non ajusté. 

Dodofe \dodof M, I, P, A'|, n. pr. 

— Adolphe. 

Dodôre [dodôr M, I. P, /•', A'|, n. 
pr. — Isidore. 

Dohi, Dojier \doyi Dianc-Capclle, 
dojiic, -ijœ \'\, V. intr. — Tarder. Voir 
Dèhi. 

Dolant \dolà I, P, /•', S. V|, adj. 

— Dolent. Voir Dalant. 

Dolantè (se) [dplùlq . . I, P, S, V\, 
V. pron. — Se plaindre. Voir Da- 
lanter. 

Dôlate \dô<'l(il N], s. f. — Choucas. 
Voir Doûlate. 

Dolates [dolat N, S], s. f. pi. — 
Maladie de foie des moutons, cau- 
sée par de petits insectes. 

Dolencu \d»ln(rS\, n. ])r. - Donne- 
laj', vill. de l'arr. de Château-Salins. 

Dôler [dôlêi . . S, V|, v. intr. — 
Se déjeter, se hombcr. Se dit du hois. 
Lés piiinches es' doloitl iule è le clwloii, 
les planches se déjettent vite à la 
chaleur \'. 

Dolûre [dolfir I, P\, s. f. — Hache 
servant à tailler les pains de marc 
qui se trouvent sur le pressoir. Voir 
Barjc. 

Domèche, voir Domèhhe. 

Domèhhc {dnmçx ■ ■ gén. (diimis F)\, 
adj. — 1" l)oniestic|ué, apprivoisé. 
P'Iihé ~, coclion d. 2" Tranquille, 
calme; malade (en parlant des bêtes) 
S, V. 

Domèhhe \domçx ■ ■ M, /, P, N, S\, 
s. f. — Pomme douce. 

Domcnique [domnik gén.|, n. pr. 

— Dominique. 

Don |(/ô M, I, P. N, di S, V], art. 
déf. contracté. — Du. 



218 - 



DOR 



Donat [doria M, donn I, P\, n. yir. 

— Dornot, vill. de l'arr. de Metz. Les 
dirdes de -, les diables de D. (so- 
bri(|uet ; au IG'' siècle, il y avait, tli- 
sait-on, des sorcières). I n'ai ni' de ~ , 
il n'est |)as de 1)., il n'est pas 
généi-eux. 

Donc' |f/ôA- gén.], conj. — Donc. 

Dondâne \dôd(in . . M, I, P, A'|, 

loc. adv. — De droite et de gauche. 

Dondone [dôdon M, I, P, F, X \, s. f. 

— 1" Grosse femme. 2" Dévergondée. 
Donjeu [dôjœ . . gén. (donjj/c-tiiv 

V)\, s. m. — Danger. / n-tj è pwint 
d' - , il n'y a pas de d. (il n'est pas à 
craindre (jue). Au (/rond - que, il 
est probable que. — Ç'ot in dnnjier 
dé, c'est un d. de (c'est risquer de). 

Donjerous \dôjru . . M, I, P, N \, 
adj. — Dangereux. 

Donjier, voir Donjeu. 

Donjus |f/ô;ïi A', .S'|, n. pr. — Don- 
jeux, vill. de l'arr. de Château-Salins. 
Lés-anlodns d' ~ , les tordus de I). 
(sobriquet). 

Donot, voir Donat. 

Donquél \dùkêni, I, P, N], pron. 
intcr. — Du(piel, de (jui? 

Dons |(/ô V|, prép. — Dans. Voir 
Dans. 

Dont |(/ô VJ, s. m. — Dent. Voir 
Dant. 

Dontîre {dôtTr Y], s. f. — Dentier. 
Fusse ~ , faux d. 

Dôr [dôr S\, v. tr. — Devoir. Voir 
Deveiir. 

Dorate, Dorote \dpral S, dorpt I, 
P, F, V], s. f. — Jaune d'œuf servant 
à dorer le gâteau. Voir Darate. 

Dorâyc [doriit/ . . /, P\. s. f. — 
Sorte de galette de fromage. Voir 
Darâye. 

Doré [dorç . . I, P, F, V|, v. 
tr. — Dorer. Voir Darer. 

Dorlot \dorlo V\. s. m. — Petit 
ouvrage, petite affaire. J' li fès lor- 
tos ses ~, je lui fait toutes ses pe- 
tites affaires. 



DOR 

Dorot [dçro V], s. m. — Bruit, ta- 
page. 

Dorou [doni . . I, P, F, S, V], s. 
m. — Doreur. Voir Darou. 

Dos [dô" N, dô-dô"-dow S, dû V], 
s. m. — Dos. Voir Dous. 

Dossâd, voir Dossâye. 

Dossâye [dçsaij . . M, I, P, N], s. 
f. — 1" Charge, fardeau. J'â p'té 
'n' rude ~, j'ai porté une rude 
charge. 2" Sac de grains ou de fa- 
rine porté à dos de bête de somme. 

Dossé {dose'' M, I, P, N, dôsëi-dçsâ 
S, dosa V], s. m. — 1" Le milieu d'un 
cliamp relevé en dos d'âne, qui sert 
à l'écoulement des eaux; ramas de 
terre sur le bord d'un fossé. 2° Dos- 
seau. 

Dosse [dos M\, s. f. — Gousse 
d'ail. 

Dossieu [dosyœ . . M, I, P, F, N], 
V. tr. — Rejeter la terre au milieu 
d'un champ. Voir Andosser, Ran- 
dosseler. 

DôssÎGure, voir Doîissière. 

Dotance |f/p/(7.ç M, I, P, N, S], s. 
f. — Appréhension, crainte; doute, 
goupçon,pressentinicnt. J'(:(;i-/!-(';'('iJ,9 
~, j'en avais le pressentiment. 

Dote \dçt I, P, V], s. f. - Dette. 
Voir Date. 

Doter [dp/ë'..gén.],v. tr. — Craindre, 
redouter. / dolc l'ovréje, il craint 
l'ouvrage. V n' èveûz m' mau d' ~ , 
vous n'avez pas mal de craindre 
(vous n'avez pas seulement besoin 
de craindre). / dote le bétc d' se 
ch'mïhhe, il craint la bêle de sa 
chemise (lui-même). / dote ses ta- 
lons, il a peur de ses talons. 

Doublâye [diiblây F|, s. f. — Volée 
de coups. Voir Dobiâye. 

Douçate [diisat S, dusot I, P, F,V], 
s. f. — Mâche commune. Voir Doçatc. 

Douceron [dusrô V], s. m. — 
Pomme douce. Voir Doçate. 

Doucète [dusei lang. pop. mess.], 
s. f. — Mâche commune. Voir Doçate. 



2l9 - 



DOU 



Douci [dusi M, T, N], v. tr. — 
Rendre doux. 
Douçotc, voir Douçate. 
Doulate \dnlat M, dulçl I, P], s. f. 

— Petite douve de cuveau. 
Doûlate IdCdat M, dô''lat-drdat N], 

s. m. — Choucas. 

Doumaje [dumas F], s. m. — Dom- 
mage. Voir Dèméje. 

Doumiche \diiinis F\, adj. — Do- 
mestiqué. Voir Domèhhe. 

Douricu {diirijœ . . M, I, P, N], 
V. intr. — 1" Faire du bruit avec les 
narines en respirant une tleur ou 
une odeur. 2" Flairer. 

Dourmi [diinni F], v. intr. — Dor- 
mir. Voir Dreumîn. 

Dous [du, devant une consonne; 
du:, devant une voyelle ; dus, à la 
pause . . gén.|, adj. num. — Deux. 
Quand-i-n-è pou dous', i n-è po Irôch, 
quand il y en a pour deux, il y en 
a pour trois S. 

Dous [dû M, 1, P, F, dâ-dô" N, 
d5-dô"-dow S, dô V], s. m. — Dos. 

Dousieume | duzijœm M, P, F, N, 
duzijem I, duzTin S, du:ijem,-yœm V\, 
adj. num. — Deuxième. 

Dousîme, voir Dousieume. 

Douslevé ldul(e)vc'i . . M,/], s. m. — 
Pain dont la pâte est très peu levée. 

Doiîssière [dûsyçr P, dôsyœr, -erV], 
s. f. — Dossière. 

Douvri [duvri F], v. tr. — Ouvrir. 
Voir Devér'. 

Doiiwe, voir Doûye. 

Douyat, voir Doyat. 

Douyat, voir Doyon. 

Douyate [ duyat S, duyot F], s. f. 

— Partie du fouet qui relie la longe 
au manche. 

Doiiye [dûij F], s. f. — Doigt du 
pied. Voir Deûy. 

Doiiye [dûy M, I, P, F, N, dûw 
S], s. f. — 1" Douve de tonneau. 
Cheûr an ~ , tomber en d. (tomber 
en faiblesse, tomber comme les 
douves d'un tonneau desséché). Voir 



DOU 



— 220 — 



DR/\ 



Gondrouyc. 2» Mcrrain. 3" Douve 
(l'un fossé. 

Doûyc [druj M, I, P. S, dô"ij-driy 
N\, s. f. — Raclée. 'L è r'çu eiiiic 
fèmeûse -, il a reçu une fameuse 
raclée. 

Doûyc (</"!/ S\, adj. — Double. 
Voir Dobc. 

Douyi \(lii!ii S], v. Ir. — Doubler. 
Voir Dobieu. 

Doiâze [dûs S\, n. i)r. — Dieuze, 
bourg (le l'arr. de Cliàteau-Salins. 

Devant \dpiui V\, prcj). — Devant. 
Voir Devant. 

Dovér' [doDvr M, I, N, S\, v. tr. — 
Ouvrir. Voir Dcvér'. 

Dôwi I (/ô/i'( Ronibas], s. ni. — 
Hotte vide. 

Dôy [dôij S], s. m. — Doif^t. Voir 
Deûy. 

Doyant [doyà M, I\, adj. — Douil- 
let, sensible; délicat, chétif, fail)le. 

Doyat, voir Doyon. 

Doyat \doya M, N, dpyo I, P, doyœ- 
diiyu S, doyo V|, adj. — 1" Douillet, 
sensible. 2" Tiède. Po fCirc eune 
bâbe, i faut d' l'ân'C que n' scCit ni 
fiTÛdc ni chaude, wûs ~, pour faire 
une barbe, il faut de l'eau (|ui ne 
soit ni froide ni cliaude, mais t. 

Doyâd \doyâ V|, s. m. — Poucier. 
Voir Deuyat. 

Dôye I '/<>"// A'I, s. I'. — Raclée. 
Voir Doûyc. 

Dôye I dôy V|, adj. — Double. 
Voir Dobc. 

Dôye I (/"(/ iV|, s. f. — Douve. 
Voir Doûyc. 

Doyer \dpyi S, dpyr,-yiv V\, v. tr. 
— Doubler. Voir Dobieu. 

Doycu, voir Doyat. 

Doyon | doyô M, I, P, dnya-duya 
iV, duyu S, dpyo Y\, s. m. — 1° En- 
droit non labouré par suite de la 
maladresse de celui qui conduit 
la charrue. 2" Sillon qui n'est pas 
droit. Fûre i -, laisser échapper 
la charrue en labourant, de sorte 



que quelques mètres de sillon ne sont 
pas labourés. 

Doyon [dpyô M, I\, s. m. — 1" Du- 
rillon. 2" Bourrelet de chair, de 
firaisse. 

Doyol, voir Doyat, Doyon. 

Dôzc \dôs f4én.|, adj. nuni. — Douze. 

Dozéne, voir Dozinne. 

Dozi [dpzi M], s. m. — Douzil. 

Dôzicumc [ dôzyrym M, P, N, dô- 
zyçm I, dôzlm-dûzJm S, dûzycni, -yœm 
V\, adj. nuui. — Douzième. 

Dozinne \dpzèn M, I, dpzrn P, dn- 
zên-dpzèn \'\, s. f. — Douzaine. 

Dozomiè [dpzpmye Famille ridi- 
cule], s. m. — Percepteur des dou- 
zièmes. 

Drâchc, voir Drâhhe. 

Drague | (/;•((/>• M, \, drdk I, P, F, 
S, V], s. f. — Drof^ue ; mauvaise 
boisson. 

Draguer | drayë' . . M, N, drogç- 
drôgç . . I, P, F, S, Y\, v. tr! — 
1» Droguer. 2" v. intr. Attendre, (là- 
ner, se morfondre. Teu m' fus ~ , 
tu me fais attendre longtemps. 

Drâhate | dràyat M, N, drâfpl I, 
P\, s. f. — Petite porte à claire-voie 
placée à l'entrée de l'écurie, du 
jardin. 

Drâhë {drPifê' . . M, I, P, N |, s. m. — 
1" Morceau de pain coupé au milieu 
de la miche, sans croûte. 2" So- 
britiuet des habitants de Pagny-Goin. 

Drâhé [dniyci . . M, I. P, X, S\, s. 
m. — 1" Claie. 2" Petite porte à 
claire-voie. 

Drâhhe | dnix . . M, I, P, \, S], 
s. f. — Porte à claire-voie, à hau- 
teur d'appui, qui se met à l'entrée 
de l'écurie pour empêcher les ani- 
maux de sortir, ou bien aussi à 
l'entrée d'une allée de maison, pour 
garantir cette allée conti-e les inva- 
sions des animaux qui vaguent dans 
les rues du village. 

Drâhotc, voir Drâhate. 

Drâjatc, Drâjé.voir Drâhate, drâhd. 



DR/\ 



221 - 



DRE 



Drâji, voir Dreûji. 
Drâlieu {drcibjœ M], adj. — Drôlet. 
Drasse \dras M, N, dros I, P], s. 
m. — Poutre qui sert à un échafau- 
dage. 
Drasseû, voir Drassu. 
Drassieu [drasijœ . . M, N, S, dro- 
sye . .I,P, F, V], v. tr. — l» Dresser la 
table. Le tamje ateût drassiàije, la 
table était dressée (le repas était 
servi). 2" Verser le bouillon sur le 
pain et servir. - le teup'nâije, verser 
la potée, servir la soupe. 3" v. pron. 
Se redresser. Voir Bayon. 
Drassou, voir Drassu. 
Drassu [drasù. M, drosii I, P, drçsii 
F, drasû-drasu N, drasœ . . S, drosê 
V], s. m. — Dressoir, buffet, éta- 
gère, où l'on place la batterie de 
cuisine, plats, serviettes, verres, etc. 
Drât, Drâte, voir Dreût, Dreûtc. 
Drâti, voir Dreûti. 
Drâtîre [drâlTr V], s. f. — Droi- 
ture. Voir Dreûtûre. 

Drawyat [drawya M, N], adj. — 
Qui est à moitié gras. Voir Drowyat. 
Drâyi \dràyi . . S, drâye,-ijœ V], v. 
intr. — Trouver le temps long, être 
impatient. Èle drûye dé n' mi été 
mèriéye, elle trouve le temps long 
de ne pas être mariée V. 

Drègon [rfrçf/ôgén.J.s. m. — 1» Dra- 
gon. 2» Cerf-volant. 3» Tumeur à 
l'œil (apostème). 
Drehât, voir Drehaut. 
Drehaut [drehô M, I, P, N, drehâ- 
drehâo S, drehâ V], prép. et adv. — 
1" En haut de; en amont de. 2" Par- 
mi S, V. 

Dréhh [drêx Altilloncourt], loc. 
adv. — 1" Volontiers. 2" Sûrement. 
'L y vrè-t-i? — 'L y vrè ~, ira-t-il? 
— Il ira sûrement. 

Drèjâye [drejây . . M, I, P, N\, 
s. f. — Dragée. 

Drémâd {dremâ Y], s. m. — Dor- 
meur. Voir Dreumâd. 
Drémant, voir Dreumant. 



Drémi, voir Dreumîn. 

Drèp [dre gén.], s. m. — Drap. 
Qimnd-on-n-è fût dans V ~ , i n'è pus 
tams d' sarer lés fesses, quand on 
a fait dans le drap, il n'est plus 
temps dp serrer les fesses (il faut 
prendre ses précautions d'avance) S. 

Drèpé [drepëi . . M, I, P, N, S], s. 
m. — 1° Lange ; en général, linge pour 
les enfants. 2" Linge dans lequel on 
enveloppe le fromage pour le faire 
égoutter. 3° Voile; couverture. 

Drèpeléje [dreplês . . M, I, P, N], 
s. m. — Drapelet. 

Drèper [drqpêi M, I, P, N], v. tr. 

— Draper; habiller. / l' drèpeïit si 
beim' qii'i n'èveât m' freûd l'iiver, il 
l'habillait si bien qu'il n'avait pas 
froid l'hiver. 

Drès [dre M, I], prép. — Dès, à 
l'instant. - /' inètîn, à. le matin; 

— que, dès que; puisque. Voir Das. 
Drèssu, voir Drassu. 

Dreûji, Drcûju [drœji-drœjû I, M, 
P, N, drôji S, drâji V], prép. — A 
côté, auprès, contre, vis-à-vis, par- 
mi, le long de. J'â passé - l bous, 
j'ai passé le long du bois. 

Dreumâd Idrœinà . . M, N, S, drœ- 
mâ I, P, dremâ V], s. m. — Dormeur. 

Dreumant [drœmà M, I, P, N \, s. 
m. — Dormant (châssis portant les 
pièces qui servent à maintenir une 
fenêtre, une porte). 

Drcumante [drcfmàt M, /], s. f. — 
Meule inférieure du moulin. Voir 
Corante. 

Dreumemant [drqemmâ M], s. m. 

— Sommeil. 

Dreumîn [ drœmî . . M, /, P, N, 
durmi F, drœmi S, dremi V], v. inlr. 

— Dormir. / dreuni' corne i filiod, 
corne eune socate, il dort comme un 
sourd, comme une bûche (i doût 
corne i s'noai, il dort comme un son- 
neur F). An l'ampordrint bewï pan- 
dant qu'i dreum', on l'emporterait 
bien pendant qu'il dort (il a le som- 



DRE 



— 222 — 



DRO 



meil dur). / brave orne drciim' sus 
lés dous-arayes, un brave lionime 
dort sur les deux oreilles (il a une 
bonne conscience). L'âwe (ireiiinantc 
al pus danj'roûse ([ii l'Ciwe coranlc, 
l'eau (|ui dort est ])lus danj^ercuse 
que l'eau qui coule (il n'est pire 
eau, etc.). — Lo ma vyinl an drcmant, 
le mal vient en dormant V. 

Drcût [drœ M, I, P. F. N, drô-drO"- 
drow S, drâ V], adj. — 1" Droit. 

- bèhh, (I. bas (en bas); ~ è, dirij<é 
vers. / ril ~ è mè, il rit de moi. 

- corne i cicrje, droit comme un 
cierge. J' dreum' lo ~ , je dors 
tout droit (j'ai f,'rand sommeil). An 
sonl pus lonjjlams coucheus qu' ~ , 
on est plus longtemps couché ((uc 
d. (on est plus longtemps mort ijue 
vivant). 2" adv. Droit, tout droit 
vers, directement. 

DrcQtc [drœl M, I, P, F, N, drôl 
S, drât V], s. f. — Droite. 

Drcûti \drœli M, I, P, F, N, drôle 
. . S, drâle V], s. m. — Droitier. 

DreQtûre [drœliir M, I, P, drœlœr- 
drœliir N, drôtlr-drûlûr S, drâlîr- 
dwolir V\, s. f. — Droiture, justice. 
Je mots lojos le drïilXr woç' que fâl 
été, je mets toujours la justice où 
que faut être (où elle est de mise). 

Dreuyat Idnei/a S], adj. — Mou, 
tendre. Voir Druyat. 

Dreûyat, drciiyot {drcèija M, drwijo 
I, P\, s. m. — Jeune porc qui com- 
mence à engrais.ser. Voir Drowiat. 

Drevau |(//ti'ô M, I, P, A'|, adv. — 
1" Çà et là, par ci par là, à droite et 
à gauche. 2" prcp. A travers, par. 
/ loup hillcùl ~ V bous, un lou|) hur- 
lait par le bois. 

Drevîn-drevàs ( drçin drçvù M], 
loc. adv. — En zigzag. 

Dri, voir Dru. 

Dringuèl [drcfjçl F], s. m. — Pour- 
boire. Voir Trînguèlt'. 

Drinne | (/rc;i M\, s. m. — Merle 
draine. 



DrinsB [drcs M, I, P), s. f.— Diarrhée. 
Drinsieu [drèsiiœ . . M, I, P\,\. intr. 

— Avoir la diarrhée. 
Driyat, voir Druyat. 
Drodjèt, voir Droguèt. 
Drogué, voir Draguer. 
Droguèt [dro(/ç V, drodje S\, s. m. 

— Droguèt, grossier tissu de laine, 
de couleur bleue, préparé dans les 
Vo.sges. 

Drôji, voir Dreûji. 

Drôle, Drôlerèye, Drôlieurc, voir 
Droûle, Droûlerèyc, DroîiliGurc. 

Drosse [drgs I, P], s. f. — Poutre 
qui sert à un échafaudage. Voir 
Drasse. 

Drossé \drosc V\, s. m. — Dressoir. 
Voir Drassu. 

Drossié |(/ras//e . . I, P, F, V], v. tr. 

— Dresser la table. Voir Drassieu. 
Drossu [drosii I, P], s. m. — Dres- 
soir. Voir Drassu. 

Drôt, voir Dreût. 

Drôte, voir Dreiîte. 

Drôté \drOlë . . S\, s. m. — Droi- 
tier. Voir Dreûti. 

Drôtîre, Drotiire, voir Dreûlûre. 

DroQIat |(/;ii/(i M, X, drûlo I, P\, 
adj. — 1" Drolc. 2" Garçon éveillé; 
gaillard. 

Droûle \dnV .V, /, /', F, drô''l-dnV 
S, drôl S, V\, adj. — 1" Drôle. 2" s. 
m. Individu quelconque; homme 
méprisable. 

Droiilerèye IdrCdrêy M, I, P, drô'-l- 
rçn-dnllrçu X\, s. f. — 1" Drôlerie, 
chose drôle. 2" Grivoiserie. 

DroiîliGure [drrdywr M, drCdyer /, 
P, drC)"lyirr-drûlyœr A'|, s. f. — 
l-"cmnie de mœurs déréglées. 

Droïilot, voir Droûlat. 

Drouwancc \druu>às-drowâs M, I, 
X\, s. f. — .Se dit de ce qui est dru. 

Drowance, voir Drouwance. 

Drowieu \dron>yœ Hémilly], s. m. 

— Ivraie. 

Drouwin \druwè Vcrnéville], s. m. 

— Menteur. 



\ 



223 - 



DRO 



DYI 



Drowe [drçw I, P], s. f. — Terre 
molle. Voir Dru. 

Drowiat, Drowiot [drçwya-drawtja 
M, N, drowyo I, P], adj. — Qui est 
à moitié gras, qui commence à en- 
graisser. Se dit volontiers des jeunes 
porcs. Voir Dreûyat, Driiyat. 

Dru [drii M, I, P, N, dri-drii S, 
dri V], adj. — 1" Dru. Que hène ~, 
r'colle menu, que hène menu, r'colte 
dru, qui sème dru, récolte menu, 
qui sème menu, récolte dru. — Fém. 
Drâwe, Drôwe. 

Dru [drii M, I, P, F, N, dri-drii 
S, dri V], adj. — 1" Tendre, mou, 
veule. / tams ~ , un temps couvert, 
humide, chaud. 2" Dodu, luisant de 
graisse. 3" Bien portant V. Nos cou- 
chons sonl bié et dris, nos cochons 
sont beaux et d. (bien portants). 

Druyat, Druyot \driiija M, N, drii- 
yo I, P, F, driya-driiya S, driyo V], 
— 1" Qui est à moitié gras, qui com- 
mence à engraisser. 2" Mou, tendre, 
veule. Voir Dreuyat, Drowyat. 

Drumau [driimô M, I, P, N, S], s. 
m. — Glande thyroïde du porc. 

Du [dû M, I, P, N[, n. pr. - Dieu. 
Ne s'emploie que dans quelques 
locutions: Bé ~, bon Dieu (pardieu). 
È ~ y'sco/nande, à D. (je) vous recom- 
mande. Bwin jo, bone mit v'don ~ , 
bon jour, bonne nuit vous donne 
D. (formules de salutation). Lo bwin 
~ è l'âme de lu, le bon Dieu a son 
âme (il est mort). Fâre lo bwin ~ , 
faire le bon D., s'étaler dans la 
neige, les pieds joints et les bras 
étendus, comme un crucifié. 

Duch, voir Duhh. 

Duchieu, voir Duhhieu. 



Dudené [dûdnê' . . M, I, P], n. pr, 
— Dieudonné. 

Dudu [diidii M, N], s. f. — Bigote. 
Fâre ~, aller prier. 

Duhh [dii'i . . M, I, P, F, N, dix-diix 
S, dix V], adj. — 1° Dur. L'uver at 
~ de dous fèçons: freûd et cher, 
l'hiver est d. de deux façons : froid 
et cher. / - crètyin, un d. chrétien 
(un homme au cœur dur). 2" adv. 
Fort, avec violence. Bacheu ~ , frap- 
per fort. Le piâwe è chu ~ , la pluie 
est tombée fort. 

Dumau [diimôM, /], s. m. — Glande 
thyroïde du porc. Voir Drumau. 

Dur [diir F], s. m. — Foie. 

Durion [diiryô M, I, F, N, dœryô- 
dûryô P\, s. m. — Durillon. Awer 
dés - dans lés mins, avoir des d. 
aux mains (être actif, travailler 
beaucoup). 

Dwènc [rf(j)çn M, I, P, N, dwàn S, 
dwên Y[, s. f. — Douane. 

Devéni \dveni V\, v. intr. — De- 
venir. Voir Devenîn. 

Dwènieu [dwçiice . . gén. (dwàni 
S)[, s. m. — Douanier. 

Dwos [dwo V], prép. — Vers. Voir 
Devas. 

Dwotîre [dwotTr V[, s. f. — Droi- 
ture. Voir Dreûtiire. 

Dwoy [dwoy V], s. m. — Doigt. 
Voir Deûy. 

Dyi [dyî S\, s. f. — Quille. Voir 
Queuye. 

Dyînssieu, Dyissicu [dyîsyœ-dyisyœ 
N], V. intr. — Glisser. Voir Quyîn- 
sicu. 

Dyînssu [dyisu jV],s. m. — Glissoir. 
Voir Qyînsu. 

Dyiyi [dyiyi S], v. intr. — Ruer. 
Voir Gueuyeu. 



224 — 



EBI 



E 



È Iç gcn.], prép. — A. 
hbâbi, Èbabyi, voir Èbaubi. 
Èbahhiè, voir Èbôhhieu. 
Lbandonâye [ebàdoiiay M\, s. f. 

— Déverj^ondée. 

Èbandoner \ebàdonêi gén. (abndn- 
iw F)], V. tr. — Abandonner. 

Èbâné lebdiiC» . . M, /], adj. — 
Débraillé. Voir Dèbàné. 

Èbarji \ebarji F], adj. — Desséché. 
Voir Ambarjeu. 

Èbassieu (s') [ebasi/œ M, X], v. pr. 

— S'adresser. / se mau èbassieu, il 
s'est mal adressé. 

Èbât \ehâ . . M, I, A'], s. ni. — 
1" Arrêt. T'ninan-n-è., tenir en arrêt; 
guetter, observer. 

Èbaubi \ebôbi M, I, P, F. rbdbi- 
qbâ-'bi-dndnji S, ebàbi V\, adj. — 
Ebaubi, interloqué, interdit; ému. 

Èbauhissemant [eèô/j/snio 3/, /, P\, 
s. ni. — Ebahissemenl, surprise, 
étonnenient. 

Èbe \êp S\, s. m. — Arbre. Voir 
flrbc. 

Ébc [êp S], s. f. — Herbe. Voir 
Èrbe. 

Èb(5cé IvbcsL'i . . gén.], s. m. — 
.\be, a!|)liabct. Corne i fou (jui s'rcût 
è r ~ , eonime un Ibu qui serait h 
l'a I) e. 

Èbèchemant, voir Èbèhhemant. 

hbèchieu, voir Èbèhhieu. 

Èbèhhemant {ebeymii . . M, /, /', 
A', S, idnismù F\, s. m. — I" Abaisse- 
senient. 2" .\bjection. 

Èbèhhieu \ebey_ijiy . . M, l, P(ebiiyi/e 
Lcssy) A', abasi F, abçx'-Çbi'xi S 1, v. 



tr. — 1" Faire desecndre. 2° Abaisser; 
luiniilier. Corne tcu t'èbèhhes, mcm- 
Iionlotis, comme tu t'abaisses, mal- 
lioiileiix! 3" v. pron. -Se bai.sscr. 
La s'ia s'èbèhhe, le soleil baisse (va 
se coucher). 

Èbequieu [ebekijœ . . M, X, çbçki/e 
I, P], v. tr. — Abecquer. 

Êbèrlînguer leberlu/c' M, I, P\, v. 
intr. — .louer à ])ile ou face. 

Èbèsse \ebes M, I, P\, s. f. - PAb- 
bcsse. 2" Cerise griotte. 

Èbèle \ebet gén.|, v. tr. et intr. — 
.Vbattre. - â bôs, a. au bois (cou|ht 
du bois à la foret) V. 

Èbètèrder \çbelerdêi . . .V, /, P, 
X, balardw F, bâtarde . . S], v. Ir. 

— Abâtardir. 

Èbcurlu \cb(rrlti Af, N], adj. — É- 
bloui, aveuglé. J'èueûs los'la dans lés- 
ein/s, fan-n-dleûs lot -, j'avais le 
soleil dans les yeux, j'en étais tout 
ébloui. 

fc-beusson {çbœsô .1/, /, /'|, s. m. 

— C.oinnienccment ; ébauche. Se dit 
surtout (lu commencenicnt d'un tra- 
vail manuel. 

Èbeuticu leheli/ie . . M, I, /', A'|, 
V. Ir. — 1" Prendre pour but, pour 
point de mire. 2" ('onmicncer, entre- 
prendre. Voir Lbuter. 

Èbèyeu (s') \el>et/(f' . . gén.|, v. 
l)ron. — S'adonner. ~ «i/yi;, s'adon- 
ner au jeu. 

Èbiaker \ebtitdcê' M. ç/>//«/,ç . . /, 
/'|, V. tr. — l'oser sur un bloc. — 
l'art, pass. : Solide sur ses jambes. 



EBI 



225 — 



EBO 



Èbieukcr [fby<^kê' . . M, I, çbyokç' 
P], V. tr. — Agrafer; serrer avec 
une boucle. 

ÈbTemant [çbTymà gén.|, s. m. — 
Habillement. Pour l'homme, c'était 
anciennement une blouse, un pan- 
talon, un gilet (Coûhhat) et un bon- 
net de coton. A une cérémonie, il 
portait un habit à la française et 
un gilet avec des boutons en cuivre, 
et toujours le bonnet de coton, qui 
plus lard a été remplacé par un 
chapeau. Dans deux vers, Mory 
(Lo Bètome, 296-297) nous décrit 
l'habillement d'une paysanne du 
pays messin : 'L èveût mis s'bonat 
et se pus bêle cale, so grand mochu 
bradé et s'roje vantèrijin. Elle avait 
mis son bonnet et sa plus belle jupe, 
son grand fichu (en pointe) brodé 
et son tablier rouge. — La jupe 
était de couleurs changeantes, ten- 
dres pour les jeunes filles, plus fon- 
cées pour les femmes plus âgées ; le 
tablier était de soie. 

Èbîlc [ebîl N], adj. — Habile. Voir 
flubîle. 

Èbimcr [ebiniê' . . M, I. P, N, S], 
V. tr. — Abîmer, gâter; détruire. 

Èbiokè, voir Èbiaker, Èbieuker. 

Èbit [ebi gén.], s. m. — Habit de 
dimanche, de fête. 'L ont ètu ès-èbits, 
'l ont chivèsi lés ~ , ils ont été aux 
h., ils ont choisi les h. (ils ont été 
acheter les habits de noce, ils vont 
se marier). Ç' n'ai m' i ~ qu' fat i 
nnuinne, i lo r'père seainuml, ce 
n'est pas l'iiabit qui fait le moine, il 
le répare seulement. Lés-omes n'im- 
ment meii d' mate :ous ~ , les hom- 
mes n'aiment pas mettre leurs h. 
de dimanclie (parce qu'ils y sont 
gênés). 

Èbitant [ebilà gén.], s. m. — Ha- 
bitant. 

Èbitcr [ebilêi . . M. I, P, N, S, abi- 
tai F\, V. tr. — Habiter. 

Èbitiycr, voir Èbituer. 



Èbitûdc [çbilul M, I, P, N, çbitlt- 
ebilûl S, abint V], s. f. — Habitude. 

Èbituer [ ebit'iè' ■ ■ M, I, P, N, S, 
abitinvœ F, çbiliije,-yce V], v. tr. — 
Habituer. 

Èbiyeu \çb(i)yqe . . gén.], v. tr. — 
Habiller. / s'é fâl ~ d' le moûde don 
diàle, il s'est fait h. de la mode du 
diable (il s'est fait traiter de la belle 
manière). 

Èbohhnè [eèpx/iç/], adj. —lo Ébloui. 
2" Enrhumé du cerveau. 

Èboler [ebolêi . . M, I, P\, v. intr. — 
Accourir . Si benn qiieune vaye 
moule, lorlos lés pèranls ont coman- 
ciè é ~ , él d'vanl, an n' lés wèyinl 
jèmûs, si bien qu'une fois morte, 
tous les parents ont commencé à 
a., et avant, on ne les voyait jamais 
(Lo P'iiat Ermoneck messin, 1818). 

Èbongneu, voir Èboiâgneu. 

Èbonir [ebomr M, I, P\, v. tr. — 
Bonifier, améliorer. 

Èbordâde (è 1') [çbçrdâl . . gén.], 
loc. adv. — D'un facile abord. D'eune 
~ , tout d'un coup. 'L è v'nin toi 
d'eune ~ , il est venu tout d'un coup 
(d'un trait, en courant). 

Èborder [qbordê' . . gén. (aburdw 
F)], V. tr. et intr. — Approcher. Si 
/' èbordes, f lo casse lo néz, si tu 
approches, je te casse le nez. 'L ol 
si fier qu'on n' sèrâl V ~ , il est si 
fier qu'on ne saurait l'a. V. 

Èborifé [eborifê' . . M, I, eburiflw 
F\, adj. - ElTaré. 

Èborjeu [eborjœ . . M, I], v. tr. — 
Héberger, donner l'hospitalité. 

Èbornè', voir Èboiîner. 

Èbotcner [ebçtnê' . . M, I, P, butna' 
F, butne . . S\, v. tr. — Boutonner. 

Èboter [ebolë' . . M, I, P], v. intr. 

— Aboutir. 

Èboûgneu [ qbniiœ . . M, I, P, F, 
ebûnœ-ebônœ N, ebôni S\, v. tr. — 
Éborgner. 

Ébouler (çôuZë' . . i¥, /. P\, v. tr. 

— Renverser. 

15 



F.BO 

Èboûner Içbûnei . . .V, /, çbornê'- 
çbûnë' P, abitrna' F], v. tr. — Abor- 
ner, délimiter. Voir Ambonner. 

Èbourifla', voir Èborifé. 

Èbraké [çbrakë' M, ehroke . . /, P\, 
adj. — Se dit d'une personne à qui 
il manque des dents. 

Êbreulu \ebrœlii M, I, P, N], s. m. 
— Ne se rencontre que dans la lo- 
cution : Awcr Ics-cbrciiliis, avoir la 
berlue (n'y voir {goutte). 

Èbreuver \çbrcevêi M, I, N, çbrœnë'- 
ebroi'ç' P, (ibrovç . . S, çbrorç-obrove 
V], V. tr. — 1" Conduire à l'abreuvoir. 
2" Abreuver. / vc bcun' èbretwè ii'è m' 
besan </' minjcit, un veau bien 
abreuvé n'a i)as besoin de manger 
(veau qui tette bien, etc.). 

Èbreuvu | çbrnn'ii M, I, P, F, N, 
çbneixe . . S, obrppë V\, s. m. — 
Abreuvoir. MiDÏniifr 1rs ch'imiis è F ~ , 
mener les chevaux à l'abreuvoir. 
Voir Hubreuvu. 

Èbrevieu |t'/);ri'//(p . . ,1/, /, /'|, v. 
tr. — .Vbrogcr. 

Èbricaté | ebrikatë' . . M, N, cbri- 
kote . . [, P], adj. — Se dit des fruits 
qui sont tachés par le soleil et ont 
pris la couleur de l'abricot. A'd.s 
miraiibèles sont cbricdlâijes, nos mi- 
rabelles ont pris la couleur de l'a- 
bricot. Voir Aubricaté. 

Èbricati Içbrikali M, cbrikoli I, P. 
çbrikati-rbrikatiiif A'|, s. m. — .\bri- 
coticr. Quand' tés feuncs d' l' ~ sont 
aiiss' (]r(indi's <;»' Ics-diiiiics don rcl 
drciinnint, to rrl, i s' mniHiiic, (|uand 
les feuilles de l'a. sont aussi faraudes 
que les oreilles du loir, le loir se 
réveille. 

Lbricotè, Èbricoti, voir Èbricaté, 
Èbricati. 

Èbricoût I çbrikû M, I, ]\ çbriko- 
çbrikû N, i^briko S, V], s. m. — Abri- 
cot. Quand r~ ol an fioii, les jos et 
lés nutâijcs ont cnc mcmc lonjou, 
«piand les a. sont en Heur, les jours 
cl les nuits ont une même longueur P. 



225 — 



ECE 



Èbri-vant \çbri va M, I, P], s. m. — 
Abat-vent. 

Èbrokè, voir Èbraké. 

Èbrouti \rl>riiti M, /, I'\, adj. — 
Al)ruti. 

Èbrovè, Èbroveu, voir Èbreuver, 
Èbreuvu. 

Èbruter K'/"-"/P' . . .V, /, P, \, S\, 
v. tr. — l'ébruiter. 

Èbus |c/>('( M, I, P, A', .S'I. s. m. — 
Abus. 

ÈbQsieu Içbiiijzœ . . M, I, P, X, S\, 
V. intr. — Abuser. 

Èbutcr [çlnitê' . . M, I, P, A', çbite- 
ejnile . . S], v. intr. — 1" Mesurer la 
distance du point de départ du jeu 
au but, par ex. pour le jeu de billes; 
placer le but, commencer le jeu. 
'L c hi/in èl)iité, mâs '/ è maù Jotiwc, 
il a bien pincé le but, mais il a uial 
joué (il a bien commencé, mais il 
s'est mal pris dans la suite. 

Èca \eka-àk(ayika-ka M, AT, eko- 
(Ap-A-o I, P, F, eka-ka S, çko-ko V\, 
adv. — Encore. Èca ne s'emploie 
(|ue dans la signification : et encore. 
Lés vèclu's èca (ica) lés ch'i'aiis, les 
vaches et (encore) les chevaux. Ink 
èca Vautc, l'un et l'autre. 

Ècâbieu \ekab!i<y M, N, çki'dr.ie /, 
/', .S, ((A(i/i;<r F, çhlblç V|. v. tr. - 
.\ccabler. Ne s'ciuploie (|u'au pa.ssif. 
'Lat fonrt èc'dticn, il est très éprouvé. 

Ècalieu | rkatiirr M, ekoluç I, P, 
çkoll-ilatliiç /•', çkal!i(y-çkol!i(f-çkrdij(e 
\\ ukôlc-ckolï S, çkolue V|, s. m. — 
Kcolicr. 

Ècats |çA(i .U, A'I, s. f. pi. - Dettes. 
Fâre dés ~, faire des d. 

Èccèpter [çksçplëi . . .gén.], v. tr. 
— Accepter. 

Ècepandant (an) {cspàdà Ponloyl, 
prép. — l^endant. Voir Ancepandant. 

Ècèrtcncr [çsert(e)nê' . . gén.|, v. 
tr. — .\ssurer, mettre dans un état 
de certitude; persuader. 

Êchâdier Icsâdi/c, -//a' V), v. tr. — 
Chaulfer. 



ECH 



- 227 — 



ECH 



Èchafaud [(isafô Langenberg], s. m. • 

— Partie du grenier située au-dessus 
de l'aire de la grange. 

Èchâfi [esàfi . . S, V], v. tr. - 
ÉchaulTer. Voir Èhhaufieu. 
Èchalandéje [esalàdës M, I\, s. m. 

— Achalandage. Voir flnchalandéje. 
Èchalate \esalat M, N, qsçlçt I, P, 

V, asalat-qsalat S\, s. f. — Échalote. 

Èchâle [qsûl Vergaville], s. f. — 
Échelle. Voir Hhaule. 

Èchancieu {esàsyœ . . M, I, P], v. 
inlr. — Porter bonheur. 

Èchaucenè' [i^sôsnë' P], v. tr. — 
Chauler. Voir Anchaucener. 

Èchaufieu [qsôfijœ . . M, I, P, F], 
adj. — Constipé. Voir Èhhaufieu. 

Èchaufiîre [çsôfûr M, I, P\, s. f. 

— Constipation. Voir Èhhaufïire. 
Èchauler, voir Èhhauler. 
Èchaupou [esôpii M, I\, s. m. — 

Pouilleux. Voir Èhhaupou. 

Èchautu [çsôtû M], s. m. — Niais. 
Voir Èhhautu. 

Èchayon [esâyô . . M, I, P], s. m. 

— Morceau que l'on offre pour 
goûter. Voir Èhhâyon. 

ÈchbiGucheu [qsbyœsœ . . M, I], 
V. tr. — Ébaucher. Voir Èhhbieucheu. 

Èchcaubèle [eskôbel M\, s. m. — 
Escabeau. Voir Èhhcaubèle. 

Èchèper \esepë' . . M, I, P], v. tr. 

— Échapper. Voir Èhhèper. 
Èchèrber [eserbêi . . M,I, P\, v. tr. 

— Arracher les mauvaises herbes. 
Voir Èhhèrber. 

Èchèt \eie gén.], s. m. — Achat. 
Ècheter |e.s7ë' gén. (askv F)], v. tr. 

— Acheter. ~ conte, a. à. ~ i p'hhè 
dans r sèc, a. un cochon dans le sac 
(a. chat en poche). 

Èchetou [esta . . gén. (astoiv F)], 
s. m. — Acheteur. È bwin vandou, 
bwin ~, à bon vendeur, bon a. 
In'yè pus d'foiis ~ que d'fous vandous, 
il y a plus de fous a. que de fous 
vendeurs. 



ÈchcQ [çsœ M, I, P], adv. — Hier. 
Voir Èhheû. 

Èchevaler [esvalê' . . M, N, esvolç 
. . I, P, çsivale . . S, eswole V\, v. 
tr. — Mettre à cheval. J' m'a èch'valé 
l'pieud dans i rivin,]e me suis tourné 
le pied dans une ornière (je me suis 
foulé le pied). - Part. pass. : A 
califourchon. 

Èchevaler [çsvalë' M], v. tr. — Em- 
mêler. Voir Èhhevaler. 

Èchevalerat [esvalra M, N, qsvçlrç 
I, P, swalra S], s. m. — Arum. 

Èchevate, Èchèvète [es(e)i>at M, N, 
es(e)uot I, P, esevet-esçvot F, asavas- 
es(e)i'at S, exei'ot V], s. f. — Écheveau. 

Èchevaucheu (s') [çsvôsœ . . M, I, 
P, N], V. pron. — Se croiser. 

Èchcvi [es(e)vi M, I, P, N], v. tr. 

— Achever. Voir Rèchevi. 

Èchevolcrot, voir Èchevalerat. 

Èchèvote, voir Èchevate. 

Èchewaler, Èchewolè, voir Èche- 
valer. 

Èchèyeu [ejçyœ . . M, I, P], v. tr. 

— Essayer. Voir Èhhèycu. 

Èchi [es( M, I, P, S], s. m. — Es- 
sieu. Voir Èhhi. 

Èchiaulate [esyôlal Courcelles- 
Chaussy), s. f. — Échelle. Voir Hhau- 
late. 

Èchieuler \esyœlê' . . M, I, P\, v. 
tr. — Mettre une échelle. Voir È- 
hhieuler. 

Èchieuter (s') [esyœtê' . . M, I, P], 
v.pron. — S'asseoir. Voir Èhhieutcr. 

Èchieutu Içsycelù M, I, P], s. m. — 
Banc. Voir Èhhieutu. 

Ècholote, voir Èchalate. 

Èchmondiè {ejinôdyç I], adj. — 
Effrayé. 

Èchoder [qsodë' . . M, I, P], v. tr. 

— Assourdir. Voir Èhhoder. 
Èchofieu [çsofyœ . . M, I, P], v. 

tr. — Essouffler. Èhhofieu. 

Ècholote [esçlçt I, P, V], s. f. — 
Échalote. Voir Èchalate. 



ECU 



- 228 - 



ECO 



Èchordô' Içsordê' P\, v. tr. — As- 
sourdir. Voir Èhhodcr. 

Èchorieu lçsoni<e . . M, I, P], v. 
intr. — Ecouler indiscrètement. Voir 
Èhhorieu. 

Èchot Iç.sp V], s. m. — Laiton. 
Voir Èrchat. 

Èchtangoûnc {rxlàfjrin M, I, P\, s. 
f. — Hscarf<ot. Voir Ehlilangoûne. 

Èchtomèc', Èchtomèquer, voir Èhh- 
tomèc', Èhhtomèquer. 

Èclitotu Içslolii M, iV), s. m. — 
Eniljnrms. Voir Èhhtotu 

Èchûrancc {çsïirùs M, I, P\, s. C 
— Assunince. Voir Èhhijrance. 

Èchîjrcniant {çsûrmà M. I, P\, s. 
m. — Assurance. Voir ÈhhCiremant. 

tchûricu Içsûryœ . . M, I, /'], v. 
tr. — .Vssurcr. Voir Èhhiârieu. 

Lchûriou |eiilri/u . . .1/, /, l'\, s. 
m. — Agent d'assurance. Voir È- 
hhûriou. 

Èci, voir Ècieu. 

Lcieu [çayœ . . f^cn.). s. ni. — .\cier. 
Lo pin ovon d' ièsijer èprès tï trompe 
mi c le sope, le pain avec de l'a. 
après (mal levé) ne trcm|ic pas à 
la soupe V. 

Èclaboussi [çl^labusi F], v. tr. — 
Eclabousser. Voir Èkièbossieu. 

Ècléra', Èclôrajc, voir Èkiérieu, 
ÈkièréJG. 

Èclîse Içkiïs V\, s. f. — Écluse. 
Voir Èkiûse. 

Eco (('Âo /, P, F, V'I, adj. — Encore. 
Voir Èca. 

Ecochieu, voir Ècohhieu. 

Ècodieu, Ècodjè (s') [el^ndijie . . M, 
/, P, A', akodje-ekodje-çkodtn' . . S, 
çkordç V|, v. pron. — S'accorder, 
s'entendre. 

Ècohhieu \vkn/ji(y . . M, f, P, \\ 
akçx^ S\, V. tr. — lù-ourter, raccour- 
cir. Voir Rècohhieu. 

Ècôle IçA-ô"/ A', çkôt S, VU s. I. - 
Ecole. Voir Ècoûlc. 



Ècolè [ekolç . . I, P], v. tr. — At- 
tacher la vigne aux éehalas, avec de 
la paille. 

Ècoli, Ècoliè IçkoH F, çkolijc . . I, 
P, F, A'), s. m. — Ecolier. Voir 
ÈcalÎGu. 

Ècomance |çAtp)ntôs M, I, P, N, 
S, çkiiiôs Y], s. f. — Commencement. 

Ècomancieu \ek(o)mâsti(e . . gèn. 
(çkmôs:/c V)|, v. tr. — ("ommencer. 

Ècomôdéje \ek(o)mO"dcs S \, s. m. 

— .Acconimodage. 

Ècomôdieu, voir Ècomoûdieu. 

Ècomonce, Ècomoncicr, voir Èco- 
mance, Ècomancieu. 

ÈcomoQdant \ck(())mûdâ M, I, P, 
ekomôudà-ekpmûdà N\, adj. — Con- 
ciliant. 

Ècomoûdieu \ck(o)mridyœ . . M, I, 
P. ('Ao;;i()"(/;/a' A', (ikumudw F\, v. tr. 

— l'Accommoder, apprêter. Vtd don 
lii'iwe qii'at beun-èc'moûdieu, voilà 
du lièvre {|ui est I)ien a|)prèté. 
2" Soigner, en parlant des bctes. 
£('(( tant d' propreté, 'l ècomoûdc nus 
bêles, avec tant de propreté, elle 
soigne nos bêtes. C. H., IV, 58. 
3" Uacconinioder. 4" v. jiron. S'ac- 
commodor. s'arranger. 

Ècompègneu [ekôpciue . . M, l, P, 
A', akôpçni-çkôpeni S\, v. tr. — .Ac- 
compagner. 

Ècopcuyemant, Ècopôyemant \ekn- 
pœjimâ M, X, ekopeiinu'i I, P\, s. m. 

— Accouplement. 

Ècopieu Içkopijœ . . M, I, P, N\, 
V. tr. — 1" .\ccoupler, apparier; lier 
deux choses ensemble. '2" Atteler 
deux à deux. 

Ecôrd \ekô"r . . X, S\, s. m. — Ac- 
cord. Voir Ècoûrd. 

Ècôrdeu (s') \çkô"rdiç X], v. pron. 

— S'accorder. Voir Ècoùrder. 
Ècotanjous lekotàjii . . M, I. /', A'|, 

adj. — C.oùleux, dispendieux. 
Ecole, voir Ecotu. 
Ècolè, voir Ècotieu. 



ECO 



— 229 



Ècoticu [qkçtyœ M, çkote . . I, P, 
N, V, akote-çkotç . . S], v. tr. — 
Accoiuler, appuyer. Voir Ècotrer. 

Ècotimance, voir Ècotumance. 

Ècotrer (s') [ekotrê: . . M, I\, v. 
pron. — S'accouder, s'appuyer. Voir 
Ècotieu. 

Ècotu [çkçtii M, I, P, N, ekotœ . . 
S, çkotê V ], s. m. — Appui. Ço 
c'motè le ot si chohié qa'é féti mole 
dés-ècolés, ce pommier est si charf^é 
qu'il a fallu mettre des étais. 

Ècotumance [qkotiimàs M, I, P, N, 
akiiliimàs F, akutimâs-çkulûniàs S, 
çkittimàs V], s. f. — Coutume, ha- 
bitude. L' ~ fat l'âhance, l'habitude 
fait l'aisance (celui qui a l'hahilude 
de faire une chose la trouve facile). 

Ècotumer [çkot(ù)mêi . . M, I, N, 
çkgt(ii)inê'-çkiit{u)mç' P, akutimç-ekii- 
tûmç S, qkiitimç V\, v. tr. — Accou- 
tumer. 

Ècouchâye [ çkusài] . . M, I, N, 
çkçwsây P\, s. f. — Accouchée. 

Ècoucheûse [çkusœs M, I, N, çkow- 
sœs P\, s. f. — Accoucheuse. 

Ècouchieu [çkiisyoe . . gén. (çkçiv- 
sç-çkçwsye P, akusi F, akusi-qkiisi S)], 
V. intr. — Accoucher. 

Ècoiïhhe {ekûx Gorze],s. f. — Élan. 
Panre s'n ~ , prendre son élan. 

Ècoûle [ekûlM, I, P, ikolF, çkô'-l-çkûl 
N, akël-çkdl S, ekûl V\, s. f. — École. 

ÈcoîiHeu IçkCilycc N\, s. m. — Éco- 
lier. Voir Ècalieu. 

Lcoûrd [ çkûr M, I, P, ekôT-qkûr 
N, akôr-çkôr S\, s. m. — 1" Accord, 
entente. Bon-è., bonne entente. 
2" s. m. pi. — Accordailles, fian- 
çailles. Fâre lés ~ , faire les accor- 
dailles, les fiançailles. Voir Mèrcheu. 

Ècoiîrder (s') {çkûrdÉ' . . M, I, P, 
akiirdai F, ekôTdœ-ekûrdœ N, akçdjç 
. . S\, V. pron. — S'accorder. 

Ècoflrs [çkûr M, I, N], s. m. — Giron. 

Écoutes [çkul M, I, P, N, aku-aknl 
. . S, qku V], s. f. pi. — Écoutes. Été 
ès-è., être aux écoutes. 



ECR 

Écouter [ekutêi . . M, I, N, çkçwtç' 
P, akutai F, akulç-qkulç . . S, okiilç 
V], V. tr. — 1" Écouter. Qiiand-an- 
s - ècoulenl ans - euclis, an- s- oûyent 
souant d' Irèvés, quand on écoute 
aux portes, on entend souvent de 
travers. 2" Obéir. Dans M, I, N, on 
entend aussi Ècoutieu. 

Ècouts, voir Écoutes. 

Ècoutumance, voir Ècotumance. 

Ècoutumè [ekiitiïme . . S, çkutimç 
. . S, V\, V. tr. — Accoutumer. Voir 
Ècotumer. 

Kcouycr \çkiiye,-yœ V], v. tr. — 
1" Apostropher, rudoyer, rabrouer. 
/ m'ovéye jet di mû, mâs f l è ccouyé 
rcd'manl, il m'avait fait du mal, mais 
je l'ai repris rudement. 2" v. pron. 
Emploj'er toutes ses forces; s'arc- 
bouter. Le tière ot dihhe, fût s' ~ 
pou rayer ène troche dé c'motières, 
la terre est dure, il faut employer 
toutes ses forces pour arracher une 
touffe de pommes de terre. 

ÈcoYcr (s') [çA-pi'ë' . . M, I, N, çkç- 
vê'-çkovye P, akiww F, akovç-ekçvç 
S\, v. pron. — 1" S'accroupir, s'as- 
seoir sur ses talons. 2» Se blottir. 
Se dit aussi de la poule qui s'ac- 
croupit devant le coq pour être 
fécondée. 

Ècoviè, voir Ècover. 

Ècowchâye, Ècowchiè, Ècowtè, 
voir Ècouchâye, Ècouchieu, Écouter. 

Écraboyeu [ekriiboyœ . . M, I, P, 
N\, V. tr. — Écrabouiller, briser, 
broyer, écraser. 

Ècrache [çkras M, N, çkros I, P\, 
s. f. — 1" Agrafe, attache. 2" Ani- 
croche; accident. 

Ècracheu [ekrasœ M, N, çkrçsç I, 
P, akrçsi-ekrosi S, çkrosye,-yœ V], 
V. tr. — 1" Accrocher; suspendre. 
2" Soutirer. Po lou ~ d' qwè aler 
saper, pour leur soutirer de quoi 
aller souper. 

Écramponer [çkrâpçnê' . . M, I, P], 
V. tr. - 1» Attacher par des cram- 



ECR 

pons. 2" V. pron. Se cramponner, 
s'accrocher (Rue). 

Ècrasse |çAvo,s M, çAvps /|, s. f. — 
l?é(|iiille. Voir Crasse. 

Ècrây«u [çlcràyci; . . M, N, S, çlcrCi- 
ye . ■ I, P, V, akrâyi F], adj. — Écar- 
quillé. Se dit des yeux. 

Ècrehaler Içkrçhalc' . . M, N, i;krç- 
holç I, P, çkrçlmlç . . S \. v. tr. - 
1" Accrocher; suspendre dans un 
endroit diflicilc à atteintire. 2"p;irl. 
passé: Enchevêtré .S. Yoir/\ncrehalé. 

Ècrcuche [çkrœs Gorze|, s. f. — 
Ob.staclc. 

Ècreupè', voir Ècreupsieu. 

Ècreupsieu (s') | çkrœpsyœ M, N, 
çkrœpsyq I, ekrœpç'-rkrffpsije P, 
aknipsi F, ekrœpsi S\, v. pron. — 
S'accroupir. 

Ècrcûre [çkrœr M, I, P, N, (ikrœr 
F, (r)akrôr S], v. tr. — Accroire. 
Usité seulement à l'infinitif avec 
Fâre. / s'aii fCil ~, il s'en fait a. 

Écrire ( çkrlr . . gén.], v. tr. — 
Écrire. 

Écrit [çkri gén.], s. ni. — Écrit; 
certificat; contrat; promesse par 
écrit. Lés ~ , ç'al des nulles, tés pè- 
rales, ç'at dés fcmèles, les é., c'est 
des mâles, les paroles, c'est des fe- 
melles. Fva lés jans qii' sont francs, 
an n'ont ni' b'san d' ~ , avec les gens 
cpii sont francs, on n'a pas besoin d'é. 

Ècritôle, Ècritoûle [çkritrd M, I, P, 
çkritô"t-ekritût N, çkritôt S, V\, s. 
m. — Écritoire; encrier. Voir Rn- 
critoîîle. 

Ècrivou [ekrivii M, I], s. m. — CAcrc 
de notaire, d'avocat, d'huissier; 
comptable. On dit aussi souvent 
Ècrivin. 

Ècriycu {çkrinip . . M, I, P, ekruicv- 
çkriycf N \, s. m. — Écureuil. Voir 
Ècuron. 

Ècriyér', voir Ècriycu. 

Ècroche, voir Ècrachc. 

Ècrochè, voir Ècracheu. 



230 



EDE 

Ècrolu |('Ato/û Rombas], s. m. — 
I-jidroit marécageux. Voir Cralu. 

Ècroumi \rki-iimi M, I, N\, s. m. — 
Dormeur; se dit de quel(]u'un qui 
se réveille difiicilement. Raniniyc ti>, 
viens -, réveille-toi, vieux dormeur. 

Ècul [ekii M, I \, s. m. — lmpas.se. 
cul-de-sac. 

Ècûle \cjcfit S], s. f. — Éeuelle. 
Voir Cwélc. 

Ècurcu, voir Ècuron. 

Ècuron \ekûrô-akœrô F, (;kiirô N, 
çkiini' Juvelise, çkurô-çtsiirô-etynrô 
S, çkiirô Y], s. m. — Ecureuil. Voir 
Ècriyeu. 

Ècïisète \ekiizel M, I\, s. f. — Ac- 
cusation; dénonciation; rnpporlage. 

Ècwâhieu \çku)à-(yfr..M, N, qkwâtyr 
I, P\, V. tr. — Ajiaiser. 

Ècwâhieu lekiiniyyir X\, v. tr. — 
Eneroiser. Voir Hncwâhieu. 

Ècwâjieu, voir Ècwâhieu. 

Ècwâler (s') [çkwfUêi . . M, N, çkwâ- 
Iç . . I, P. V], V. pron. - 1" S'é- 
tendre de son long en tombant. 
2" Se dit de l'oiseau qui s'accroupit 
sur le sol en étendant ses ailes pour 
se cacher V. 

Ècwinssier (s') [çkwcsi S, çkinèsyc. 
-y(e V\, V. pron. — 1" S'accroupir. 

- dérié ène hâyc, s'accroupir der- 
rière une haie V. 2" Être au guet. 

Ècwintance [ekiuèlàs M, I, P\, s. f. 

— Liaison d'amitié. 

Ècwintieu \çkwèty<v . . gén. (akwè- 
tyi-çkii'èlyi S)\, v. tr. — 1" Familia- 
riser; apprivoiser. Se dit souvent 
des ])oules qu'on hai)itue à rester 
au poulailler. 2" v. pron. Se lier 
intimement. Se dit surtout dans un 
sens éroti(iue. 

Èdalé I <:<l(Hêi . . M, N], adj. — 
Malingre. Se dit des enfants. 

Èdèhi (s') [çdçfi S, çdojye.-yœ V], 
V. pron. — S'attarder. — Part. pass. : 
lui retard. 

Èdèlè I çdrli: V\, conj. — Néan- 
moins. Voir Dalè. 



EDE 

Èdèmûre [çàeniûr M, I, P\, s. f. — 
Entamure. 

Èdés [çrfê' M\, adv. — Toujours. 

Èdcvant-z-ér [edmzcr S\, adv. — 
Avant-hier. Voir Èvant-z-ér. 

Èdevener [ çduçnc' . . M, N], v. 
tr. — Deviner une énigme, un secret. 

Èdeveune [edvœn M, N\, s. f. — 
Devinette. 

Èdièsse, Èdjèsse \i'dijes-ç(ljes S\, 
s. f. — Pie. Voir Èguièsse. 

Èdiile, Èdjîic \çdijû-çdjfï S\, s. f. — 
Aiguille. Voir Ègûye. 

Èdmîns [ edmî . . I, P ], adj. — 
Content. 

Èdmïrieu [çdimrijœ . . gén.], v. tr. 

— Admirer. 

Èdocieu [edçsyœ . . M, I, P, N], 
V. tr. — Adoucir ; tempérer. 

Èdocihant, Èdocijant [edosifà-edo- 
sijù M, /, P, N], s. m. — Adoucis- 
sant, lénitif, sédatif, calmant. 

Èdojicr (s') [çdojye, -yœ V\, v. pron. 

— S'attarder. Voir Èdèhi. 

Èdon \çdô M, I, P\, adv. — Alors. 

— que, tandis que; lorsque. 
Èdosselèi, voir Èdossieu. 
Èdossieu [qdosyœ . . M, I, çdoslê'- 

çdosye P], v. tr. — 1° Endosser un 
champ. 2" Amasser pour s'enrichir. 
Voir Andosser. 

ÈdoQrâbe [qdûrap M, edîirâp I, P], 
adj. — Adorable. 

Èdoûrer, ÈdoiîriGu (çf/iim, çdûryœ 
. . M, I, P\, V. tr. — Adorer. 

Èdrasse [edras M, N, çdrçs I, P\, 
s. f. — Adresse (endroit où l'on 
adresse une letlre, un paquet). 

Èdrasse [edras M, N, S, çdros I, P\, 
s. f. — Adresse, dextérité. 

Èdrassiant [edrasyâ M, N, çdrosyâ 
I, P], adj. — Poli; gentil. 

Èdrassieu [edrasyqe M, N, çdrosyç 
I,P, adrçsiF, adrasi-çdrasi S, çdrosye, 
-yœ V], V. tr. — Adresser. 

Edrass(i)ou [çdras(y)u M, N, qdrç- 
s(y)u . . I, P], adj. — Adroit, habile. 



231 



EFA 

Èdrât [çdrà V], adj. — Adroit. 
Voir Èdreût. 

Èdréche, voir Èdréhhc. 

Èdréhhe IçdrC'x, ■ . N, S], loc. adv. — 
Tout de même, quand même. 

Èdreût [çdrœ M, I, P, N, adrœ F, 
adrô-çdrô S, edrâ V], adj. — Adroit, 
habile, rusé. Ç'al an-ti-èt'mant le 
l'inTre qu'on wèl si on-n-at ~, c'est 
en allumant la lumière qu'on voit 
si on est a. 'L al ~ d' se min corne 
i p'hhé d'sè quûwe, il est a. de sa 
main comme un cochon de sa 
queue. — J' n'as m' si èdrâte qu' 
nù' vivèsînc, je n' seras fére yéquc 
de ryin, je ne suis pas si adroite que 
ma voisine, je ne saurais faire qqch. 
de rien (Avricourl). 

Èdrosse, Èdrossiant, Èdrossieu, 
Èdrossiou, voir Èdrasse, Èdrassiant, 
Èdrassieu, Èdrassieu. 

Èdrôt, voir Èdreût. 

Èdu \edii M, I, P], loc. elliptique. 
— Adieu. 

Èduchieu, voir Èduhhieu. 

Èduhhieu [çdiixyœ . . M, I, P\, v. 
tr. — Endurcir. Voir flnduhhieu. 

Èfaci, voir Èfaucieu. 

Èfâfelè, voir Èlaulelcr. 

Èfahhiè (s') [çfaxyç P\, v. pron. — 
S'enfoncer ; s'alïaisser. 

Èfâtri [ejcdri S], adj. — Affamé. 
Voir Èfôtri. 

Èfâre [ç/âr M, N, efâr I, P, afër 
F, efêr S, V], s. f. - Affaire. Pwint 
tant d' ~, i n' faut m' tant d' beûre 
po i qwèrtron, pas tant d'à., il ne 
faut pas tant de beurre pour un 
quarteron (ne faites pas tant de 
façons). 

Èfâriate {çfâryat M, çfâryot I, P], 
s. f. — Petite affaire. 

Èfârieu [çfàryœ M, N, çfâryç I, P, 
çfâri . . S], adj. - Affairé. 

Èfâriote, voir Èfâriate. 

Èfaucieu [efôsyœ . . M, I, N, çfôsyç 
P, çfasi F]/\. tr.' — Effacer. 



EFH 



232 — 



EFU 



Èfaufeler | ç/o/Zê- . . M, I, P, A', 
efâ/Ie . . S, v\, V. tr. — Faufiler. 

Èfèhhi ( ç/fx' ^1. ^'- tr- — Tasser 
un sac en secouant s(in contenu. 

Èfére, voir Èfâre. 

Èfèticu [çfçlyqe ■ ■ M, I, P]. v. tr. - 
Accoutumer; apprivoiser. 

Èfiate Içfijat M. A', çfyol I, P], s. 
f. — Confiance. Voir Fiate. 

Èfiche Iç/'s gén.], s. f. — 1" Alliclie. 
2" Kpingle. 3" Ferrure en cuivre 
des anciennes armoires et com- 
modes V. 

Èficheu Içfi^ce . . gcn. (a/isi F)],\. 
tr. — Alliclier. Is vont s' fâre ~ , ils 
vont se faire a. (ils vont faire pu- 
blier leurs bans). 

Èfilè U'filç V], V. tr. — Tromper. 
/ 7i' sèt Jomvè, Ics-ûlcs l'ont ~ , il ne 
sait pa.s jouer, les autres l'ont trom]ié. 

Èfilou |ç/(/(J M, I,N], s. m. - Filou. 

Èfilouter {ç/Uiitë' . . gén.|, v. tr. — 
Filouter, escroquer, tromper. 

Èfilouterèyc [çftliilrçu M, I, P], s. 
f. — Filouterie. On dit aussi souvent 
Filouterèye. 

Èfîné [qfinc' M\, adj. — Ne se 
rencontre que dans l'expression: 
Élc cflnc, être à bout d'arguments. 

Èfionè [çfi/oiic V), v. intr. — Faii-c 
un atlVont. Voir Fion. 

Èfiont [e/'yô V\, s. m. — All'ront. 

Èfiote, voir Èfiate. 

Èfiquot K'/(Ap /', afçhn F\, s. m. — 
1" AlVuiuel, instrument cpii soutient 
l'aiguille. 2" Se dit de jaudics lon- 
gues et sèches, sans mollets F. 

Èfitiau, voir Èfutiau. 

È!lè |('/?ç V|, s. m. - Qui est af- 
famé; gourmand. 

Èfolè Içfolç I\, V. intr. — 1» Se 
fouler. 2" All'alcr. S'np|)lique, dans 
le langage des bûcherons, à une 
l)ranche abaissée. V(i/ ciinc brandir 
cfolâijc, voilà une branche abaissée. 

Èlolûre \efolnr I\, s. f. — Foulure. 

Èfondrèye Iç/ôf/m/ M, I, P, A'], 
s. f. — Réduction d'un liquide par 



la cuisson. .Si v' èvinz keumc /' bo- 
ijon, i n'ij èrvîil m' èmi lanl d' - , si 
VOUS aviez écume le bouillon, il ne 
serait pas tant réduit. 

Èfôni, voir Èfoijni. 

Èfôrâye, Èfôreu, voir Èfoûrâye, 
Èfoûrer. 

Èfornèi [qfornÇ" P], v. tr. — V.n- 
l'ourner. Voir Anfoner. 

Èfôtri I efdlri M, /, P, X, afâlvi- 
çfâtri-çfâotri S, çfâlri V], adj. — 
1" All'amé, en parlant du bétail. 
2" I--iniisé; afïaibli; mal nourri. 

Èfoulèye [çfulêy Novéanl], s. f. — 
Hernie. 

Èfoûni IçfTmi M, I, P, çfô"ni-efTini 
N\, adj. — 1» Affamé. 2» Épuisé; qui 
n'a plus de sang dans les veines; 
(]ui n'a |)lus que le souille. 

Èfoijrâye [l'/Tirâij .. M, I, P,X,ç/or(i!j- 
çlorcy S, cfiirî'ij \'\, s. f. — 1" Quan- 
tité de fourrage que l'on met en 
une fois dans le râtelier. 2" F'our- 
rage vert (jne l'on va glaner dans les 
champs, les bois et (jue l'on rap- 
|)orie par bottes ou par bottées. Voir 
Rafowrâye. 3" Brassée de céréales V. 

Èfoûrer [efûrêi . . M, I, P, N, çfô"rfv- 
çl'ûra' A'I, V. tr. — Donner à manger 
aux bêtes avant d'aller se coucher. 

Èfreker [ç/irAc' M\. v. tr. — Atti- 
rer, parer. 

Èfrérieu [çfrêryœ . . M, I. P, N. 
ofrcrci-çfirrç . . S\. v. tr. — Metirc un 
étranger au rang de frère. 

Èfrèyûre [çfreyùr M, I, P\, s. f. — 
Frayeur. 

Èfriyater, Èfriyotè [qfriyalP' . . M, 
N, l' frit/Ole . . I, P\, v. tr. — Allécher. 

Èfront Içfrô gén. (ç/'yô V)\, s. m. — 
All'ront. / prand des ~ po des rom- 
plinmnls, il prend des all'ronts pour 
des compliments. 

Èfronterèye {efnilrçy M, I, P, A'|, 
s. r. — Impudence. 

Èfruter \rfriitr' . . M, I. P\, v. tr. 
— Dégarnir un arbre de ses fruits. 

Èfuter, voir Èfuticu. 



EFU 



233 — 



EQR 



Èfutiau [efiUijô M, I, P, N, efitijô- 
efûtijô S, çfityô V], s. m. — 1" Outil 
quelconque. 2" Objet de toilette, 
ornement, parure. 'L è mins tos ses 
~, elle a mis toutes ses parures. 
3° Meuble embarrassant, souvent 
grossier. 4" Membre viril. 

ÈfutiGu [qfiilijœ . . M, I, P N, afe- 
tcv F\, V. tr. — Affubler. 'L al maii 
èfalieu, il est mal mis (il n'a pas 
(le goût pour se vêtir). 

Èfutieu \efûtijœ . . M, I, P, N, çfii- 
tç . . S\, v. inlr. — Braconner à 
l'aflùt. 

Èfwébli {efwëbli Rémilly], adj. — 
Affaibli. 

Ègalir [egarir . . M, I, P, N], v. 
Ir. — Polir. 

Eganguelè, voir Èganguieu. 

Èganguieu [egàijtjœ . . M, I, P. X, 
çgàglç . ■ S], V. tr. — 1" lîparpillcr. 
2" Répandre, ébruiter des nouvelles. 

Ègasieu [qgazyœ M, N, egozijc . . 
I, P, S\, V. tr. — 1» Accabler d'in- 
jures. 2" V. pron. S'égosiller. 

Égaler Içgatë' . . M, N], v. tr. — 
Arrêter qqn. dans la rue pour lui 
causer; faire bon accueil à qqn., 
lui faire fête; le flatter; adresser de 
bonnes paroles à qqn. que l'on ren- 
contre; agréer qqn., qqch. EgcUeïiz 
m' boquèl, acceptez la fleur que je 
vous offre. 

Ègaudir (s') [egôdîr M, I, P], v. 
pron. — Se réjouir, 

Églat \cgla M], adj. — Aigrelet. 

Ègné [çnë' M, I, P, N, anë F, çilç' 
. . S, çne V], s. m. — Agneau. / 
piat ~ don bwin Dieu, un petit a. du 
bon Dieu (un enfant plein de dou- 
ceur). Lo loup n' fût pwiiit d' ~ , le 
loup ne fait pas d'à. 

Ègnelat [enela M, N, efiçlo I, P\, 
s. m. — Agnelet. 

Ègncler [eneW . . M, I, P, N], v. 
intr. — Agneler. 

Ègnon \enô I, P, S, V], s. m. — 
Oignon. Voir Eugnon. 



ÈgobiGS [egobig M, I, egogiy P\, s. 
f. pi. — l»'Hardes, nippes. 2» Ob- 
jets à l'usage des femmes. 3° Toutes 
sortes d'ustensiles. 

Ègoguîes, voir ÈgobîGS. 

Egomicheu [egomisœ . . M, I], v. 
tr. — 1" Enjôler; abuser. 2" Sous- 
traire à qqn. par de belles paroles 
ce qu'il a de plus cher; voler avec 
adresse. Voir flngomicheu. 

Ègoniseu \egoiiizqe N], v. intr. — 
Etre à l'agonie. Voir flngoniser. 

Ègosiè, voir Ègasieu. 

Egosse [egos V], s. f. — Enveloppe 
de l'édredon. 

Ègotant [egotâ M, I, P, N], adj. 

— 1" Ragoûtant. 2" Aimable, amusant, 
agréable. 

Ègoter Içgotê' . . M, I, P], v. intr. 

— Faire le beau discoureur. 
Ègrand [cgrâ F], adj. — Debout. 

'L ot ~ sus le loge, il est debout sur 
la table. 

Ègrandieu [çgrâdgœ . . M, I, P, 
S\, V. tr. — Agrandir, élargir. 

Egranssiè (s') [çgvàsyc Gorze|, v. 
pron. — S'étirer les membres. 

Ègrâvèsse, Egrâveussc, Ègrâvisse, 
Ègrâwisse \egràvœs-çgràvis . . M, I, 
P, egrcipes I, P, egiàwisS, çgrpwisV], 
s. f. — Ecrevi.sse. Voir Grâveussc. 

Ègrèhbè [çgrexe P\, v. tr. — En- 
graisser. Voir Angrèhhieu. 

Ègrèpe [çgrçp M, I, P, N], s. f. — 
Agrafe. 

Ègrèper [egrepC-i . . M, I, P, N\, 
V. tr. — 1" Agrafer. 2" Attraper. 
3» V. pron. S'empoigner. 

Égrète [êgret M], s. f. — Aigrette. 
Poûler i ~ , porter l'a. Se dit d'un 
liomnie qui a des infortunes con- 
jugales. 

Égreté lëgrçtê' M], s. f. — Acreté. 

Ègrèyant [egreyà M, I], adj. — 
Agréable. 

Egrimancyin [egrimâsgë M\, s. m. 

— 1» Sorcier. 2" Loup-garou. Voir 
Grimancyin. 



EGR 



— 234 — 



EHE 



Ègripchcu [egripsœ M, I, P, \, 
ei/ripse . . S, Y], v. tr. — 1" Agrip- 
per, saisir, arraciier; prendre au 
passafic; escaiiioler ; chiper. J 'ii 
ègripchcii i tnohhé d'scukc, j'ai clii- 
pé un morceau de sucre. 'L (iininci- 
yale s'il onkijin po H ~ Ckiiiv, il llatle 
son oncle pour lui soutirer qqdi. 
2" Filouter, voler. 

Ègripîn Içgripî . . M, /, /'|, s. m. 

— Crocliet d'une aj^ral'e. 
Ègripou Iciiripu . . M, /. /', A'|, s. 

m. — Qui arrache ; qui chipe, qui 
vole. 

Ègripsè, voir Ègripcheu. 

Ègritcr(s*) [eçiritc' . . sén.], v. jiron. 

— Avoir le mal du pays. 

Ègrou |ç,(//"(i . ■ gén.], s. m. — Kcrou, 
pièce de métal ou de bois, percée en 
spirale, dans laquelle entre une vis. 

Ègrowissc, voir Ègrâvèsse. 

Éguc |<'A- gén.], adj. — Aigre. 

Èguèsse, voir Èguièsse. 

Èguèssicu [egesfiff ■ ■ M, I, J', A'. 
S\, V. tr. — Agacer, taquiner, jiro- 
voquer. 

ÈguÈssîn [eçiçxî M, I], s. m. — 
Durillon. 

Ègueûyeu [egœijœ . . M, I, P, X, 
çgeiiolc V|, v. tr. — 1" .Vbattre avec 
un bâton ou des pierres, par ex. des 
fruits. 2" Poursuivre à coups de 
pierres. 

Êguèyotè, voir Ègueûyeu. 

Èguiale [çgi/al M, A', eggol l, P, \'\, 
s. f. — 1" .Aiguillette. Les a. ser- 
vaient autrefois à attacher le haut- 
de-chausses au pourpoint et à fer- 
mer le corselet que portaient les 
Lorraines. On fabri(|uait des a. en 
lil d'or, de soie, en (il; on en faisait 
aussi des tresses, des nœuds, qu'on 
attachait sur les éjiaules. Les a. i)or- 
lécs aux fêtes patronales sont des 
flocs de rubans multicolores dont 
les jeunes gens se garnissent les cha- 
peaux, la poitrine, même les genoux. 
en guise de jarretière. Lesje unes 



lilles les portent fixées à leurs cor- 
sages. (Portés -, courir lésa., lutter 
à la course pour obtenir un Hoc de 
rubans comme prix. — Je nous cor 
cne bone ~, nous allons courir une 
bonne ;i. (nous allons courir un 
bon coup). Voir Livrâye. '2" Géra- 
nium. 3" Herbe Robert (plante ad- 
ventice). 

Èguiâye [cggây M, N, çgi/âu I, P, 
(im/âH l-'\, s. f. — Aiguillée, lùmc 
~ (le fié, une aiguillée de fil. 

Èguièsse \çg(y)cs M, I, P, X, agas 
F, egiiçs-çdjrs-edyçs S, çgçs V\, s. f. 

— Pie ([)asse pour un oiseau de 
mauvais présage, on l'appelle aussi 
Oûhion de moût, oiseau de mort). 
Eiiy (/'-, œil de perdrix (durillon, 
cor au pied). Voleur conic cime -, 
voleur comme une p. I bèc d' - un 
bec de p. (mauvaise langue). — Lés 

— d'Oinreu, les p. d'Ommeray, vill. de 
l'arr. de Château-Salins (sobriquet). 

Ègutncheu [egîsœ . . M, I, P, X, 

agèsi F|, v. tr. — Habiller, accoutrer. 

Èguion [çf/i/ô gén. (agyô F)], s. m. 

— 1" Aiguillon. I-n-eiirson c pyiit 
d' ~ , un hérisson a plein d'à. 2" .Af- 
front, i)ropos blessant. 

Ègûyant [çgiUjà M, /), adj. — 
Pointu. 

Ègûye \egiiy M, I, P, X, agùy- 
egfiy F, egii-edjfi-edyn S, egly V|, s. 
f. — 1" Aiguille à tricoter. 2" Bois 
taillé à quatre angles droits, qui 
sert à l'aire tourner la vis du pres- 
soir. Dans le .Saunois, c'est un bois 
(pii sert à le régler. Voir Chaucu. 

Èhâté Içhàlêi M], adj. — Pressé. 

Èhâter (s') [châle' . . M, X, çlu'ilç 
I, ]'\, V. pron. — Se hâter, se dé- 
pécher. F.hâlciiz (>' I poîi, dépêchez- 
vous un ])eu. Voir Hâter. 

Èhèrdir (s') [ehçrtiïr M, I, P\, v. 
|)ron. — S'enhardir. 

Èheurtcr |(/i<i-//ê' . . M. I, P\, v. 
tr. — Heurter. 



EHH 



— 235 — 



EHH 



Éhh \ex V], s. f. — Porte. Voir 
Euhh. 

Èhhâfûre, voir Èhhauîûre. 

Èhhâle [eyjil . . S], s. f. — Échelle. 
Voir Hhaule. 

Ehhambi [çx^'d'^ ^'1> ^'- intr. — Faire 
de grands pas. Voir rlnhambieu. 

Èhhâr (s'), voir Èhhôr. 

Èhhaudé [eyiôdc' . . M, I], adj. — 
Écliaudé. 

Èhhauîieu [fxô/j'/œ ■ ■ M, I, P, F, N, 
(iXâfi-ç-iûo/i S, çxilfye, -ijœ V], adj. — 
1» Constipé. 'L al ahhâfi corne eiine 
chèle quand' 7 è clii;i c là brése, il 
est échauH'é comme un chat quand 
il a ch .. dans la braise. 2" Désireux. 
Le verbe s'èhhaufieu s'emploie dans 
un sens erotique, surtout en parlant 
des bêtes. 

Èhhaufîire [exôfur ■ . M, I, P, 
eyfifœr-çxôfïivN, ax(lfnr-eiâfiir-exâ°ffir 
S\, s. f. — Constipation. 

Èhhaulcr [çxôlê> . . M, I, P], v. tr. 

— Mettre une échelle à la voiture. 
Èhhaupou [fxô/;ii . . M, I], s. m. — 

Pouilleux. 

Èhhautu lçxô/(ï . . M], s. m. — 
Niais. 

Èhhâyon [çxayô . . M, N, exâyô 
I, P, exaijd-qxëijô S, çxêyô V], s. m. 

— 1" Morceau que l'on oll're pour 
goûter; échantillon; petit gâteau 
que l'on mange sitôt cuit V. 2" Essai, 
tentative. 

Ehhbieucheu [çxbyoesqe . . M, I, P, 
S, abôsi F\, v. tr. — Ebaucher une 
pièce de bois. 

Èhhcaubèle [çxl^ôbql . . M, eskôbçl 
I, P], s. f. — 1» Escabeau. 2" Échelle 
double. 

Èhhelé {ex^èi . . M, I], adj. — Dé- 
solé. 

Èhhèper [çxÇPê'-ÇXÇP' ■ ■ M, çxÇPÇ 
. . I, P\, V. tr. et intr. — Échapper. 
'L è èhhèpé d'eune hèle, il l'a échap- 
pée belle. 

ÈhhèrbGr [çxçrbê' . . M, I, P], y. 
tr. — Arracher les mauvaises herbes. 



Èhheû [çxœ . . M, I, P, N, osœ F, 
axœ S, iyêr V], adv. — Hier. 

Èhheuter (s'), voir Èhhieutcr. 

Èhhevaler fçx(p)"«'c' . . M, ex(ç)i'ole 
~~. . I, P\, V. tr. — Emmêler. 

Èhhèvote \exÇL'ot V], s. f. — Éche- 
veau. Voir Èchevate. 

Èhhèyeu [exçyœ . . M, I, P, N], v. 
tr. — Essayer. 

Èhhéyon [('x'^yô V\, voir Èhhâyon. 

Èhhi Içxî . . gén. (asi F)\, s. m. — 
Essieu de voiture. Voir Ché. 'L at 
frend corne i-n-èhhi d' fé, il est froid 
comme un essieu de fer. 

Èhhieuler [çxyœlë' . . M, I, P\, v. 
tr. — Mettre une échelle à la voi- 
ture. Voir Èhhauler. 

Èhhieute (so mate) [çxyft . ■ M, I, 
N (asyœl F)\, v. intr. — S'asseoir 
(est plus usité que s'èssieuter). 

Èhhieuter (s') Içxycflè' ■ ■ M, I, P, 
N, asitw F, axulêi-çxoele-exulç . . S], 
V. pr. — S'asseoir. Eva dons chJres, 
an piennenl s' ~ è tere, avec deux 
chaises, on peut s'a. à terre. Voir 
Ehhôr. 

Èhhieutu | qxyœlii . . M, I, P, N, 
asyœlû F, axutœ . . - cyjjœtû S\, s. 
m. — Banc, siège. Voir Èssieutu. 

Èhincheu [ejicsœ . . M, I, P, N, S], 
adj. — Déhanché, ^'oir Dehinchcu. 

Èhhinè (s') [çyjnç V\, v. pron. — 
S'habiller convenablement. 

Èhhirou, voir Èhhiiriou. 

Èhhlîn [çx''^ ^']. s. m. — Bardeau, 
planchette en forme de tuile. 

Èhhoder, Èhhodi [ çxodê'-çxodi . . 
M, I, N, çxçdç'-exçrdë'-qxordi P, asur- 
di F\, V. tr. — Assourdir, rendre 
sourd par un bruit. 

Èhhoîieu [expfyy ■ ■ gén.], v. tr. — 
Essouffler. 

Èhhôr Içxôr Diane-Capelle, çxâr 
V], V. tr. — Asseoir. 

Èhhordèi, Èhhordi, voir Èhhoder. 

Èhhorieu [çxÇ''y<¥ ■ ■ M, I, P\, v. 
intr. — Prêter l'oreille, écouter clan- 
destinement. 



EHH 



236 — 



EKE 



Èhhosier (s') \çxoztje,-gœ V|, v. pron. 
— S'en lia ni ir. 

ÈhhtangoQnc [çxliinûn . . M, /, P, 
ex'f'.'/ô'i-çx'''.'/''" A'I. s. 111. — Kscar- 
gol (terme enfantin). 

Èhhtomèc' [exl?'"''!^ ■ ■ ^I> ^. ''< ^'' 
çsluma(k) /•', aslomç-eslnme S, estninç 
Y], s. ni. — 1" Estomac. 'L è s'n ~ 
dans i talon, il a son e. dans le talon 
(il a trùs faim). U c in boun-cslon- 
nuic\ i n' rand ryin, il a un bon e., 
il ne rend rien (il accepte tout, mais 
il ne donne rien). 2" Poitrine. / 
chimie bcnn', 7 (' i bon-c., il chante 
bien, il a une bonne jioitrine. 
3° Sternum du porc. 4" Gort,'e de 
femme ; en général, les organes ren- 
fermés sous la cage thoracique. 

Èhhtomèquer Içxlpmçkë' . . M, 1, 
P, iV, çstiimakw F, asloniçke-çstomçkx 
. . S, çslpmçke V], v. tr. — 1" Esto- 
maquer, surprendre, stupéfier. J'an 
sns lot èslomèqné, j'en suis tout es- 
tomaqué (tout surpris). 2" Avaler. 
3» V. pron. S'affliger. 

Êhhtotu Icyjplïi . . M, X \, s. m. — 
lùiihairas, gène, obstacle. 

ÈhhiJrance [çyjirâs . . M, I, P. A'], 
s. f. — Assurance; garantie contre 
les risques d'incendie, etc. Dc/hinci' 
al mère d' ~ , défiance est mère d'à. 
(la prudence est la mère de la sùi-eté). 

Èhhûremant \cxiirmà . . M, I \, s. 
m. — Assurance; hypothèque. 

Èhhûrieu | çyânjcf . . M, I, P, \ 
(es(rrfi(f LandrolT), axùra' F, asfiri- 
(;sfiri S\, v. Ir. — 1" Assurer, pro- 
mettre; garantir contre les risques 
d'incendie, etc. 'L èhluirc ses bêles 
èva cunc kié d' Sinl Himbé, il assure 
ses bêtes avec une clef de St-Ilubert 
(on rapporte de .St-Hubert, dans les 
Ardennes, des clefs bénites qui ga- 
rantissent de la rage). 2" Se dit aussi 
de l'ondoiement des enfants. 

hhhiïriou | exnriii . . M, I, P, \', 
asfini-iixTrn S, ç;fî'rn S], s. m. — Agent 
d'assurances. 



Èhhuter (s'), voir Èhhieuler. 

Èhhwâye [eyioâi/ . . .S'|,s. f. — Abri. 
S' maie é l' ~ . se mettre à l'abri. 
Voir Hhwâye. 

Èhîri |(7in(' S, V|, adj. — Ahuri. 
Voir flnheurieu. 

Èhonchicr |ç/iàs7/c,-(/(i' \'|. v. Ir. — 
Empoigner. Voir Anhoncheu. 

Èhôteu, Èhoiâter [ehûtëi . . M, I, P, 
ehô''lœ-ehûl(c A'|, v. tr. - Ces.scr. 

Èhoycu I ehp!i<f . . M. l, P, A'|, 
adj. — Fagoté, mal babillé. 

Èhûri \ehiiri S\, adj. — Ahuri. Voir 
flnheurieu. 

Èjaker [ejakê' . . M, X, çjpkç . . /, 
/', ajpkw F\, V. tr. — .Jucher. Se dit 
des poules lorsqu'elles .se mettent 
sur le juchoir. Nax jioijes sont èja- 
kâyes, nos iioulcs sont sur le juchoir. 

Èjancencr Içjùsnê' . . M, I, P, N, 
ajàsi F. S, (ijùs!je,-ij(e Y], v. tr. — 
1" Agencer. 2" Entre|)rendre. ~ cune 
èfâre, e. une affaire. 

Èjeque |<'.s/>t A'], prép. — Jus(|ue. 
Voir ftnjeque. 

Ejetcrassc, Èjetrossc [ejelras-eslras 
I, X, ejelrpx-eslrps J, P\, s. f. — Aclie- 
teuse. 

Èjèts Içj'ç Courcelles-Cliaussy), s. 
m. pi. — Oeillères. 

Èjokè, voir Èjaker. 

Èjolûre \ejoliir P\, s. f. — Engelure. 

— Voir Anjalïirc. 

Èjuster |(7ii.s7(-' . . M. /, P], v. tr. 

— Happrocher. 

Èkètè [ekqli; Y\, v. tr. — Uamasser, 
recueillir. 

Èkeuler [ekadc' . . M, l, P, X, akir- 
Iw F\, V. tr. — l'xuler. 

Èkeumerasse [çkieniras Landrolf |, 
s. f. — r-À-umoire. Voir Keumerassc. 

Èkcuy |(7>«7/ M, X \, s. m. — Ac- 
cueil, lùlre dés -, faire des a. (être 
accueillant, prévenant). 

Èkcuyè [ektrijç I], adj. — Qui est 
bien lancé. Se dit d'une pierre, 
d'une flèche. 



EKI 



- 237 — 



ELE 



Èkiaper [çkyapêi . . M, N, ekyçpç 
. . I, P, esklopa F, çsklope V\, v. 
tr. — Ecloper. 

Èkièbossieu [ekijebosyœ . . M, I, P, 
eklabusi F\, v. tr. — Eclabousser. 

Èkiéle [ekyel V], s. f. — Écuelle. 
Voir Cwéle. 

Èkièmèsse [çkyçmes M, I, P\, s. f. — 
Cri. 'L ont poussien eiinc groûsse ~ , 
ils ont poussé de grands cris. 

Èkiér' [ekyêr-çtsêr-çtyêr S], s. m. 
et r. — Éclair. Voir flnloîide. 

Èkièréjc [ ekyçrês . . M, I, P, V, 
e Lie ras F, çkyerês-elyerês N, ekyertês- 
çtsertcs-elyçrtës S\, s. m. — Éclairage. 

Èkièrêye [ckyerçy M, I, P, N, elyer- 
sïy S\, s. f. — Éclaircie, partie claire 
dans un ciel chargé de nuages ou 
de brume. 

Èkiérieu, Èkièrtè [ekyëryœ . . M, 
I, P, ekyêryœ-etyëryœ N, eklêrw F, 
çkyerte-çtsçrtç-etyçrle . . S], v. tr. — 
Éclairer. 

Èkilance |e/ci7às V\, s. f. — Maladie 
de la luette. On arrache trois cheveux 
du haut de la tète pour la guérir. 

Èkîle lekTl-ekùl S], s. f. — Écuelle. 
Voir Cwéle. 

Èkiiise [ekyùs M, I, P, elyîs-elyiis 
S, eklTs V\, s. f. — Écluse. Voir Ciise. 

Èlambi [e/à/7igén.],s. m. — Alambic. 

Èlangui Içlàgi M, I, P\, adj. — Fati- 
gué, épuisé. 

Èlanto(r) lelàtç(r) M, I, P, N, alàlii 
F, alàlo-elàto S, elâlo V], adv. — 
1" Alentour. 2° s. m. pi. Lés ~, les 
environs. 

Èlatant (çM/â M, N], adj. — Qui 
pousse vite. 

Èlâtieu [elàlyœ . . M, I, P\, v. tr. 
— Allaiter. 

Èlbécot [elbeko S\, n. pr. — Lu- 
bécourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Èle [e/ gén. (el-œl N), devant une 
consonne, /, devant une voyelle], 
pron. pers. — Elle. ~ bèye, e. donne. 
L an va, e. s'en va. 



Èleçon [çlsô M], s. f. — Leçon, 
An val eune bone d' ~ , en voilà 
une bonne de 1. (cela profitera)! 

Èléhh \elcx M], n- pr. — Alexis. 

Èlejir [el(e)fir M, /], v. tr. - Allé- 
ger. - ; ché, alléger une voiture, la 
rendre moins lourde. Roule queques 
piêres po ~ lo ché, ôte quelques 
pierres pour a. la voiture. 

Èlemate [elinat M, N, S, elmol I, 
P, V, almol F], s. f. — Allumette. 

Èlemègnc [çlmen gén. (elmën V)], 
n. pr. — Allemagne. 

Èlemer lel(e)më> . . gén. (al(e)mai 
F)], V. tr. — 1» Allumer. 2" Éclairer, 
illuminer. L'anloCule èl'meûl toi lo 
îj'ZeyV, l'éclair illuminait tout le village. 
Voir flnlemer. 

Èlemète [elmet M, I, P, S, emlel N, 
amçlçt V], s. f. — Omelette. Po fâre 
eune ~ i fat dés-iis, pour faire des 
omelettes, il faut des œufs (on ne 
fait rien sans rien) S. 

Èlemîn [ejmî M \. s. m. — Feu qui 
s'allume au bois et court sur le sol 
(langage des forestiers-bûcherons). 

Èlèneut, Èlènut [çlenû M, I, P, N, 
alanii F, elenœ . . S\, — l" adv. — 
De nuit, la nuit. Lés fomes èl lés 
bâcèles alint ~ au pale, les fenmies 
et les jeunes filles allaient le soir à 
la veillée. 2" s. f. Soir, nuit. 

Èlèrte [çlert gén.], adj. — Alerte, 
vif. - corne eune chète, vif comme 
un chat. 

ÈlBûdi [elœdi M, /, P, N, elœdyi S, 
elûdi V], adj. — Assommé, étourdi 
par un coup violent. Je v'iôr touwè 
noie chîn, di prémé côp, 'l éti ~ , je 
voulais tuer notre chien, du pre- 
mier coup, il était a. V. 

Èlcûhhe [elœx M, I, N], s. m. — 
Houx commun; parfois buis. 

Èleumenant [elœnimà M, I, P], s. 
m. — Éclairement. 

Elevéje [el{e)vës . . gén.], s. m. — 
Élevage. 



— 238 — 



ELE 



Èlevtn [çl(ç)vl M], s. m. — Alevin; 
petit poisson qu'on rejcltc <i:ins 
l'eau i)arce <iu'on ne peut s'en servir. 

Èlevou [<'/(<')"" • • ML'n.|, s. ni. — 
Éleveur. 

Èlèvri [çlçvri V\, s. f. — Al)ri. 
Voir Èvri. 

Èlhate {el-{(it S|, s. f. — Oseille. 
Voir Âlhate. 

Èlhé [elyc' S), s. ni. — Vase à 
vinaigre. Voir i\hhli. 

Èlîn \çlî V\, s. ni. — Alun. Voir 
Alînguièsse. 

Èliow \elyow P], adv. — Voir Èyou. 

Èljate Içljat S\, s. f. — Oseille. 
Voir Alhate. 

LIombe [l'Iôp S, V\, s. f. — Oni- 
braj^e. Voir Onrbe. 

Èlonjcu Içlôjqe . . gén. {(iloji !■', 
al(')Ji-çl(')ji S}\, v. tr. — Allonger. 

Èlonzîe \elô:î V\, s. f. — Piéee 
(le bois ([ui supjiorle le plancher de 
la voilure. Voir Lonzinne. 

Èlôrs, voir Èloûrs. 

Èloîjdi, voir Èleûdi. 

Lloûrs |('/(1;' il/, /, P, clô"r-çirir \\, 
adj. — Alors. C'est un mot français 
paloisé, on dit ordinairement Et 
bcun", è pus. 

Elouwanjier [l'hnnâjiif, -;/«■ \'|, v. 
Ir. — Faire l'éloge, vanter. 

Èlùrd Içlfirê' . . M, I, P, A'|, adj. 
— 1" Déluré; dégourdi ; expérimenté; 
adroit. /l;i-/i-oȔe -, i ii' l'iciil m' 
s'èiuiiiltircr, en homme e., Il ne veut 
pas s'aventurer. 2" Ivléganl. Voir 
Èrlûré. 

ÈlwatG {eliiHil S, çlwol V], s. (. — 
.\hniette. Voir fllwate. 

Èlwer \clwc< M\, v. tr. — Oter 
(|uei(|ue ehose avec soin pour le re- 
trouver en temps opportun. 

Èlwodot |('/(('0(/p \'|, s. m. — Kelair 
de elialeur. 

Èlwote, voir Èlwate. 

Émâbe \cntfii) . . gén.|, adj. — Ai- 
mable. 



EME 
Èmacralcr Içmahralë' 



I 



M, N], 



v. tr. — 



V. tr. — Ensorceler. 

Èmaker Içinakê' M] 
Htoiiner, surpendre. 

Èmande |<;))(// gén.), s. f. — Amende. 
Lf'.s iJi'danla pcijcnt V ~ , les |)erdants 
payent l'a. 

Èmandcmant Içmnf/nui M, I, P, A'!, 
s. 111. — Toute espèce de l'umier. 

Èmander \cmàdê> . . M, I, P, A'), 
V. tr. — 1" Amender, corriger. 2" Fu- 
mer, en parlant des terres. 3" Aug- 
iiieiitei" ou baisser le prix. 1" v. intr. 
Profiler, venir à bien. 

Èmanrieu Içniàrijœ . . M, I, P, N \, 
v. tr. — Déiiérir. 

Èmanvelcrs |(';;i(î('/c' . . M, /, onu'irlc' 
P\, n. pr. — Amanvillers, vill. de 
l'arr. de Metz. 

Èmarmiyeu \çmârmiij(v M, N], v. 
tr. — lùiierveiller. 

Èmarmosé [emàrmçzë' M], adj. — 
Barbouillé. 

Èmaulieu (s') [emôlii<e. . . M. /, P\, 
V. pron. — 1" Se bander. 2" Se 
soigner. 

Èméch, voir Èméhh. 

Èmiïhh Içmcx • ■ g'cn.], adj. — 
l''.\mer. - conw Icsicwn', a. comme 
la suie. Lcs-ômchh stml hwins /») 
ièhliloincc', les choses a. sont bonnes 
])our l'estomac. Ç'al pus - que l' cul 
don diâlr, c'est plus a. que le c . . 
du diable. '>" s. m. Fiel des ani- 
maux. Hiwûz-i'' soûrti l' ~ d' le 
frchhcurc, ave/.-vous sorti le (iel de 
la fressure"? 

Èmclète \cmli-l A'|, s. f. — Omelette. 
Voir Èlemète. 

Èmenéje |(;m;ic.s /|, s. m. — Vé- 
hicule. 

Émèi [C-mc' . . P, /•', A', .S', V], v. 
tr. — Aimer. Voir Immer. 

Èmére [çinêr .Iuville|, s. f. — .\r- 
nioire. Voir Aumâre. 

Èmerèlc \çmirl M, I, P. A'), s. f. 
— Camomille des champs. 



239 



EME 



EMW 



Èmeûbler [emœblë' M, I], v. tr. — 
Meubler. 
Èmèyer(s') [enieije, -ijœ V], v. pron. 

— S'agiter; s'irriter; s'altérer. 
Èmiater \çmijalë' . . M, N, S, çmijote 

. . /, P], V. tr. — 1" Émietter. - don 
pin dans don lacé, é. du pain dans 
du lait. 2" Écraser. 

Èmidener \emidnê> . . M, I, P, N], 
V. tr. — Amidonner. 

Èmîn [çmî M, I, N, qmi P, S, V\, 
s. m. — Ami. 

Èminiatâye Içmini/atâij M], s. f. 

— Enfant gâtée. 

Èminiater \eminijale' . . M, N, S, 
emimjote . . I, P, V], v. tr. — Ca- 
resser, dorloter; apprivoiser. 'L ènii- 
niate lés bêtes èl s'bèt lès-afants, il 
caresse les bêtes et bat les enfants. 

Èmiotè, voir Èmiater. 

Èmitieu \emitijœ . . M, I, P, N, 
emityq-emityê-çmityi S, emitije V\, 
s. f. — Amitié. 

Èmlîn (e/ji/f . . S, V], n. pr. — 
Imling, vill. de l'arr. de Sarrebourg. 

Èmohhieu {emçxyce . . M, I, P\, v. 
tr. — Piquer; ronger. Se dit des 
mouches, etc. 

Èmonicion [enwnisyô M, I, P, amo- 
liisyô F], s. f. — Munition; appro- 
visionnement. 

Èmonicion \emonisyô I], s. f. — 
Avertissement. Fcire l' ~ , faire l'a. 
(faire la cour à une jeune fille). Ç'iil'- 
lè qii' li fat r ~ , grand choCise i n'èspere 
mè, celui-là, qui lui fait la cour, 
n'espère pas grand'chose. (Famille 
ridicule, II, 15, 11). 

Èmor [enior M, I, N \, s. m. — 
Amour. Voir flmmor. 

Èmorce [emçrs gén. (àmors-qmors 
P)], s. f. — Amorce, appât. 

Èmorcieu \emorsyœ . . M, I, N, V, 
amçrsi F, S, âmorsi-emçrsi P], v. tr. 

— Amorcer. 

Èmorète \emçret M, I, P, N, emii- 
ret S], s. f. — le Amourette. 2" Lych- 



nide. 3" Partie graisseuse des intes- 
tins du porc. 

Èmorous [emoru M, N, emuru], 
s. m. —Amoureux. Voir Hmmorous. 

Èmoroisses [çmçrçis V], s. f. — 
Hémorroïdes. 

Èmorti \emorli M, I, P\, adj. — 
Un peu tiède. L'âwe n' al m chaude, 
èle n' at m' qu' èmortisse, l'eau n'est 
pas chaude, elle n'est qu'un peu 
tiède. 

Èmoteler \eniollë' . . M, I, P], v. 
tr. — Briser les mottes. 

Èmoudanhhe, Èmoudèye [emudàx, 
i^nuidèy M], s. f. — Se dit d'un vête- 
ment qui a été fait de façon à pou- 
voir être rendu plus ample. Lo 
r'chat atfâlsusl'~, le vêtement est 
fait de manière à pouvoir être rendu 
plus ample. 

Èmoû(r) [emû(;-> M, /], s. m. — Ne 
s'emploie que dans l'expression : Pèr 
~ que, attendu que, vu que. 

Èmourè (s') [emure . . I, P], v. 
pron. — S'amouracher. 

Èmourète, Èmourous, voir Èmo- 
rète, Èmorous. 

Èmoyeu [emoy(f . . M, I, P\, v. 
intr. — Être à terme. Se dit des 
vaches qui sont sur le point de vêler. 
Nate vèche va ~, notre vache va 
vêler. 

Èmûsemant \ennizmâ M, I, P, N, S\, 
s. m. — Amusement. Voir flumiîsc- 
mant. 

Èmûsètc [çnuizet M, I, P, N, S\, 
s. f. — Jouet. Voir flumûsètc. 

Èmûsieu (s') [enuizyœ . . M, I, P, 
N\, V. pron. — S'amuser. Voir Au- 
mûsieu. 

Èmûsou [emùzu M, I, N], s. m. — 
Qui aime s'amuser, qui a une vie 
déréglée. Mè feye, n' preneur i-n ~ , 
ma fille, ne prenez pas quelqu'un 
qui aime s'amuser. 

Èmwéner, voir Èmwinner. 

Èmwinner [emwënê' . . M, I, çmwë- 
nê' P, çmwênœ-emwênqe N, amwê- 



ENH 

ne-emwëne . . S, nmime V\, v. tr. — 
Amener. 

Ènat Içna M], s. m. — Aneth; anis. 

Enâye \çnât/ . . M, I, P, A\ anâi)- 

anèij F, imcii-çiiàn 'S. <'"<^V ^'|. s. I. 

— 1" Année. Dans les clicrcs ~ , i ni/ 
è itwint d'haillons, dans les chères a., 
il n'y a pas de forains léfjors (la cri- 
blurc est aussi rcchercliée (lue le 
blé). - imnloûsc, ~ de pciimcs, pie- 
pcre les haheiiiiiiis èl tés hhicuUs, 
a. venteuse, a. de pommes, jjrépaie 
tes paniers el tes échelles. - de nn- 
hates, ~ de piquette, a. de noisettes, 
a. <ic piquette. - de luihdles. - 
d'iifnnls, a. de noisettes, a. d'eniants. 

- cjotoùse, ~ de linnnse, a. gout- 
teuse (pluvieu.se), a. de lincuse (st- 
nienec de lin). - de merdihe, ~ de 
miensse, a. de iiiélilot jaune, a. de 
miel. — Anêije de linl<, anei/e de rîn, 
a. de lin, a. de rien S. Piô d'avr'i, 
haie dé mars, roséne dé met;, bèijeid 
ène bouc ènei/e, pluie d'avril, hàle 
de mars, rosée de mai donnent une 
bonne a. V. 2" Kté. È V ~ , pou t' ~ , 
en été, pour l'été. .Se dit de.s en{,'a- 
}»emenls laits pour les travaux des 
champs. Voir Tams. 

Èndèpés lende/ie V), adv. — De- 
puis. Voir Depous. 

Ène f('/i /. P, F, V], adj. iium. — 
Une. Voir Eune. 

Èné \qtu- M, I, P, X, une F\, s. 
ni. — Anneau. Voir Lènè. 

Enedreût \(yi(e)drir M, I\, adv. — 
Peut-être bien. 

Ènemîn (('/i;;!;'.)/ (Famille ridicule), 
A', àlini I, eiimi P, F, S. enemiV], 
s. m. — 1" Hnnemi. 2" Diable. 

Ènéti, Èneûtchi, Èneûtyi, voir 
Ènutieu. 

Ènéye, voir Ènâye. 

Èninti (s'), voir Ènutieu. 

Ètiiper lenipê' . . M, [. I>\. v. Ir. 
- Habiller. 

Énonce |<';i(3,sgén.), s. f. — ,\nnonce. 



240 



EPH 



Ènoncidte \eiMsiiat M, N], s. f. — 
Fête de l'Annonciation de la Sainte 
Vier!,'e, 25 mars. 

Ènoncieu (t'iô.sv/œ fjén. {aiiôsi F, 
iinûsi-enàsi S)\, v. tr. — Annoncer. 

Ènoûrme | euririn F ] , adj. — 
Enorme. 

Ènoyè |('/;o//(' P|, v. tr. — En- 
nuyer. Voir Annaycu. 

Ènut |ç;i(ï .1/, /, P, \ (tmii-enii F)], 
adv. — Aujourd'hui. Voir Aujdu. 

Ènutieu (s') \emili;(v . . M, I, P, X, 
enœtsi-enœtiji S, enêti-enèti V\, v. 
pron. — PS'anuiter. Voir flnnuticu. 
2" .Se mettre à l'ouvraj^e V. Ç'ot dès 
to niètiit qu'on s'èinnte, c'est dès le 
malin qu'on se met à l'ouvraj^e. 

Èoîirieu li^ûri/œ . . M, /), adj. — 
Qui mange à l'heure exacte. J' sus ~, 
je fais mes repas exactement à l'heure. 
Voir Oûrieu. 

Èpâgne Içpàn M, X, epâiï I, P], 
s. f. — Ki)argne. 

Èpâgneu {epâme M, I, P, F, X, S, 
V\, V. tr. — Épargner. Voir Ré- 
pâgneu. 

Èpâhieu \epàfi]œ . . M, I, P, X, 
V, apâji F, apâ-;i-epû-;i S\, v. tr. — 
.\l)aiser. Voir Rèpâhieu. 

Èpâjieu, voir Èpâhieu. 

Èpâle, voir Épaule. 

Epanre \epé'ir M. I, P, X, V, upàr 
F, iipùr-epàr S\, v. tr. — .\pi)rendre, 
étudier. / n'iuenl m' n/in-n-è., il ne 
veut rien étudier. - lo b'hinji, 
apprendre le métier de boulanger. 
~ ("' ete èpolieâre, étudier pour être 
pharmacien. An-z-èprannent los lés 
Jos, on apprend tous les jours. 

Èpanser (s') [epâsëi . . M, /, /*|, v. 
pron. — Penser; rélléchir; s'ima- 
giner. ./■ niTt beun' èpansé, je me 
suis bien imaginé. 

Èpârè, Èpârieu \epani<y . . M, l, P, 
X, iipârw F, apare-epfire . . S, epâre 
V], v. Ir. — 1" Accoupler. 2" v. 
pron. S'adjoindre un compagnon. 



EPi\ 



241 - 



EPO 



Èparô [çparô S], s. m. — Paroi. 
Voir Èpèrcû. 

Èpas \çpa S], adj. — Épais. Voir 
Pas. 

Èpassieu (s') \epasyqe M, N, eposije 
I, P, apasi-çpasiS, rçpçxi V], v. pron. 

— S'épaissir. L' siraps'èpassit, le sirop 
s'épaissit. 

Èpassou Içpasii S], s. f. — Épais- 
seur. Voir Passou. 

Épaule [epôl M, I, P, F, N, aprd- 
epâl-epâol S, epàl V], s. f. — Épaule. 

— de mouton, sorte de hache pour 
équarrir le bois. J' n'an-n-â m' pus 
sus eune ~ qu sus l'aute, je n'en 
ai pas plus sur une é. que sur l'autre 
(cela m'est indifTérent). 

Èpauri \epôTi N, S, V], v. tr. — 
Appauvrir. Voir Èpoîiri. 

Èpayate [epaijal M, N, epoijot I, 
epoijol-epmjol P\, s. f. — Appui ; 
étançon ; étal ; accoudoir. Voir 
Payate. 

Èpayc [epâij M, epay I], s. f. — Épée. 

Èpaycu [epaijœ M, N, epoye I, P, 
apoiji F], V. tr. — Appuyer; étan- 
çonner. 

Èpayou [qpaiju M, N, epoyu I], s. 
m. — Appui. 

Èpédi {epêdi V], adj. — Interloqué; 
qui ne sait où donner de la tète. 

Èpènayeu (s') [ epenàyœ. M, N, 
epenaye I, P], v. pron. — S'apprêter, 
se préparer; se bichonner. Èreïiz-v' 
byintoût fût d'u' ~ , aurez-vous bien- 
tôt fini de faire votre toilette? 

Èpèranti [cperàti M, I, P], adj. — 
Apparenté. 

ÈpèrciGûr [epqrsyœr M, I, N, apçr- 
sœr F], Y. tr. — Apercevoir. 

Èpèrcû {eperœ M, I, P, N, aparwa 
F, aparô-eparô S, eporo V], s. m. — 
Paroi ; cloison d'écurie. Voir Pèrcû. 

Èpèreiir [epqrëër M, I, P\, v. intr. 

— Apparaître. 

Èpèrfondir [epçrfôdIQ-) M, I, P, 
N, aperfôdi F\, v. tr. — Creuser, 
pénétrer. 



Èpèrtenancc [epertenâs gén. (fpçr- 
tenâs V)], s. f. — Propriété, chose 
possédée en propre. 

Èpèrvenîn {epqvvenî . . M, I, P, N], 
V. intr. — Parvenir. 

Èpetau [eptô M, I, eptô-opitô P, 
opilâ . . S], s. m. — Hôpital. Au 
bout V bout, V ~ at tolè, au bout le 
(du) bout, l'h. est là (quand on est 
à bout de ressources et qu'on devient 
malade, on peut toujours aller à Th.). 

Èpètè (s') [epetç . . S], v. pron. — 
S'efforcer. 

Èpètriyeu [qpetriyœ . . M, I, P], v. 
tr. — Emmêler. Voir flmpèteurieu. 

Èpeurnant [çpœrnà M, I, P\, adj. 

— Qui a des dispositions à apprendre. 
Èpeurnéje [epœrnês . . M, I, P], 

s. m. — Apprentissage. 

Èpcuyeu [ep{œ)yœ . . M, I, P], v. 
tr. — 1" Épier. 2" Essayer d'atteindre. 

Èpicieu [episyœ .. gén.], s. m. — Épi- 
cier. 

Èpièçou [epyesu M, I, N, epyesow 
P], s. m. — Ravaudeur. 

Èpiètir [ epyeti(r) M, I, P, N], v. 
tr. — Aplatir. 

Èpieu \epyœM],s.m. — Suggestion. 

Èpîmponer, Èpimpouna' (s') [çpîpo- 
nê' . . gén. {epèpunw F)], v. pron. — 
S'habiller avec goût, avec élégance. 

Èpinache, Èpinoche [epinas M, N, 
epinos I, P], s. f. — Épinard. 

Èpîncieu [epîsyœ . . gén.], v. tr. 

— Épincer; tailler des pavés. 
Èpite [epit S], s. f. — Épître. Les 

épîtres et les évangiles sont des 
chansons qui se chantent aux noces, 
sur la mélodie de l'épître ou de l'é- 
vangile de la messe. Les È. sont 
ordinairement une histoire de loup 
qui mange d'autres animaux, une 
chèvre ou une oie généralement. 
Les évangiles sont une énumération 
de noms de villages avec leurs sobri- 
quets. Voir Textes Patois, p. 335, etc. 
Èpoltroner [qpçltronë' . . M, I, P], 
V. intr. — S'affaisser, faiblir. 

16 



- 242 — 



EPO 



EPU 



Èporot Içporo V], s. m. — Paroi. 
Voir Èpèreû. 
Èpos \cpn V'],a(lj. — Kjiais. VoirPas. 
Èpossiè, voir Èpassicu. 
Èpossou [('imsu V\, s. m. — Epais- 
seur. Voir Passou. 

Èposter [eppstP . . M, I, P. X], v. 
tr. — Poster, mettre en observation. 
Èpotcr, voir Èpoïitcr. 
Èpoticâre {vpotikâr . . M, I, P, A', 
çpolikêr S, V], s. ni. — Pliarmacien. 
Vaut tnieits cor è l'aumârc (pi'è i ~ , 
vaut mieux courir à l'armoire que 
chez le ])harmacien. Ç'ol i coniplv 
d' ~, c'est un compte (l'apothicaire 
(c'est très cher). 

Èpotiquè I çpotlke V], v. tr. — 
H\potIu'i|uer. 

ÈpoQri [çpûri M, I, P, cpô^ri-cpûri 

\\ çpôri S, V\, V. tr. — .\ppauvrir. 

Èpoussiate, Èpoussiote \i'pmi/al M, 

X, epiisijol I, P, piislot V], s. f. — 

Époussette. 

Èpoijter, Èpourta' \ep(ri)tëi . . M. 
/, ]\ rpnrtw F, epln' A', up(o)l('- 
(ipolijç - apulijç - apaise - apnke - ep(o)tç 
. . S, opuh'-oputse-ppiiliiç Y], v. tr. — 
.\pporler. 
Èpouyote, voir Èpayate. 
Èpovante leppi'àt M, I, P, N, apii- 
l'àt F, appoàt-apiwàl-çppi'àl S\, s. f. 
— Epouvante. Voir Povante. 

Èpovanter \eppitàlê' . . M. A P, X, 
apiivàtw F, apovàlç-apiii'àlç-çimi'ùlç 
S\, V. tr. - Epouvanter. 

Èpowè Içppioe V\, adj. — 1" Qui 
a peur, qui est effrayé. 2" Emer- 
veille ; stupéfait. 

Èpowtau Ifppiolô /'I, s. m. — Epou- 
vantai). Voir Ampawtau. 

Èpoyè |<7'o.'/<' /, /'|, V. tr. — .\p- 
puyer. Voir Èpayeu. 

Èpoyon, Èpoyote, Êpoyou I <'/'?.'/<' 
P, cppiipl /, /', V point I\, s. m. — 
.\ppui. Voir Èpayou. 

Èpracheu \vpriisw M, X, çpipsc I, 
P, aprçsi F, aprosi-çprpiii S, çprosijc 
V], V. tr. et intr. — .Viijirocher. 



~ i-n-ome, a. un homme (avoir des 
raiiports sexuels avec lui). 

Èprantisséjc | epràliscs . . gén. 
(apràliscx-çpràliscs S)], s. m. — .\]t- 
prcntissa,ne. Voir Èprenéjc. 

Èprater (s') \epratëi . . M, N, çprote 
. . I, P, V, aprate-eprale . . S], \. 
pron. — 1" S'apprêter, se préparer. 
2" S'habiller les jours fériés, pour 
une cérémonie. Fpraleûz i>' po (ilrr 
è le masse, habillez-vous pour aller 
à la messe. Voir Èprcter. 

Èprenéjc \cprencs I\, s. m. — Ap- 
|)rentissa,t!e. 

Èprès [eprç gén. (apre-epre S)\, 
prcp. — Après. - l'aoïit, a. l'août 
(en automne). 

Èprès-demin \epre dmê gén. (çprç 
(linê- P. eprç dmê F)), s. m. — Après- 
demain. 

Èprès moût que | epre mu kç il, 
I], conj. — A cause que. 

Èprès-nonne | eprç non M, I. P, 
epre mmi X\, s. m. — Ai)rès-midi. 

Èpreter [eprçlê' . . M. X\, v. tr. — 
Apprêter, préparer. Voir Èprater. 

Èprochè, Èprochiè, voir Èpracheu. 

Èprotè Içprplç . . I, P, V|, v. tr. 

— Apprêter. Voir Èprater. 
Èprove I eprof .1/, /, /' I. s. f. - 

1" Épreuve. Si l'ciis n' meu crèijenz 
m' sus pèrale, malcû: m' è l' ~ , si 
vous ne me croyez pas sur parole, 
nietlez-moi à l'é. T Échantillon. 

Èprover {eproi'ê' . . gén. (aprove- 
eprpi'ç . . S)\, v. tr. - Essayer. .i;i- 
n-èprot>anl m' feusi, 'l è pâté anlcur 
mes deûiis sans m' fâre de mau, en 
essayant mon fusil, il a éclaté entre 
mes doigts sans me faire de mal. 
/ n'è m' èproi'é de l'hlnlre, il n'a pas 
essayé de le suivre. 

Èprovicu \çproi>!i<y ■ ■ ^1- '!• ^- '"■ 

— Épervier (oiseau et lilet). 
Èpsatc, Èpsote \epsat S. epspt \'\, 

s. f. — Erayeur. 

Èpucheu \epus<}' ■ • -W, /], v. tr. — 
Éplucher. 



EPU 

Èpûhieu Içpû-fyœ . . M, I, P, N, 
S], V. tr. — Épuiser, mettre à sec. 

Èpûjieu, voir Èpïihieu. 

Èpwèsè [epwe:e V], v. tr. — Ap- 
privoiser. 

Èpwintieu [epwêtijce . . M, I, P, N], 
V. tr. — Tailler en pointe. 

Èquawer [ekawë'-ekowe' . . M, N, 
çkçwe . . I, P, akçwœ F], v. tr. — 
1" Attacher par la queue. Èquâwe 
tés ch'vaiis, l'èrés pus âhieu d'iés 
mwinner, attache tes chevaux par 
la queue, tu auras plus aisé de les 
mener. 2" Couper la queue. 

Éque [êk S, V], pron. ind. — Quel- 
que chose. Voir Âque. 

Èquèrer [ekerê- . . M, I], v. tr. — 
Equarrir. 

Èquèti \eketi M], v. tr. — Acquérir. 
Voir Teuhon. 

Èquiter [ekitêi . . M, I, P, N], v. 
tr. — Acquitter. 

Èquowè, voir Èquawer. 

Êr' [êr V], s. m. — Air. Voir Rr. 

Êr' [êr V], s. f. — Petit espace de 
terre plus long que large. Voir Èrîe. 

Èrâkiè [erâki/e Corny], v. tr. — 
Piocher. Voir Râkieu. 

Èran [erâ gén.], s. m. — Toit à 
porcs, réduit à porcs. Voir Pohhé, 
Ran. 

Èrandrèle [eràdrel S\, s. f. — Hi- 
rondelle. Voir ftlondrèle. 

Èranè \erane I], adj. — Amaigri. 

Èranjemants \erâjmà gén. (çràjinô 
V)], s. m. pi. — Accordailles. 'L ont 
Je fèt lês-èranj" monts, is s'mèrlront 
bijintôt, ils ont déjà fait les accor- 
dailles, ils se marieront bientôt V. 

Èranjeu [çrà/œ . . M, I, P, A^ V, 
aràji F, arâji-eràji S], v. tr. — Ar- 
ranger. 

Èrankeuye [eràkcfij M, N\, s. f. — 
Filet à poissons. 

Èranteîile, Èrantôle \eràtœl M, I, 
P, N, arùtœl-aràtwal F, aràtôl-erà- 
tôl S, erètâl V\, s. f. — Toile d'a- 
raignée. 



243 — 



ERB 



Èraye [eray S], s. f. — Oreille. Voir 
flrayc. 

Èrayeu [eragœ . . M, I, P, N], v, 
tr. — Enrayer; ralentir la vitesse 
d'une voiture au moyen du frein mé- 
canique. Voir flnraycu, Sarer. 

Èrayu [ermjti M, N, eroijû I, P], 
s. m. — Frein mécanique. Voir fln- 
rayu, Sarciî. 

Èrbauvèle [erbôvel M, I, P], n. pr. 
— Libaville, ferme située prés d'An- 
tilly, arr. de Metz. 

Èrbâye [erbâij M], s. f. — Herbe; 
herbage; verdure. 

Èrbe [erp M, I, P, F, N, ëp-erp S, 
ijep V], s. f. — Herbe. ~ aus-ânes, 
onagraire bisannuelle. ~ au chante, 
h. au chantre (sisymbre). - au chèr- 
panti, h. au charpentier (mille-feuil- 
les). ~ ans chètes, h. aux chats (né- 
péta). (Les chats aiment à se frotter 
à cette plante). ~ aus-ècus, lysi- 
machie nummulaire. " ans gouteûs, 
h. aux goutteux (aigopode des gout- 
teux). - ans gueus, h. aux gueux (clé- 
matite). - au jau, h. au coq (bal- 
samine). - cm Iclcé, h. au lait (col- 
chique). - au véhh, h. au ver (tané- 
sie, absinthe). ~ è coupèsse, h. à 
coupure, joubarbe (espèce de sedum 
qui pousse sur les toits). ~ d'èhhto- 
mèc', h. d'estomac (armoise). - de 
Sinte Barbe, barbarea. ~ de Sint 
Jaques, séneçon jacobée. ~ de Sint 
Cristofe, actaea à épis. - don poûre 
orne, h. du pauvre homme (gratiole). 
~ rfe tintou, h. de teinturier (genêt). 
~ de p'hhé. h. de cochon (h. traî- 
nante, verte-rouge, qui pousse dans 
les près). ~ è jaunieu, h. à jaunir 
(gaude). ~ è Robert ou fiârcmte, gé- 
ranium rouge. — Yèbe de çant-ècus, 
h. de cent écus (centaurée) V. Le 
mauvâse ~ crat o'ianti, la mauvaise 
h. croît volontiers. L'~ que n'vaut 
rgin crat tojos èsséz, l'h. qui ne vaut 
rien croît toujours assez. / n' faut m' 
mate sus ses deûgs qu V ~ qu'an cona- 



ERB 



- 244 - 



ERE 



hhent, il ne faut mcltrc sur ses doigts 
que l'h. qu'on connait (il ne faut 
agir qu'en connaissance de cause). 
Qiiad r ~ pûrit, iuwitmc se ninjaiic, 
quand l'h. pourrit, l'avoine se réjouit. 
— Lo Chili niinje l'ièhc, ç'ol sine dé piô, 
le chien mange Th., c'est signe de 
pluie V. 

Èrbe [erp S\, s. m. — .\rbre. Voir 
i\rbc. 

Èrbéje {erbês . . M, I, P, X\, s. 
m. — Simples (plantes médicinales'). 
Èrbelatc [erbehil-erbulçt M, erbelel 
\\ arbplçi V], s. f. — Arbalète. Jctn, 
Jan, lire au flanc, (Ire è ièrbehilc, 
t'crés (les luihates, Jean, Jean, tire 
au flanc, tire à l'a., lu auras des 
noisettes (vieille chanson). 

Èrber \qrbc- . . M, I, P, \\, \. tr. - 
.\rracher les herbes avec les mains. 
Èrblre \çrblr il, I, P|, s. f. — Femme 
qui récolte des herbes médicinales 
pour les vendre. 
Èrbolète, voir Èrbelate. 
hrborisse [erboris M, I\, s. m. — 
Herboriste. 

Èrbousieu {erbuzijœ . . M, I], v. 
intr. — Herboriser. 

hrcanci [çrkàsi il, X\, n. pr. — 
Argancy, vill. de l'arr. de Metz. 

Èrcénon [ersenô V\, s. m. — Colla- 
tion après dîner. Voir Rcccunon. 

Èrchat \ersa M, N, S, erso I, P, 
V], s. m. — 1" Laiton. Fi d~, lil 
d'archal ; fd de fer. / n' lijinl pus sus 
ses fis d' ~ , il ne tient plus sur ses 
fds d'archal (il a les jambes longues 
et llueltes, il n'est pas .solide). 

Èrchals|t'r.sn,V], s. m. pi. — Baguet- 
tes (pii forment arceau au-dessus 
(lu berceau; on les recouvre il'un 
riiieau jjour préserver l'enfant des 
rayons du soleil. 

Èrchetèque \ersçlck il. I, P\. s. m. 
— .\rchiteete. 

Èrchîre \crsîr il\, s. f. — Ouver- 
ture prati(iuée dans une tour; elle 
servait aux arquebusiers, etc. 



Èrchol, voir Èrchat. 
Èrcoder {çrkndc' . . il, I, P], v. tr. 
— Haccorder, joindre parun raccord. 
Èrcoudè \çrl;udçV\, v. tr. — Donner 
des conseils; faire la leçon. Lo Fan- 
fan é èli Icnui'in, nuis i n' è m' dit 
tout ç' (ju'i sèuéye, on rovci/e èrcoudè, 
le François a été témoin, mais il 
n'a pas dit tout ce (pi'il savait, on 
lui avait fait la leçon V. 

Èrdéncs, Èrdinncs \erdcn il, I, çr- 
dcn P, çrdcn-erdên X, ardcn S, V], 
n. pr. — .\rdcnnes (le vent du Nord). 
Lo vaut dcs-Frdinnes, 
Çat i inmt d'urinnes, 
Le vent des .\rdennes, c'est un vent 
de graines. 

Lo oani d'Ardenc 
I Fût don bijin un Loûrene 

Quand lo bié f/réne. 
Le vent d'Ardcnnes fait du bien en 
LorrainequandIeblégrainetDcstry). 
Quand' IWi-dcne ot bârèi, 
I piciil d'mci. 
Quand l'Ardcnne est barrée (quand 
le ciel est couvert de nuages au 
Nord), il pleut demain P. 

Èrdwésc [vrdwês gén.], s. m. et f. 
— .Xrdoisc. 

ÈrechéhhG Içrsêx V|, s. f. - Pièce 
de bois de neuf à douze pouces d'é- 
quarrissage. 

Èrècheu [eresœ 
arasi F\, v. tr. - 
Râyeu. 

Èrèchou-de-dants {eresuddà . . il, 
/, P, X, S\. s. m. — - .\rracheur de 
dents, dentiste. 

Èrègnc, Èrègnéye, ÈrègnTc, voir 
Èreugne. 

Èrègnote, voir Èreugnatc. 
Èrèjè Içrçjç P\. v. inlr. - Knrager. 
Voir flnrèjeu. 

Èrenè' \çrnc- P], adj. - Mal bâti. 
Voir Anrcné. 

Ères \cr S, V\, s. f. pi. — Arrhes. 
Voir Ares. 



. il, /, P, X, S, 
.\rrachcr. Voir 



ERE 



^ 245 - 



ERI 



Èréte [erêl gén. (erêt-erèt Y)], s. f. 

— 1" Arête. Ç'at imnr'di, an minjent 
dés ~, c'est vendredi, on mange des 
a. (du poisson, on mange maigre). 
2" Cliutes du chanvre qu'on brise V. 

Èrèter [çretê' . . gén.|, v. tr. et intr. 

— Arrêter. Lés nuls et lésjos èrètent, 
les nuits et les jours arrêtent (c'est 
l'équinoxe). 

Èrèts Içre Buc.|, s. m. pi. — Arrêts, 
saisie d'une personne. Eté mtns ans 
~, être mis aux a. (en prison). 

Èreugnate Içrœnnt M, X, erçr'ipt I, 
P\, s. f. — Petite araignée. 

Èreugne [çrœn M, erçil I. P, arcn 
F, çrçn-vrœn N, erçn-erenï(y)-Ç''Ç''iêy 
S, çrçiiî V], s. f. — Araignée. Faii- 
chen corne enne ~ , fâché comme une 
a. C(i/i(/'-, dragées de dernier choix. 

Èrgater [çrgatë' . . M, N, ergote 
. . I, P\, V. intr. — Discuter, rai- 
sonner, batailler. 

Èrgautine [ergôtin M, I, P\, s. f. 

— Pré où les oies vont pâturer. 
Èrgô [ergô V], s. m. — Excuse 

que l'on fait pour se tirer d'em- 
barras. 

Èrgôlissc [çrgôlis M, I, P, arkôlis- 
erkçlûs S], s. f. — Réglisse. Voir Re- 
gôlisse. 

Èrguegneu [çrgence . . M, /], v. 
tr. — Agacer. 

Èrguèrâde [ çryerut M, ergerût I, 
P, çrgqrat-esgçrïit N], s. f. — 1" Al- 
garade. 2« Saut. 3» Déclaration; 
preuve. Chèque instant, d' m' èmoûr 
v' èrinz dés ~ , chaque instant, de 
mon amour vous auriez des preu- 
ves C. H., I, 77. 4o Ébat. 

Èrguion [çrgijô M, I, P], s. m. — 
Aiguillon; ardillon. 

Èrhayc, Èrhâye | erhây-erhây S, 
çrhây V], s. f. — 1» Érable. 2" Chèvre- 
feuille V. 

Èrhaye [eryay V], s. f. — Lézard. 
Voir Alhaye. 

Èriâye [çryây .. S], s. f. — Aire. 
Voir Are. 



Èrïe [erly-ariy S, êr V], s. f. — 
1" Plate-bande. 2° Partie du champ 
plus longue que large. 

Èriére \eryer V], interj. — Marque 
l'étonnement, une surprise désa- 
gréable; s'emploie dans le sens de: 
tiens! 

Èriérèyes [çryêrëy M], s. f. pi. — 
Arrérages. 

Èrieu [eryœ . . gén.|, adv. — Ar- 
rière. An-n-è., en arrière ! 

Èriéye | çrycy S], s. f. — Aire. 
Voir Are. 

Èrincot [erèko M, I, P, N], n. pr. 

— Arraincourt, vill. de l'arr. de 
Boulay. 

Èrindréle Içrèdrêl V], s. f. — Hi- 
rondelle. Voir fllondrèle. 

Èrinnant | erènà M, /], adj. — 
D'humeur facile; gentil, aimable. 

Èrintàle [çrètCd V], s. f. — Arai- 
gnée. Voir Èranteûle. 

Èrinte [ erèt V], s. f. — Arête. 
Voir Èréte. 

Èrinte (È tote) [erèt M, /], loc. 
adv. — A tout instant. 

Èritanse [çritàs V], s. f. — Héri- 
tage. Voir Ëritéjc. 

Èritché, voir Èritieu. 

Èritéje [critês . . gén.], s. m. — 
Héritage. Le grande fènnye et le 
fortune sont dés ~ hyin di/éranls, la 
grande famille et la fortune sont 
des h. bien différents. 

Èrilement {eritmà M, I\, s. m. — 
Héritage, action d'hériter. 

Èritieu [çritycp . . M, 1, P, F, N, S, 
çritse-qritye V], s. m. — Héritier. 
Qu'i riche ~ seul auss' peut qui 
sînje, i treuv'rè tojos eune fome, 
qu'un riche h. soit aussi laid qu'un 
singe, il trouvera toujours une 
femme S. 

Èrivâye [erivày . . M, I, P, N, S], 
s. f. — Arrivée. 

Èrivéje [çrivëS V], s. m. — Bord. 

- di bas, b., lisière du bois. 



— 246 - 



ERI 



ERS 



ÈrÎYCr \erii>êi . . gén.], v. intr. — 
Arriver. ErTvc que piante, arrive 
qui plante (arrive ce qui pourra). 

Èrjant [çrjâ M, I, P, N, arjà F, 
arjù-çrjci S, orjn V\, s. m. cl 1'. — 
Argent. Vas ~ , vos a. (votre argent). 
J'o cuver d' r~ d'vanl swè, i faut an 
mate de coté, pour avoir de l'argent 
devant soi, il faut en niellrc de côte. 
I-n-ome sans ~ , ç'al i hcdi sans tropr, 
un homme sans a., c'est un berger 
sans troupeau. L' - /(' charche que 
r ~ , l'a. ne cherche que l'a. (l'eau 
va à la rivière). — Çat d' i ~ byin 
praté, c'est de l'a. bien prêté (qui 
rapporte beaucoup) S. L'orjant ron- 
Icr' totè po tos lés bouts, l'a. rentre 
là par tous les bouts (ils gagnent 
beaucoup d'à.) V. 

Èrkèlussc [ericeliis S], s. m. — Ré- 
glisse. Voir Èrgôlisse. 

Èrlequîn [erleki . . M, 1, P, A'|, 
s. m. — Arlequin. 

Èrlivitc [çrlivit M, I, P, N, S], s. 
m. — Vitrier. Lorsque le vitrier 
pa.ssait en criant: «E.! è.!», on ré- 
pondait: (( Bâhfic mo cul, pcssc hin 
Dite», baise mon c, passe bien vile 
(Attilloncourt). 

Èrlûrâye [çrlfirây I], s. f. — In- 
telligence, ruse. 

Èrlûré Içrlfirc- . . M, I, P, N\, adj. 
— 1" Déluré, dégourdi, madré, rusé, 
malin. VoirReliîré. 2" lilégant. Voir 
Èlûré. 

Èrmânèc', voir Èrmonèc'. 

Èrmâye [crmày . . M, I, P, N, ar- 
me F, arnu'ij S, V\, s. f. — Armée. 

Èrmèle [çrmel M], s. f. — Lame 
de couteau. Voir Almèle. 

Èrmére [çrmvr Contliil], s. f. — 
Armoire. Voir Aumâre. 

Èrmon Içniiô Bombas), s. m. — 
Bras qui soutient la Poyate de la 
voiture. 

Èrmonèc' [crmonck M, I, P, ar- 
mem'k-iirmonck N, arniana-armânck- 
çrmûnek-vrmom'k S, armçnçk-(trmo- 



nek V], s. m. — PAlmanach. 2" Can- 
can. Lés fonies font dés ~ è le fon- 
linne, les femmes font des c. :'i la 
fontaine. 

Èrnèi Içnu"' P], adj. — Qui n ni;il 
aux reins. \'oir Anrené. 

Èrnoncid {çrnôsiié V], v. tr. — Bé- 
veiller. / drém co, i n' è m' co crnon- 
cié, il dort encore, il n'est pas en- 
core réveillé. 

Èroji Içroji P], v. intr. — Enragei-. 
Voir flnrèJGu. 

Èrondèle [çrôdçl N], s. f. — Hiron- 
delle. Voir fllondrèle. 

Èrondieu Içrôdyœ . . il/, /, /*, A', 
arùdyi-erôdyi S, erôdi V], v. tr. — 
Arrondir. 

Èrosatâyc \erçzatay-aro:alây . . S, 
çrpzotcy Y], s. f, — Contenu d'un 
arrosoir. 

Èrosate [ernzat M, N, çrozot I, P, 
V, arozat-çrozat .S|, s. f. — Arrosoir; 
petit arrosoir. Voir Èrosu. 

Èrosé, voir Èrosu. 

Èroser \erozêi . . gén.|, v. tr. — 
Arroser. 

Èrosotâye, voir Èrosatâye. 

Èrosu [çrpriï M, I, N, arozii-çrozii 
P, aruzû-aruzuHi F, çroz(v . . S, çrozc 
V\, s, m. — Arrosoir. Voir Èrosate. 

Èroyu [çroyiï I, P\, s. m. — Frein 
mécani<|uc. Voir Èrayu. 

Èrpanter \(irpàtê' . . gén. [erpèlç \')\, 
V. tr. — Ar|)enter. 

Èrpigni [çrpini M\, n. pr. — Bu- 
pigny, vill. de l'arr. de Metz. 

Èrpintè, voir Èrpanter. 

Èrquadic [crkadik V \, s. m. — 
A(]uc(iuc. 

Èrsancion \çrsàsyô M, /, /', A'], s. 
f. — Fête (le l'.Vscension. 
S'i picul l'crsancion, 
Lés biés d'icre s'an vont, 
s'il pleut l'A., les blés de terre s'en 
vont (dépérissent). Quad i piriil la 
jo d' /'-, lés biés d'cbcuncnt jns- 
qu'è lé nuihlum, (|unnd il pleut le 



ËRT 



â47 



jour de l'A., les blés déclinent jus- 
qu'à la moisson. 

Èrteuhon [çrtœ-{ô . . M, I, P, N, 
artiiô-çrti-iô S, çrti-(ô Y\, s. m. — 
Artison, mite. To coûhliat al ininjeu 
dés ~ , ton veston est rongé par les 
miles. 

Èrtcuhoné [er/o'i'p;iê' . . M, I, P, N, 
arlifonç-ertiyonç .. S, çrtixone V], adj. 

— Rongé par les mites. 
Èrteujon, voir Èrteuhon. 
Èrteujoné, voir Èrteuhoné. 
ÈrtichoUt [ertisû M, I, P\, s. m. — 

Artichaut. 

Èrtifâyes [ertifây . . M, I, P, N, 
artifay V\, s. 1'. pi. — Colifichets; 
objets de peu de valeur. 

Èrtihon, Èrtihonè, Èrtijon, Èrti- 
jonè, voir Èrteuhon, Èrteuhoné. 

Èrtisse [ertis M, I, P, N\, s. m. — 
Artiste. 

Èrvoiit [çrini M, /], s. m. — Arcade. 

Es [ê gén.], article contracté, pour 
fln lés, È lés, à les. 

Es' \es S, V\, s. m. — As (l'unité 
dans le jeu de cartes). 

Es [es gén.], s. m. — Lettre de 
l'alphabet. Fâre dés ~, faire des S 
(marcher de travers, tituber après 
avoir bu). 

Ésance [czàs M\, s. f. — Aise. E 
vale ~ , à votre aise. 

Ésbroufièye [esbrufyêy M, I], s. f. 

— Pédanterie. 

Èscalieu [eskalyœ . . M, I, P, N, 
çskali-çsknyq F, askayî-çskayî S, es- 
kçlye,-yœ V\, s. m. — Escalier. Voir 
Degrâyc. 

Èscalîn [çskalî . . M (qskelî Famille 
ridicule), /, P, N], s. m. — Ancienne 
monnaie de la valeur de sept sous 
et demi. C'était autrefois le prix 
d'une messe. 

Èscandale [çskàdâl . . M, I, P, N], 
s. m. — Scandale. 

Èscangoîine [qskàgûn M], s. m. — 
Escargot (terme enfantin). Voir Ès- 
kèrgat. 



Èscarboyète (è 1') [çskârbçyqt M, 
I, P], loc. adv. — Yeux à l'écra- 
bouillette, yeux pochés. 

Èscarcèle [eskarsçl M, I], s. f. — 
Sainfoin. 

Èscarlatine [çskârlûtin . . gén.], s. 
f. — Scarlatine. 

Èscaronieu Içskâronyq; . . M, I, P, 
X\, V. tr. — Ecarter. Se dit des 
jambes. 

Èscaubèle [eskûbel I, P], s. m. — 
Escabeau. Voir Èhhcaubèle. 

Èscayè, Èscayî, voir Èscalieu. 

Èsclipe Içsklip M, I, P, N], s. f. — 
Eclipse. 

Èsclopa' Içsklopa' F],x. tr. — Éclo- 
per. Voir Èkiaper. 

Èscontipé [ eskôtipê' . . M, I, P ), 
adj. — Constipé. 

Èscorpion [eskorpyô M, 1, P, N, S], 
s. m. — Courlilière. Voir Teute. 

Èscousse [eskus gén.], s. f. — Se- 
cousse, ébranlement. 

Èscouwate, Èscouwer, Èscouyate, 
Èscouyi, Èscowai, voir Secouwate, 
Secouyeu. 

Èscultûrc [çskûUrir M, I, P, N\, s. 
f. — Sculpture. 

ÈscQser [eskuzc' . . gén.], v. tr. — 
Excuser. 

Èsîlixieu [esfliksyœ . . M, I, P, N], 
V. tr. — Asphyxier. 

Èsguèrâde [esgçrât N\, s. f. — Al- 
garade. Voir Èrguèrâde. 

Èsistant [ezistà M, I, P \, adj. — 
Qui existe, qui demeure en un lieu. 

Èskelîn, voir Èscalîn. 

Èskèlycr, voir Èscalieu. 

Èskèrgat, Èskèrgot, Èskèrgoiit Jes- 
kerga M, eskçryp I, P, çskçryû N, 
çskeryô S, estçrgô V\, s. m. — Es- 
cargot. 'L al corne V ~ ,'l è loiil' sus 
s' doûs, il est comme l'e., il a tout 
sur son dos (il ne possède presque 
rien). Les enfants, lorsqu'ils trou- 
vent ce mollusque si préjudiciable 
aux jeunes arbustes et aux plantes, 
ne manquent pas de le prendre et de 



ESK 



— 248 — 



ESS 



lui chanter un couplet, qui varie 

selon les endroits, jusqu'à ce qu'il 

ait montré ses tentacules appelés 

cornes. A Augny, arr. de Metz, les 

enfants chantent le couplet suivant: 

Eskèrgol gangongne, 

Monter' mè tés coiiynes, 

J' lo monlèrrâ to père et tè mère, 

Que sont sur le coûte de C.lictc, 
Que font d' le sope è iille, è l 'oi'dotc, 
Escargot gangogne, montre-moi tes 
cornes, je te montrerai ton père et 
ta mère, qui sont sur la côte de 
Chàtel (village), qui font de la soupe 
à l'huile. Voir Angoiâne, Bistan- 
goûnc, ChèrigangoQne, Èhhtangoû- 
ne, Èscangoiine, Gangoûne, Goûgat, 
Kèrigangône, Mèstangô, Mèstan- 
gôgne. 

Èskliver (s'; [esklivî" . . M, I, P, 
N], V. pron. — S'esquiver. 

Èsli [çsli Chàteau-Voué], s. m. — 
Lucarne de clocher. 

Èsparjc [çspàrs . . M, I, P, N, espars 
S, V], s. f. — Asperge. 

Èspèctake [^spçktàk M\, s. m. — 
Spectacle, représentation théâtrale. 

Èspédieu [çspêdijœ . . gén.], v. tr. — 
Expédier. 'L è èspédieu lortot ç'iè d 'i 
trât, il a expédié tout cela d'un trait 
(il l'a avalé). 

Espérance [çspçràs gén.), s. f. — 
Espérance. - fût v'ki, lonje étante 
fût meuri, e. fait vivre, longue at- 
tente fait mourir. 

Êspèrcr [çspçrc' . . gén.|, v. tr. — 
Espérer. 

Èspèriance [çspçriiàs gén.], s. f. — 
Expérience. Ècoutcûz lés vicuyes 
ians, '/ ont pus d' ~ que vos, écoutez 
les vieilles gens, ils ont plus d'e. 
que vous. 

Èspèrje, voir Èsparje. 

ÈspèrjèssG [ espqrjçs M, I, P, N, 
aspiirjes F, asperjçs-esperjçs S], s. f. 
— ("loupillon; aspersoir (tout ce (|ui 
lance du liquide). 

Lspiyon [çspiyô M, /], s. ni. - Espion. 



Èsplènâde [esplçnâl . . M, I, P, N\, 
s. f. — Esplanade, promenade pu- 
l)li(|ue à Metz. 

Èsplicâcion | esplikâsi/ô . . gén.|, 
s. f. — Ex])lication. 

Èspliquer [çsplikc' . . gén.], v. tr. — 
Exi)liquer. 

ÈspoQsieu [espûzyœ . . M, I, /', A'|, 
V. tr. — Exposer, cxplifjucr. J' n' ès- 
poûs'rdns tortot ç'iè, je n' i>ieus rgin 
i>'s civèclieu, nous vous exposerons 
tout cela, nous ne voulons rien 
vous cacher. 

Èsprès [çsprç gén.], adv. — Exprès. 
à dessein. 

Èsprimer [çsprimê' . . gén.], v. Ir. 

— l'exprimer. 

Èsquelète [cskelet M, N, çskelçt I, 
P, F, S, V\, s. m.' — Squelette. An 
meunent è trêves de s' cours, ç' n'nl 
<ju'in-n-è., on voit au travers de son 
corjjs, ce n'est qu'un s. 

Èssâhoner \çsà-((o)nêi . . M, I, /', 
rsUsonç V], v. tr. — Assaisonner. 

Èssâjoncr, voir Èssâhoner. 

Èssambiâye [ esâbyày . . gén.], s. 
f. — Assemblée. 

Èssambieu \esàby(ie . . M, /, /', A'], 
V. tr. — Assembler. 

Èssatener {çsatnci M. X, esotiiç . ■ I, 
P\, V. tr. — Agonir d'injures. 

Èssète \esiit M, I, P, X\, s. f. - 
Assiette. Voir Èssieufe. 

Èsseuz, voir Èsséz. 

Èsseîilant Içsâ-là M, I, P, N\, adj. 

— Altérant, qui donne soif. Voir 
Bouvant. 

Èsseiâler [çsâiëi . . M, I, P, N, çsôle 
. . S\, V. tr. — Altérer, causer de 
la soif. 

Èsseurieu {çsœryie Landrolf], v. 
Ir. — Assurer. Voir Èhhûricu. 

Èsseïitc Içsû-t Famille ridicule], 
adv. — Ensuite. 

Èsséz \ejê' . . M, I, P, usa' F, 
esê'-çsiy N, çsç . . 5, VJ, adv. — 
Assez. 



ESS 



- 249 - 



EST 



ÈssÎGute [esywt . . M, I, P, N, 
asyêl F, çsît S, esyet, -yœlV],s. f. — 
Assiette. 




Fig. 26. 

Èssieuter (s') [esyœlêi . . M, I, P, 
N, asyçlai-asilai F], v. pron. — S'as- 
seoir. Voir Èhhieuter. 

Èssieutu [esyœlû M, I, P, N, asyœtû 
F], &. m. — Siège; banc improvisé. 
Voir Ètihieutu. 

Èssîse [ <isTs M, I, P, N], s. f. — 
Siège pour s'asseoir. 

Èssîses IçsTs gén. (asîs-çsTs P, asîs 
F)\, s. f. — Vers qui se forment 
dans la viande et les matières cor- 
rompues, asticols. 

Èssîte, voir Èssicute. 

Èssocener \esosnvi . . M, /, P\, v. 
tr. — Associer, allier, unir. 

Èssociéje [esosyês M, I], s. m. — 
Société, compagnie. 

Èssognè [esçne V], v. tr. — En- 
seigner; montrer du doigt; indi- 
quer l'endroit où se trouve une 
chose dont on est assez éloigné. 
~ ! nîn, montrer un nid du doigt. 

Lssohhenè [çsçxnç V], adj. — Bien 
muni, bien monté. Ç'ol în roboroii 
bin èssohhenè, c'est un cultivateur 
bien monté. 

Èssôlè [çsôle . . S], v. tr. — Altérer, 
causer de la soif. Voir Èsseiîler. 



Èssomer [çsomê' . . M, l, P, N, S, 
asuinw F\, v. tr. — Assommer. - 
d' coups, a. de coups (rouer de coups). 

Èssompcion [çsàpsyô gén.], s. f. — 
Assomption. 'L è fût bé V ~ , j'èrans 
don biDiii Dîn, il a fait beau l'A., 
nous aurons du bon vin. Quand-i 
piciit ù r ~ , an-z-onl dés grond'bîres 
cl don r'wèyîn, quand il pleut à l'A., 
on a des pommes de terre et du 
regain. 

Lssorci I qsçrsi M, I], v. tr. — 
Brouiller, troubler. 

Essotenè', voir Èssatener. 

Èssoûre {çsûr I], v. tr. — Absou- 
dre, donner l'absolution. 

Èstac [estak M, N, çslpk I, P, S,V], 
s. m. — Esprit; intelligence; habi- 
leté. / n'è pwint d'~, in' sel m' s' tîrcr 
d'èfàre, il n'est pas intelligent, il ne 
sait pas se tirer d'atlaire. 

Èstangale [eslàc/âl M\, s. f. — Cigale. 

Èstangoûne [qslâgùn M, P], s. m. 

— Escargot (terme enfantin). Voir 
Èskèrgat. 

Èstatue [estiilû . . M, I. P, N], s. f. 

— Statue. 

Èstèrgôt [ eslergô V ], s. m. — 
Escargot. Voir Èskèrgat. 

Èstèrlague, Èstèrlogue [ eslçrkik 
M, çslçrlçk I, P, S, V, estçrlok-çslra- 
lok N\, s. m. — 1» Astrologue. 2" Far- 
ceur, personne peu sérieuse. Èle vè 
fére s'n ~, elle va faire son a. (elle 
adiche plus d'habileté qu'elle n'en 
a) V. 

Èstèrloquè [eslerloke V], adj. — 
Interloqué. 

Èsticater [estikalc' M, qslikote . . I, 
P], V. tr. — Travailler. 

Èsticot [eslikç M, I, P, N], s. m. — 
Asticot ; dermeste. 

Estoc, voir Èstac. 

Èstomèc', Èstoumac', Èstomèquer, 
Èstoumaqua', voir Èhhtomèc', Èhh- 
tomèquGr. 

Èstralogue, voir Èstèrlague. 



EST 

Èstranla' | eslràlw F ], v. tr. — 
I^lran^ler. 

Èstravauguer, voir Èstrcvâgucr. 

Èstrelâte \eslrçfât M, çstrçfûl I, 
àlrvjal P, àlreful-çslrefal N], s. f. — 
1» Kspacc de teniiis. 2" Accidoiil; 
évéïicmenl ; aventure. Voir Antrc- 
[âte. 

Èstrcvâgucr, Èstravaugueu Içs/rc- 
nRfifi . . M, çslrçi>(iii(ç-çsliuvô''gcc N, 
çslrevâgc . . I, P. S, V\, v. intr. — 
Extravagucr. — Part, pa.ss. : I-ltourili. 

Èslropieu \cslroi)i/(f . . M, /, P, X, 
çslnipui F, astropyi-t^slnipyi S, çslrn- 
/);/c,-;/tt'|, V. tr. — Eslro|)ier. - d' cèr- 
vclc, imbécile. 

Èstroupyi, voir Èstropieu. 

Èstupciicu \çstûpç/]j(y M, X, çstii- 
pçftjç I, P\. V. tr. — Stupéfier. 

Et |(' géii.], conj. — Et. 

Èta' |ç/(i'Fl,s. m. —Été. Voir Été. 

Ètâbe Içtâp-çiriop S], s. f. — Etable. 
Voir Ètaube. 

Ètak [çlak M, N, çlok I, 1>\, s. m. 
— Élau. 

Ètaker [çlakê' . . M, X, S, çlpkç . . 
I, ]'], V. tr. — Attaelier, appuyer 
contre. 

Ètalâye [çtaliuj il, X, çtolâij I, P. 
alolmj F, atalày-çlaluy . . S, êlolcy 
V\. a. {. — 1" Attelée, temps pendant 
lequel les chevaux travaillent. 
2" Lourde tâche, corvée. J' cinins /Tit 
eititc j/roûssc ~ , nous avons travaillé 
ioiif^lcnips. 

Ètaléje [çtalcs M, X, S. (^lolPii . . I, 
P], s. m. — Attelage. Dénomination 
des diirérentes places de l'attelage 
à six chevaux, de gauche à droite, 
en commençant par devant : /\u codé, 
au cordeau; Devant d'fieus, (levant 
«lehors; Rn mi è le min, en demi à 
la main ; Rn mi d'fieus, en demi 
dehors; È le min, à la main; De- 
fieus, dehors X. 

Étaler [çtalê' . . M, X, çtolç . . I, 
P, alotu' F, atale-elalç . . S, ftolç V], 
V. tr. — Atteler. 



250 — 



ETC 



Ètalûrc {etalur . . M, X, eloliir I, 
P, utglùr /•"!, s. f. — Pièce (ie l'at- 
telage. 

Ètancion {elàsyô gén.|, s. f. — At- 
tention. 

Ètande Içlàl gén. (alàr F, plôl V)\, 
V. tr. — Attendre. On entend aussi 

— èprès. On n'èlund qu'èprès vos, 
vous êtes le seul qu'on attende. 

Étang [clà gén. (olà V)\, s. m. et 
f. - Étang. 

Ètanrieu [çtâryie . . M, I, />, X \, 
V. tr. — .Vttendrir. 

Étante [eti'it M, !, P, X, S], s. {. 

— Attente. 

Ètaquer \elakê' . . M, X, çlokç . . 
I, P\, V. tr. — 1" Attaquer. 2" Inter- 
peller vivement. 

Étarnouwè [çlariuiive . . S\. v. intr. 

— Eternuer. Voir Trènawer. 
Étaube \çlôp M, I, P, X, çtûp-atw'p- 

çltl"p S\, s. f. — Étabic, écurie. L al 
Irap lûd d'framer V ~ quand' lés hcles 
sont ficus, il est trop tard de fermer 
l'é. quand les bêtes sont dehors. 

Étauyeu (s') [çlôyœ . . M, I, P, N, 
atôyi F, iilâyi-çlûyi-çlâoyi S, èlâyr,- 
yœ V|, V. pron. — S'attabler. Dans 
C/i(i;i llciirlln, l'auteur donne plai- 
samment à un chanoine le nom 
d'Ètauyè. 

Étâyi, voir Étauyeu. 

Étchér' Içiscr S], s. m. — Éclair. 
Voir Èkiér'. 

Étchèrtè \çlsçrte . . S], v. tr. — 
Éclairer. Voir Ékiérieu. 

Étchèrtéje [çtsçrlcs S], s. m. — 
Eclairage. Voir Ékièréjc. 

Étcheupe [elsrrp S\, s. f. — Courroie 
qui sert à accoupler les chevaux. 
Voir /Vnkiape. 

Ètchcupè I çls(f'pi; . . .S], v. tr. — 
Attacher deux bétes ensemble. Voir 
ftnkiaper. 

Étchipâd Içtsipu . . S\, s. m. — Sorte 
de pelle étroite qui sert à faire des 
rigoles. 



ETC 



- 251 - 



ETO 



Ètchûle [etsûl], s. f. — Écuelle. 
Voir Cwéle. 

Ètchuron [etSûrô S], s. m. — Ecu- 
reuil. Voir Ècuron. 

Été [ël gén.], v. et subst. — Être. 
An II pciiyent ~ et aivér' ètu, i n'y 
è que l' bwin Dieu qu' seût cT s' tams, 
on ne peut être et avoir été, il n'y 
a que le bon Dieu qui soit de son 
temps (qui ne change pas). 

Été [çtêi . . gén.], s. m. — Été. 
Anciennement, on disait Chaud tams, 
chaud temps. Bmi ci' ~ , fil de la 
Sainte Vierge. Voir Tams. 

Ètèche [çlçs gén.\, s. f. — Pieu au- 
quel on attache les bestiaux dans 
l'écurie. 

Étècheu [etqsœ . . gén. (ainsi F)], 
Y. tr. — Attacher. 

Étèleté Içieitë' . . M, N\, s. m. — 
Boutique. 

Ètèmâye [çtçnmij . . M, I, P, N], 
s. f. — Patience ; persévérance ; 
courage. 

Étèmè' [cjçmê' P], v. tr. — Enta- 
mer. Voir Antèmer. 

Étèmer [qlçmêi . . M, I, P, N \, v. 
tr. — Étamer. Voir Rètèmer. 

Ètèrè' [çlerê' P], v. tr. — Attirer. 
Voir Ètirieu. 

Étèrnowè {eiernowe . . S\, v. intr. 

— Eternuer. Voir Trènawer. 
Éteûle [çtôëi M, I, P, N], s. f. — 

Chaume. Voir Touyes. 

Ètcûle [çiôêi M, I, P, N\, s. f. — 
Étoile. 

Èteuy [eiœy I, P], s. m. — Outil. 
Voir Euteuy. 

Éteuyéje [etœycS . . I, P], s. m. 

— Outillage. Voir Eutcuyéje. 
Èteuyeu, Ètèyè [ejœyœ M, N, ctcjje 

I, P, utiyi F, S\, v.'tr.' — Outiller. 

Ètidié, Étidyi [çtidyi S, çtidye V], 
V. tr. — Étudier. Voir Ètudieu. 

Étiér' [çtyêr S], s. f. — Éclair. Voir 
Èkiér'. 

Ètièrcîe [çtyersTS], s. f. — Éciaircie. 
Voir Èkièrèye. 



Ètiérieu [çtyëryœ N], v. tr. — E- 
clairer. Voir Èkiérieu. 

Ètièrtè [elyejie . . S], v. intr. — É- 
clairer. Voir Èkiérieu. 

Ètièrtéje [eiyertês S\, s. m. — É- 
clairage. Voir Èkièréje. 

Ètieune [eiyœn M, N, çtyen I, P], 
n. pr. — Etienne. 

Ètieupe [çiyap S\, s. f. — Courroie 
qui sert à accoupler deux chevaux. 
Voir Ankiape. 

Ètieupè [çtyœpç . . S], v. tr. — 
Attacher deux bêtes ensemble. Voir 
flnkiaper. 

Ètïhieu letïryo' . . M, I, P. N], v. 
tr. — Attiser. Voir RètThieu. 

Ètîjieu, voir Ètïhieu. 

Ètincheu [ejèsœ . . gén. (tàsi F)], 
V. tr. — Etancher. J' singneûs au 
nez qu'an n' poiîni ~ l' sang, je sai- 
gnais du nez qu'on ne pouvait é. 
(arrêter) le sang. 

Ètîrieu [elTryœ . . gén. (çtqrç'-etïryç 
P)], V. tr. — Attirer. 

Ètisèye [çti:ëy M, I, P], s. f. — 
Maladie consomptive; tuberculose 
pulmonaire. 

Ètiïile [çtyûl S\, s. f. — Écuelle. 
Voir Cwéle. 

Ètiuron [elyiird S], s. m. — Écu- 
reuil. Voir Ècuron. 

Ètiiâse \elyiis S\, s. f. — Ecluse. 
Voir Ciise. 

Ètofieu [çiofyœ . . gén.], v. tr. — 
Étoulïer. Voir Tofieu. 

Ètok, voir Ètak. 

Ètolè [çiole . . I, P], v. tr. — At- 
teler. Voir Étaler. 

Ètoléje [çtçlës . . I, P], s. m. — 
Attelage. Voir Ètaléje. 

Ètoléye [etoiëy V], s. f. — Attelage. 
Voir Ètalâye. 

Ètolûre [çloiîlr I, P], s. f. — Pièce 
de l'attelage. Voir Ètalîire. 

Ètômi [qiô''mi N\, adj. — Étonné. 
Voir Ètoumi. 

Ètoné [çionë' M, I, eiçnë'-qtçrnê' P, 
çtçrnë F, çtçnë' - çtçrnô" N, àtçiKf- 



ETO 



- 252 - 



ETR 



çtonë S, çtonç V], s. m. — Élour- 
neau. 
Ètopcs [elop M, I, P. N\, s. 1". pi. 

— Etoiipe. 'L è des ~ è se qu'tuujc, 
il a (le l'é. à sa quenouille (il a du 
fil à retordre). 

Ètoquè, voir Ètaqucr. 

Ètordir |ç/pr(/T(/-) M I, P, X\, v. 
Ir. — l';tounlir. 

Ètornau, Ètorné, voir Ètoné. 

Ètortèyè [çlortei/ç P\, v. tr. — lùi- 
torliller. Voir Hntotieu. 

Ètot |('/p gén. (ç/H F)], adv. — 
l' Ainsi; aussi; certainement; ctrec- 
tivemcnt; tout de même; maintenant. 
2" Allons doncl V èpcfi: boni' mine ! 

— J'â bone mine'.' ~ .'Je n' sus pus uni 
foûrt, vous avez bonne minel — J'ai 
bonne mine? allons donc! je ne suis 
plus guère fort. 3" Interjection mar- 
quant la mauvaise humeur V. Mé- 
chant ofanl, ~, méchant enfant, va! 

Ètôte \elôl gén.|, s. m. et f. — Atout. 
J' li bèy'râ s'n ~ , je lui donnerai 
son a. (je lui dirai son fait). 'L è 
r'çu cune rûdc -, il a re(,-u un rude 
a. (il a reçu une volée de coups). 

Ètout, voir Ètot. 

Ètoûmi Içtûnii M, I, P, elô"mi-qiri- 
mi X], adj. — 1" Étonné, ébaubi, 
stupéfié. 2" s. m. Lourdaud. 

Et peus. Et pis, Et pus |ç pii M, 
I, P, ç pœ-ç pu N, ç pi-ç pœ, ç pu S, 
ç pi V|, adv. — Et puis, ensuite, 
alors. 

Ètranji lelrc'tji M\, s. m. — l'Uran- 
ger. 

Ètrapc \elrup S, eirnp V|, s. I'. — 
Piège. Voir Ètrèpe. 

Ètrapè, voir Ètrèper. 

Ètrât |('/;(7 l'|, adj. — l-Uroit. Voir 
Trcût. 

Ètréjc, voir Ètrinje. 

Ètrénc, voir Ètrinne. 

Ètrèpatc \elr(;pal M, çlrepol /, P, 
elrep-elrçpul N\, s. f. — 1" Piège. 
2° Petite tromperie, faite par |)lai- 
santerie. Wès C le lune ? — Atj. — 



Eh bijin, C n'è pwinl d'mèrde dans 
lés-euys. Vois-tu la lune? — Oui. — 
Eh bien, tu n'as pas de m . . . . dans 
les yeux. 

Ètrèpe |ç/;(7) M, I, P, X, alrap- 
etrup S, elrop V|, s. f. — Piège. Fâl 
(pu' y" loiuiinlihc dt':s-èlrnpes dé rèle, 
note chèle n' in injint m' à bout, il 
faut que je tende des pièges de sou- 
ris (soui-icières), notre chat n'en 
vient pas à bout. 

Ètrèpc-mohhe |('//'ç/' '"«x • • -W, /], 
s. m. — Silène. 

Ètrèper {etrçpêi . . M, I, P, N, atra- 
paî F, et râpe . . S, etropç V], v. tr. — 
1" Attraper. Quand-i voleur an-n- 
èlrèpe i-n-aute, lo diûle n fût (pi'an 
rire, quand un voleur en attrape 
un autre, le diable ne fait qu'en 
rire. — On n'èlrope mi dons fwos lo 
jône dons même nid, on n'attrape 
pas deux fois l'oiseau dans le même 
nid . 2" Tromper. 3" v. intr. Être 
contagieux. 

Ètrèpou I çlrçpu . . M, I, P, N, 
atrapow F, alrapu-elrapn S, etropn 
y\, s. m. — .\ttrapcur, tronqieur, lilou. 
./' n'èeh'trâ jèmâs pus ri/in cheuz li, 
ç'al i-n-è., je n'achèterai jamais plus 
rien chez lui, c'est un filou. 

Ètreuyeu, Ètrèyè | etrrryw M, X, 
elrei/i; I, P\, v. tr. — Etriller. Voir 
Treuyeu. 

Ètrinje \clrè.s gén. (çtrês P, çtrùs- 
etrê.i F)\. s. et adj. — 1° Etrange. 
2" Etranger. / n';/ èneût eune mtmijue 
d' - è le fêle, il y avait beaucoup (?) 
d'é. à la fête. Voir Ètrinjeu. 

Ètrinjeu {etrèjœ . . M, I, X, S, V|, 
s. m. — Etranger. 

Ètrinne \etrèn M, I, çtrën P, F, S, 
V, elrên-eirèn X]. s. f. — Etrenne. 

Ètriyeu \etrii;tr M\, s. m. — Partie 
de la voiture. Voir Ché. 

Ètrope, Ètropè, Ètropou, voir 
Ètrape, Ètrèpe, Ètrèper, Ètrèpou. 

Ètrôt |(/;("i S\, adj. — Étroit. Voir 
Treûl. 



ETU 



- 253 - 



EUY 



Ètudîeu [çtudijc^ . . M, I, P, F, N, 
çtidyi-etiidyi-etûdji S, elidije V], v. 
tr. — Etudier. 

ÈtwèlG \etwel M, I, P, N, qlwel . . S, 
çtwël V], s. f. — Etoile. - hlieuriante, 
é. déchirante (é. filante). Lés ~ 
bèyent, lés é. donnent (brillent). 

— Lés-ètwéles sont brouijîes, ferons 
d' le piô, les é. sont troubles, nous 
aurons de la pluie V. 

Ètyipâd [etijipâ . . S], s. m. — 
Sorte de pelle. Voir Ètchipâd. 

Ètyîse [elijis S\, s. f. — Écluse. 
Voir Èkiiîse, 

Euch, voir Euhh. 

Eucheu (fieus) [œsœ M\, \. intr. 

— Sortir (dehors). 

Eugnon \œnô M, N, enô I, P, titiô- 
iiïô F, enô S, V], s. ni. — Oignon. 

— d' loup, ail sauvage. 

Formule qu'on récite en plantant 
des oignons: 

Hèni, hènenz-v', 

Groûs corne mè keuhhe, 

Hureûz beurlu, 

Groûs corne nio cul. 
semez-vous, gros comme ma cuisse, 
... gros comme mon c... / r'moûwe 
corne i-n ~ dans eune pèle, il remue 
comme un oignon dans une poêle 
(il est très vif). Voir Jan (sint). 

Euhh [œx ■ ■ ^V, /, P, S, ils F, çx N. 
ex-œx ^\, s. m. et f. — Porte. }ilalc le 
kié d'zos V ~ , mettre la clef sous la 
porte (déménager furtivement). / 
pieat qu'an n' matrinl m' i chin è 
/' — , il pleut qu'on ne mettrait pas 
un chien à la p. / n fat m' beun' aler 
è s'n ~ sans bâton, il ne fait pas bon 
aller à sa p. sans bâton (c'est un 
grossier personnage). Tiat' ç' que va 
et vyint et n' pieut Jèmâs soûrti ? — 
L'~, qu'est-ce qui va et vient et ne 
peut jamais sortir? — La p. (devi- 
nette). 

Euhh-d'avant [œx davà M, N], s. 
m. — Porte de devant (d'entrée). 



Euhh-dérieu [œx dëryœ-ex dërye 
V], s. m. — Porte de derrière. 

Eûhî [ceyî S], s. m. — Oseille de 
crapaud. Voir Âlhate. 

Eule [œl iV], pron. pers. — Elle. 
Voir Èle. Dans M, on entend Eule 
à côté d'Èle. 

Eulnâd \œlnà M\, s. m. — Fil iné- 
gal. Teu 7!' fâs m' que dés ~, tu ne 
fais que des fils inégaux. 

Eune [œn M, N, S, en I, P, F, V], 
adj. num. et article indéf. — Une. 

Eurés \œre V\, adj. — Heureux. 
Voir Hgrous. 

Eurson [oersô M, I, N, orsô-œrsô P, 
œrsô-ursô F, çrsô-ursô S, çrsô V],s. 
m. — Hérisson. Manre Jane d' ~ , 
mauvais jeune d'h. (mauvais sujet)! 
Poli corne i-n-e., poli comme un h. 
(impoli). 

Euteuy [œtcey M, etœy I, P, ûiiy 
F, ejœy-œtœy N, etey S, iti V], s. 
m. — 1» Outil. 2» Objet quelconque. 
Dans M, N, on entend aussi Eutî. 

Euteuyéje \q;tœyês M, N, etceyês 
. . I, P, utiycs S\, s. m. — Outillage. 

Eûve [œf M\, s. f. — Oeuvre. A la 
Chandeleur, quand vont commencer 
les travaux des champs, les jeunes 
filles, avant de se séparer après 
la dernière veillée, se souhaitent: 
Bone ~ ! Voir Ycûve. 

Eutile [œtil M, I, P\, adj. — Utile. 

Euy [œy M, I, P, F, N, œy-œy-zœ 
S, ze-zœ V], s. m. — Oeil. - au dant, 
dent œillère; - de ftieu (bœuf ), pièce 
de cinq francs en argent; - de boc 
(bouc), espèce de coquillage qui sert 
d'appât aux pêcheurs; - de Crist 
(Christ), aster ; - d'èguièsse (pie), 
cor entre les orteils; ~ rfe s'ris 
(souris), miroir de Vénus, primato- 
carpus. / n'è m' lés ~ culs dans le 
télé, il n'a pas les yeux cuits dans 
la tète (il n'a pas froid aux yeux). 
'L è dés ~ de chawate, il a des y. 
de chouette. 'L è dés ~ corne dés 
quinquèts, il a des y. comme des 



EUY 



- 254 - 



EVi\ 



quinqucts (de grands y.). Râi/eii des 
~ corne i boc èssomé, ccarquiller les 
y. comme un bouc assommé. Ç'at 
coiiie i jimdarme, i dretim' lés ~ ovéls, 
c'est comme un gendarme, il dort 
les y. ouverts (il fait bien attention). 
Qiiand-un-n-ont iiii'i-n ~ , an l'hlion- 
wenl sovanl, quand on n'a (]n'un o., 
on l'essuie souvent. 

Euyat («v/fl M, X, S, (etjo I, P, X \, 
m. — 1^' (ieillet (llcur). - (/' hotine, 
trou pour passer le lacet. Dans M, 
I, P, X, on dit aussi Uyèt. 2" Liseron 
des champs, qui s'attache aux plan- 
tes cultivées. Voir Leuyat. 

Euyats [n'ija M\, s. m. 1)1. — 1» Mot- 
tes qui existent dans les marcs, que 
la taille a retranchées du pain (terme 
de vigneron). 2" Mauvaises herbes 
qui poussent dans la vigne. 

Euyèyc Uei/êt/ M, /, P, X], s. f. — 
1" Oeillade. 2" Oeillère, partie du 
harnais. 

Èva I çna M, X, çi>o I, P, avœ F, 
ai'o-ci'ç S, ovô V], prép. — Avec. 
Voir ÈviGU. 

Èvâd lvi>â-!/ei>â V|, s. m. — Visite 
que les fenunes font l'après-midi, en 
emportant leur ouvrage. Vos-âz lot 
pijin d' ~ , vous avez beaucoup de 
visites. Ole ~, aller pa.sser l'après- 
midi dans une maison avec son 
ouvrage. 

Èvâdé I ei'cidê' . . gén. |, adj. — 
1" .\ITolé. Se dit des poules pour- 
chassées qui se sauvent et s'égarent. 
Xas poijes sont évâdâi/es, nos poules 
se sont égarées (pour avoir été pour- 
chassées). 2" V. inlr. Ne savoir ce 
<iue l'on fait V. 

Èvalaye (è 1') [çmlPin M\, loc. a<lv. 
— Dans le gosier. 

Èvalcr |(;/i(i/ê' . . M, X, qi'olç ■ ■ /, 
/*, y. ei'cle . . S], V. tr. — .\baisser. 
Qii'id (■' (/Il i bwin crèliiin dent fore 
(1/1 s' coiichdiit ? — ~ se rli'iiiinlilie, 
qu'est-ce (|u'un bon chrélicn doit 
faire en se couclianl? — .\. sa che- 



mise (tirer sa chemise sous lui pour 
qu'elle ne fasse pas de pli). 

Èvalcr [eixdêi . . M, X, S\, v. tr. — 
.Vvaler. - se chi(iiie,sè lançiiie, mourir. 

Èvale-tot-cru \eval to krii M, X, S], 
s. m. — Avale-tout-cru, glouton. 

Èvalu Içimli'i M. X, eimlii I, P, auo- 
lii F, eindië . . S, evolê V), s. m. — 
Gosier. Tas lés miisiri/ins ont i bon 
èi'oté, tous les musiciens ont un bon 
gosier (ils boivent beaucoup) V. 
2° Personne qui peut beaucoup 
manger et boire. 

Èvalu. Èvalwére \eiHdn M, eiudinër 
V|, s. f. — .\valoire, partie du har- 
nais. Voir Èvèleûre. 

Èvance \ei'às gén.], s. f. — .\vancc. 

Èvancieu [cmstjœ . . M. f, P, X, 
Y, ai'àsi F, avàsi-evâsi S\, v. intr. — 
Avancer. 

Èvanjile, voir Èpite. 

Èvant \ei>â gén. (anà F, ai>â-ej'à S)], 
prép. — Avant. Adv. Profondément. 
/ .<!'("■ piqué ~ , il s'est inique |). 

Èvant-ècheû, Èvanf-èhheQ | evàt- 
esœ-evàlejôê M, /, P, X, avâtnsœ F\, 
adv. —Avant-hier. Voir Èvant-z-ér'. 

Èvants \evâ gén.], s. m. — .\vent 
(les cjuatre dimanches de VA.) Dans 
lés-é., lo jdu cluinte an tout lams. 
dans les a., le coq chante en tout 
teni])s. Frahhes ~ , chache ènâye, 
frais a., sèche année. 

Èvantéje | eiullês . . M, I, P. X. 
ai'àtês-et'âlês S, evôtês V|, s. ni. — 
.\vantage. 

Èvantèjeu (s') [evàlejce . . M, I, P, 
X, tiixltaji F, ai'àteji-ej'âtqji S, evô- 
I''J!I'' ^'\' ^'- pron. — Se prévaloir. 

Èvanti {enàti M, I\, s. m. — Abal- 
vent. 

Èvantouser [ei>àtii:ê' . . M, I \, v. 
tr. — Ventouscr. 

Èvantûre \ei'àtfir . . M, I. P. X\, 
s. f. — .\venlure. /-(' bone - . la 
bonne a. 

Èvant-z-6r', Èvant-z-iyér' \ei>ii z 
ii/ër Landroir, i;{d)i>àzër-ei>âziijër S, 



EVfl 



255 - 



EYR 



çvâzêr V], adv. — Avant-hier. Voir 
Èvant-èhheïi, Dcvant-èhheil, Devant- 
z'ér'. 

Èvârc lei'âr . . gén.], adj. — Avare. 

Èvaricious [çvârisiju . . M, I, P, N], 
adj. — Avaricieux, avare. 

Èvau [çyô M, I, P, N], loc. adv. — 
Par ci, par là, partout. ~ rf' monts, 
~ dés monts, partout. I n'y è dés 
sâriates ~ nate jèdin, il y a des sar- 
riettes partout dans notre jardin. 
~ ceu, par ici, ici ; chez nous, dans 
notre pays. 

Èvèchiè [evçsije Cheminot], s. m. 

— Évèché. 

Èvèlâye [qi'çlây . . S], s. f. — Le- 
vée de terre entre le lit de la ri- 
vière et la prairie. 

Èvéle Içvël V], adj. — Aveugle. 
Voir Èvûlc. 

Èvèlè, voir Èvaler. 

Èvèleiire [euçlcêr-evalwêr S), s. f. 

— 1" Avaloire (partie du harnais, 
bande de cuir qui descend derrière 
les cuisses du cheval). Voir Èvalu, 
Retenûre. 2" Gosier. 

Èvenâwe, ÈvcnowG [qimâw M, çv- 
now I, P], s. f. — Arrivée. 

Èvèrti \everti M, I, P, N], v. tr. — 
Avertir. I-n-ome ~ an vaut dous', 
un homme a. en vaut deux. 

Èvcsate, Èvesote \ei>(e)zat M, ev(e)- 
zçt I, P, evizat S, einzçt V], s. f. — 
Idée saugrenue; imagination subtile. 

Èveseure \ev(e)zœr M, I, P\, s. f. — 
Même signification que le mot pré- 
cédent. Voir Èvision. 

Èveûle [qvœl S\, adj. — Aveugle. 
Voir Èvùlc. 

Èvieu Içi'f/œ M, N], prép. — Avec. 
Voir Èva. 

Èvînsieu (s') [evîzijœ . . M, I, P, 
N, çvTze . . S, V\, v. pron. — S'aviser. 

Èvis' \evis M, I], s. f. ~ Vis. 

Èvisate, voir Èvesate. 

Èvïsieu \evTijzqe . . M, I, P, einzijœ 
N, çylrç . . S, V\, adj. — — Avisé, 
prudent. Voir iluvîsieu. 



Èvïsion [qvizijô gén. (avizyô F)], 
s. f. — Idée folle, fantasque; caprice, 
fantaisie. Se prend toujours en mau- 
vaise part. I n' y è m' eunc maavàse 
~ qii' i n' èye, lofant le, il n'y a pas 
de mauvaise idée qu'il n'ait, cet 
enfant. T n' es qn' dés manres -, 
tu n'as que de mauvaises pensées. 
Voir fVuvîsion, Èveseure. 

Èvisote, voir Èvesate. 

Èyo Içvç I, P, S\, prép. — Avec. 
Voir Èva. 

Èvocat [evolai . . gén.], s. m. — 
Avocat. 

Èvôdè [çi'ôrfç . . S], adj. — Étourdi. 

Èvolè \evole . . I, P, V], v. tr. — 
Abaisser. Voir Èvaler. 

Èvolé [euolé V], s. m. — Gosier. 
Voir Èvalu. 

Èvolu [evçlii I, P\, s. m. — Gosier. 
Voir Èvalu. 

Èvontéje, Èvontèjicr, voir Èvan- 
téje, Èvantèjieu. 

Èvosieu [çi'oziœ . . M, I, P, N], 
V. intr. — Vouvoyer. Voir Vosicu. 

Èvoûtri [euûtriM, /], s. m. — Adul- 
tère. 

Èvoyè [evoye P], v. tr. — Envoyer. 
Voir Ravayeu. 

Èvri [evri V\, s. f. — Abri. Lés 
cassons d' pieres ont ène ~, les cas- 
seurs de pierres ont un abri. Voir 
Èlèvri. 

Èvri [evri-evrî gén.], s. m. — Avril. 
Né an-n-è, fiari an mây, bèye eune 
bone ènâye, né (développé) en a., 
fleuri en mai, donne une bonne 
année (se dit du blé). - n' atjèmàs 
sans-èpis, a. n'est jamais sans épis. S'i 
fTd bé lo vingt' treîihh, lo vint' cinq', la 
vint' nt' ~ et lo cinq' mây, v' ateûz hhCir 
(/' fâre don vin pèrfUt, s'il fait beau le 
23, le 25, le 28 a. et le 5 mai, vous 
êtes sûr de faire du vin parfait. 
Evri pieuuious, 
Mây jayous et vantons. 
Enoncent i bon-n-an gracions, 
A. pluvieux, mai joyeux et venteux, 



EYU 



- 256 - 



EYO 



annoncent un bon an gracieux. / 
n'y è Jèmâs d' mwès d'~ sans jihoii- 
lâijes de grcus'li, il n'y a jamais de 
mois (l'avril sans giboulées de {grésil. 
Le piâwe an-n-è. vaut don Iron d' 
hèrbis, la |)luie en a. vaut de l'étron 
de brebis. 

J'ion d'èvrî, ç' n'ai ni' lo mioii. 
Car ce n' mal pwint d' vin au héron. 
Essaim d'à., ce n'est pas le meilleur, 
car ça ne met point de vin au baril 
(quand il fait trop beau au mois 
d'à., la vendange ne sera pas bonne). 
Quand ~ fat mars, mars fâl ~ , 
quand a. fait mars, mars fait a. .lu 
mwès d' ~ , freumanl débraye, un 
mây, '/ al an lacé, an jwin, an yrené, 
au mois d'à., le froment est en é|)is. 
en mai, il est en lait, en juin, il esl 
en graines /. 

Èvûdité [çimditë' M, N], s. f. — 
Avidité. 

Èvûglat \çi>U(/la M, çrùylo I\, s. m. 
— Se dit de qqn. qui ne voit pas 
bien clair. 

Èvuglon (è 1') Içi'fUjlà M, I \, loc. 
adv. — A l'aveuglette. J' â haycu è 
V ~ , j'ai marché à l'a. 

Èvûlc \evfd M, I, P, X, avœl-avïU 
F, vvvêl S, evël V], adj. — Aveugle. 
E /'-, à l'aventure, étourdimenl. 
I fût r boûfjne él /'-, il fait le borgne 
et l'a. (il fait comme s'il ne com- 
prenait |)as). / f/nlle corne i-n-é. 711' 
è pcdu s' bulon, il tremble comme 



un a. quia perdu son bâton. — Quand- 
in-n-èveCde mwcne in-n-aule, is chè- 
yonl los lés ilous' dans l' fossé, quand 
un a. en mène un autre, ils tombent 
tous les deux dans le fossé S. Voir 
Chevau. 

Èviiler \ei>iilê' M\, v. tr. — Aveugler. 

Èvûleté leinlllëi . . M, I\, s. m. — 
.aveuglement. 

Èwâde (an') \çu>(it M, çwâl I, P\, 
loc. adv. — Aux aguets. 'L ateîd an- 
n-é., il était aux aguets. Voir Wade. 

Èwèr' \ewcr P\, v. tr. — .\voir. 
Voir Kwer. 

Èwoyé Içu'oyc V], s. m. — Tourne- 
à-gauche (soi-te d'outil). 

Èxâriène leyzariiçn . . X, S], s. f. 

— Petite fille turbulente. 
Èxpoûsicion Içkspûzisyô M, I, P, 

çl:spôfzisyô-el-:spri:isyô \\, s. f. — 
Exposition. 

Èxpoûsieu lekspûzyœ . . M, I, P, 
çkspô''zy(v-cksprtzy(e N, ekspôzç . . 
S, V], v. tr. — Exposer. 

Èy \ey V], inlerj. — lié!, sapristi! 
Vos-ûz moul d' ma </' nos mole an- 
n-yér, ~ ! vous avez beaucoup de 
mal à vous mettre à l'œuvre, sa- 
pristi ! 

Èyau l(.7/ô ,1/, /, P\, adj. — Indécis. 

Èyeuhhe [çya'x • • ^i< U l*\< ^l'j- 

— Imbécile, niais, nigaud. 

Èyou lç//(J .V, /, N, S, V, eyoïv- 
çlyoni P, ayinv-eyu F\, adv. — Où. 
Voir Wèyou. 



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Publications de la Faculté des Lettres 
de l'Université de Strasbourg. 

A partir de Novembre 1922, la Faculté des Lettres de 
Strasbourg, complétant son programme, édite une triple 
série de publications : 

1° Un BULLETIN mensuel, paraissant le' pi-emier de 
chaque mois scolaire, de Novembre à Mai, destiné 
à compléter l'enseignement oral des professeurs, à 
resserrer les liens entre les trois odres d'enseigne- 
ment, à faciliter les recherchés des travailleurs d'Alsace 
et de Lorraine, à établir un nouveau contact entre 
l'Université et le public. 

2° Une BIBLIOGRAPHIE ALSHCIENNE annuelle, ana- 
lysant l'ensemble des travaux ' d'ordre historique, 
littéraire, économique et social, qui concernent l'Alsace 
et ont paru au cours de l'année précédente. 
3° Une BIBLIOTHÈQUE d'études dans laquelle se trou- 
vent représentés tous les dilîérents enseignements 
de la Faculté et à laquelle sont appelés à colla- 
borer les professeurs, les étudiants et les savants 
d'Alsace et de Lorraine. 
De même format (in 8° raisin), numérotés par fasci- 
cules, les volumes de la Bibliothèque se succèdent sans au- 
cune périodicité; ils diffèrent d'étendue et de prix; chacun 
d'eux, formant un tout complet, est mis en vente séparément. 
Les tiois séries sont complètement indépendantes l'une 
de l'autre. Néanmoins il est possible de souscrire d'avance 
soit à l'ensemble de la collection, soit à l'une des séries, soit 
à une catégorie de fascicules de la Bibliothèque dont la dé- 
termination est laissée au souscripteur. Les souscriptions à 
à l'ensemble des publications de la Bibliothèque bénéficient 
d'une réduction de 20 '% en France (15 "/o à l'étranger) sur 
le prix de chacun des volumes et les souscriptions partielles, 
d'une réduction de 15 7o en France (10% à l'étranger). 

Pour bénéficier de ces réductions, les souscriptions 
doivent être adressées directement à la Commission des Pu- 
blications et accompagnées d'un premier versement de 100 
francs qui assurera l'envoi des volumes au fur et à mesure 
de leur publication. La provision épuisée, les souscripteurs 
en seront prévenus par une facture les priant de la renou- 
veler, s'ils le jugent à propos. 

Le versement des souscriptions peut se faire par un 
mandat-poste ou, plus commodément, par un chèque postal 
à l'adresse: 
Commission des Publications de la Faculté des Lettres, 
Strasbourg. 6703 



Premières Publications de la Faculté des Lettres 
de rUniveristé de Strasbourg. 

Fasc. 1. Th. GÉROLD, L'art du Chant en France au 
XYII* siècle. 300 pages, avec musique . 30 fr. 

Fasc. 2. Th. GÉROLD, Le manuscrit de Bayeux, textes, et 
musique d'un recueil de chansons du XV* siècle, 
200 p., avec musique 15 fr. 

Fasc. 3. E. GILSON, Études de philosophie médiévale, 
298 p., 13 fr. 50 

Fasc. 4. L. LAVELLE, prof, au Lycée Fustel de Cou- 
langes, La dialectique du monde sensible, 
XLI, 332 pages, 12 fr. 50 

Fasc. 5. L. LAVELLE, prof, au Lycée Fustel de Cou- 
langes, La perception visuelle de la profondeur, 
75 pages, 3 fr. 50 

Fasc. 6. P. PERDRIZET, Negotium perambulans in tene- 
bris: ctudes de démonologie gréco - orientale, 
38 pages, 15 gravures 3 fr. 

Fasc. 7. R. REUSS, La Constitution civile du clergé et la 
crise reUgieuse en Alsace. Tome I (1790 — 1792), 
VI. 380 pages 15 fr. 

Fasc. 8. R. REUSS, prof, honor. à la Fac. des Lettres, La 
constitution civile du clergé et la crise religieuse 
en /llsace, Tome 11 (1792—1795) .... 15 fr. 

Fasc. 9. P. LEUILLIOT, Les Jacobins de Colmar: Procès- 
verbaux des Séances de la Société Populaire (1791 
—1795). 

Fasc. 10. L. ZÉLIQZON, prof, honor. au Lycée de Metz, 
Dictionnaire des Patois romans de la Moselle, 
I" Pai-tie, A— E., XVI, 256 p. et une carte , 13 fr. 



SOUS PRESSE. 

M°" M. L. CAZAMIAN, Le Roman et les Idées en Angle- 
terre, — L'inlluencc de la Science: 18G0-190O. 

G. COHEN, Le Livre de scène du Mystère de la Passion 
joué à Mens en 1501. 

A. PIGANIOL, Recherches sur les Jeux Romains. 
L. ZÉLIQZON, Dictionnaire des Patois romans de la 
Moselle (Suite). 

BIBUOGRAPHIE ALSACIENNE. Revue criHque des prin- 
cipales publications concernant l'Alsace, 1" Année: 
1918—1921 (paraîtra en Novembre 1922), 

BULLETIN DE LA FACULTÉ DES LETTRES de l'Uni- 
versité de Strasbourg, 1" Année, N° 1, 1" No- 
vembre 1922, 1 Brochure, 32 pages in 8° . . 1 fr. 50 

= CHEZ TOUS LES LIBRAIRES, = 



PC ' Zeliqzon, Léon. 

3026 Dictionnaire des patois romans 

.Z4 de la Moselle. — 

1922 

V.1 

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PONTIFICAL. INSTMUTE 
OF MEDIAEVAL STDOIES 

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